mardi 19 novembre 2013

Affaire de l'assassinat d'Aghilès Hadjou : De lourdes peines pour les accusés

Affaire de l'assassinat d'Aghilès Hadjou : De lourdes peines pour les accusés

19/11/2013 - 16:03

TIZI-WEZU (SIWEL) — Le tribunal criminel de Tizi-Ouzou a examiné et étudié hier le dossier portant sur l’assassinat du jeune Ghilès Hadjou qui remonte, doit-on rappeler, au mois d’octobre 2012. Ils étaient quatre accusés à la barre pour répondre des chefs d’accusation d’association de malfaiteurs, homicide volontaire et kidnapping suivi d’une demande de rançon. Il s’agit des nommés Mohammed H, Amar C, Mehdi B et Amar Y.


Peine capitale pour trois accusés et une peine de 03 ans de prison ferme avec amende ont été prononcées. PH/DR
Peine capitale pour trois accusés et une peine de 03 ans de prison ferme avec amende ont été prononcées. PH/DR
Selon l’arrêt de renvoi, les faits se sont déroulés du 18 octobre 2012 en fin d’après-midi et ont pour théâtre la ville d’Azeffoun et la plage d’Aït-Chaffaï, commune du même nom et daïra d’Azeffoun. Les quatre mis en cause ont appelé la victime et lui ont fixé un rendez-vous à une bâtisse en construction appartenant à la famille du nommé Amar C, qui, de toute évidence, connaissait parfaitement.
Toujours selon l’arrêt de renvoi qui s’est appuyé sur l’enquête et le rapport de la gendarmerie nationale, une fois la victime au rendez-vous, les quatre accusés se sont partagés les tâches. Mehdi B a assuré la surveillance sur la terrasse de la bâtisse dans laquelle devait se dérouler l’opération du crime pour que les autres opèrent tranquillement.

Le rapport du médecin légiste note que la victime est morte par strangulation. Une fois la mort constatée, Mohammed H a pris la voiture de la victime en direction du village Cheurfa où il l’abandonnera. Il sera suivi par Amar C et Mehdi B avec leur voiture pour lui assurer le retour. En effet, tous les trois retrouveront les lieux du crime. La suite de l’opération consistera à envelopper le cadavre de la victime dans un sac en plastique , le mettre dans le coffre de la voiture pour être acheminé ensuite vers la plage d’Aït-Chaffaï où il sera enterré.

Cependant, le téléphone de la victime sera utilisé par ses assassins. En effet, l’accusé Amar Y l’utilisera pour appeler le père de la victime pour lui demander une rançon de 05 milliards de centimes pour obtenir la remise en liberté de son fils. Il lui fera également savoir que c’est suite à son refus de payer 02 milliards de centimes en 2009 que le groupe a décidé de lui faire payer les pénalités. En effet, au cours de l’année 2009, le père de la victime, richissime entrepreneur a eu affaire à « des terroristes » lesquels lui ont demandé de verser pour la « cause » un montant de deux milliards de centimes. L’entrepreneur a refusé d’être racketté. Ce détail sera différemment interprété et exploité par la partie civile et le représentant du ministère public d’un côté et la défense de l’autre. Le 24 octobre 2012, soit 05 jours après le crime, les enquêteurs de la gendarmerie feront la première interpellation. L’interpellé n’est autre que Mehdi B. L’élément ayant abouti à l’interpellation de cet individu n’est autre que le SMS qu’il a envoyé au père de la victime pour « l’informer que son fils était retenu comme otage dans un lieu sûr ». A partir de cette interpellation, les autres suivront facilement.

