vendredi 17 janvier 2014

Du mouvement berbériste à l'académie berbère


Publiée le 16 janv. 2014
Les 25 et 26 janvier 2014, de 15h à 22h, Berbère-Télévision organise deux journées de conférences-débats :
Du mouvement berbériste à l'académie berbère
Des intervenants, des témoins et une exposition de documents vous apporteront des éclairages sur cette période.
Samedi
De 14h30' à 17h00' : Le mouvement berbériste et la crise de 1949
De 17H15' à 19H15' : Aux origines de l'académie berbère
De 20h 00' à 22H00' : Autour de l'académie berbère : De la militance et des témoignages
Dimanche
De 14h30' à 17h00' : Autour de l'académie berbère : l'apport de l'académie au combat amazigh
De 17h15' à 19h00' : De la chaire berbère au groupe d'étude berbère de Vincennes
Soyez nombreux au rendez-vous au siège de BRTV : 1 ter, rue du Marais à Montreuil (M° : Croix de chavaux ou Mairie de Montreuil)

jeudi 16 janvier 2014

Marche empêchée du MAK de Yennayer 2964 Mas Bouaziz Ait-Chebib



Publiée le 15 janv. 2014
Des milliers de Kabyles ont répondu favorablement à l'appel du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK),et le conseil universitaire du MAK, dédiée cette année aux Mozabites, a fait l'objet d'un impressionnant dispositif de policier qui a massivement occupé le lieu de départ au niveau de l'Université pour empêcher les militants et les sympathisants de rejoindre la marche. Une délégation de mozabites venus de Ghardaia s'est rendue à Tizi-Ouzou pour participer à la marche du MAK. Le régime algérien voit d'un mauvais œil cetteparticipation, craignant par dessus tout un rapprochement entre les peuples amazighs.
Encore une fois, le régime criminel algérien s'est illustré par la répression et l'empêchement de la marche.

Mohamed Fellag ( L'histoire des Noms patronymiques Algériens).



Algérie : ces familles qui changent de nom
Cours en plein air pour enfants et adultes dispensé par un soldat français vers 1960 - © Baguet / Roger-Viollet

Depuis l’indépendance en Algérie, plus de 30 000 personnes, gênées par la signification de leur nom de famille, ont décidé de le changer. En perdant parfois en originalité...


Ils sont plus de 30 000 Algériens à avoir changé de nom de famille depuis l’indépendance. Le Journal officiel a publié ce jeudi une nouvelle liste d’Algériens ayant changé de nom. Ainsi, « Boukelba » (Celui qui possède un chien, ndlr) devient « Mimoune », « Kbir Ras » (Grosse tête, ndlr) devient « Abdelhakim » ou encore « Boukhenouna » (Celui qui possède des crottes de nez, ndlr) est désormais « Benabdellah ».
A force d’entendre des remarques désobligeantes, des familles se laissent tenter à changer de nom. « Il faut d’abord savoir que ces noms datent de la colonisation et qu’ils ne sont pas adaptés à notre culture », explique Feradji Mohammed Akli, sociologue et enseignant de sociologie à la faculté de Béjaia. « Certains noms sont basés sur des aprioris et jugements de valeur », ajoute le sociologue, selon TSA. Le sociologue explique que porter un nom insultant ou vulgaire peut poser « un problème psycho-social pour une personne. Le changement de nom est une forme de délivrance et une manière de s’affirmer.
A noter que dans certains cas, le préfixe « Bou » veut dire « fils de » lorsqu’il est suivi d’un prénom et non d’un nom commun ou autre.
Entre 1888 et 1892 l’administration coloniale française ne parvenait pas à comprendre le système d’appellation et a décidé de changer les noms patronymiques des Algériens. Des Bachaghas (haut-dignitaire de la hiérarchie administrative, ndlr), des Algériens lettrés et certains administrateurs ont fait des recherches dans l’histoire des tribus avant d’attribuer des noms. D’autres, en revanche, ont littéralement divisé des familles en plusieurs noms ou en attribuant des noms vulgaires.
L’acteur et humoriste algérien Mohamed Fellag a fait un sketch sur l’histoire des noms patronymiques en Algérie :


mercredi 15 janvier 2014

LE MONDE ASSOCIATION ET LE RÊVE KABYLE Cas de l’Association Tudert

mardi 14 janvier 2014

Tension entre manifestants du MAK et la Police (12/01/2014)


Publiée le 14 janv. 2014
L'interdiction de la marche de Yennayer 2964 initiée par le MAK et renforcée par des militants mozabites a suscité des réactions violentes de la police algérienne.

