vendredi 29 novembre 2013

Séminaire sur « la présence des femmes dans les institutions : état des lieux et perspectives » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Tizi-Ouzou :
Cette rencontre éminemment scientifique a regroupé fort bien l’élément féminin puisque des représentantes du mouvement associatif féminin sont venues de Constantine, Annaba, Tlemcen, Oran, Alger, Béjaia et de tant d’autres wilayas du pays. Par ailleurs, les communicantes et autres intervenantes sont toutes des intellectuelles et, par conséquent, leurs propos sont loin d’être logomachiques ou amphigouriques d’où, rappelons-le, le caractère éminemment scientifique de cette rencontre.
29/11/2013 - 13:34 mis a jour le 29/11/2013 - 13:57 par Saïd Tissegouine

« La présence des femmes dans les institutions : état des lieux et perspectives », tel est le séminaire organisé hier, jeudi, à Tizi-Ouzou par l’association culturelle « Amusnaw » au niveau de l’espace de l’APW et avec l’appui de cette institution élue.
Cette rencontre éminemment scientifique a regroupé fort bien l’élément féminin puisque des représentantes du mouvement associatif féminin sont venues de Constantine, Annaba, Tlemcen, Oran, Alger, Béjaia et de tant d’autres wilayas du pays. Par ailleurs, les communicantes et autres intervenantes sont toutes des intellectuelles et, par conséquent, leurs propos sont loin d’être logomachiques ou amphigouriques d’où, rappelons-le, le caractère éminemment scientifique de cette rencontre.
La première communication laquelle a pour thème « Stratégie des organisations de la société civile pour imposer la politique des quotas pour la participation des femmes dans la vie politique » a été donnée par Mme Nadia Aït Zaï, chargée de cours à la faculté de droit de l’université d’Alger et également directrice du centre de documentation sur les droits des enfants et des femmes. Lors de son intervention, cette universitaire a souligné et défendu vaillamment l’idée de l’apport des partis politiques quant à l’octroi des postes de responsabilités aux femmes, car de cette possibilité d’accès aux postes à responsabilité donnée à l’élément féminin que « l’on peut réellement parler de l’égalité entre les hommes et les femmes ».
Toutefois, Mme Nadia Aït Zaï n’a pas caché sa « contrariété » devant « la méfiance, voire le mépris des hommes envers les femmes » au sein même des appareils politiques. Enfin, et ce, après une longue historicité sur « les différents comportements de la société changés par les femmes, grâce à leur implacable ténacité », la communicante se félicitera de loi 31 bis du mois de janvier 2012 imposant un quota femmes au sein des institutions élues.
Pour la deuxième communication laquelle aura pour thème « Lecture critique de la loi portant participation des femmes en politique » sera donnée par Mme Leïla Hadj Arab, avocate de son état et cadre au sein du parti politique, Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD). Cette intervenante, connue pour son long parcours militant pour l’instauration d’une réelle démocratie en Algérie a balayé d’une « chiquenaude » la thèse défendue par Mme Nadia Aït Zaï quant à l’apport de la loi du 12 janvier 2012 en matière des droits de la femme.
Mme Leïla Hadj Arab a souligné que le texte de la loi en question « est très court ; il ne comporte que 08 articles et son champ d’application est très restreint puisque elle limite l’accès de la femme à la politique aux seules instances élues ». L’intervenante, avec toujours le verbe fort et très sélectionné, accusera le pouvoir d’avoir utilisé cette loi du 31 bis du 12 janvier 2012 comme un leurre car « dans le fond, ce pouvoir ne vise aucunement une représentation égale des femmes et des hommes dans les assemblées élues ni d’augmenter concrètement le nombre de femmes élues ».
Prolixe dans son intervention, à l’instar d’ailleurs de toutes les intervenantes, l’auteur de la thématique « lecture critique de la loi portant participation des femmes en politique » poursuivra son « réquisitoire » contre cette loi et le pouvoir en soulignant qu’elle ( la loi) ne fait aucune obligation pour une représentation féminine significative au gouvernement ni même au sein de la chambre haute du Parlement, le Conseil de la nation ». « Depuis la promulgation de cette loi, ajoute l’intervenante sur ce même chapitre, plusieurs changements et remaniements du gouvernement ont été opérés sans une percée de l’élément féminin. C’est ainsi que le nombre de portefeuilles ministériels brigués par les femmes est resté le même depuis plus d’une décennie ».
La cadre du RCD remarquera aussi : « Le même constat est valable pour le conseil de la nation où aucune femme n’est élue. Seules dix femmes ont été désignées sur les 48 membres du tiers présidentiel (une femme vice-présidente, 06 membres du bureau et seulement 04 femmes désignées aux commissions permanentes regroupant 21 membres ».
