jeudi 14 novembre 2013

"Un peuple qui cultive l’oubli est condamné à disparaitre" | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Le MAK rend hommage à l’intellectuel kabyle Slimane Rahmani
Les organisateurs de cette manifestation inscrivent cet hommage dans le cadre de la préservation de la mémoire collective du peuple kabyle. « Rendre hommage à ceux et à celles qui ont contribué à perpétuer notre culture est un devoir patriotique. Aokas ainsi que toute la Kabylie sont fiers d’avoir enfanté un des piliers de notre culture : Slimane Rahmani » a déclaré Djamal Ikni, responsable du MAK à Aokas.
14/11/2013 - 14:56 mis a jour le 14/11/2013 - 14:56 par La Rédaction

Le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie ( MAK) a rendu hommage à l’intellectuel kabyle Slimane Rahmani et a dénoncé l’injustice qui frappe son fils Abdelkader. Aujourd’hui, dans la matinée, un recuillement sur la tombe de l’écrivain kabyle, Slimane Rahmani, a eu lieu à Aokas sur l’initative de la coordination locale du MAK .
Slimane Hadj Rahmani était un écrivain kabyle né en 1893 à Tidelsine, un village du cap Aokas et mort le 14 novembre 1964 à l’âge de soixante-et-onze ans. Il fut l’auteur de plusieurs ouvrages traitant de la société kabyle, dont les plus connus sont :
• Recueil des notices et mémoires de la société archéologique, historique et géographique du département de Constantine, 1933
• Coutumes des labours chez les Béni-Amrous, 1933
• Le mois de mai chez les Kabyles, 1935
• La grossesse et la naissance au Cap-Aokas, 1937
• L’enfant chez les Kabyles jusqu’à la circoncision, 1938
• Le mariage chez les Kabyles du Cap-Aokas, 1939
• Le divorce chez les Kabyles, 1940
• Le tir à la cible et le « nif » en Kabylie, 1949.
Les organisateurs de cette manifestation inscrivent cet hommage dans le cadre de la préservation de la mémoire collective du peuple kabyle. « Rendre hommage à ceux et à celles qui ont contribué à perpétuer notre culture est un devoir patriotique. Aokas ainsi que toute la Kabylie sont fiers d’avoir enfanté un des piliers de notre culture : Slimane Rahmani » a déclaré Djamal Ikni, responsable du MAK à Aokas.
Après le dépôt d’une gerbe de fleur et l’observation d’une minute de silence à la mémoire du défunt, Amara Abderhamne, ancien militant de la cause amazighe, Hassani Mhamed, poète et ancien président de l’association Slimane rahmani, Mouloud Mebarki, président du conseil national du MAK, se sont succédé au micro pour rappeler à l’assistance son parcours, son apport à la préservation et à la promotion de la culture kabyle durant la période de la colonisation française et le riche l’héritage scientifique qu’il a légué aux futures générations.
Mouloud Mebarki, au nom du MAK, a insisté sur le devoir de mémoire : « un peuple qui cultive l’oubli est condamné à disparaitre. Notre présence ici dénote que nous puisons notre combat de celui de nos anciens à l’image de Slimane Rahmani. Un homme de cette envergure est banni par le pouvoir algérien pour la simple raison qu’il était un Kabyle digne et fier de sa kabylité. N’attendons rien de ce régime raciste d’Alger. C’est à nous de valoriser les nôtres. L’exemple nous a été donné par les jeunes d’Aokas qui ont créé une association qui porte le nom de ce grand intellectuel ».
Avant d’enchainer : « La Kabylie libre saura honorer la mémoire de ceux et celles qui font sa fierté ».
Saisissant l’occasion, M. Mebarki Mouloud a dénoncé l’injustice qui frappe le fils de Slimane Rahmani : « Abdelkader, un des fondateurs de l’académie berbère dont il était le premier président, est toujours en exil. Selon des sources proches de sa famille, il a tenté à maintes fois de rentrer au bercail, le pouvoir algérien lui a opposé une fin de non-recevoir. Il a souffert des années dans le silence à cause d’un pouvoir qui prend plaisir à humilier la Kabylie. Nous appelons l’ensemble des kabyles dignes à se mobiliser pour permettre à Abdelkader Rahmani, âgé de 91 ans , de regagner sa terre natale avant de quitter ce monde. »
ADDENDA
QUI EST ABDELKADER RAHMANI ?
Né dans les montagnes kabyles en 1923, Abdelkader Rahmani, « indigène » de la République Française, s’est forgé un destin tout à la fois de combats et d’efforts au rythme des événements historiques de son temps, avec pour moteur, honneur et ligne de conduite jusqu’à aujourd’hui : « Amazigh, l’homme libre ! »
Aujourd’hui, à 88 ans, le Lieutenant Rahmani vit des jours paisibles en Indre-et-Loire mais n’a pas désarmé. Les folies et décadences du monde, les grands crimes de l’occident, les pillages, les pollutions, les faillites, les corruptions, les appétits veules des petits et grands de ce monde sont autant d’occasions pour lui de faire valoir son droit et son devoir « d’ouvrir sa gueule » comme disait son ami Bourdieu. Droit et devoir d’homme libre. Ainsi chacun pourra lire sa lettre « Opinion Amazigh » sur le « blog du Lieutenant Rahmani » ou sa lettre de soutien à Stéphane Hessel pour s’en rendre compte.
Voici les grandes lignes, seulement, de ce parcours étonnant et courageux dont chaque étape est un choix conscient et assumé. Seulement, car cette vie tumultueuse a déjà fait l’objet de livres et en nécessiterait encore. Les archives militaires le concernant ne seront accessibles qu’en 2025…
Une jeunesse heureuse et rugueuse par une éducation stricte d’un père écrivain, premier et seul docteur es-lettre algérien, et professeur de valeur, issu d’une famille de Marabouts, le jeune Abdelkader Rahmani rêva de la prophétie d’un vieil oncle qui parcourait le Maghreb à pied jusqu’à l’Egypte en des tournées d’enseignement de l’Islam, et qui lui prédisait une vie de voyage et un grade de général d’armée ! Prêt à l’aventure il n’hésita pas à s’engager à 16 ans dans les Compagnons de France et les Chantiers de Jeunesse de l’Algérie française alors pétainiste.
Mouvements de Jeunesse créés par Pétain, d’abord interdits aux indigènes. Mouvements « retournés » qui participèrent au débarquement de nuit du Colonel Clark par sous-marin pour préparer le débarquement des forces alliées sur Alger. Nuit qui manqua être fatale au colonel dont la barque chavira dans une mer grosse, il fut sauvé de la noyade par l’intrépide Abdelkader qui n’hésita pas à se jeter dans les paquets de mer à la rescousse de l’officier américain.
Préparation du débarquement allié entre l’ambassadeur américain Murphy, le colonel Clark, d’Astier de la Vigerie, Van Eck Haut Commissaire des chantiers de Jeunesse, docteur Aboulker pour faire d’Alger la capitale de la France Libre, base de départ de la reconquête de l’Europe. A l’arrivée des américains les Chantiers de Jeunesse furent versés dans les nouvelles forces françaises et initiés au matériel américain.
Abdelkader Rahmani devint alors formateur pour les élèves officiers de l’école de Saint-Cyr repliée sur Cherchell, à l’ouest d’Alger. Puis licencié de cette fonction par un général raciste qui refusait que les futurs officiers français soient formés par un « indigène. » Abdelkader Rahmani fut versé à l’école des officiers indigènes.
L’histoire frappa de nouveau à la porte de sa destinée d’une manière cruelle pour sa conscience d’homme, il fut désigné pour participer au peloton d’exécution de Pierre Pucheu, ministre zélé de Pétain pourtant rallié à la France Libre, victime d’un procès politique, trahi par le Général Giraud. L’exécution de Pierre Pucheu a eu lieu le 20 mars 1944 à Hussein Dey (Algérie.) Refusant la grâce, le général de Gaulle reconnut sacrifier Pucheu à la raison d’état et s’engagea à prendre les dispositions pour assurer l’avenir de sa famille. Pucheu refusa le bandeau sur les yeux et commanda lui-même l’exécution. Abdelkader Rahmani n’avait alors que 21 ans.
Puis il partit pour l’occupation de l’Allemagne vaincue, et la formation de la nouvelle armée française. Il passa aux arrêts de rigueurs de la part du Haut Commissaire François Poncet pour avoir reçu et nourri des familles de militaires allemands chez lui. Attitude humanitaire et humaniste qui sera imposée à tous les officiers par le même Haut Commissaire deux ans plus tard…
Il assistera aux procès de Nüremberg et de Rastatt et fût de nouveau désigné pour commander des pelotons d’exécution à Baden-Os, quartier éloigné de Baden-Baden. A la question posée par le réalisateur Georges Mourier (1) du ressenti à cette situation, Abdelkader Rahmani a répondu : « C’est une très bonne question, je ferai juste remarquer que les pelotons d’exécutions étaient composés uniquement de soldats nord-africains. » Comme pour souligner combien c’est une blessure indélébile que se sont épargnés les glorieux vainqueurs, juges et autres Ponce Pilate…
Il continua ensuite à forcer les portes des institutions et « armes » fermées aux colonisés. Il entra à l’école des officiers de cavalerie de Saumur réservée alors à la noblesse française et passa ses brevets de tankiste, et de pilote d’avion sous une fausse identité car évidemment « interdit aux indigènes. »
Seul officier « indigène » volontaire pour la guerre de Corée, il y participa grâce à des appuis au sein de l’armée contre le refus farouche du ministère de la Défense qui voyait d’un mauvais œil un indigène sous la bannière de l’ONU. Il s’y distinguera plusieurs fois, ainsi peut-on lire sur la page Wikipédia du « Bataillon Français de l’ONU » :
- Juillet - août 1952 : sur White Horse et à Ty Bonc - Arrow Head, le 23e RI est au centre face à une puissante attaque chinoise en direction de Séoul qui échouera. Plus de 25 000 obus tirés par les automoteurs chinois tomberont en 24 heures rien que sur les positions tenues par les Français. Aux avant-postes, la section de Pionniers, submergée et à court de munition se battra au corps à corps à coup de pelles. Contrevenant aux consignes, la section d’armes lourdes du BF/ONU se portera spontanément en appui décisif sur son flanc droit au bénéfice du 29e Régiment de la 9e Division d’infanterie coréenne en grande difficulté. Fait exceptionnel, le lieutenant "désobéissant" commandant la dite section d’armes lourdes, se verra, pour son action en faveur des Coréens, décerner la haute décoration "Ordre de mérite militaire HWARANG avec étoile d’argent" sur ordre du président de la République de Corée.
Tout le monde aura compris l’identité du Lieutenant « désobéissant ! » Proposé à la « Silver Star, » la plus haute distinction américaine, elle lui sera refusée par son ministère de tutelle qui voyait d’un mauvais œil une telle décoration sur la poitrine…d’un indigène. Désobéissant de surcroit ! Silver Star et sa pension à vie, opportunément détournées à profit, qu’on retrouvera agrafé au plastron du commandant de Sèze… Le Lieutenant Rahmani n’en reviendra pas moins bardé de décorations et citations françaises, américaines, coréennes et onusiennes. Dont la Légion d’Honneur à 33 ans pour faits de guerre et blessures, qu’il appelle lui-même « légion d’horreurs », à ne pas confondre avec l’actuelle « légion du déshonneur courtisan qui se conquiert par les diners en ville avec le ridicule pour seul risque. »