Yennayer à Tizi-Ouzou : « le MAK appelle à la mise sur pied d’une organisation nord-africaine pour l’autodétermination des peuples amazighs »

Yennayer à Tizi-Ouzou : « le MAK appelle à la mise sur pied d’une organisation nord-africaine pour l’autodétermination des peuples amazighs »

14/01/2014 - 14:51

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Certes, la marche de Yennayer du conseil universitaire du MAK fut interdite et réprimée. Mais, c'est mal connaitre la détermination d'un peuple décidé à se libérer d'un colonialisme qui se cache derrière une souveraineté qu'il a sournoisement usurpé. L'Algérie n'est pas un Etat souverain. L'Algérie un Etat raciste et néocolonial. Il n’est que l'héritage empoisonné du colonialisme français qui poursuit son ‘’œuvre civilisatrice’’ et ne cesse de le prouver depuis 1962, en Kabylie, dans les Aurès, dans le Mzab ou en pays Touaregs. Désormais, plus personne n'est dupe de la nature réelle de cet Etat raciste, despotique et criminel, car comme disait Mouloud Mammeri « le temps n'est plus où une culture pouvait se tuer dans l'ombre, par la violence ouverte 
et quelquefois avec l'acquiescement aliéné des victimes ».


Le 12 janvier 2014, les kabyles et les mozabites ont démontré que les amazighs sont capables de se solidariser les uns envers les autres dans le cadre du concept de l’unité dans la diversité. (PH/DR)
Le 12 janvier 2014, les kabyles et les mozabites ont démontré que les amazighs sont capables de se solidariser les uns envers les autres dans le cadre du concept de l’unité dans la diversité. (PH/DR)
Pacifiquement, les mains nues, avec son discours franc et ses vérités étalées au grand jour, le MAK dévoile la nature réelle de l'Etat algérien. 

En effet, comment peut-on qualifier un Etat qui apporte son appui logistique à des bandes organisées de voyous ou qui use d'armes de guerre contre une population civile désarmée? Un Etat criminel... 

Comment qualifier un Etat qui assassine des centaines de citoyens parce qu'ils réclament leur droit d'exister dans leur langue, leur culture et leur identité sur leur propre territoire ? Un Etat raciste... 

On a pu voir et entendre, dans une vidéo de la marche diffusée sur les réseaux sociaux, un policier hurler aux manifestants " ma âandkumch le droit ! " (Vous n'avez pas le droit: NDLR); 

Mais, de quel droit s'agit-il donc ? Quel est ce droit qui dénie aux peuples de faire vivre dans la liberté et la dignité leur langue, leur culture et leur identité tout en leur imposant de force une autre langue, une autre culture et une autre identité ? Il n'y en a qu'un et c'est celui que s'octroi de force le colonialisme... 

N'en déplaise au régime colonial d'Alger, la Kabylie prouve depuis 1963 qu’elle ne saurait se plier au dictat du racisme et du despotisme caricaturalement incarné par le pouvoir algérien. Elle ne saurait non plus s’accommoder de l'hypocrisie des faire-valoir démocratiques qui prétendent faire de l'opposition quand ils se cachent derrière des silences indignes, ou pis encore, quand ils cautionnent, par leur participation active au jeu pervers de la démocratie algérienne, l'ignominie d'un régime criminel qui dénie aux peuples amazighs le droit légitime d'exister, chez eux, souverainement avec leurs propres attributs identitaires. 