A la barre, Mohammed H a déclaré s’être effectivement bagarré avec la victime lors de cette journée du 18 octobre 2012 mais il n’avait pas l’intention de le tuer. Il a également soutenu que la victime était tombée de côté. Ses co-accusés diront que la victime tombera face contre terre. Quant au motif de la bagarre, l’accusé a évoqué une affaire d’honneur. « J’ai appris, dira-t-il à la cour, que Aghilès Hadjou a photographié ma cousine avec son portable et qu’il voulait utiliser ces photos à des fins criminelles. Et j’ai décidé de lui fixer rendez-vous, c’était juste pour enlever la puce contenant les photos risquant de déshonorer la famille et les détruire ». Appelée comme témoin, la cousine de Mohamed H, lycéenne de son état, a déclaré n’avoir « jamais été photographiée par la victime » et leur relation était simplement celle de camaraderie lycéenne.
En ce qui les concerne, Amar C et Mehdi B rejetteront aussi l’accusation de l’homicide volontaire. Amar Y ira même jusqu’à déclarer ne se souvenir de rien puisqu’au moment où Mohammed H l’appelé au téléphone pour lui demander de venir jusqu’à lui, il était dans un bar et dans un état d’ébriété avancé. Il reconnaît toutefois avoir appelé le père de la victime pour lui demander la rançon. « J’ignorais aussi la portée de mon geste. J’ai fait ce qu’on m’a demandé de faire », a-t-il ajouté.

Son avocat, et qui n’est autre que le célébrissime M° Chellat, prouvera à la barre que client, un attardé mental dont le degré d’intelligence ne dépasse guère celui d’un enfant de 5 ans, a été outrageusement roulé par Mohammed H, le principal instigateur de l’affaire. « Mon client n’était au courant de rien de cette affaire. C’est en le connaissant parfaitement comme un simple d’esprit qu’on a fait recours à lui. Lorsque je lui ai rendu visite en prison, il n’arrêtait pas de rigoler. Le malheureux ne savait même pas qu’est-ce qu’il lui était arrivé », a plaidé M° Chellat. De même, ce célébrissime avocat a demandé à ce que le tribunal requalifie l’affaire en ce qui concerne son client car en définitive, « même la rançon demandée, c’était dû à la panique des accusés après avoir constaté la mort de la victime qu’ils ont causée sans le vouloir ». Et pour terminer, M° Chellat a demandé au tribunal l’extrême indulgence envers son client car, je réitère que vu sa faiblesse d’esprit, mon client a été victime d’un outrage abus ».

Quant à la partie civile représentée aussi par quatre ténors du barreau, à savoir M° Hocine Ahmed, Bouchek, Redjane et Belkacem, l’accent a été mis le caractère éminemment criminel des accusés. Pour la partie civile, c’est même l’affaire de 2009 qui s’est poursuivie. Toutefois, c’est le représentant du ministère public qui a fait dresser les cheveux sur la tête. Sa plaidoirie qui, en bonne partie a reposé sur des concepts théologiques, a duré une heure et demie, a consisté à démontrer non seulement la volonté de tuer mais aussi le caractère sadique du geste des accusés. Le procureur de la république a aussi longuement développé la psychologie criminelle. « En général, a-t-il souligné, les criminels ne reviennent pas sur les lieux de leur crime. Ce qui n’est pas le cas de ces accusés qui, eux, sont revenus sur le lieu où ils ont enterré leur victime pour mieux apprécier et savourer davantage leur acte diabolique.

La demande de la rançon fait également partie de leur volonté de satisfaire leurs sentiments sadiques ». Après une « éternité » où le verbe a été joué magistralement – Même M° Chellat le reconnaîtra – le représentant du ministère public demandera la peine capitale pour Mohammed H, Amar C et Mehdi B et une peine de 10 ans d’emprisonnement et une amende 100.000, 00 DA d’amende pour Amar Y. La défense des trois premiers accusés tentera de prouver le caractère de l’homicide involontaire mais sans toutefois réussir à convaincre le tribunal. Après plusieurs de débats et une attente « interminable » quant au verdict, celui-ci tombera tard dans la soirée. Peine capitale pour Mohammed H, Amar C et Mehdi B et une trois de prison ferme et une amende de 200.000, 00 DA pour Amar Y.