Mais tout cela n’est rien, tout cela n’est qu’apprentissage, entrainement, maturation d’un destin qui va alors se dérouler avec ou contre lui. Arrive le fiasco de l’aventure du Canal de suez et la guerre d’Algérie. Que faire ? Combattre les siens les algériens ? Combattre ses compagnons d’arme les français ?
Le Lieutenant Abdelkader Rahmani choisit l’honneur et la paix, considère que c’est de l’intérieur, en restant dans l’armée, qu’il pourra agir contre cette guerre qu’il sait d’avance ignoble et perdue pour la France, comme il avait déjà prévenu sa hiérarchie de l’échec du débarquement de Suez. Il rassemble 51 officiers indigènes comme lui et déclenche en 1957 « l’affaire des officiers algériens. » Une tempête dans les affaires de la politique française. Un cas unique dans l’histoire de l’armée française.
52 officiers algériens, les plus gradés et décorés malgré les incroyables discriminations, écrivaient une lettre ouverte au président René Coty, refusant de faire cette guerre et proposant leurs services pour une recherche de solution politique négociée avec les « fellaghas », tous d’anciens militaires français, la plupart héros de la seconde guerre mondiale et libérateurs de la France, héros de la guerre d’Indochine et de Corée également. Des centurions comme eux.
La sanction fut immédiate et dure encore plus de cinquante ans après.
Carrière brisée, arrêt de forteresse, Saint Denis, Albi, prison de Fresnes, ordre du général Bouvet commandant de la place de Paris de faire disparaitre le Lieutenant Rahmani durant une « corvée de bois » au régiment parachutiste de Castres, sauvé in extrémis par un réseau d’humanistes catholiques, juifs, protestants, par les journalistes Claude Julien et Beuve-Méry duMonde qui alertèrent l’opinion dans l’édition du soir, et résidence surveillée jamais levée jusqu’à aujourd’hui bien qu’inopérante. Officier sans solde durant 16 ans. De tout cela jamais rien n’a été jugé car, avouait Guy Mollet alors premier ministre : « si on juge Rahmani c’est la France qui sera condamnée. » La presse nationale se fera longtemps l’écho et souvent le défenseur du Lieutenant Rahmani et de l’affaire des officiers algériens. Les archives du Monde, deLibération, de l’Observateur, de Témoignage Chrétien, de La Croix, du Canard Enchainé, de Rivarol et de tant d’autres, y compris à l’étranger, témoignent de tout ça.
En prison, Abdelkader Rahmani écrivait « l’Affaire des Officiers Algériens » où il raconte toute cette histoire et montre comment, une fois encore, la France sacrifiait à la guerre alors qu’elle avait en son sein les forces pour trouver la paix. Le Lieutenant Rahmani est libéré par décret du général de Gaulle dès son retour aux affaires en 1958, mais l’armée ne le libérera que six mois plus tard…. Ce livre, édité aux éditions du Seuil l’année suivante, fit l’effet d’une nouvelle bombe dans l’état major français, ce fut un best seller dans tous les pays colonisés avant d’être censuré, et même autodafé par le général Massu qui brûla 200 exemplaires commandés par ses propres officiers.
Sorti de prison, toujours militaire mais en « retrait d’emplois », sans solde, (décret spécial et illégal à l’attention de notre Lieutenant désobéissant qui voulait faire la paix) Abdelkader Rahmani se fit balayeur de rues. Carrière brisée peut-être, déchu de tout, ayant perdu sa famille dans ce combat, mais libre toujours.
Jamais réhabilité en rien alors que les cadres de l’OAS terroriste contre la France et de Gaulle l’ont tous été. La discrimination raciste de l’armée et de la société française existe, cette discrimination toujours pas réglée le prouve de manière éclatante. Les ministères de la Défense et des Anciens Combattants sont encore aujourd’hui en faute. En algérien on dit la shuma, la honte !
Et c’est bien ce stoïcisme dans l’engagement comme dans l’adversité, ce tempérament d’airain et ce courage bouleversant bien qu’on lui prédisait le peloton d’exécution, qui poussèrent les ministres Robert Buron, Edmond Michelet et Michel Debré à sortir le Lieutenant Rahmani de la navrante et détestable situation dans laquelle son courage et la France l’avaient mis.
Son expertise et sens de l’analyse étaient reconnus, un esprit universel pressenti, un sang froid à toute épreuve, il lui fut proposé le poste de Directeur et Délégué Général de Hachette et des NMPP (nouvelles Messageries de la Presse Parisienne) pour l’ensemble de l’Afrique en pleine ébullition décolonisatrice. Du sur-mesure !
Il décolonisera par la négociation le « monopole africain » de l’édition par Hachette et de la diffusion par les NMPP, leur conservant ainsi des liens commerciaux privilégiés encore pérennes de nos jours, y compris en Algérie. Algérie indépendante pour laquelle il mit en place la fourniture des livres pour la première rentrée scolaire. Sans livres, la rentrée scolaire de 1962 n’aurait pas eu lieu comme prévu par les colonisateurs français qui avaient tout brûlé, livres et archives, en partant.
Libre, libre d’esprit au point de reconnaître malgré tout la valeur de la culture et de la langue française en Afrique. Communiant et conseillant à l’indépendance des peuples, tout en leur rappelant ce legs et cette chance d’être francophones. Sékou-Touré, président de la Guinée révolutionnaire alors sous embargo du général de Gaulle, le jettera en prison pour cela, avant de se raviser, convaincu par le Lieutenant Rahmani de la valeur de cet héritage francophone qu’il fallait préserver. Et la nécessité de le cultiver dans l’intérêt de son peuple comme une rose précieuse poussée miraculeusement sur un tas de fumier. Le fumier étant nettoyé autant conserver la rose !
Et l’on comprend ainsi mieux pourquoi l’on retrouvera Abdelkader Rahmani parmi les fondateurs de la Francophonie aux côtés d’Hamani Diori, Jean-Marc Léger, Léopold Sédar Senghor et Habib Bourguiba à la conférence de Niamey de 1970.
Mais ce n’est pas tout. Profitant de cette position confortable de « Monsieur Hachette et NMPP » en Afrique, qui aurait corrompu les idéaux de plus d’un homme, Abdelkader Rahmani, à l’ombre d’une nouvelle clandestinité, réalisa un des projets révolutionnaires les moins connus de l’histoire de la guerre d’Algérie : le maquis Kabyle dès l’indépendance pour renverser les gouvernements scientifico-socialistes et sclérosants pour l’Algérie nouvelle de Ben Bella et Boumediene. Krim Balkacem, qui partageait déjà la tente d’Abdelkader Rahmani aux Chantiers de Jeunesse, et le Colonel Mohand oul Hadj furent ses compagnons d’armes. Passant six fois devant les tribunaux, crachant sur les ministres venus porter l’accusation, le Lieutenant Rahmani fut finalement condamné à mort par contumace sous Boumedienne pour création de l’Académie Berbère et négociation de paix avec Ben Gourion, Shimon Peres et Golda Meir. Condamnation à mort toujours effective…En exil depuis ce jour, moins de l’Algérie corrompue que de la patrie Kabyle.
Se mêleront ensuite des voyages aux quatre coins du monde où l’on verra le Lieutenant Rahmani multiplier les ambassades discrètes entre Brésil et Afrique, France, Europe et Orient, Asie, afin de toujours porter son dynamisme et sa conviction pour le progrès, la culture et la paix pour tous. Comme à son accoutumé il opérera sans rien demander pour lui. Après avoir quittéHachette il vivra de ses différentes fonctions d’agent commercial international (28 contrats de représentation de sociétés françaises,) de conseiller à l’ONU et à la LCT (Laboratoire Central de Télécommunication) pour le lancement du satellite d’éducation AFROSAT pour l’Afrique et Madagascar, ou de Délégué Général de la SEMA (Société d’Economie et de Mathématiques Appliquées) 500 ingénieurs. On le verra également Président de la fédération des Agents Commerciaux de France pour l’exportation.
Pour conclure le panorama non exhaustif de ce parcours, si intense qu’il mériterait de faire l’objet tout autant d’un livre d’historien que d’un bon film d’action, survolons d’un trait la liste des initiatives portées toujours à bout de bras par le Lieutenant Abdelkader Rahmani :
- Fondateur du Collège International du Tiers-Monde (CITM) (dépôt légal J.O)
- Fondateur de l’Académie Berbère d’Echanges et de Recherches Culturels (ABERC) (dépôt légal J.O)
- Fondateur de l’Université de l’Ignorance (dépôt légal J.O)
- Fondateur de l’Economie Franche (dépôt légal J.O)
- Fondateur de l’Agence Internationale pour la Culture (dépôt légal J.O)
- Fondateur de la première revue berbère : « Amazigh, l’homme libre » (dépôt légal J.O)
- Co-fondateur de la Francophonie
- Co-fondateur de la première revue judéo-arabe avec Shimon Peres
- Co-fondateur des Citoyens du Monde, et volontairement enchaîné en uniforme aux portes du Palais de Chaillot à la première réunion de l’ONU !
Aujourd’hui, de sa maison tourangelle baptisée « La Berbérie », le Lieutenant Rahmani rejoint l’indignation de son ami Stéphane Hessel face à l’ignominie des crimes et la dégénérescence du monde par la maffia internationale US/UE/Israël, mais appelle à la révolte plus encore qu’à l’indignation, car les criminels à l’œuvre chaque jour se moquent pas mal de notre indignation bien diplomatique. Ne rien lâcher, tout contester, se rassembler, tout sacrifier s’il le faut, tout dire de ce qu’il faut dire et faire ce qu’il faut faire pour la Liberté, l’Egalité et la Fraternité Universelles. Entre tous les peuples, de toutes les ethnies, de toutes les cultures, de toutes les langues et de toutes les spiritualités. Le Lieutenant Rahmani appelle à la révolte des esprits, à la révolution et à l’indépendance vis-à-vis du monstre US/UE/Israël. Le Lieutenant Rahmani appelle au boycott d’Israël tant que le blocus de Gaza ne sera pas levé. Le Lieutenant Rahmani soutien l’opération nationale « un stade pour Gaza » le 28 mai 2011. Le Lieutenant Rahmani soutien la « flottille internationale pour Gaza » dont l’objectif est de briser le blocus. Le lieutenant Rahmani appelle au retrait des troupes françaises d’Afghanistan. Indignez-vous ! Révoltez-vous ! Le combat continue : « Amazigh ! »
Vincent Després Levard fraternitesdesignorants@laposte.net
Amazigh : L’homme Libre. « La terre n’est qu’un seul pays dont tous les hommes sont les citoyens, un seul village à la suite des découvertes scientifiques et de l’interdépendance indéniable des nations. On peut aimer tous les peuples du monde tout en aimant son propre pays. » A.Rahmani
Livre et DVD
(1) -Entretiens avec Georges Mourier : 2 DVD de 52 minutes, collection « le choix des hommes. »
- Actes de refus dans la guerre d’Algérie, d’Hélène Bracco, édition Paris-Mediterranée.
- La France en guerre 1954-1962 édition Autrement dirigé par Raphaëlle Branche et Sylvie Thénault aborde le cas de ces soldats algériens de l’armée française. Le chapitre concernant Le lieutenant Abdelkader Rahmani a été rédigé par Hélène Bracco.
- Le Fléau de la balance, de François Sarda, édition de l’Archipel.
- Histoire de la IVe république de Georgette Elgey, édition Fayard.
- L’affaire des Officiers Algériens de A. Rahmani, édition Trois Mondes.
- Berbères : nos ancêtres les gaulois ou nos ancêtres les berbères ? de A.Rahmani, édition Trois Mondes.
- Nouvelle Acropole n°79, Gavroche n° 159, France-Eurafrique n°298…
- Blog et contact : http://lieutenantrahmani.over-blog.com/