Au MAK, on ne récolte ni gloire ni fortune, juste des tracasseries administratives, des arrestations, des répressions maison en on y vit l'immense bonheur d'œuvrer pour une cause juste et légitime (PH/DR)
Au MAK, on ne récolte ni gloire ni fortune, juste des tracasseries administratives, des arrestations, des répressions maison en on y vit l'immense bonheur d'œuvrer pour une cause juste et légitime (PH/DR)
L’avantage du MAK réside justement dans son refus de jouer le jeu macabre de la prétendue "légalité politique algérienne", estimant d’abord qu’elle n’a de légalité que le nom et que de plus elle corrompt les esprits, attise les appétit et mène inexorablement au reniement. De ce fait, le MAK s’évite certains inconvénients non négligeables du fait qu’il n’ait aucun attrait pour les opportunistes gourmands, les carriéristes politiques avides de pouvoirs, aussi minime soit-il. 

Avec le MAK, il n'y a ni mairie, ni wilaya, ni ministère, ni aucun budget à gérer. On n'y récolte ni gloire ni fortune, juste des tracasseries administratives, des arrestations, des répressions mais, en revanche on y vit l'immense bonheur d'œuvrer pour une cause juste et légitime, celle du peuple kabyle qui lutte pour se préserver d’une mort programmée et, dans une solidarité sans faille, celle des autres peuples frères amazighs qui luttent pour arracher leur liberté et leur dignité.

Yennayer à Tizi-Ouzou : « le MAK appelle à la mise sur pied d’une organisation nord-africaine pour l’autodétermination des peuples amazighs »
Comme en janvier 2012 où le MAK avait manifesté son soutien inconditionnel et sa solidarité sans faille avec le peuple Touareg de l'Azawad et l’année d’avant avec les amazighs de Libye, hier à Tizi-Ouzou, au grand damne du régime raciste d'Alger, le MAK a encore "récidivé". 

Le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie, qui avait dédiée la marche de Yennayer 2964 au peuple mozabite qui fait face au racisme féroce du régime criminel d'Alger, n'aura finalement pas marché face à la répression haineuse des forces de polices algérienne. Mais, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il aura tout de même réussit son pari en improvisant un sit-in où se sont succédé des prises de paroles franches et courageuses loin de "l’enfumage" politicien des "opposants" et autres "intellectuels" qui s’arrangent toujours pour éviter de fâcher le pouvoir au-delà des "limites autorisées". 

Toujours est-il que, n’ayant pas reçu de sa hiérarchie l'autorisation de déverser leur haine contre les manifestants, le dispositif répressif algérien, trépignant de rage, a dû contenir ses pulsions haineuses, enviant certainement la liberté d’action accordée à leurs collègues de Ghardaia. 

Yennayer à Tizi-Ouzou : « le MAK appelle à la mise sur pied d’une organisation nord-africaine pour l’autodétermination des peuples amazighs »
Voici quelques interventions des principales interventions des dirigeants du MAK et de la délégation des mozabites hier à Tizi-Ouzou. 

Le président du MAK, Bouaziz Ait Chebib, qui n'a cessé de faire "tampon" entre les manifestants et une horde de policiers "sur les dents" a confié à Siwel avoir tout fait pour freiner les manifestants qui ont tenté à plusieurs reprises de " forcer le barrage des brigades de la répression" ; avouant qu'il craignait particulièrement pour la sécurité des personnes âgées, des jeunes femmes et des enfants présents sur les lieux. 

Dans son allocution, il a d'abord rappelé que ce " Yennayer 2964 est marquée du sceau indélébile de la fraternité amazighe".

L'indéfectible solidarité avec le peuple mozabite 

"Non seulement nous avons dédié cette marche au peuple mozabite victime de l’apartheid du régime algérien, mais une forte délégation venue de la vallée du Mzab est avec nous ici, à Tizi-Ouzou pour exprimer ensemble notre solidarité avec tous les peuples amazighs qui luttent pour leur liberté et leur dignité ". 

Il enchaine ensuite sur un bref rappel historique qui démontre le caractère raciste du régime algérien au lendemain même de sa naissance, y compris pour des œuvres d'expression arabe produite par un amazigh : "Depuis 1962, le peuple mozabite à l’image de tous les Amazighs d’Algérie, subit de plein fouet la politique d’arabisation et de dépersonnalisation de la part de l’Algérie Arabe qui s’est substituée à l’Algérie française. 