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SIWEL 19 1603 NOV 13
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Le séparatisme, reflet d'une Europe qui ne fait plus rêver | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

18/11/2013 - 23:26 mis a jour le 18/11/2013 - 23:26 par Rédaction tamurt

Tout ce que l’Europe compte de nationalistes et d’indépendantistes régionaux semble s’être donné rendez-vous en 2014. L’an prochain, les mouvements nationalistes de Catalogne, d’Ecosse et de Flandre veulent, en effet, se compter pour obtenir un Etat. Les Ecossais sont les plus avancés : ils tiennent déjà la date de leur référendum - le 18 septembre 2014, ils voteront pour ou contre leur divorce d’avec Londres. Les Catalans bataillent encore : Madrid leur conteste formellement le droit d’organiser un référendum d’autodétermination et l’atmosphère est à l’affrontement. Les Flamands de la N-VA de Bart De Wever n’ont pas ce problème : ils misent sur les élections législatives pour réussir une démonstration de force.
En Europe de l’Ouest, ces trois régions ne sont évidemment pas les premières à revendiquer un Etat. Mais là où l’IRA, en Irlande du Nord, et l’ETA, au Pays basque espagnol, pariaient sur les armes, le Parti national écossais (SNP), l’Alliance néoflamande (N-VA) et, pour la Catalogne, Convergence et Union (CiU) et la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), fondent leurs espoirs de victoire sur des processus politiques démocratiques. Il n’est pas dit que ces revendications aboutissent demain, mais la démonstration de force du 11 septembre - une chaîne humaine de 400 km a alors traversé la Catalogne - atteste la réalité de la montée de cette aspiration qui bouscule les Etats et l’Europe.
NATIONALISMES RÉGIONAUX VIVIFIÉS
Cette étonnante conjonction d’initiatives peu ou prou séparatistes ne résulte pas de la simple maturation d’un processus linéaire. « Pendant cent ans, le nationalisme catalan a été le seul nationalisme européen qui ne s’est pas posé la question de l’indépendance, souligne l’historien Joan Baptista Culla, professeur à l’Université autonome de Barcelone. La Catalogne était le centre économique, elle avait besoin du marché espagnol et cela passait par un Etat commun. Un changement radical s’est produit ces deux ou trois dernières années. » Aujourd’hui, sous la pression des républicains indépendantistes, la CiU, la grande fédération nationaliste de centre droit qui, de 1980 à 2003 et depuis 2010, gouverne l’organisation politique de la communauté autonome de Catalogne, la Generalitat (« Généralité »), est tentée de faire le grand saut - du moins certains de ses membres.
En diluant certains attributs de l’Etat, l’intégration européenne a vivifié ces nationalismes régionaux. « Il y a trente ans, nous avions en partage avec les autres Espagnols une monnaie, des frontières et un service militaire, observe Jordi Alberich, directeur général de l’influent Cercle d’economia de Barcelone, proche des milieux d’affaires. Plus rien de cela n’existe. Pour la génération des moins de 40 ans, les liens avec l’Espagne sont moins forts. » D’autant que les Catalans n’étudient plus dans la même langue que les autres Espagnols et que leurs principaux médias audiovisuels s’expriment en catalan. L’évolution est très semblable pour les Flamands en Belgique, elle est moins marquée pour l’Ecosse, qui a la livre en partage avec le reste du Royaume-Uni et où les deux langues locales, le gaélique écossais et le scots, ne sont parlées que par une petite minorité.
"AFFADISSEMENT DE L’IDÉAL EUROPÉEN"
Si les nationalismes régionaux profitent du fait que la construction européenne a dépossédé l’Etat du monopole de l’exercice de la puissance publique - dire le droit et battre monnaie -, ils prospèrent dans des monarchies qui, comme le relève Frank Tétart, docteur en géopolitique, « n’ont pas réussi à se réaliser en tant que nation ». La construction nationale de l’Espagne, au XIXe siècle, a été un « échec », souligne José Marti, professeur de philosophie du droit à l’université Pompeu Fabra de Barcelone. Le nationalisme, ajoute-t-il, « a longtemps été le synonyme du progressisme car la construction unitaire de l’Espagne renvoyait au franquisme. C’était une construction oppressive et sectaire ». Dans les années 1990, poursuit-il, le morcellement de la Yougoslavie et de l’URSS, qui ont abouti à la création de nouveaux Etats, a donné une nouvelle impulsion au nationalisme régional. « Si l’Union européenne reconnaît de nouveaux Etats, de quel droit nous dit-elle non ?, demandent, depuis, les nationalistes catalans, note le constitutionnaliste et ancien eurodéputé Olivier Duhamel. La montée de l’indépendantisme est aussi une conséquence de l’affadissement de l’idéal européen, notamment aux yeux des jeunes. La mondialisation a conduit à des crises identitaires, l’Europe aurait pu apparaître comme une réponse mais son incapacité politique à peser sur la scène mondiale, par exemple, l’a disqualifiée comme idéal. Les jeunes ne se disent plus : l’Europe, c’est notre avenir. »