Septième Assemblée Mondiale des Amazighs au Maroc: « L’examen de l’évolution des droits des imazighen sur les pays Tamazgha est fort décevant » | Brèves | D.N.Kabylie

Septième Assemblée Mondiale des Amazighs au Maroc: « L’examen de l’évolution des droits des imazighen sur les pays Tamazgha est fort décevant »

14 novembre 2013 15:19
A l’occasion du septième Assemblée Mondiale des Amazighs qui se tiendera à Tiznit (Maroc) les 13, 14 et 15 décembre 2013/2963, l’Assemblé Mondiale Amazighe a rendu public un communiqué sur  la situation de l’Amazighe et des imazighen et une  Déclaration relative à la tenue du septième assemblée générale. Nous le publions ci-dessous.

Azul felawen,

Affiche de la Septième Assemblée Mondiale des Amazighs.
Affiche de la Septième Assemblée Mondiale des Amazighs.
Nous nous acheminons vers l’écoulement de trois années après le printemps des peuples de Tamazgha, accompagné d’espoirs et d’attentes de millions d’Amazighs pour des Etats démocratiques, qui reconnaissent tous les droits des amazighes, particulièrement les droits culturels et linguistiques, économiques, sociaux, civils et politiques. Mais, l’espoir du changement a déçu ; bien plus, plusieurs Etats d’Afrique du nord œuvrent pour l’instauration de nouvelles dictatures qui imposent la marginalisation, le racisme et la ségrégation contre les Amazighs. L’examen de l’évolution des droits des imazighen sur le pays Tamazgha est fort décevant, en ce qui concerne les différents états constitutifs de Tamazgha. Aussi, nous relevons et déclarons aux opinions publiques amazighe et internationale ce qui suit :

