vendredi 10 janvier 2014

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jeudi 9 janvier 2014

Gusi Peace Prize 2013 décerné à Ferhat Mehenni

Gusi Peace Prize 2013 décerné à Ferhat Mehenni

22/09/2013 - 21:13

MANILLE, PHILIPPINES (SIWEL) — Le président du Gouvernement provisoire kabyle en exil, M. Ferhat Mehenni, 62 ans, a été avisé par le Comité du Gusi Peace Prize International Foundation basé à Manille, aux Philippines, qu'il a été décidé de lui décerner le Prix Gusi de la paix 2013 pour ses “efforts inlassables, oeuvrant pour trouver des solutions politiques pour le bien-être des populations grâce à la défense des droits politiques et pour ses contributions significatives au maintien de la paix”.


Cérémonie de remise du Gusi Peace Prize 2012 (PH/DR)
Cérémonie de remise du Gusi Peace Prize 2012 (PH/DR)
Dans une lettre datée du 23 Juillet 2013, l'Ambassadeur Barry Gusi, Président du Conseil de la fondation éponyme "Gusi PeacePrize International", qui a communiqué la nouvelle de la nomination à Ferhat Mehenni, a écrit : « Honorable Ferhat Mehenni, pour vos efforts inlassables, oeuvrant pour l'amélioration des gens, de trouver des solutions politiques pour le bien-être des populations grâce à la défense des droits politiques. 
Vous avez été le fondateur et premier président du Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie, et êtes le président du Gouvernement provisoire de la Kabylie depuis le 1er Juin 2010. 

Étant surtout connu comme un activiste politique et chanteur kabyle unique, vous avez utilisé des chansons de protestation comme un moyen de communication très puissant dans la tradition orale, comme un journal ou un discours politique dans les assemblées et sociétés européennes, pour transmettre ces idées sur le nationalisme kabyle et obtenir un changement politique. 

Vos grandes contributions, réalisations ont fait de vous un modèle de vie à imiter, non seulement en Kabylie, mais dans toute l'Afrique du Nord, l'Asie et la communauté internationale. 

Par conséquent, votre présence est très attendue le mercredi 27 Novembre 2013 à 17h00 à la Philippine International Convention Center, Manille, aux Philippines, pour recevoir cet honneur distingué, réalisation dédiée et intégrante de vos contributions significatives au maintien de la paix dans le domaine des droits politiques. 

Votre présence à la soirée de l'événement sera très appréciée par le Prix Gusi de la Paix des Philippines et les Comités internationaux, le peuple philippin, en Asie et dans le monde entier. Votre présence à l'événement renforcera la dignité humaine, de l'amitié et de bonne volonté. » 

Souvent considéré comme le Prix Nobel de la paix de l'Asie, le Gusi Peace Prize est mandaté par la Proclamation présidentielle n ° 1476 signée par l'ancienne présidente Gloria Macapagal-Arroyo, en déclarant chaque quatrième mercredi de Novembre comme le « Gusi Peace Prize Journée internationale de l'amitié ». C'est ainsi que la cérémonie de remise du Gusi Peace Prize aura lieu cette année le 27 Novembre 2013. 

Le prix Gusi de a Paix a été créé en mémoire du défunt père du président actuel, le Capitaine Geminiano Javier Gusi, qui est considéré comme un héros aux Philippines par sa façon dont il a combattu les envahisseurs japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, après quoi il est devenu un défenseur populaire actif des droits de l'homme, faisant de lui un militant respecté des droits de l'homme et philanthrope bien connu. 

Gusi Peace Prize est une fondation de bienfaisance, une institution basée à Manille, aux Philippines, inscrite à la Commission de la Sécurité et des Echanges des Philippines, dont l'objectif principal est de donner une reconnaissance appropriée par l'attribution de prix d'excellence et de distinction à des personnes ou des groupes à travers le monde qui ont se sont distingués comme des exemples brillants de la société ou qui ont contribué à la réalisation de la paix en faisant ressortir le meilleur des idéaux et des valeurs de respect pour la vie et la dignité humaine.

La liste des lauréats annoncés chaque année est le résultat final d'un long processus de sélection. Le Comité Gusi Philippine fonde son appréciation sur la nomination qui doit être oblitérée au plus tard à la fin de Septembre de chaque année. 