LA « GLOCALISATION »
Président de l’Alliance libre européenne, qui regroupe de nombreux partis régionalistes de l’UE, Eric Defoort, ancien professeur d’histoire à l’Université catholique de Bruxelles et ancien cofondateur de la N-VA, estime que les tentations séparatistes sont liées à la mondialisation. « Les gens ont besoin de « localisation », affirme-t-il. Ils veulent avoir un contenu dans lequel ils se reconnaissent. C’est ce que l’on appelle la « glocalisation ». » Pour Anne-Marie Thiesse, directrice de recherche au CNRS, ce mouvement n’est pas incompatible avec l’ouverture au monde. « En Ecosse, l’accent est mis sur la culture et son insertion dans les réseaux internationaux, comme en témoigne le Festival international du livre d’Edimbourg. Ces nationalismes veulent jouer l’ouverture, les valeurs contemporaines de connexion, de réseaux. Ils prennent en compte des processus de la mondialisation. » On est bien éloigné de l’acception traditionnelle française du nationalisme, qui, souligne Frank Tétart, renvoie à « une dimension xénophobe ».
Si la perspective nationaliste séduit autant, c’est aussi parce que, en période de crise, elle paraît plus souriante que les discours européens sur l’austérité. « L’Espagne ne présente quasiment que des obligations négatives : réduire le déficit, combattre la corruption, faire maigrir l’administration, diminuer les salaires, appauvrir les services publics, relève le philosophe espagnol José Luis Pardo. Nous avions un projet : construire des Etats-providence. Nous l’avons perdu. Dans le même temps, la Catalogne propose un rêve : le droit de décider de l’indépendance. C’est une illusion, mais certaines conduisent à la victoire. » Le président du gouvernement catalan, Artur Mas, va jusqu’à comparer la lutte pour la « liberté » de la Catalogne avec le combat pour les droits civils des Afro-Américains de Martin Luther King.
ARGUMENTS ÉCONOMIQUES
A cet « idéal » politique, s’ajoutent des arguments économiques. « Avec la crise, nous avons vu surgir un mouvement indépendantiste aux fondements purement économiques, remarque l’historien catalan Joaquim Coll, vice-président de l’Association des fédéralistes de gauche. Le gouvernement catalan a développé un discours populiste qui affirme que l’Espagne pille la Catalogne ou que l’indépendance ferait baisser le chômage de 10 points. La sécession est présentée comme une solution à la crise. » La Catalogne et la Flandre sont, en effet, bien dotées économiquement, et l’Ecosse peut tirer profit des ressources pétrolières de la mer du Nord.  Ce nationalisme new-look n’en pose pas moins des défis redoutables sur le plan du droit et de la décision démocratique. Car les sociétés dans lesquelles il prospère sont loin d’être unanimes. Selon les sondages, entre 40 % et 50 % des Catalans se disent aujourd’hui favorables à l’indépendance (après avoir plafonné à 20 % pendant près de trente ans), mais les taux n’atteignent que 15 % en Flandre et environ 30 % en Ecosse. Quelle valeur conférer aux votes si la participation est faible ? S’ils semblent conditionnés par la crise ? S’ils sont conjoncturels ? Et comment accepter que la Catalogne, l’un des moteurs économiques de l’Espagne, mette en péril l’ensemble du pays sans que le reste des Espagnols aient leur mot à dire ?
« TOTALITARISME SOFT »
L’écrivain Javier Cercas estime ainsi que le référendum réclamé par les séparatistes catalans est illégitime. Dans une tribune publiée le 15 septembre par El Pais, il a dénoncé un « totalitarisme soft » : selon lui, le « droit à décider » revendiqué par les indépendantistes n’est pas en soi un concept démocratique. Ce qui l’est, c’est l’expression d’une opinion dans les conditions prévues par la Constitution et la loi. « On ne peut pas appeler au respect du cadre constitutionnel quand celui-ci est discrédité », réplique le philosophe basque Daniel Innerarity. Il sait bien que les affaires de corruption qui touchent les partis politiques, les administrations et les institutions espagnoles ont miné la confiance des Espagnols dans leur système de représentation.
(/journaliste/cecile-chambraud/) Cécile Chambraud (/journaliste /cecile-chambraud/) Journaliste au Monde (/journaliste/sandrine-morel/) Sandrine Morel (/journaliste /sandrine-morel/) (à Madrid) Journaliste au Monde