Enfin, après avoir formulé des suggestions quant à une réelle implication de la femme dans les institutions et plaidé que l’émancipation de la femme ne réside pas seulement dans l’environnement et le cercle politique, Mme LeÏla Hadj Arab dénoncera vigoureusement « la partialité du pouvoir » vis-à-vis du mouvement associatif. « Je ne comprends pas pourquoi l’association « Femmes de Kabylie » n’a pas encore obtenu agrément », a clamé haut et fort la cadre du RCD.
En ce qui la concerne, Mme Soumia Salhi, psychologue de son état, cadre de l’UGTA et présidente de l’Association pour l’Emancipation de la Femme (AEF) fera une communication autour du thème « la réalité des femmes dans l’UGTA, une féminisation en devenir ». La communicante mettra en avant la réalité selon laquelle en dépit de leurs compétences, leur engagement et leur nombre, les femmes sont peu élues aux postes à responsabilité au sein du plus vieux syndicat algérien.
Mme Soumia Salhi parlera du phénomène sociétal. Elle désignera également certains facteurs comme étant principaux responsables du frein empêchant les femmes d’accepter certaines missions ou activités. La communicante citera l’exemple d’un établissement devant abriter une rencontre des syndicales et où l’alcool coulait à flot. « Pour éviter d’être mal vues et mal considérées, les femmes syndicalistes ont préféré tout simplement s’absenter à cette réunion ». « Le qu’on dira-t-on », selon Mme Soumia Salhi, a bien empêché les femmes d’évoluer ou même s’acquitter de leurs missions syndicales comme il se doit.
La dernière femme à faire une communication est Mme Ounissa Daoudi, Maître de conférence à la faculté de droit et des sciences administratives de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. « Conscientisation sociétale du phénomène de violence à l’égard des femmes : priorité citoyenne », est le thème de sa communication. Pour cette universitaire, il n’est plus ou pas question de parler de femmes battues mais de violences subies par les femmes. « Car, affirmera Mme Ounissa Daoudi, il y a une multitude de violences que subissent les femmes et la plus violente est sans conteste celle qui est de nature psychologique ».
L’intervenante citera une « batterie » de cas où la femme subit une violence. Les débats, très houleux, prouveront cependant que la perception et l’interprétation des droits de la femme ne feront pas l’unanimité chez les femmes. Même les auteurs de la violence envers les femmes ne proviennent pas toujours de l’homme. Et c’est Mme Yamina Ould-Chikh, avocate, enseignante à l’université de Tizi-Ouzou et cadre du Front de Libération Nationale (FLN) qui, la première, cassera « la baraque » en soulignant que bien souvent, ce sont les femmes qui manifestent la violence et le mépris envers les femmes. « Si on cite l’exemple des divorces, remarquera cette intervenante au verbe « très acéré et très pointu », l’idée et le forcing proviennent dans la plus part des cas de la part de la belle-mère ou de la belle-sœur ».
Abordant ensuite le cas de l’élection, Mme Yamina Ould-Chikh pointera également un doigt accusateur sur l’élément féminin. « Même en étant des électrices en nombre suffisant, elles (les femmes) ne votent pas pour la ou les femmes candidates ».
Abordant ensuite, le côté pénal et correctionnel, l’intervenante plaidera pour la prise en charge par la criminelle dans le cas de violence envers la femme. Dans la même optique, Mme Yamina Ould-Chikh plaidera pour la mise en place réelle et effective de mécanismes juridiques car seuls garants de la défense et la préservation des droits de la femme. Cet avis sera d’ailleurs partagé et défendu par Mme Leïla Hadj-Arab.
S’agissant de la présence de femmes aux postes sensibles comme le fauteuil présidentiel, l’unanimité ne sera pas non plus au rendez-vous des participantes. En effet, pour les femmes partageant le principe de « l’islam comme valeur intrinsèque et référence ultime d’un peuple musulman », il est prohibé de placer une femme à la tête de l’Etat. Les intervenantes et adeptes de cette valeur se sont référées au hadith qui stipule « Soit maudit le pays dirigé par une femme ». Sur ce cas, les femmes dites « démocrates » et les femmes dites « islamistes » se sont affrontées sur la signification et l’interprétation du concept d’ « émancipation de la femme ». Et comme, rappelons-le, les participantes sont toutes des universitaires, les unes et les autres ont bien joué du verbe.
Il y a lieu de souligner en dernier M. Mohamed-Saïd Siagh, psychologue et consultant, a fait une communication sur le thème : « Présentation de l’étude sur la perception de la société de l’engagement des femmes dans la vie publique et politique ». L’intervenant a défendu l’idée que la recherche des femmes quant à leur émancipation n’est ni propre à l’Algérie ni limité par l’élément temporel.