Le Gusi Philippines et les Comités internationaux sont totalement indépendants. Dans l'évaluation de chaque candidature, ils ne reçoivent pas d'instructions ou de directives conformément aux statuts du Prix Gusi Peace. La nomination de chaque lauréat doit être justifiée par le travail pour la paix et au niveau des plus hauts objectifs au bénéfice de l'humanité. 

Pour les critères, tous les candidats doivent être approuvés à l'unanimité par une organisation ou un groupement de personnes qui, sur l'honneur et du fond du cœur, pensent que le candidat est digne d'un tel honneur, faisant de lui, une personne digne de reconnaissance pour sa contribution exemplaire au progrès de l'humanité dans les domaines de la recherche scientifique et la découverte, la médecine et physiologie, chimie, physique, archéologie, architecture, scène et arts visuels, économie, législation et diplomatie, politique, littérature, académie, humanitarisme etphilanthropie, religion et environnement.

La Fondation reçoit plus de 1 000 propositions chaque année - mais le comité de 13 membres, sélectionne rigoureusement que 15. Cette année , il y avait plus de 1 300 propositions, et M. Ferhat Mehenni a été parmi les 15 sélectionnés

Parmi les précédents lauréats, l'on peut citer le britanique Bertrand De Speville pour sa lutte contre la corruption, l'ancien président des Seychelles, Sir James R. Mancham, l'ancien président d'Interpol, le canadien Norman Inkster, le sénateur américain Emanuel Jones... 

Selon les organisateurs, assisteront au Prix Gusi de la paix 2013 plus de dix mille personnes, sélectionnées parmi le corps diplomatique, des élus locaux et étrangers, des magnats des affaires, des mondains, des célébrités du cinéma, des philanthropes, des leaders civiques, des éducateurs et d'autres invités de marque des Philippines, d'Asie, d'Europe,d' Australie, d'Amérique, de Chine, d'Inde et d'Amérique latine. L'événement sera retransmis en direct par satellite depuis les Philippines aux États-Unis, en Europe et ailleurs. 

wbw 
SIWEL 222113 SEP 13
Gusi Peace Prize 2013 décerné à Ferhat Mehenni

Le HCA exige une reconnaissance officielle - Actualité - El Watan

Le HCA exige une reconnaissance officielle
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le 09.01.14 | 10h00 Réagissez

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Le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA) a opté pour la wilaya de Tébessa pour accueillir les festivités officielles de Yennayer, début du nouvel an du calendrier berbère correspondant au 12 janvier du calendrier grégorien.


Lors de son intervention, hier au forum du quotidien DK News, Lhachemi Assad, secrétaire général du HCA, a expliqué la motivation du choix de cette région pour ces festivités. Le souci de soutenir le travail de la société civile locale et la promotion d’une coopération avec les universitaires et les associations de la wilaya de Tébessa sont énumérés comme étant parmi les objectifs ciblés par ce choix. Le HCA, en partenariat avec les collectivités locales et l’université de Tébessa, a lancé un travail de recherche pour la protection du patrimoine immatériel de la région dans le but de sauvegarder les variantes locales de tamazight. Il vise également à mener son action pour l’introduction de cette langue dans le circuit institutionnel, c’est-à-dire à l’école et dans la communication.

L’année 2014 sera donc chargée pour cette institution créée en 1995. L’amendement de l’ordonnance du 26 juillet 1963 fixant le calendrier officiel des fêtes légales est, en plus de la promotion de l’enseignement de cette langue, parmi les préoccupations principales du HCA. «Nous luttons également pour faire classer les festivités de Yennayer dans le patrimoine immatériel national, vu que l’Algérie entière célèbre cette journée par attachement ou par habitude. C’est une aâda (habitude) et non bidaâ (hérésie)», précise M. Assad, non sans ouvrir une parenthèse concernant une récente déclaration de Amar Ghoul, ministre des Transports, qualifiant la célébration de Yennayer d’hérésie. «Cela dénote de la non-maîtrise de l’histoire. Le manuel scolaire compte plus de 70% de son volume relatif à des cours qui ne concernent pas l’histoire de notre pays», regrette le secrétaire général du HCA, qui promet de répondre prochainement au patron du parti islamiste TAJ. M. Assad conclut qu’il faut l’implication des d’autres partenaires ministériels concernés et la mise en place d’un instrument, à l’exemple du Comité interministériel pour l’application des recommandations du HCA. «Le HCA est un instrument d’accompagnement dans la gestion du dossier de l’amazighité par les différents ministères partenaires tels que l’Education.»