1. Au niveau du Maroc : Nous exprimons notre déception quant au recul de l’Etat et du gouvernement en ce qui concerne leurs engagements suite aux revendications du Mouvement de la jeunesse du vingt février 2011, notamment la reconnaissance, dans la constitution marocaine, de l’Amazighe en tant que langue officielle pour tous les marocains. En dépit du temps passé, les principes constitutionnels qui devaient être traduits sous forme de lois organiques, de décrets, arrêtés et circulaires d’applications n’ont pas encore vu le jour ; ce qui reporte aux calendes grecques les principes, règles et valeurs reconnues et consacrées par la constitution. A titre d’exemple, la loi organique devant consacrer le caractère officiel de la langue amazighe, ainsi que la loi organique devant préciser le droit à l’autonomie des régions dans le cadre de la « régionalisation avancée », ne sont même pas au stade de projets. Exception faite de quelques déclarations politiques de forme, nous continuons à constater la perpétuation de la discrimination et de la ségrégation contre l’amazighité et les Amazighs au Maroc. De nombreux atermoiements sont rencontrés dans la mise en œuvre de l’officialisation de la langue amazighe, et ce durant plus de deux ans, ainsi que la permanence de l’interdiction des prénoms amazighes et l’interdiction de l’utilisation de l’amazighe, à l’écrit et à l’oral, au sein des différentes institutions de l’Etat marocain, dont le parlement. Ce dernier a publié, depuis plus d’une année, une décision interdisant de s’exprimer en amazighe. Nous constatons également l’absence d’évolution dans le dossier de l’apprentissage de l’amazighe, de son intégration dans les médias et la formation. Diverses promotions de diplômés en amazighe sont confinées au chômage. La ségrégation persiste en ce qui concerne le soutien de l’Etat au cinéma, à l’art, aux associations, aux journaux, à la culture et aux auteurs amazighs. Nous dénonçons les groupes politiques qui continuent à mener des attaques médiatiques racistes contre les Amazighs, au lieu de contribuer à tourner des pages des décennies de répression et de ségrégation contre tout ce qui est amazigh au Maroc. Aussi, demandons nous l’adoption d’une discrimination positive au profit de la langue et de la culture amazighes comme compensation à plus d’un demi siècle de d’exclusion et de marginalisation. A ce jour, le bilan du gouvernement en cours est négatif en ce qui concerne la question amazighe. En outre, durant le mandat de ce gouvernement, on a pu relever des décisions racistes, des pratiques ségrégationnistes et des répressions inédites contre les Amazighs. Nous appelons tous les Amazighs du Maroc à prendre conscience de la dangerosité des changements qui surviennent au Maroc, en donnant la priorité à la reconnaissance effective de l’ensemble des droits reconnus par les pactes internationaux des droits de l’homme dont ceux culturels et linguistiques, en adhérant à l’initiative d’un million de signatures pour la mise en œuvre de l’officialisation de l’amazighe au Maroc. Nous en appelons aussi à la création d’une coalition amazighe forte avec les parties idoines pour affronter tous ceux qui s’érigent à l’encontre de l’équité vis-à-vis des Amazighs et de la légitimité de l’amazighité.

2. Au niveau de la Libye: L’Assemblée Mondiale Amazighe dénonce l’option de ceux qui, au sein du Congrès National Libyen, œuvrent pour l’élaboration d’une constitution non démocratique qui exclut les Amazighs et qui institue le racisme et la ségrégation à l’encontre la langue, de la culture et des populations amazighes en consacrant les lois foncièrement discriminatoires promulguées par le régime déchu et qui considèrent la Libye comme étant un Etat « arabe » avec pour seule et unique langue « l’arabe », et ce en opposition avec la réalité libyenne caractérisée par la pluralité au même titre que tous les Etats de Tamazgha. Nous réaffirmons notre soutien au Conseil Supérieur des Amazighs de Libye et à toutes les organisations amazighes de Libye qui œuvrent pour l’instauration des droits linguistiques et culturels amazighs en général et ce sans amputation. Nous appelons également les Amazighs de Libye, avec leurs différentes organisations et conseils locaux à l’union, en ce moment décisif de leur histoire, dans l’intérêt de tous les Amazighs de Libye et de tous les Libyens, en œuvrant pour l’adoption d’une constitution démocratique élaborée avec le consentement de toutes les parties, en s’appuyant sur les principes démocratiques et les pactes internationaux des droits de l’homme et des peuples.

3. Au niveau de la Tunisie: Nous saluons le respect du gouvernement tunisien quant au droit des Amazighs à donner des prénoms amazighs à leurs enfants. Mais, en revanche, nous dénonçons l’omission totale de la pluralité culturelle en Tunisie, dans le dialogue relatif à la constitution du pays, ainsi que le refus de la constitutionnalisation des instances amazighes. Nous demandons au gouvernement et à l’Etat tunisien ainsi qu’aux différentes composantes politiques du pays de veiller au respect obligatoire des droits culturels, linguistiques, économiques, sociaux et politiques des Amazighs dans la future constitution du pays en évitant la reproduction d’un Etat arabiste raciste, à un moment où les mirages du nationalisme « arabe » agonisent. Nous insistons sur notre soutien aux Amazighs de Tunisie, selon nos moyens, et nous appelons tous les Amazighs de Tamazgha à les soutenir et à œuvrer de façon à attirer l’attention des organisations régionales et internationales quant à leurs souffrances. Par ailleurs, nous nous réjouissons du travail militant des associations et des militants amazighs en Tunisie.

4. Au niveau de l’Azawad: et du reste du pays des Touaregs En ce qui concerne la garantie des droits des Amazighs touaregs, nous insistons sur la nécessité de création d’Etats démocratiques au Mali, au Niger et en Algérie qui assurent et garantissent le droit à l’autonomie du peuple touareg dans ces Etats. Nous demandons une enquête en ce qui concerne les crimes commis par les armées malienne et française contre les citoyens touaregs et en appelons au soutien humanitaire nécessaire aux millions de réfugiés touaregs et autres dans les pays voisins, particulièrement la Mauritanie, le Burkina-Faso et le Niger. Nous appelons le Mouvement National de Libération de l’Azawad à rester attentif et vigilant dans ses relations avec la France ainsi que certains régimes en Afrique du nord et dans le Sahel. De même que nous réaffirmons la nécessité de la prise en considération de l’intérêt supérieur de tous les touaregs ainsi que la mise en œuvre du droit à l’autonomie du peuple touareg, dans le respect de la déclaration universelle des droits des peuples autochtones et des autres instruments internationaux pertinents.

5. Au niveau de l’Algérie: Nous relevons avec force regret que le régime algérien poursuit sa politique raciste envers les Amazighs dans toutes les régions du pays en dépit des changements qu’ont connu les pays de Tamazgha et nous dénonçons l’enseignement de forme de l’amazighe dans quelques régions uniquement d’Algérie. Nous dénonçons la non intégration effective de l’amazighe dans les médias et dans le reste des institutions de l’Etat algérien. En outre, nous condamnons l’interdiction des prénoms amazighs ainsi que le discours officiel visant une réglementation raciste de ces prénoms. Nous appelons les Amazighs d’Algérie en Kabylie, au Mzab, et dans la Chaouia ainsi que les amazighes touaregs à coordonner leurs actions pour l’obtention de leurs droits légitimes et à œuvrer au renforcement de l’action militante amazighe tout en participant à toute initiative nationale pour la démocratisation du pays.

6. Au niveau des Iles Canaries: Nous nous réjouissons de l’action militante des Amazighs canariens dans le domaine de la revalorisation de la langue et de la culture amazighes ainsi que la campagne d’écriture en alphabet Tifinagh des enseignes. Nous demandons au gouvernement espagnol de répondre aux revendications des Amazighs des Iles Canaries, de reconnaître l’amazighe comme langue officielle des Iles Canaries et d’œuvrer pour enseigner l’amazighe en caractère Tifinagh.

7. Au niveau de la diaspora amazighe: La diaspora amazighe hors Tamazgha, tout particulièrement celle résidant dans les pays démocratiques, est appelée à renforcer son adhésion à la cause amazighe, et se souder et à s’unir de façon à défendre ses droits légitimes ainsi que ceux des peuples de Tamazgha.

In fine, l’Assemblée Mondiale Amazighe, tout en rappelant les donnes, violations et manquements précités, constate l’absence de développement conséquent dans la réalité et le vécu quotidien des Amazighs dans les différents pays de Tamazgha (Afrique du nord) ; ce qui met les Amazighs devant de grands et décisifs défis qui entravent leurs droits, dans un contexte dangereux et historique qui coïncide avec la préparation à l’organisation du septième congrès des Amazighes du monde par l’Assemblée Mondiale Amazighe et qui aura lieu dans la région du Grand Souss , dans la ville de Tiznit, au Maroc, les 13-14 et 15 décembre 2013, correspondant à l’an 2963 du calendrier amazigh.