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Les supporters de la JSK à ceux du MOB : «On ne vous accueillera pas, vous serez chez vous»

Publié le :

Les supporters de la JS Kabylie et ceux du MO Béjaïa filent le grand amour. C’est quelque chose de tellement beau que cela méritait bien ces quelques lignes ici.
Les supporters de la JSK à ceux du MOB : «On ne vous accueillera pas, vous serez chez vous»
Sur la page facebook des supporters de la JS Kabylie, les fans du plus prestigieux club du pays accueillent ce week-end le Mouloudia de Béjaïa. Un match très important pour les deux équipes. La JSK qui joue à la maison a besoin de gagner pour rester en tête du classement, le MOB vainqueur du MCA la semaine dernière veut s’assure un deuxième bon résultat de suite. Mais en dépit de tout cela, les supporters des deux camps montrent une extraordinaire amitié les uns envers les autres. Les supporters de la JSK viennent de lancer via facebook et certains réseaux sociaux une invitation qui fait honneur au club de Tizi et à toute la région. En effet, dans leur message, les supporters de la JSK indiquent à ceux du MOB : «On ne vous accueillera pas, parce que vous serez chez vous», mais aussi :
«On ne vous réservera pas de places au stade, on va se le partager.» C’est tout à l’honneur du club phare de la Kabylie qui montre ici toute son hospitalité. Respect messieurs les supporters de la JSK.

jeudi 28 novembre 2013

"Les religions ont toujours joué un rôle néfaste", selon Kateb Yacine. - TAMAZGHA le site berbériste

"Les religions ont toujours joué un rôle néfaste", selon Kateb Yacine.
Projection du film "Kateb Yacine : un poète en trois langues", le vendredi 6 décembre à 19h à Paris
jeudi 28 novembre 2013
par Masin
Tamazgha organise une projection du film "Kateb Yacine : un poète en trois langues", le vendredi 6 décembre 2013 à 19h. Le film est un entretien réalisé par Stéphane Gatti avec Kateb Yacine. Il est entrecoupé par des images de l’enterrement, à Alger, du poète-écrivain.
Les propos de Kateb Yacine sont connus notamment à travers ses écrits, mais l’entendre les exprimer de sa propre voix, ces propos dégagent une autre force.
Ce qu’exprime Kateb Yacine est tellement important que nous procédons, depuis quelques années, à des projections régulières de ce film et ce dans le but de partager ces moments forts et de donner les clé pour la compréhension de la situation en Afrique du Nord, des clés qu’un monument qu’est Kateb Yacine nous suggère.

Ce film mérite une très large diffusion ; il doit être vu partout en Afrique du Nord et par toutes celles et tous ceux qui portent un intérêt à ce pays. Il est d’autant plus important de le diffuser à un moment où l’Afrique du Nord est exposée aux idées et projets les plus rétrogrades et dévastateurs de la civilisation et des valeurs humaines.



Kateb Yacine, un poète en trois langues
Projection vidéo

Vendredi 6 décembre 2013 à 19h
La projection sera suivie d’un débat.