lundi 18 novembre 2013

Conseil des ministres du GPK : Appelle à la communauté internationale à cesser son ostracisme vis à vis des peuples autochtones

Conseil des ministres du GPK : Appelle à la communauté internationale à cesser son ostracisme vis à vis des peuples autochtones

18/11/2013 - 16:36

PARIS (SIWEL) — Un Conseil des Ministres de l’Anavad (Gouvernement provisoire kabyle en exil) vient de se tenir avec un ordre du jour consacré au drapeau kabyle, aux otages français libérés contre rançon, à la situation dans l’Azawad, à la situation en Libye aux Philippine et à la visite annulée de John Kerry en Algérie. En voici le communiqué final.


M. Makhlouf Idri, porte-parole du GPK, à l'avant plan. PH/Siwel
M. Makhlouf Idri, porte-parole du GPK, à l'avant plan. PH/Siwel
1 L’Anavad a suivi avec intérêt l’annulation de la visite du Secrétaire d’Etat américain en Algérie où, visiblement, les autorités algériennes sont loin d’être des partenaires fiables. Ce cuisant revers de la diplomatie algérienne met en évidence le discrédit croissant et irréversible d’un régime militaire, dictatorial, islamo-terroriste, anti kabyle et anti amazighe.

2 L’Anavad exprime son soulagement après la libération de quatre des otages français retenus au Sahel par l’AQMI. Néanmoins, il ne saurait cautionner le paiement de la rançon par la France qui a ainsi financé l’organisation filiale d’Al Qaeda qui ne manquera pas de se servir de cet argent à des fins de financement de nouvelles opérations d’assassinats et kidnappings d’autres Français et autres Occidentaux travaillant dans la région.

3 Il ne semble pas exclu que l’assassinat dans l’Azawad des deux journalistes français au lendemain de cette libération soit la conséquence de cette même rançon.

4 L’Anavad condamne les tentatives d’imputation de ces assassinats aux indépendantistes touarègues du MNLA, comme il condamne la position de la France qui dénie à ce dernier le droit d’ériger un Etat touarègue. En refusant l’indépendance de l’Azawad, la France porte la responsabilité des violences qui ne manqueront pas de se déclencher pour arracher le droit du peuple touarègue à son autodétermination.

5 L'Anavad apporte son soutien aux Amazighs de Lybie et condamne le blackout médiatique observé contre un peuple entré en désobéissance civile contre les autorités de transition libyennes, d’obédiences islamistes. Ces autorités refusent la reconnaissance pleine et entière des langues, des cultures et des identités amazighes et Toubou. Plusieurs sites gaziers et pétroliers ont été fermés par les Amazighs dans le Nord-Ouest et dans le Sud de la Libye. L’Anavad exhorte le peuple amazigh de Libye à proclamer son autonomie comme l’a fait la Cyrénaïque pour institutionnaliser chez lui son identité, sa langue et les libertés fondamentales sans rien attendre de partenaires racistes au Conseil National de Transition.

6 Le Gouvernement Provisoire Kabyle félicite les Kurdes de Syrie. Ils ont réussi à mettre hors d'état de nuire les brigades djihadistes qui activent en Syrie sous le prétexte fallacieux de rébellion contre le régime de Bachar El Assad. L'Anavad appelle la communauté internationale a cesser son ostracisme vis à vis des peuples autochtones qui portent les idéaux de liberté, de démocratie et de laïcité.