Mme Cherifa Bilek, sous-directrice de la l’enseignement et de la formation au HCA, revient sur les embûches rencontrées dans l’enseignement de cette langue introduite en 1995 dans 16 wilayas après une année de grève du cartable. Aujourd’hui, l’enseignement de tamazight est confiné dans 10 wilayas. Le HCA se félicite de l’ouverture de quelques classes dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj. Les hostilités de part et d’autre, le manque de formation et les problèmes socioprofessionnels des enseignants en quête de statut sont autant d’entraves évoquées par la conférencière. Mais c’est surtout le caractère «optionnel» de cette matière qui s’est dressé comme premier obstacle. Dans certaines wilayas, telles que Alger, des hostilités se sont dressées contre la généralisation de l’enseignement de cette matière malgré une demande sociale importante.

Dans cette wilaya, «malgré les directives du ministère de l’Education, des blocages se dressent à d’autres niveaux pour empêcher son introduction dans les écoles de la capitale», explique la responsable. «C’est un blocage politique. L’heure est au militantisme et à la résistance», résume pour sa part M. Assad. En chiffres, selon Mme Bilek, près de 235 000 élèves étudient aujourd’hui tamazight à l’école grâce à 1647 enseignants, dont 80% sont formés par le département de la langue et culture amazighes. En 1995, la première promotion d’apprenants de tamazight baptisée promotion Mouloud Mammeri concernait 37 000 élèves et 233 enseignants.

Fatima Arab

Tanina et Idir



Publiée le 15 oct. 2013
A l'occasion du concert donné par Lounis Ait Menguellet à Beauvais le samedi 12 octobre 2013 en hommage à un ami il a été diffusé ce petit clip de Tanina chantant a cappella

dimanche 22 décembre 2013

"Assumer notre identité" | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Contribution

"Assumer notre identité"

Madjid Aït Mohamed
"Nous sommes tous amazighs quelles que soient nos origines à titre individuel. Nous ne sommes ni une race pure, ni une ethnie fermée et portée de dégénérescence ; nous sommes le produit de notre histoire, nous n’avons pas à inventer une autre histoire, fut-elle glorieuse. L’amazighité, aujourd’hui brimée, ne peut se comporter en identité meurtrière au sens de Amine Malouf parce qu’une identité n’est meurtrière qu’à l’extérieure de ses frontières. Nous, nous voulons retrouver nous même et pas agresser les autres".
22/12/2013 - 00:05 mis a jour le 21/12/2013 - 20:57 par Madjid Ait Mohamed