Entrée libre
Local associatif,
12, rue du Moulin des Lapins,
75014 Paris.
Métro : Pernéty (Ligne 13)



Renseignements
Tel : 06.52.10.15.63.
E-mail : tamazgha.paris@gmail.com




Kateb Yacine : un poète en trois langues
Film de Stéphane Gatti, La Parole Errante, Paris, 1994.


Extrait du film

 


Kateb Yacine : un poète en trois langues (extraits)
envoyé par Tamazgha_Paris.



Extrait d’un entretien de Kateb Yacine, réalisé par Tassadit Yacine :
[...]
Tassadit Yacine : - Lutter pour une religion peut être aussi une forme de nationalisme. Pour ceux qui ont la foi, c’est déterminant.
Kateb Yacine : - II faut réfuter ça énergiquement. C’est pour ça que je suis contre les mythes. Il y a l’histoire, quand même !
- De toute façon, il faut aussi admettre que ce peuple a connu avant l’islam les religions qui étaient là.
- Mais ces religions ont toujours joué un rôle néfaste. Il faut s’y opposer avec la dernière énergie. On les voit maintenant à l’œuvre. On les voit en Israël, en Palestine, on les voit partout. Ces trois religions monothéistes font le malheur de l’humanité. Ce sont des facteurs d’aliénation profonde. Voyez le Liban. Ça se passe devant nous. Regardez le rôle des chrétiens, des musulmans et des juifs. Il n’y a pas besoin de dessin. Ces religions sont profondément néfastes et le malheur de nos peuples vient de là. Le malheur de l’Algérie a commencé là. Nous avons parlé des Romains et des chrétiens. Maintenant, parlons de la relation arabo-islamique ; la plus longue, la plus dure, la plus difficile à combattre.

- Parce qu’elle est constitutive de la culture du peuple ?
- C’est dur de lutter contre une telle couche d’aliénation. Pendant ces treize siècles, on a arabisé le pays mais on a en même temps écrasé le tamazight, forcément. Ça va ensemble. L’arabisation ne peut jamais être autre chose que l’écrasement du tamazight. L’arabisation, c’est imposer à un peuple une langue qui n’est pas la sienne, et donc combattre la sienne, la tuer.
Comme les Français quand ils interdisaient aux écoliers algériens de parler arabe ou tamazight parce qu’ils voulaient faire l’Algérie française. L’Algérie arabo-islamique, c’est une Algérie contre elle-même, une Algérie étrangère à elle-même. C’est une Algérie imposée par les armes, parce que l’islam ne se fait pas avec des bonbons et des rosés. Il s’est fait dans les larmes et le sang, il s’est fait par l’écrasement, par la violence, par le mépris, par la haine, par les pires abjections que puisse supporter un peuple. On voit le résultat.
Quand on prend Ibn Khaldoun... pourquoi on n’a jamais fait une édition populaire d’Ibn Khaldoun ? Je vous propose ça, maintenant : prenez L’Histoire des Berbères, faites une édition populaire d’Ibn Khaldoun. On me dit que c’est dur, etc. Il y a des côtés un peu ardus : les origines des tribus. Si on enlève ces pages-là, il y a des pages lumineuses sur l’histoire. Tenez, par exemple, quand on dit que ce peuple a apostasie douze fois... Ça prouve bien que la pilule n’est jamais passée.

- Il y a eu le phénomène des Bergwata, qui est une prise de conscience manifeste de ce que certains ont appelé une "forme de nationalisme nord-africain". Mais vous ne pouvez pas dire que ces faits culturels islamiques et, par voie de conséquence, arabes ne sont pas assimilés par le peuple. Ils sont partie intégrante - que vous le vouliez ou non - de la culture algérienne et du Maghreb.
- Je ne suis pas d’accord. Les gens croient parce qu’ils n’ont rien d’autre. Il y a beaucoup de choses à dire. Nous sommes pris dans un océan de mensonges. Nous avons un fil pour retrouver la vérité, il y a des siècles de mensonges, et Ibn Khaldoun, c’est très important, parce qu’il était en plein arabo-islamisme, mais il avait l’esprit scientifique.

[...]