7 En violation des conventions internationales, la France refuse toujours de délivrer un titre de voyage au Président de l’Anavad, M. Ferhat Mehenni, qui doit se rendre à Manille (Philippines) pour recevoir le prix de la paix, le « Gusi Peace Prize Foudation ». l’Anavad exprime son incompréhension face à ce déni de droit.

8 Le typhon ayant ravagé des territoires des Philippines a provoqué des milliers de morts et des millions de sans-abri. La Kabylie exprime sa solidarité avec les victimes et appelle à renforcer l’aide internationale pour leur venir en aide.

9 Enfin, après examen des nombreuses propositions de drapeaux kabyles, l’Anavad déclare infructueux l’appel lancé en février dernier. Le cahier des charges restrictif sur le plan de l’imagination est à l’origine de ce résultat. Aussi, pour ne pas brider la créativité et donner toutes ses chances à la Kabylie de disposer d’un drapeau digne de ses sacrifices, de sa grandeur et de ses ambitions nationales et internationales, l’Anavad relance son appel à propositions. Il est ouvert du 20 novembre 2013 au 20 février 2014. Les citoyens kabyles sont invités à se rendre sur le site de l’Anavad «www.anavad.org » pour y soumettre leurs propositions et pour voter chacun pour le drapeau de leur choix. L’Anavad et le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie trancheront en dernier ressort sur la base des votes ainsi exprimés.

A Paris, , le 16/11/2013
Pour l’Anavad,
M. Makhlouf IDRI, Porte-parole.

SIWEL 18 1636 NOV 13

Assassinat d’Aghilas Hadjou : Les auteurs présumés devant le juge

Assassinat d’Aghilas Hadjou : Les auteurs présumés devant le juge

18/11/2013 - 12:41

TIZI-WEZU (SIWEL) — Les quatre auteurs présumés assassinat du fils d’un entrepreneur des travaux publics de la ville d’Azeffoun, Aghilas Hadjou, au mois d’octobre 2012, seront présentés aujourd’hui devant le juge du tribunal de la ville de Tizi Wezu.


Aghilas, en médaillon, a été assassiné à la fleure de l'âge. PH/DR
Aghilas, en médaillon, a été assassiné à la fleure de l'âge. PH/DR
Il s’agit de H. Mohamed, C. Amar, B. Mehdi et Y. Amar, âgés entre 19 et 33 ans, qui ont tous pris part au rapt puis à l’assassinat de jeune Aghilas. Ils répondront à plusieurs chefs d’accusation, dont association de malfaiteurs, homicide volontaire avec préméditation, rapt en vue de réclamer une rançon et dissimulation du corps de la victime.

Le procès a été déjà ajourné pour absence d’avocats des accusés et de membres du jury. Notons que les prévenus ont été arrêtés par les services de sécurité 5 jours après la disparition du jeune Aghilas. Ce sont ses propres amis qui l’ont exécuté et enterré sur une plage à Ath Chaffa. Les raisons de ce drame restent, à ce jour, non encore élucidés.

Personne ne sait pour quelle raison exacte ce crime a été commis. Il s’agit de la seule affaire d’enlèvement et d’assassinat qui a été élucidée par les services de sécurités sur les 70 cas de kidnappings à Tizi Wezu.

Les autres affaires sont à ce jour non élucidées. La raison est certainement celle liée à mettre la Kabylie dans un climat de guerre tel que envisagé par le pouvoir central. Et paradoxalement, c’est la région la sur-militarisée d’Algérie qui vit au rythme des assassinats et des kidnappings.

fm
SIWEL 18 1241 NOV 13

Le Djurdjura a revêtu son burnous banc ! | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Premières chutes de neige en Kabylie
C’est le début du froid. Un froid qui pénètre les os à Micheler, Amchtras et Ath Wavan. Le thermomètre a subitement baissé. Il affiche 4° dans certaines régions ce matin et o° durant la nuit d’hier soir. La vague du froid sévit partout en Kabylie. Les villageois ne se sont pas attendus à un changement subit du climat. Il y a quatre jours, il faisait encore presque 20° avant de chuter à moins de 5°.
18/11/2013 - 08:30 mis a jour le 18/11/2013 - 11:49 par Farid M.