ASSUMER NOTRE IDENTITE
Maroc du 13 - 12 au 16 12 2013

Voilà, plus d’un demi siècle depuis que nous avons recouvré notre souveraineté sur nos territoires et nous réalisons que l’indépendance ne signifie pas la liberté. L’autoritarisme autochtone s’est substitué à l’autoritarisme étranger.
Sur le plan identitaire, notamment dans le sous continent nord africain, nous avons assisté carrément à un viol des consciences. Une identité baathiste s’est substituée par la violence à l’identité historique qu’est l’amazighité. Pendant des décennies cette dernière a été niée, vouée à l’opprobre ; ses partisans ont subi les pires sévices, exécutés dans l’anonymat.
Mais la ténacité dans la lutte, l’avancée des principes démocratiques dans le monde laissent entrevoir des perceptions prometteuses. Du moins formellement, elle commence à être reconnue au Maroc, en Algérie, en Libye. Les autorités locales restent très loin de l’assumer. Par contre, ces mêmes autorités font état du caractère impératif d’une démocratisation pour réaliser le développement économique et social de chacun des pays et assurer une forme supérieure de cohésion sociale.
Dans cet ordre d’idées, l’amazighité s’avère indissociable de la démocratie qui s’entend comme une somme de valeurs que respecte la communauté et non comme l’organisation de scrutin (vote) qui ne changent rien. Sans démocratie, les attaques au grand jour et le plus souvent sournoises continueront à frapper l’amazighité. On le remarquera, tamazight n’est pas plus officielle dans les faits au Maroc qu’elle n’est national en Algérie.
Partout, aux Iles Canaries, au Sahel, en Egypte et en Afrique du nord, la disparition de tamazight est programmée. Un exemple parmi tant d’autres ; il y a un mois à Khenchela (Algérie), on continue à demander des autorisations paternelles aux élèves apprenant tamazight, et l’enseignement se réduit à deux heures par semaine, dispensé de façon éparse, facultatif, quand il fait beau et qu’il y a un budget pour rémunérer l’enseignant
Sans démocratie, il n’y a pas de citoyen ; l’individu, dépourvu de personnalité est réduit à un non être. En réalité, il n’a même pas une identité baathiste, encore moins une identité amazighe laquelle, est perçue comme ennemie intérieure. Dans ce cas, toute élévation du niveau culturel de la population est combattue. Sans démocratie, la promotion identitaire reste problématique. La rente sur le plan économique est consacrée à l’entretien des appareils répressifs et non à la promotion de la rationalité, de la culture. Et c’est l’amazighité qui sera annihilée, sinon réduite à la portion congrue.
Sans démocratie le chaos qui s’annonce partout dans nos contrées est lourd de périls. Il est fort à craindre que l’amazighité continue à être présentée comme un facteur de division, les pouvoirs en place s’arrogeant la fonction factice d’arbitre et de cohésion nationale. En somme, la reconnaissance pleine et entière de l’amazighité constitue un excellent indicateur de l’avancée et de l’ancrage démocratique dans nos structures sociales, car il est indéniable que sans l’amazighité qui demeure le socle sur lequel est basé nos contrées, la démocratie n’est qu’un leurre.
Nous sommes tous amazighs quelles que soient nos origines à titre individuel. Nous ne sommes ni une race pure, ni une ethnie fermée et portée de dégénérescence ; nous sommes le produit de notre histoire, nous n’avons pas à inventer une autre histoire, fut-elle glorieuse. L’amazighité, aujourd’hui brimée, ne peut se comporter en identité meurtrière au sens de Amine Malouf parce qu’une identité n’est meurtrière qu’à l’extérieure de ses frontières. Nous, nous voulons retrouver nous même et pas agresser les autres.
L’amazighité est un rattachement à un passé « Les hommes libres » se définissaient ainsi par rapport aux sociétés environnantes où l’esclavage était endogène à savoir le long du Nil et le long du Niger, des terres très riches exploitables par une main d’œuvre servile. Chez nous, nos montagnes, aux sols pauvres, nos plaines exigües et nos plateaux parvenaient juste à nous nourrir.
L’amazighité c’est aussi recouvrer une personnalité pour être acteur dans l’histoire, jusqu’à présent a été violée. On a cru peut être bien faire ! Cette dérive a été bien résumée par Alexandre Dumas ’’Il est permis de violer l’histoire à condition de lui faire de beaux enfants’’… Et en Afrique du nord, accoucher d’un Ben Bella, Ben Ali, Kadhafi, Moubarak et de la nouvelle classe dirigeante issue de la révolte nord africaine qualifiée honteusement d’arabe ainsi que de toute cette panoplie d’hommes politiques marocaine amazighophobes dont la liste a été publiée sur la toile par ‘’Amazigh World’’ n’est pas du tout beau. Sans amazighité, on ne peut parler de démocratie, de participation au cours de l’histoire contemporaine.
Je ne voudrais pas conclure sans citer une pensée de Saint Exupery qui s’intègre dans ce contexte « Je les ai toujours trouvés pauvres ceux qui ne savaient pas de quoi ils étaient solidaires. Je les ai vus se chercher une famille, une patrie, une religion ; mais ils n’y a d’accueil vrai que dans la racine. Si tu sais le découvrir branche, bien accrochée à l’olivier, tu goutteras dans tes balancements l’éternité ». Des oliviers, ce n’est pas ce qui manque chez nous !!!!
Madjid Ait Mohamed
Algérie -

jeudi 19 décembre 2013

Par Sakina Ait Ahmed :« Quel avenir pour la Kabylie? »

Par Sakina Ait Ahmed :« Quel avenir pour la Kabylie? »

19/12/2013 - 10:03

(SIWEL) — «Sans douter de la bonne foi des initiateurs de cette pétition je me suis questionnée sur les raisons de cet amour soudain et intérêt pour Tamazight par ces partis alors qu'il n'y a pas si longtemps, le Président issu du FLN est venu provoquer les kabyles à Tizi Ouzou en proclamant que « de son vivant Tamazight ne sera jamais langue officielle ». Dans son sillage un autre présidentiable-FLN envisage de soumettre son officialisation à référendum. »


Quel avenir pour la Kabylie ? (PH/DR)
Quel avenir pour la Kabylie ? (PH/DR)
Est-il inéluctable que nous continuions à vivre sous la domination de ce pouvoir, qui a programmé notre disparition? Il se trouve que chaque jour qui passe nous démontre qu'il est indispensable que nous prenions notre destin, notre avenir en main. Mais comment?