Lire la totalité de l’entretien

Message de mass Lhassen Ziani à la fondation Gusi


« Gusi peace prize » attribué à Ferhat Mehenni: la cérémonie a eu lieu en l'absence du lauréat

28/11/2013 - 13:32

MANILLE (SIWEL) — La fondation internationale "Gusi Foundation " a attribué cette année le prix de la paix « Gusi peace prize » à M. Ferhat Mehnni au titre du combat pour la liberté du peuple kabyle; un combat qu’il mène depuis près de 40 ans. La cérémonie de remise des prix s'est déroulée hier, le 27 novembre, au siège de la fondation sis à Manille, capitale du Philippine, en l’absence du lauréat. En effet, ne disposant d'aucun document de voyage lui permettant de s’y rendre, M. Ferhat Mehenni avait mandaté M. Lhasen Ziani, coordinateur de l'action du Gouvernement Provisoire Kabyle, pour le représenter. Cependant, la délégation qui devait représenter le président de l’Anavad (GPK) aux Philippine a finalement décidé de ne pas se rendre à Manille en raison de l’absence du drapeau Amazighe pour symbolise la nature du combat mené pour la liberté du peuple kabyle. En effet, à la place du drapeau amazighe, c’est le drapeau algérien qui a été mis en avant. Dans une vidéo transmise à la "Gusi Foundation", M. Lhasen Ziani a exprimé la position de principe de l'Anavad et de son président qui devait recevoir le prix de la paix. En voici le message dans la vidéo que nous publions ci-après.

mercredi 27 novembre 2013

Le Réseau Anavad reçoit Mas Lhasen Ziani, ministre du GPK | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

A l’occasion de ses rencontres mensuelles
Après avoir remercié le ministre de l’Anavad, venu du Québec, Gaya Izennaxen, président du réseau, a exposé les différents départements déjà constitués et ceux en voie de l’être. Il a tenu à rappeler que le réseau n’est ni une association ni un parti politique, mais une institution sous l’autorité du GPK.
27/11/2013 - 21:06 mis a jour le 27/11/2013 - 21:17 par La Rédaction

Dans le cadre de sa structuration et de son extension, le réseau Anavad a tenu sa réunion mensuelle, le dimanche 24 novembre 2013 dernier dans le 18e arrondissement de Paris, en présence de mas Lhassen Ziani, ministre kabyle de la Culture et de la Langue et coordinateur de l’action du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK).
Après avoir remercié le ministre de l’Anavad, venu du Québec, Gaya Izennaxen, président du réseau, a exposé les différents départements déjà constitués et ceux en voie de l’être. Il a tenu à rappeler que le réseau n’est ni une association ni un parti politique, mais une institution sous l’autorité du GPK.
« A moyen terme il y aura 7 départements : communication, organique, logistique, financier, solidarité, juridique et culture, qui deviendront l’administration de chaque ministère de l’Anavad ».
Avant d’aborder l’ordre du jour, il donne la parole à M. le Ministre qui a exprimé dans son allocution, sa joie de voir autant de militants de la cause kabyle. En effet l’espace où s’est tenue la réunion n’a pas pu contenir le grand nombre qui a rejoint le réseau parmi lesquels se mêlent chanteurs, écrivains, journalistes, étudiants, entrepreneurs, jeunes, moins jeunes, toutes catégories sociales confondues. Compétences en action, nouveaux et anciens militants de la cause, "Le Réseau Anavad" mis sur pied par le président du GPK, mas Ferhat Mehenni, est un cadre qui nous permet de mieux organiser la lutte de notre peuple dans les différents pays où il se trouve et c’est le moyen le plus efficace pour concrétiser nos projets et nos objectifs », dira-t-il, fortement applaudi par les présents.
Monsieur Ahmed Haddag, responsable du département communication du réseau, après avoir souhaité la bienvenue au ministre kabyle, a quant à lui exposé les axes sur lesquels son équipe travaille et les sous départements qu’il a mis en place. Tour à tour, les responsables des autres départements, en l’occurrence Monsieur Ravah Idir du département des finances, monsieur Farid Chabhi de l’organique exposeront leurs plans d’action, les étapes déjà réalisées et celles à venir. Ceux qui l’ont souhaité, sont intervenu pour soumettre leurs propositions, pour apporter des solutions concrètes ou des pistes de réflexion.
Un ensemble d’actions a été retenu et sur proposition de M. le Ministre de la Culture et de la langue Kabyle, un pôle animation culturelle a été créé et a été confié au militant, chanteur de son état M. Rachid Allioui.
La majorité de ceux qui ont récemment rejoint le réseau sont restés après la réunion pour s’entretenir avec les différents cadres et ont pu ainsi exprimer leur désir de travailler au sein du département qu’ils ont choisi et pour certains venus pour s’informer se sont décidés à adhérer.