La majestueuse chaîne montagneuse du Djurdjura a revêtu son manteau blanc ce matin. Les cîmes ont accueilli les premières chutes de neige. Les villageois de la haute Kabylie ont découvert un tapis blanc. Le contraste lumineux de la neige offre une vue inouie.
C’est le début du froid. Un froid qui pénètre les os à Micheler, Amchtras et Ath Wavan. Le thermomètre a subitement baissé. Il affiche 4° dans certaines régions ce matin et o° durant la nuit d’hier soir. La vague du froid sévit partout en Kabylie. Les villageois ne se sont pas attendus à un changement subit du climat. Il y a quatre jours, il faisait encore presque 20° avant de chuter à moins de 5°.
Les villageois, qui sont habitués par le passé à un changement graduel et en douceur durant la période automnale, sont pris au dépourvu et ne se sont pas préparés à cette vague de fois et aux intempéries. Les changements climatiques sont presque radicaux.
D’après les services de la métrologie, le mauvais temps persistera jusqu’à mercredi. Les citoyens se sont rués depuis hier matin sur les bonbonnes de gaz et les stations-services pour remplir leurs jerricans en Mazout. D’ailleurs une rareté du gaz butane est enregistrée au niveau de plusieurs localités de Tizi Wezzu, notamment celles qui ne sont pas encore raccordées au gaz naturel.
Les intempéries et la chute de la neige ont alors mis fin au spectre de la sécheresse qui planait sur la Kabylie. Une chaleur inhabituelle sévissait durant ces deux derniers mois sur toute l’Algérie. Les paysans, en tout cas, ont accueilli avec joie ces premières chutes de pluies.
Farid M.

Grève générale à Aïn Zaouia | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Suites aux dernières intempéries

Grève générale à Aïn Zaouia

Moussaoui R. pour Tamurt.info
Après avoir fermé le siège de la mairie hier et bloqué à la circulation automobile la RN30, les protestataires ont appelé pour ce matin à une grève générale. Le chef-lieu de la commune d’Aïn Zaouia est complètement paralysé. Les commerçants ont baissé les rideaux. Les écoliers ont refusé de rejoindre les écoles et les lycées. Une adhésion totale est enregistrée par la population de la région qui a entièrement répondu favorablement à ce mot d’ordre.
18/11/2013 - 09:45 mis a jour le 18/11/2013 - 09:55 par R. Moussaoui

La colère des habitants de la localité d’Aïn Zaouia, au sud de Tizi Wezzu, est loin de s’estomper. Les dégâts causés par les dernières intempéries ont provoqué un vaste mouvement de protestation et la mobilisation générale des citoyens de cette localité.
Après avoir fermé le siège de la mairie hier et bloqué à la circulation automobile la RN30, les protestataires ont appelé pour ce matin à une grève générale. Le chef-lieu de la commune d’Aïn Zaouia est complètement paralysé. Les commerçants ont baissé les rideaux. Les écoliers ont refusé de rejoindre les écoles et les lycées. Une adhésion totale est enregistrée par la population de la région qui a entièrement répondu favorablement à ce mot d’ordre.
La non viabilisation des quartiers d’Aïn Zaouïa a provoqué d’énormes dégâts par les pluies diluviennes qui n’ont pas cessé de s’abattre sur la région depuis plus de 72 heures. Aucun caniveau n’est disponible, les eaux de pluie ne sont pas canalisées, les trottoirs et les rues sont laissés dans un état pitoyable,… toutes ces négligences ont causé la colère mais aussi l’indignation des habitants.
Depuis l’année 2000 que ces problèmes ont été soulevé par les résidents, mais ils ne sont jamais pris en charge. L’indifférence totale des élus et autorités locales n’a fait que jeter de l’huile sur le feu et attiser davantage l’ire des citoyens.
Le chef de daïra a décidé enfin de s’entretenir avec les protestataires. Une rencontre avec les délégués du quartier d’Aïn Zaouïa est prévu pour aujourd’hui.
R.Moussaoui