Des parlementaires au village de Zoubga (Illiltène) | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Des parlementaires au village de Zoubga (Illiltène)

De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine

Le village de Zoubga mérite fort bien le prix qu’il a obtenu lors du concours « village le plus propre de la wilaya de Tizi-Ouzou » organisé cette année par l’institution que préside M. Hocine Haroun. Après le tour fait autour du village à l’intention des visiteurs, ceux-ci se sont bel et bien émerveillés par la propreté des ruelles et autres espaces publics.
14/11/2013 - 10:40 mis a jour le 14/11/2013 - 10:40 par Saïd Tissegouine

Une délégation de parlementaires chargés de la commission de la pêche, l’agriculture et l’environnement, conduite par M. Badi, et à laquelle se sont joints les cadres de la wilaya de Tizi-Ouzou et les membres de la commission santé et environnement de l’APW, s’est déplacée hier, mercredi, dans le désormais célébrissime village kabyle, Zoubga en l’occurrence, lequel dépend administrativement de la commune rurale d’Illiltène.
Le village de Zoubga mérite fort bien le prix qu’il a obtenu lors du concours « village le plus propre de la wilaya de Tizi-Ouzou » organisé cette année par l’institution que préside M. Hocine Haroun. Après le tour fait autour du village à l’intention des visiteurs, ceux-ci se sont bel et bien émerveillés par la propreté des ruelles et autres espaces publics.
Le chef de la délégation parlementaire a, dès son arrivée au village, déclaré à ses hôtes que « notre première sortie sur le terrain dans le cade de la nouvelle politique en matière de protection de l’environnement est celle que nous consacrons aujourd’hui à votre cher village Zoubga ». M. Badi a également déclaré que c’est un honneur pour « nous d’être ici aujourd’hui ».
Cependant, le président d’APC d’Ililtène, M. Ouramdane Mazzoud, a saisi cette opportunité a lancé un appel aux plus hautes autorités pour les informer du danger de glissement de terrain qui, chaque hiver, menace d’emporter ou d’ensevelir le chef-lieu de commune. « A chaque approche de l’hiver, comme en cette période, explique-t-il, nous devenons sujets à une terrible angoisse face à cette menace de glissement de terrain ». Le premier magistrat de la commune d’Illiltène ne cachera pas aussi son amertume face à ce qui s’apparente « à une sourde oreille et l’inertie des pouvoirs publics compétents face au danger menaçant les habitants et les habitations du chef-lieu de commune d’Illiltène ». « Notre commune a besoin d’argent et de soutiens techniques pour parer à cette catastrophe naturelle plus menaçante que jamais ». Dans sa réponse, le chef de la délégation parlementaire a promis de faire parvenir « à qui de droit, dès notre arrivée à Alger, les doléances, somme toutes légitimes, des citoyens d’Illiltène ». Et avant de quitter ce village hôte, M. Badi a reçu un présent de la part des habitants de Zoubga en guise d’amitié et d’hospitalité.
Le village de Zoubga est bien propre et bien organisé. Il est presque tout à fait autonome. Quelle est la clef d’une telle réussite ? M. Omar Bouka, 1er vice-président de l’APC explique que la réussite réside dans le fait que tous les habitants de Zoubga sont soumis aux règles édictées par l’assemblée villageoise.
- L’argent est l’un des éléments fondamentaux dans le développement et l’épanouissement du village.
Chaque foyer de Zoubga qui en compte 200 environ doit verser, conformément au statut élaboré et adopté par les villageois, une somme de 150, 00 DA par mois. Cet argent va directement à la trésorerie du village. « Par ailleurs, toute faute commise par un citoyen est punie par une amende », note M. Omar Bouka. Certaines fautes considérées comme réellement des incartades, comme le fait d’être surpris en état d’ébriété au village, sont punies par une amende d’un montant de 5.000, 00 DA. Une amende d’un même montant est également infligée à toute personne coupable de colporter une fausse rumeur ou une propagande dans le village. « Cependant, ajoute notre interlocuteur, la part la plus importante de nos recettes provient des dons ».
- Quels sont les voies et moyens utilisés pour assurer une telle propreté au village ?
-Avec la trésorerie du village, en sus du matériel roulant acheté, des ouvriers permanents sont payés pour assurer la charge de la collecte des ordures ménagères et leur traitement par le moyen d’incinération.
En somme, les citoyens de Zoubga ont su faire une parfaite conjugaison entre les moyens mobilisés et le respect absolu des règles de vie édictées et adoptées par le village. En définitive, Zoubga peut même servir de modèle à l’Algérie entière en matière de lutte contre le danger écologique et environnemental.

mercredi 13 novembre 2013

Illoula Oumalou: pour gommer la trace de Ferhat Mehenni, le maire FFS débourse 700 millions de centimes pour de la "peinture" rouge, blanche et verte

Illoula Oumalou: pour gommer la trace de Ferhat Mehenni, le maire FFS débourse 700 millions de centimes pour de la "peinture" rouge, blanche et verte

13/11/2013 - 19:08

ILLOULA OUMALOU (SIWEL) — La commune d'Iloula Oumalou, « coupable » d’avoir enfanté le leader kabyle Ferhat Mehenni fait constamment l’objet de diffamation de la part de la presse arabophone. On se souvient de la fausse interview de la mère du président du Gouvernement provisoire kabyle et des reportages sur les « va-nu-pieds analphabète » d’Illoula Oumalou. Mais le Maire FFS de la localité, Yazid Belkalem, élu parce que « d’origine kabyle » et faute de mieux, a voulu apporter lui aussi sa contribution en effectuant un ravalement de la façade de la mairie pour la repeindre aux couleurs du drapeau algérien, histoire de gommer la résistance à l’assimilation arabo-islamique caractérisée par les couleurs du drapeau amazigh.


La mairie d'Illoula Oumallou repeinte aux couleurs de l'Algérie. Matoub Lounes ne croyait pas si bien dire "jeggren s ddin d taarabt tamurt n Lzzayer...ma d ddwas an cerreg tamurt tura (Photo SIWEL)
La mairie d'Illoula Oumallou repeinte aux couleurs de l'Algérie. Matoub Lounes ne croyait pas si bien dire "jeggren s ddin d taarabt tamurt n Lzzayer...ma d ddwas an cerreg tamurt tura (Photo SIWEL)
Régulièrement, la commune d’Illoula Oumalou fait l’objet d’attaques en règle de la part de la presse arabophone. On se souvient en effet de l’article diffamatoire qui avait abusé de la naïveté de la vieille mère du leader kabyle, Ferhat Mehenni, et qui lui faisait renier son propre fils. la vieille dame de 80 ans avait failli en faire un arrêt cardiaque ! On se souvient également de l’article qui faisait état des « débauchés » d’Illoula Umalou, décrivant cette localité comme étant « peuplée d’analphabète et de de va-nu-pieds » dont « les enfants vont à l’école à dos d’âne ». La presse arabophone, pathétique dans son irrésistible désir de salir à tout prix la région natale de Ferhat Mehenni, ne se rend même pas compte des aberrations haineuses de ses publications contre un homme à qui la fondation internationale Guissi a décerné cette année le prix de la paix.


Le Maire FFS de la localité,lui aussi, aurait bien voulu participer au lynchage médiatique mais ne pouvant décemment pas prendre la parole pour ajouter sa voix au déferlement haineux qui se déchaîne régulièrement contre Ferhat Mehenni et sa commune de naissance_ à laquelle ils ne pardonnent pas d’avoir enfanté ce leader incorruptible de la cause kabyle_, le maire FFS, le dénommé Yazid Belkalem, a tenu lui aussi a contribuer à sa manière et, qui mieux est, avec les impôts des habitants, se réjouissant très certainement à l’avance de faire payer ainsi les citoyens de la commune.

En effet, pour contrer l’image révolutionnaire kabyle de la localité, il a fait peindre la totalité de la façade du siège de sa mairie aux couleurs du drapeau algérien pour effacer les couleurs du drapeau amazigh associée à cette localité. Selon nos sources, l’opération de ravalement de la façade a couté la bagatelle de 700 millions de centimes dans une localité où la route du chef-lieu même de la commune est quasiment impraticable.
Ce maire a gaspillé 700 millions de centimes juste pour affirmer le caractère algérianise de la commune parce que c’est là qu’est né le leader kabyle qui porte le projet de l’affranchissement de la kabylie, alors que sa mairie a été fermée à plusieurs reprises par les citoyens pour cause de « mauvaise gestion » et d’inefficacité totale à régler les problèmes de la commune.

Selon des citoyens d’Illoula Oumalou, le maire FFS a été pris d’une rage folle lorsque le mouvement associatif a érigés deux tableaux géants, l’un de Ferhat Mehenni et l’autre de Matoub Lounes à l'entrée de la commune. C’est à la suite de la mise en place de ses deux symboles de la "Kabylie incorruptible", une notion qui visiblement met plutôt mal à l'aise le maire FFS, que Yazid Belkalem, a décidé de puiser, dans le budget de la commune, 700 millions de centimes algériens pour repeindre en blanc rouge et vert la devanture du siège de la mairie.