Le débat récent sur la demande d'officialisation de Tamazight est une illustration parfaite de l'impasse actuelle face à ce pouvoir dictatorial. Il est vrai qu'au moment où la pétition a été proposée, je me suis dit : Après tout pourquoi pas! Chacun est libre de proposer ce qu'il pense être une solution. Mais lorsque le FLN a commencé à agiter la proposition d'un quatrième mandat du Président actuel tout de même diminué, je me suis posée des questions!

Mieux encore, lors de la réunion, organisée récemment à la wilaya de Tizi Ouzou en présence de certaines personnalités et partis politiques, lorsque j'ai entendu les représentants du FLN et le RND hurler dans la salle de réunion « Tamazight langue officielle » et surtout « unité de la nation », là, j'ai été envahie par un doute profond.

Sans douter de la bonne foi des initiateurs de cette pétition je me suis questionnée sur les raisons de cet amour soudain et intérêt pour Tamazight par ces partis alors qu'il n'y a pas si longtemps, le Président issu du FLN est venu provoquer les kabyles à Tizi Ouzou en proclamant que « de son vivant Tamazight ne sera jamais langue officielle ». Dans son sillage un autre présidentiable-FLN envisage de soumettre son officialisation à référendum.

Cependant, au final, mis à part l'optimisme exagéré d'un intervenant par Skype de Tizi Ouzou en l'occurrence Monsieur Abdesslam, il a informé chiffres à l'appui que tout va très bien dans le meilleur des mondes. Il a même annoncé qu'au Maroc Tamazight n'est pas une langue officielle et que des centaines de berbères marocains seraient en prison. Il faut dire qu'il a été sèchement repris par ces camarades parisiens;

Il se trouve que la majorité des intervenants et du public ont mis l'accent sur l'ingéniosité machiavélique de ce pouvoir et de ses relais à concocter toutes les petites ruses de chacal pour casser l'enseignement de Tamazight- Taqbaylit « cours de langue en fin de journée » l'incitation des parents et des élèves à fuir les cours en Tamazight, etc.. etc...

En somme, c'est un recul sans précédent!

Ces faits ont été corroborés par le témoignage poignant d'un jeune qui venait d'arriver en France sur la situation catastrophique en Kabylie.

Il est vrai que tous ses faits ont jeté un coup froid sur l'assistance! Certains intervenants ont essayé de justifier leur soutien à cette initiative au moyen de formules du type « mieux vaut un verre à moitié plein » j'ai même entendu l'allégorie « d'un verre au trois quart plein!! Il est vrai qu'un verre à moitié vide « ferait désordre »
Ceci étant dit, sans prononcer les « vilains mots » d'Autonomie ou d'Indépendance, certains intervenants ont soutenu fermement l'idée que les Kabyles doivent prendre leur destin en main.

Enfin , il ne faudrait pas non plus esquiver ni nier le fait que même si les kabyles en général prennent conscience qu'on est à un tournant déterminant de notre EXISTENCE, beaucoup se posent des questions légitimes sur la définition de l'Autonomie ou de l'Indépendance et surtout dans quelles conditions cela va -t-il advenir, quelles seront les conséquences pour eux .

L' AUTONOMIE peut être globalement définie comme "un territoire qui a certaines lois particulières mais qui ne possède pas une indépendance totale ".

C'est la possibilité pour la communauté kabyle par exemple de s'administrer librement à travers une organisation:

La Constitution d'un parlement élu démocratiquement composé de partis politiques, des Archs qui constituent le fondement antique de la société kabyle dont on peut améliorer le fonctionnement par exemple par la parité hommes/femmes, Tajmaït ou Agraw « l'assemblée de village » qui œuvre au plus près du citoyen.

Cela aura pour résultat La gestion autonome des aspects économiques, culturels, administratifs ..