Négociations MNLA/ Bamako : Après trois jours de discussions infructueuses, la délégation du MNLA | Maatkas's Blog


Négociations MNLA/ Bamako : Après trois jours de discussions infructueuses, la délégation du MNLA

Négociations MNLA/ Bamako : Après trois jours de discussions infructueuses, la délégation du MNLA quitte la commission de suivi et d’évaluation des accords de Ouagadougou et rentre à Kidal


27/11/2013 – 18:36

BAMAKO (SIWEL) — Sur instruction de la Minusma, une réunion de la commission sécuritaire du comité de suivi et d’évaluation des accords de Ouagadougou a été organisée à Bamako le week-end dernier. Mais, hier, après trois jours de discussions infructueuses, la délégation du MNLA a quitté Bamako après l’échec de la rencontre. Des sources militaires du MNLA ont indiqué que « Bamako bloque toute possibilité de négociations en conditionnant la poursuite du dialogue à la présence de narco-trafiquants et de membres du Mujao, reconvertis depuis dimanche dernier en députés du parti RPM, la formation du président IBK ». Bamako a également conditionné la poursuite du dialogue à « la présence des milices Ganda-Koy qui ont organisé le massacre des populations civiles de l’Azawad », « ce qui n’est en aucun cas acceptable pour le MNLA » nous indiqué une source sure du MNLA.


Mohamed Ould Mataly en juillet 2012 lorsqu’il a été exclu du mini sommet de la CEDEAO où il avait tenté de s’imposer en tant que société civile. Il avait été exclu  en raison de ses liens  très étroits avec le Mujao. Aujourd’hui, il est député à Bourem, élu sur la liste du parti présidentiel malien, le RPM. (PH/DR)
Mohamed Ould Mataly en juillet 2012 lorsqu’il a été exclu du mini sommet de la CEDEAO où il avait tenté de s’imposer en tant que société civile. Il avait été exclu en raison de ses liens très étroits avec le Mujao. Aujourd’hui, il est député à Bourem, élu sur la liste du parti présidentiel malien, le RPM. (PH/DR)