Ainsi, le président de cette APC gaspille l'argent des contribuables pour un projet destiné colmater sa rage quand il aperçoit les tableaux géants de Ferhat Mehenni et de Matoub Lounes.

Ainsi va la Kabylie, hier, aujourd’hui et demain. Cela durera encore et encore tant que la Kabylie ne se sera pas affranchie du racisme primaire de l’idéologie arabo-islamique qui gangrène la Kabylie, l’Algérie et l’Afrique du Nord.

cdb,
SIWEL 131908 NOV 13

Kidal : La France parjure prépare le terrain au massacre touareg

Kidal : La France parjure prépare le terrain au massacre touareg

14/11/2013 - 01:35

KIDAL C’est demain que la France, sous couvert de la Minusma, veut remettre le Gouvernorat et la Radio de Kidal à l’arme malienne ; une armée experte en exaction sur les vieillards, en viol sur les femmes et en assassinat ethnique. La France parjure, la France qui ment et se joue des victimes d’une Histoire qu’elle leur a imposé par la force au lendemain des prétendues indépendances africaines. La France qui s’accommode des islamistes terroristes qu’elle réhabilite au détriment des indépendantistes touaregs s’apprête à livrer sa dernière bataille pour remettre la vie des azawadiens entre les mains de criminels. La France a trompé le peuple de l’Azawad et le MNLA.


Avant de les livrer au massacre, l’armée française fouille dans les maigres affaires des populations de l'Azawad réduites à vivre traquées par ces supers héros de la liberté (PH/DR)
Avant de les livrer au massacre, l’armée française fouille dans les maigres affaires des populations de l'Azawad réduites à vivre traquées par ces supers héros de la liberté (PH/DR)
Mais si le MNLA a été contraint par la France de remettre Kidal entre les mains des maliens, les femmes, les jeunes, les militants et les combattants de la libération de l’Azawad ne l’entendent pas de cette oreille car pour eux, et pour l’avoir vécu mille et une fois, s’il est bien une chose dont ils sont certains, c’est que « le prix de la liberté sera coûteux que celui de l’occupation malienne ». Parole de touaregs sous occupation malienne depuis 50 ans.

La trahison de la France ne date certes pas d’aujourd’hui mais elle se fait désormais au grand jour et ne s’encombre plus de ses soi-disant principes de droits de l’homme. Aujourd’hui la France, mille fois parjure, déclare la guerre aux droits de l’homme et au droit du peuple touareg à vivre dans la paix et la sécurité. Quelle honte pour la France, elle ne sera jamais tombée si bas que sous le règne de ce gouvernement socialiste, digne successeur de celui qui avait voté les pouvoirs spéciaux, c'est-à-dire la légalisation de la torture, durant la guerre d’Algérie.

femme touaregue contre soldta français de serval ou le courage et la dignité face à l'injustice et à l'arbitraire (PH/DR)
femme touaregue contre soldta français de serval ou le courage et la dignité face à l'injustice et à l'arbitraire (PH/DR)
Froidement, la France de François Hollande a abusé du MNLA et l’a mené, étape par étape, de concession en concession au point de non retour en usant de promesses qu’elle savait par avance qu’elle ne tiendrait jamais. Elle a froidement organisé la submersion du MNLA avec la mise en place de prétendus « groupes rebelles » qu’elle a inventés de toute pièce, comme le MAA, habile recyclage du Mujao et elle a réhabilité Ansar Dine en ce fameux HCUA qu’elle a sournoisement mis dans les pattes du MNLA pour lui dénier sa légitime représentativité et le compromettre dans une cohabitation qu’elle lui a par ailleurs imposée.

Aujourd’hui, après avoir abusé du MNLA et du peuple touareg, la France compte passer à l’action pour régler définitivement la question de l’Azawad à la façon malienne. Les forces de Serval et celle de la MINUSMA contrôlées par Paris ont déjà réprimé une manifestation de femmes à Kidal. Demain, la France va-t-elle faire usage de ses armes contre le peuple de l’Azawad ? « Chiche ! Qu’elle le fasse donc disent les femmes de Kidal ». « Nous préférons mille fois mourir sous les balles que d’êtres achevées à la machette comme des bêtes sauvages, après avoir été violées, torturées, massacrées ». Les femmes et les jeunes de Kidal manifestent depuis 3 jours à Kidal. Tous refusent la reddition, même si le MNLA a cédé au chantage des forces armées françaises. Même les combattants du MNLA, dans leur grande majorité refusent la décision politique du MNLA.


Serval assiégé par les femmes de Kidal " Non au Mali dans l'Azawad" (PH/DR)
Serval assiégé par les femmes de Kidal " Non au Mali dans l'Azawad" (PH/DR)
Depuis 3 jours, les femmes et les jeunes de Kidal manifestent sans relâche pour exprimer leur refus de voir revenir le Mali. Partout le drapeau de l’Azwad est déployé. De quel droit la France disposerait ainsi de la vie des touaregs ? Aujourd’hui, à la veille du jour fatidique, le siège du Gouvernorat et de la Radio ont été assiégés par les manifestants. Les mêmes soldats français se retrouvent face aux mêmes femmes qui avaient envahi le tarmac de l’aéroport de Kidal pour empêcher l’avion de 3 ministres maliens. La honteuse répression que leur avait fait subir Serval ne les a pas empêchés de revenir leur crier en face leur refus de se laisser déposséder d’un territoire pour lequel ils luttent au prix de tant de vie depuis 50 ans.

maa,
SIWEL 140135 NOV 13

Non au Mali (PH/DR)
Non au Mali (PH/DR)

Bureau du MNLA à Kidal (PH/DR)
Bureau du MNLA à Kidal (PH/DR)

Kidal : La France parjure prépare le terrain au massacre touareg

Pour mieux comprendre la guerre faite aux touaregs (PH/DR)
Pour mieux comprendre la guerre faite aux touaregs (PH/DR)

C'est maintenant qu'ils ont le plus besoin d'être soutenus(PH/DR)
C'est maintenant qu'ils ont le plus besoin d'être soutenus(PH/DR)

Kidal : La France parjure prépare le terrain au massacre touareg

les enfants manifestents contre le retour du Mali (PH/DR)
les enfants manifestents contre le retour du Mali (PH/DR)

Veillard battu à Gao(PH/DR)
Veillard battu à Gao(PH/DR)

La Minusma (PH/DR)
La Minusma (PH/DR)

Minusma (PH/DR)
Minusma (PH/DR)

Le camps de Serval assiégé par les femmes(PH/DR)
Le camps de Serval assiégé par les femmes(PH/DR)

manifestation à Kidal ce mercredi matin contre le retour du Mali dans les bagages des français(PH/DR)
manifestation à Kidal ce mercredi matin contre le retour du Mali dans les bagages des français(PH/DR)

Ni Mali Ni Aqmi, Azawada SOUVERAIN
Ni Mali Ni Aqmi, Azawada SOUVERAIN

Radio Azawad(PH/DR)
Radio Azawad(PH/DR)

Femmes touarègue(PH/DR)
Femmes touarègue(PH/DR)

Plus jamais ça !(PH/DR) Plus jamais ça !(PH/

Ouvertement accusé de trahison, Bilal Ag Acherif est publiquement désavoué par un membre du bureau politique

Ouvertement accusé de trahison, Bilal Ag Acherif est publiquement désavoué par un membre du bureau politique

13/11/2013 - 11:18

KIDAL (SIWEL) — Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, membre du bureau politique du MNLA, a déclaré hier à Siwel « qu’il s’opposait catégoriquement à la liquidation du MLNA par Bilal Ag Acherif à travers ses penchants aux groupes salafistes et à sa non maturité politique pour conduire la destinée du peuple de l’Azawad ». Dimanche dernier, le site d’information Toumast Press publiait déjà un article faisant mention d’une violente opposition entre des membres de la direction du MNLA, dont Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, et Bilal Ag Acherif, secrétaire général du MNLA suite à cette nouvelle tentative de fusionner, en catimini, le MNLA avec Ansar Dine (actuel HCUA) et de modifier le drapeau de l’Azawad qui dérange le HCUA. Dans le même temps, depuis plus d’une semaine, les populations civiles, les militants et les combattants du MNLA dénoncent publiquement « la trahison de Bilal Ag Acherif »


Ibrahim Ag Mohamed Assaleh dénonce la tentative de liquidation du MNLA, il a déclaré « s’opposer  à la liquidation du MLNA par Bilal Ag Acherif à travers ses penchants aux groupes salafistes  et à sa non maturité politique pour conduire la destinée du peuple de l’Azawad » (PH/DR)
Ibrahim Ag Mohamed Assaleh dénonce la tentative de liquidation du MNLA, il a déclaré « s’opposer à la liquidation du MLNA par Bilal Ag Acherif à travers ses penchants aux groupes salafistes et à sa non maturité politique pour conduire la destinée du peuple de l’Azawad » (PH/DR)
Le 3 novembre, Toumast Press dénonçait dans ses colonnes « Le plan machiavélique orchestré par Alghabass Ag Intallah (chef du HCUA) pour la destruction du MNLA, à Ouagadougou, où Bilal Ag Acherif et sa mafia font le forcing pour que le MNLA soit dissous et qu'un nouveau drapeau soit choisi ». Bilal Ag Acherif était accusé de vouloir « remettre l'Azawad entre les mains de ses deux plus grands ennemis: le terroriste Iyad Ag Ghaly et son adjoint Alghabass Ag Intallah ».