Le partage négocié avec l'Etat central de la politique étrangère, des moyens financiers et de la défense.
On gardera aussi des liens et des échanges avec les autres régions non plus sous l'aspect du dominant dominé mais dans le respect des spécificités de chacun. Si on peut considérer par exemple qu'un Kabyle qui vit en Oranie, qu'en dehors de son cercle familial il apprenne en seconde langue l'arabe oranais on peut considérer qu'un oranais qui voudrait vivre en Kabylie devrait apprendre en deuxième langue le kabyle

Le terme d'INDÉPENDANCE caractérise la condition d'un Etat qui ne relève pas d'un autre dont il faut assumer tous les aspects financiers politiques économiques, administratifs, de la défense, de la politique étrangère..
Les deux possibilités sont envisageables.

J'ajouterai, que si on observe les contenus des mouvements autonomistes et ou indépendantistes comme « la Corse, la Polynésie etc.. On peut remarquer qu'ils n'ont jamais pensé à proposer à leur population un référendum sur le choix de l'un ou l'autre. À savoir l'Autonomie ou l'Indépendance.

Ce serait pour nous un challenge formidable en termes de démocratie et de mobilisation de la population et de la possibilité de créer un rapport de force sans précédent qui sera très utile lors des négociations.

Sakina Ait-Ahmed,

SIWEL 191003 DEC 13

mercredi 18 décembre 2013

Par Jacques Simon : « Ferhat Mehenni nous parle de la Kabylie »

Par Jacques Simon : « Ferhat Mehenni nous parle de la Kabylie » 

 

18/12/2013 - 14:28

PARIS (SIWEL) — Jacques Simon, historien né en Algérie, est un ancien militant du Mouvement national algérien. En 1963, il observe médusé l’orientation idéologique et politique de l’Algérie indépendante qui s'achemine vers un arabo-islamisme violent et rétrograde. Durant les années 1980, il soutient le printemps berbère et dirige avec Ali André Mécili le journal « Libre Algérie ». Jacques Simon nous livre sa lecture du cheminement du combat kabyle à travers le discours de Ferhat Mehenni à la lumière de ses trois essais : Algérie : la question Kabyle, le siècle identitaire ou la fin de Etats postcoloniaux et enfin, Afrique : le casse-tête français ; mais aussi à la lumière de sa propre expérience d’ancien militant engagé pour l’Algérie durant la colonisation française, puis pour les peuples berbères d’Afrique du Nord et en particulier les kabyles avec lesquels il a partagé un fervent engagement pour la liberté. Nous publions ci-après l’article transmis à notre rédaction.


Jacques Simon (PH/DR)
Jacques Simon (PH/DR)

FERHAT MEHENNI NOUS PARLE DE LA KABYLIE

Au Mali, le cirque électoral terminé, il reste qu’aucun des problèmes ayant justifié l’opération Serval n’a été réalisé : la construction d’un État démocratique et viable, un plan de développement économique, social et culturel, la sécurité du pays et l’unification du Mali, mission impossible, car l’Azawad deviendra, de façon inéluctable un État indépendant. Pour prouver à ses adversaires que la procrastination qu’on lui reproche dans les affaires intérieures est malveillante, François Hollande s’est engagé, sabre au clair, avec une visibilité de six mois et des moyens dérisoires, dans une aventure périlleuse en Centrafrique.

L’objectif proclamé de cette « grande et belle mission » est de « réconcilier un peuple » déchiré par les violences ethniques et religieuses, reconstruire un État en miettes et stabiliser la région. L’objectif camouflé est de défendre les intérêts économiques et financiers de la France qui seraient garantis par le maintien des États artificiels dans son ancien empire africain. Il en est ainsi de l’Algérie dotée par le général de Gaulle du Sahara pétrolier (il existait jusque-là un ministère français du Sahara)1 qui deviendra le ciment du Pacte franco-algérien pour le maintien du statu quo.

L’enlisement annoncé de la France dans les sables mouvants de la Centrafrique et l’interminable décomposition de l’État mafieux algérien ont sonné le glas de cette construction néocoloniale et redonné vigueur à la lutte des peuples pour former des entités homogènes dans des cadres indépendants. C’est le cas des peuples de l’Afrique du Nord et en particulier celui du peuple de la Kabylie.