Selon nos sources auprès du MNLA, la rencontre entamée le week-end dernier sur instruction expresse de la Minusma a échoué en raison des exigences inacceptables de Bamako qui ont conditionné la poursuite du dialogue avec le MNLA à la présence de narcotrafiquants et de terroristes notoires du Mujao, à l’image de Mohamed Ould Mataly, désormais député de Bourem sous les couleurs du parti présidentiel d’IBK, ainsi que la participation des milices ethnique Ganda-Koy à l’origine de nombreux massacres commis sur les populations civiles de l’Azawad. Après trois jours d’âpres discussions, la délégation du MNLA a fini par quitter la rencontre. Les militaires sont rentrés à Kidal, tandis que les politiques sont rentrés à Ouagadougou. Ainsi, la commission sécuritaire du comité de suivi et d’évaluation des accords de Ouagadougou se retrouve à nouveau dans l’impasse en raison du blocage des négociations par Bamako qui tient à imposer au MNLA les milices ethnique « Ganda Koy ». Ces milices, auxiliaires de l’armée malienne qui sont directement responsables du massacre de milliers de personnes en raison de leur appartenance ethnique, en particulier tourègue.
Bamako conditionne également la poursuite du dialogue avec le MNLA à la participation aux négociations de deux, narcotrafiquants notoires et membres du Mujao. Les deux individus sont présentés comme étant issus de la « société civile du Nord ». Il s’agit de Moulay Ahmad Reggani, officier des douanes et officier de la sécurité d’Etat depuis d’Alpha Oumar Konaty à ce jours et néanmoins « narcotrafiquant notoirement connu ». La seconde personne est Mohamed Ould Mataly, dont l’appartenance au Mujao est également de notoriété publique. Il était à Gao avec le Mujao lors de l’attaque terroriste contre le MNLA. En juillet 2012, Mohamed Ould Mataly avait été expulsé du mini sommet de la CEDEAO à Ouagadougou où il avait tenté de s’imposer comme « représentant de la société civile arabe de l’Azawad ».
Depuis dimanche dernier, Mohamed Ould Mataly est devenu « député de Bourem » à la suite du simulacre d’élections législatives qui n’auraient même pas eu lieu dans l’Azawad s’il n’y avait pas eu les forces de Serval et de la Minusma pour bloquer, et au besoin réprimer toute protestation de la population civile, comme ce fut d’ailleurs le cas. Mohamed Ould Mataly a été installé à la place du député touareg de Bourem, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh qui avait rejoint le MNLA au déclenchement de la révolution azawadienne, en janvier 2012.
Ces deux individus narcotrafiquants, et terroristes quand nécessaire, ont été intégrés par Bamako à la commission de suivi et d’évaluation des accords de Ouagadougou au nom du Mouvement Arabe de l’Azawad (MAA), largement investi par les éléments du Mujao et les narcotrafiquants maliens opérant dans l’Azawad, et ce au détriment des populations civiles arabes de l’Azawad, contraintes par Bamako d’être représentés par des terroristes et des narcotrafiquants.
La délégation du MNLA composée pour moitié de militaires et pour moitié de membres du bureau politique a fini par quitter la commission sécuritaire au bout de trois jours car « il n’y avait pas possibilité de mener plus loin ces discussion » dans la mesure où « le MNLA a rejeté les exigences de Bamako en excluant toute négociation en partenariat avec les terroristes, les narcotrafiquants et les milices ethniques responsables du massacres des populations civiles de l’Azawad » affirme le MNLA.
zp,
SIWEL 271836 NOV 13

Illoula Oumalou : Un citoyen blessé par balle lors d’une tentative d’enlèvement

Illoula Oumalou : Un citoyen blessé par balle lors d’une tentative d’enlèvement

27/11/2013 - 17:08

ILLOULA OUMALOU Une tentative d’enlèvement d’un commerçant à Iloula Oumalou (70 km à l’Est de la wilaya de Tizi Ouzou) a été déjouée par des habitants dans la soirée d’hier, mardi. Un homme a été blessé par balles au cours de l’exécution de ce plan de rapt perpétré par quatre individus armés. La victime du kidnapping et son frère blessé après avoir tente d'empêcher le kidnapping sont à présent hors de danger.


Vue sur le village d'Illoula Oumalou (PH/DR)
Vue sur le village d'Illoula Oumalou (PH/DR)
Il était aux environs de 21 heures quand les assaillants venus de nulle part se sont présentés au niveau du débit de boissons alcoolisées de la victime, Karim IDIR (45 ans) situé à Boubhir pour le sommer de les suivre sous la menace de leurs armes.
Face au refus de Karim IDIR , les individus armés l’ont embarqué de force à bord d’un véhicule utilitaire de type Renault Master, subtilisé à un citoyen au village Takena (commune Ait Yahia) avant de prendre la fuite mais sans compter sur la solidarité des habitants qui se sont vite regroupés sur le chemin des ravisseurs pour les sommer de libérer leur concitoyen.

Et c’est le frère de l’otage, Mouloud IDIR (30 ans) qui est allé bloquer la route une fois les ravisseurs arrivés à Iloula Oumalou pour exiger sa libération. Les assaillants ont ouvert le feu en direction du frère de la victime, le blessant au pied avant de continuer leur fuite jusqu’au village Agoussim.

Cependant, constatant le blocage de toutes les issues pour aller vers Akbou ( Vgayet), les membres du groupe armé ont été contraints d’abandonner leur véhicule et l’otage avant de prendre la fuite à pied. Les forces de sécurité sont par la suite intervenues pour prêter main forte aux habitants déterminés à libérer leur concitoyen quelque soit le prix à payer.

Le frère du commerçant ciblé par le projet d’enlèvement a été transféré dans la soirée de l’EPS d'Azazga vers le CHU Nedir Mohamed de Tizi-Ouzou et ses jours sont en hors du danger.

ah,
SIWEL 271708 NOV 13