Le site d’information azawadien rapportait également que « les populations de l'Azawad n’étaient pas disposées à voir leur œuvre remise en cause par une mafia et une "cliquaille qui est dans toutes les sauces anti-Azawad », affirmant que « depuis les débuts de la rencontre entre Bilal Ag Acherif et Alghabass Ag Intalla, les jeunes et surtout les femmes de l'Azawad ont envoyés des messages clairs à Bilal Ag Acherif et à sa mafia leur disant qu'ils n'accepteront jamais la destruction de ce pourquoi ils ont connu les pires des souffrances ».

Toumast Press rapporte l’information selon laquelle, « ce sont désormais les combattants, les leaders tribaux et les réfugiés qui s'opposent au coup d'état que compte leur faire le stratège Bilal Ag Acherif ». Le site d’information touareg rapporte que « Pour parvenir à remettre les clefs de l'Azawad entre les mains de ses plus grands ennemis, Bilal Ag Acherif a écarté tous ceux qui pouvaient s'opposer à une fusion avec le HCUA, anciennement Ansar Adine […] en envoyant, entre autre, Ibrahim Ag Mohamed Assalah en mission à Bamako et en écartant tous ceux qui s’étaient déjà opposé à lui dans sa première tentative de fusionner avec Ansar Dine ».

A la signature des accords de Ouagadougou : Le Colonel Moussa Sinko Coulibaly, ministre de l’administration territoriale du Mali avec Bilal Ag Acherif, SG du MNLA. A sa gauche, Alghabass Ag Intalla, successeur d’Iyad Ag Ghaly à la tête d’Ansar Dine, rebaptisé HCUA et réhabilité par la France et ses semblables pour continuer le travail de destruction des laïco-indépendantistes du MNLA (PH/DR)
A la signature des accords de Ouagadougou : Le Colonel Moussa Sinko Coulibaly, ministre de l’administration territoriale du Mali avec Bilal Ag Acherif, SG du MNLA. A sa gauche, Alghabass Ag Intalla, successeur d’Iyad Ag Ghaly à la tête d’Ansar Dine, rebaptisé HCUA et réhabilité par la France et ses semblables pour continuer le travail de destruction des laïco-indépendantistes du MNLA (PH/DR)
Rapportant les propos qu’Ibrahim Ag Mohamed Asslaeh a tenu à Bilal Ag Acherif, Toumast Press écrit « Après avoir pris conscience du jeu machiavélique qui se tramait à Ouagadougou en vue de la destruction du MNLA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh a appelé Bilal Ag Acherif et toute sa mafia pour leur dire la traitrise ultime à laquelle ils essayent de s'adonner contre l'ensemble de l'Azawad. Entre autres, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh leur a dit: "vous êtes tous des lâches. Vous faites semblant d'être pour l'Azawad, vous vous cachez derrière vos couvertures et vos turbans, et à la première occasion, vous essayer de remettre l'Azawad entre les mains de ses plus grands ennemis? Il n'y a pas une plus grande lâcheté que ceci. Vous n'avez même pas le courage d'assumer vos actions. Vous me faites tous honte." »

Nous avons pris contact avec Ibrahim Mohamed Assaleh pour que ce dernier confirme les propos rapportés par Toumast et clarifie éventuellement sa position vis-à-vis de la trahison de Bilal Ag Acherif. L’ancien député, membre de la direction du MNLA a confirmé tous les propos rapportés par Toumast Press. Il a en outre précisé à Siwel : « qu’il s’opposait énergiquement à la liquidation du MLNA par Bilal Ag Acherif à travers ses penchants aux groupes salafistes et à sa non maturité politique pour conduire la destinée du peuple de l’Azawad ». Selon nos informations, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh n’est pas le seul membre de la direction à s’opposer aux plans de Bilal Ag Acherif. Il en est de même pour l’Etat-major du MNLA. Pour rappel, ce sont contre les terroristes d’Ansar Dine et ses alliés d’Aqmi que les troupes du MNLA ont essuyé le plus de victimes.

Seulement, le MNLA semble être dans l’œil du cyclone, trahi et déstabilisé en interne, menacé par une coalition militaire internationale disproportionnée, le MNLA s’est résolu à quitter le Gouvernorat et la radio de Kidal, malgré les protestations de la population civile : « avec cette déstabilisation en interne en plus d’une menace très claire d’attaque internationale contre nos positions, c’est ça ou c’est la guerre frontale avec la France, la MINUSMA, l’armée malienne et ses milices ganda, en plus des groupes terroristes qui ne ciblent que le MNLA dans l’Azawad…ça fait beaucoup en même temps » nous confie un officier de l’Etat-major du MNLA.

Les femmes et les jeunes de Kidal attendaient de pied ferme Bilal Ag Acherif qui ne s'est finalement pas rendu à Kidal (PH/DR)
Les femmes et les jeunes de Kidal attendaient de pied ferme Bilal Ag Acherif qui ne s'est finalement pas rendu à Kidal (PH/DR)
La trahison de Bilal ag Acherif a clairement été dénoncée par la société civile, ainsi, Assi Walet Hitta, la présidente de l'Association des Femmes de l'Azawad a clairement signifié à Bilal Ag Acherif « nous les femmes avons affronté le Mali pour l'Azawad. Nous avons affronté les terroristes pour l'Azawad. Nous n'hésiterons jamais à affronter certains parmi nous pour l'Azawad. »

De leur côté, les jeunes de l’Azawad ont dépêché une délégation de représentants de la jeunesse azawadienne au Palace Hôtel de Ouagadougou au moment où se déroulait les discussions entre les responsables du MAA (Mouvement Arabe de l'Azawad), le HCUA (ancien Ansar Adine) et Bilal Ag Acherif, mais ce dernier a refusé de les recevoir et s’est retranché dans sa chambre d’hôtel. D’autre part, Bilal Ag Acherif qui devait se rendre hier à Kidal s’est désisté au dernier moment après avoir appris que la population avait assiégé l’aéroport de Kidal pour l’y attendre de pied ferme. Craignant d’affronter le déshonneur d’un désaveu public, Bilal Ag Acherif est resté à Ouagadougou.

Pour les azawadien et certains membres de la direction du MNLA, il ne fait désormais plus de doute que le premier responsable de la déroute du MNLA n’est autre que Bilal Ag Acherif, le maillon par lequel le MNLA devait dès le départ être détruit. Et en effet, c’est lui qui a tenté une première fois de fusionner avec Ansar Dine, et c’est encore lui, avec l’appui de la France et de Bamako, qui tente à nouveau de dissoudre le MNLA pour le mêler, cette fois à deux organisations dont les passerelles avec le terrorisme islamiste et l’organisation criminelle Aqmi sont avérées.

Serval, MINUSMA, FAMA: une coalition formée de la France et de ses vassaux africains en guerre contre le peuple touareg (PH/DR)
Serval, MINUSMA, FAMA: une coalition formée de la France et de ses vassaux africains en guerre contre le peuple touareg (PH/DR)
Aujourd’hui, le MNLA et le peuple de l’Azawad, piégés par la France, sont assiégés par les islamistes et les forces « de paix » internationales qui les menace d’une guerre frontale. L’Azawad est submergé par la haute trahison du premier responsable du MNLA, en même temps que par les menaces, de plus en plus nettes et sans complexes, de la France, celle-ci menaçant de faire usage de ses armes contre le peuple azawadien et le MNLA.