Algérie : La question kabyle
Exposée de façon claire et pertinente par Ferhat Mehenni, elle est fondée sur un cadre géographique inchangé depuis l’Antiquité, une histoire et une civilisation de longue durée et son aptitude à épouser son siècle2. Cette évolution est toutefois contrariée par l’action conjuguée des États français et algérien qui entendent congeler le cadre néocolonial existant, en nouant un Pacte pour neutraliser le peuple rebelle, contestataire et subversif de la Kabylie.

C’est ainsi qu’en 1959-1960, quand s’ouvrent les négociations entre Paris et le GPRA, le plan Challe concentre ses coups sur la willaya III (opérations Jumelles, Rubis et Turquoise). Le relais est pris par Boumediene dès l’entrée de l’ANP en Algérie en 1962, en 1963 et jusqu’en 1978.

Dans ce livre plusieurs points ont été traités : la nature de l’État militaro policier et arabo-islamique algérien, le mécanisme de sa préservation en suscitant l’opposition artificielle entre le RCD et le FFS pour anesthésier la volonté d’émancipation du peuple opprimé de Kabylie.

Il est bien montré que la cohésion de l’État DRS détenteur de la rente pétrolière n’est possible que par la marginalisation de la Kabylie, la militarisation du régime, la confiscation des libertés démocratiques, le contrôle des médias, la caporalisation des syndicats, un FLN subventionné dominant une Assemblée introuvable, l’arabisation et l’islamisation de la société. Cette politique n’a pu exister qu’avec la complicité de l’État français, de ses idéologues intéressés et des idiots utiles défenseurs du Pacte.

Ils redoutent tous que la Kabylie suive l’exemple de la Prusse et du royaume du Piémont qui furent les acteurs de l’unité allemande et italienne. Indépendante, la Kabylie dynamiterait l’ordre en place et donnerait une impulsion à la formation d’une Afrique du Nord unifiée. L’auteur écrit : « Personnellement je souhaite vivement la construction de l’unité nord-africaine, mais avec la Kabylie comme partenaire à part entière ayant comme tous les autres membres son mot à dire sur les orientations politiques, économiques et socioculturelles du sous-continent » (p.128)

L’an I de la rébellion kabyle
Pour Ferhat Mehenni, la révélation inacceptable de ce mécanisme d’oppression a surgi avec éclat pendant la terrible répression d’avril 2001 sans provoquer une réaction du reste du pays. 2

« C’est aujourd’hui, me disais-je, que la Kabylie a besoin de la solidarité de tous les Algériens. Si elle ne vient pas maintenant, c’est qu’elle ne viendra jamais. La solution de l’autonomie m’apparut alors comme l’unique issue raisonnable pour mettre nos enfants à l’abri de la violence armée de l’État. » (p.30).

Première expression significative de l’identité kabyle, avril 2001 marque la rupture consciente entre ce peuple opprimé et l’État totalitaire algérien. Le saut qualitatif est notable entre la manifestation de colère du « printemps berbère » d’avril 1980 et l’engagement déterminé de tout un peuple pour arracher son émancipation totale.

Plusieurs points restent à développer : les institutions futures, l’économie, le programme démocratique, la laïcité de l’école et de l’État et le cadre géopolitique dans lequel la Kabylie doit s’inscrire : Tamazgha ? l’Union de la Méditerranée ? l’Occident méditerranéen ?3

D’autres points doivent être précisés, relatifs à l’histoire de l’immigration algérienne en France et en particulier celle de l’Étoile Nord-Africaine construite et dirigée majoritairement par les Kabyles inscrits dans l’appareil de production moderne et membres de la CGT. Le rôle social et politique de l’Étoile fut remarquable après 1934 : quand la crise économique mondiale gagne la France et plonge l’Europe dans la barbarie. L’Étoile luttera avec énergie contre l’exploitation capitaliste, le chômage et la misère, le colonialisme, les ligues d’extrême droite, l’antisémitisme, le fascisme, le nazisme et le franquisme. Il adhérera au Front Populaire et restera toujours sur les valeurs du mouvement ouvrier 4.

L’Étoile associait dans le combat qu’elle menait pour les libertés dans le pays d’accueil avec celui pour se constituer en nation souveraine à travers un processus constituant sur le modèle de la Révolution française de 1789.

Dans le débat qui s’ouvre maintenant de façon publique, on peut nourrir sa réflexion avec trois exemples : l’action des Kabyles comme la force structurante du nationalisme algérien avec l’Étoile, l’adoption massive de la Constituante par le congrès des AML de mars 1945 et la transformation des élections municipales de 1947 en un référendum sur la Constituante, lui aussi plébiscité 5.


Le siècle identitaire
Dans ce livre préfacé par le politologue Roger Kaplan6, Ferhat Mehenni élargit le champ de sa réflexion en dressant l’acte de décès des États postcoloniaux. Il inscrit ensuite le combat du peuple de Kabylie dans le mouvement révolutionnaire des peuples pour briser tous les carcans et se constituer en nations souveraines (L’Écosse, la Catalogne...) Défenseur de la laïcité, le président du gouvernement provisoire de la Kabylie (GPK) invite l’Occident au réalisme sur l’héritage géopolitique colonial.

« Au lieu de soutenir les dictatures musulmanes au prétexte qu’elles professent un islam « modéré », les démocraties occidentales seraient plus sages de repérer les tensions et les folies qui se jouent derrière leur apparence ordonnée » (p. 52).

Afrique : le casse-tête français
Avec ce troisième livre préfacé par Ivan Rioufolbi[[7]b]i, l’auteur ne cherche plus à fournir un argumentaire pour établir la légitimité de la revendication identitaire kabyle, mais à s’engager dans une lutte contre le Pacte des deux brigands. Après un état des lieux des pays africains francophones, il est montré que la balkanisation de l’Afrique occidentale (AOF) et orientale (AEF) n’a pas engendré des États viables, du fait de l’intégration de populations hétéroclites dans des cadres artificiels.

Invitation est faite à la France si elle entend défendre ses intérêts et son prestige culturel auprès des populations africaines, à renoncer à ses interventions militaires quasi annuelles stériles et à rompre le Pacte. Revenant sur les relations entre la Kabylie et la France, il écrit : « Face à ses agressions multiformes, la Kabylie toujours un peu païenne, un peu chrétienne, juive par certaines origines, toujours musulmane à sa manière, pratique, comme au temps les plus reculés de son histoire, entre autres formes de résistance, sa laïcité en jurant « au nom de toutes les croyances » (p. 102)

En fin de livre, il est rappelé que les deux millions de Kabyles en France ont participé à la construction et à la défense de l’hexagone comme sur le modèle de l’assimilation différent de celui de l’intégration. Ils s’inscrivent ainsi sans la chaîne des immigrations européennes du XIXe siècle qui ont fait la France tout en restant attachés à « la patrie ancestrale ».

S’adressant à la France, Mehenni lui propose de s’appuyer sur les Kabyles pour défendre son identité, ses intérêts économiques sa Grandeur dans le monde et son prestige auprès des populations francophones africaines. Pour cela, elle devra déchirer le Pacte scélérat et mener avec son plus fidèle allié, un combat sans concession, [comme ce fut le cas avec l’Étoile, contre l’islamo fascisme]. La lutte que les Kabyles mèneront pour la défense de leur pays d’accueil sera associée à celle pour l’indépendance de leur « patrie ancestrale».

Conclusion : la question kabyle est devenue maintenant un problème de la vie politique intérieure, africaine, et internationale de la France. Tous les hommes épris de liberté soutiendront la marche du peuple kabyle pour son émancipation.

Notes
1. Treyer (C). Sahara 1956-1962. Les Belles lettres, 1966.
2. Mehenni (F). Algérie : la question kabyle. Michalon, 2004. Voir également Chaker (S). Berbères aujourd’hui, L’Harmattan, 1998, Guenoun (A). Chronologie du mouvement berbère, Casbah, 1999 ; Aït Kaki (M). De la question berbère au dilemme kabyle à l’aube du XXIè siècle , L’Harmattan, 2011 ; et l’immense thèse de Mahé Alain. Histoire de la Grande Kabylie, Bouchene, 2001.
3. Simon (J). L’Occident méditerranéen. L’Harmattan, 2013.
4. Simon (J). L’Étoile Nord-Africaine (1926-1937). L’Harmattan, 2003.
5. Kaddache (M). Histoire du nationalisme algérien. SNED, 1981.
6. Mehenni (F). Le siècle identitaire, Michalon, 2010.
7. Mehenni (F). Afrique : le casse-tête français. La France va-t-elle perdre l’Afrique ?, Ed. de Passy, 2013.


Jacques Simon
18 décembre 2013


SIWEL181428 DEC 13

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