Mais, malgré la disproportion des forces en présence, les populations civiles, en particulier les jeunes et les femmes, se disent prêts à affronter SERVAL et la MINUSMA si le MNLA ne le fait pas. Et quotidiennement, des manifestations se tiennent à Kidal et dans les camps de réfugiés, tantôt pour dénoncer la trahison de Bilal Ag Acherif, tantôt pour dénoncer la lâcheté et la trahison de la France et tantôt pour rappeler le MNLA à ses engagements envers le peuple de l’Azawad et non pas envers des institutions internationales qui s’apprêtent à livrer l’Azawad à la boucherie malienne, en dépit de sa parfaite connaissance des actes inhumains commis par le Mali contre le peuple de l’Azawad.

Les populations civiles savent également que la France est bien plus disposée à accepter l’existence légale de l’islamisme, arrière chambre du terrorisme, que d’admettre la justesse et la légitimité des aspirations du peuple touareg à vivre dans la paix, la liberté et la sécurité. Pour la France, l’ennemi ce n’est pas le terroriste islamiste, c’est bel et bien le touareg laïc.

Signature des accords de Ouagadougou : Alghabass Ag Intalla, est le  bras droit d’Iyad Ag Ghaly qui a mené l’attaque contre la ville de Kona et donc permis le déploiement de l’armée française au Mali et surtout dans l’Azawad. Grace à la diplomatie française, Alghabass Ag Intalla est revenu s’installer à la table des négociations sous le nouveau nom (HCUA) donné à l’organisation terroriste Ansar Dine, pourvu que le MNLA , seul à porter les aspirations  indépendantistes du peuple soit noyé et à terme détruit.(PH/DR)
Signature des accords de Ouagadougou : Alghabass Ag Intalla, est le bras droit d’Iyad Ag Ghaly qui a mené l’attaque contre la ville de Kona et donc permis le déploiement de l’armée française au Mali et surtout dans l’Azawad. Grace à la diplomatie française, Alghabass Ag Intalla est revenu s’installer à la table des négociations sous le nouveau nom (HCUA) donné à l’organisation terroriste Ansar Dine, pourvu que le MNLA , seul à porter les aspirations indépendantistes du peuple soit noyé et à terme détruit.(PH/DR)
En effet, c’est bien la France qui a imposé la réhabilitation politique des bras droits de Ansar Dine, notamment Alghabass Ag Intalla et Hamada ag Bibi, contre les laïcs du MNLA. C’est encore la France qui a imposé le HCUA à la table des négociations pour diluer le MNLA, c’est la France qui a demandé la levée des mandats d’arrêts internationaux contre ces deux terroristes avérés, c’est la France qui a ordonné à Bamako de les accepter comme candidats maliens à la députation à Kidal. Et enfin, c’est la France qui a négocié avec cette secte terroriste la libération de ses 4 otages contre rançon, contre l’impunité pour Iyad ag Ghaly et contre la réhabilitation politique de ses lieutenants au détriment du MNLA.

Toutes ces écœurantes manipulations n’ont fait qu’encourager Bilal Ag Acherif et ses ouailles à tenter de liquider le MNLA pour rejoindre le clan de ces « terroristes fréquentables », ceux avec lesquels la France et le monde dit libre pactisent dans l’intérêt bien compris de l’économie européenne, basée, hier comme aujourd’hui, sur la spoliation des peuples. Mieux vaut pour la communauté internationale accepter les doléances des islamistes terroristes que celle des peuples qui posent la problématique de frontières coloniale qui, par ailleurs, relèvent exclusivement de l’irresponsabilité criminelle du colonialisme français. Non monsieur Hollande, la Françafrique c’est loin d’être fini.

zp,
SIWEL

Mouvement Amazigh au Maroc : L’amazighité et les défis de la situation actuelle en Afrique du Nord débattus

Mouvement Amazigh au Maroc : L’amazighité et les défis de la situation actuelle en Afrique du Nord débattus

13/11/2013 - 11:55

MEKNES (SIWEL) — Réunies à Meknès, les organisations et associations amazighes ont débattu de la situation de l'amazighité et les défis qui s'imposent devant son épanouissement. Communiqué de la Coordination Nationale Amazighe à Méknès résume les travaux de la rencontre.


Les militants amazighs marocains font un constat de plusieurs années de combat. PH/DR
Les militants amazighs marocains font un constat de plusieurs années de combat. PH/DR
La rencontre des organisations et associations amazighes à Méknès les 09 et 10 Novembre 2013 au siège de l’association Assid, en coordination avec la Commission constituée lors de la rencontre d’Imzourn du 13-14 Avril 2013, intervient dans un contexte international, régional et national qui impose de grands défis au Mouvement Amazigh en Afrique du Nord (Tamazgha) en général, au Maroc en particulier. Cette rencontre Nationale à laquelle ont participé des dizaines d’organisations, d’associations et de coordinations amazighes a, deux jours durant, étudié de manière profonde et responsable, à travers de sérieux débats, l’état actuel de la question amazighe à travers les axes suivants :

- L’amazighité et les défis de la situation actuelle en Afrique du Nord;
- L a coordination amazighe : contexte, fonctions, organisation ;
-les perspectives de l’action amazighe dans le contexte international et les développements actuels en Afrique du Nord ;
-l’amazighité et la situation politique actuelle au Maroc : la problématique constitutionnelle, les lois organiques, les partis politique ;
-l’amazighité et le dossier des richesses et de la justice spatiale ;

Après avoir rappelé les différentes étapes de l’histoire militante du Mouvement Amazigh avec ses réussites et ses échecs, après avoir analysé les différents aspects des perspectives de la situation actuelle du Mouvement Amazigh et constaté l’urgente nécessité d’une action commune de toutes les composantes de ce Mouvement afin de donner plus de force à la voix et l’action amazighe dans toutes ses dimensions, surtout à un moment où l’on cherche à remettre la question amazigh au premier carré, les participants à cette rencontre affirment ce qui suit :

- L’élection d’un Bureau de Coordination Nationale avec la mission de multiplier les rencontres et le dialogue avec toutes les composantes du Mouvement Amazigh, analyser les projets et rédiger les textes fondateurs, établir un plan dans le but de mettre en place une stratégie pour une action dans un front unifié ;
-l’élargissement des débats afin de développer l’action de la Coordination Nationale après la troisième rencontre nationale dont le lieu et la date seront fixés ultérieurement ;
-la réaffirmation des revendications du Mouvement Amazigh dans tous leurs aspects, surtout ce qui a trait à la problématique constitutionnelle, et à la nécessité de militer pour une constitution démocratique dans la forme et l’esprit, une constitution qui reconnaît l’amazighité du Maroc comme Etat fédéral et laïc, et faisant des Droits de l’Homme et des traditions amazighes positives les unes des sources de sa législation ;

-le soutien et la solidarité avec l’action légitime des mouvements de contestation au Maroc (20 Février, Imider, Targuist, mouvements des chômeurs, les victimes des expropriations et du pillage des richesses, coordination de la société civile du Sous Massa Draâ, Aguelmim, Smara, organisation Izerfane, Tadouarte, etc…), sans oublier les organisations interdites ou sous blocus ;
-l’entière solidarité avec les détenus du Mouvement Amazigh (Mastapha Oussaya, Hamid Aâttouch, Mastapha Bouhenni, Mastapha Ouchtobane) et la demande de leur libération immédiate et sans conditions ;
-le soutien au combat du peuple amazigh sur tout le territoire de Tamazgha (Libye, Tunisie, Algérie, Egypte, Iles Canaries, Azawad…) ;
-la demande de revalorisation des véritables martyrs du peuple marocain, et en premier les martyrs de la résistance armée (Moulay Mohand, Moha Ouhammou Azayi, Aâddi Oubihi, Abdallah Azakour, Ahmed Koukliz, etc…), ainsi que les martyrs de l’Armée de Libération avec à leur tête Abbas Alamssaâdi ; enfin la demande de faire la lumière sur la disparition de Boujemaâ Elhabbaz et Haddou Ouqchich.

-la réaffirmation des participants de leur détermination à s’opposer à toute tentative d’atteinte à la légitimité de la cause amazighe ainsi que leur volonté de soutenir tout mouvement amazigh dans son action contre toute forme d’exclusion et de marginalisation dont souffrent tous les imazighen du Maroc ;

Enfin, les participants à cette rencontre Nationale du Mouvement Amazigh renouvellent leur appel à toutes les militantes et militants du Mouvement Amazigh, à toutes les organisations et associations amazighes, à adhérer à cette coordination nationale dans la perspective d’élaborer une stratégie d’action amazighe commune à l’avenir.

dm
SIWEL 13 1155 NOV 13