Boumediene, juste après son accession au pouvoir, a émis le souhait de supprimer « l’hymne nationale algérienne » pour la simple raison qu’il était l’œuvre d’un mozabite, Moufdi Zakaria dont il faut rappeler qu'il est mort en exil en Tunisie" rappelle-t-il à l'assistance.

Evoquant le destin parfois tragique des peuples amazighs, Bouaziz Ait-Chebib a estimé que "Leur salut passe impérativement par l’avènement de leurs propres états sur leurs territoires légitimes ; c'est l'unique voie de salut pour les amazighs".(PH/DR)
Evoquant le destin parfois tragique des peuples amazighs, Bouaziz Ait-Chebib a estimé que "Leur salut passe impérativement par l’avènement de leurs propres états sur leurs territoires légitimes ; c'est l'unique voie de salut pour les amazighs".(PH/DR)
Le président du MAK a tenu à rappeler que "le peuple kabyle est connu pour sa solidarité avec toutes les causes justes et les peuples opprimés dans le monde" ; "Nous soutenons le peuple frère mozabite, d’abord et avant en tant que peuple opprimé, et en tant que peuple frère ensuite." Rappelant l'amère réalité des peuples amazighs qui "subissent le joug des régimes totalitaire soutenus par les anciennes puissances coloniales, il dira que " Cette terrible tragédie n'est rendue possible que parce que les amazighs sont dépourvus de leur souveraineté" avant de préciser sa pensée et de dire "Leur salut passe donc impérativement par l’avènement de leurs propres états sur leurs territoires légitimes; c'est l'unique voie de salut pour les amazighs". 

C’est à ce moment qu’un mozabite, émissaire du Dr. Kamel Eddine Fekhar a scandé : "Mzab autonome!", puis le président du MAK reprend la parole pour déclarer : "Après les Amazighs de Libye qui ont fini par émettre le vœu d’établir leur propre Etat, c’est au tour des Mozabite d’emboiter le pas au MAK. L’histoire et la dure réalité des amazighs nous donne raison. Ce qui est valable pour le peuple kabyle l’est aussi pour les autres peuples amazighs" ; "De par sa solidarité sans faille avec les peuples amazighs, le MAK a démontré que sa voie constitue le seul trait d’union, de solidarité et d'entraide entre les peuples Amazighs pour leur survie". C'est pour cela que le MAK appelle les peuples frères à la mise sur pied d’une organisation nord-africaine pour l’autodétermination des peuples amazighs". 

Bouaziz-Ait-Chebib: "Depuis 1962, le peuple mozabite à l’image de tous les Amazighs d’Algérie, subit de plein fouet la politique d’arabisation et de dépersonnalisation de la part de l’Algérie Arabe qui s’est substituée à l’Algérie française.(PH/DR)
Bouaziz-Ait-Chebib: "Depuis 1962, le peuple mozabite à l’image de tous les Amazighs d’Algérie, subit de plein fouet la politique d’arabisation et de dépersonnalisation de la part de l’Algérie Arabe qui s’est substituée à l’Algérie française.(PH/DR)
La répression de l'Etat raciste d'Alger 

À ce propos, le président du MAK a dit au cours de son allocution : " Nous menons un combat digne et civilisé face à un régime barbare et infâme. Le recours à la répression féroce par un régime oppresseur signifie que ses victime son près de triompher de sa barbarie. Et c’est notre cas en tant que peuple kabyle qui veut disposer de lui-même" avant de poursuivre "Quand en désespoir de cause, le pouvoir algérien n'a pas d'autres choix que de mentionner le MAK, il dit toujours que le MAK n’existe pas, que c'est du "tintamarre". Dans ce cas, pourquoi aujourd’hui, et à chaque fois que le MAK appelle à une marche, le pouvoir est dans l'obligation de déployer un dispositif répressif impressionnant ? Alors aujourd'hui, j’invente un nouveau mot en français : le « fantômage » et les services de sécurité algériens sont en réalité des services de lutte contre le fantômage ! " Ironise M. Ait Chebib. 

Puis il avertit les ennemis de la Kabylie : "Le peuple kabyle a une bonne mémoire. Tôt ou tard, il vaincra ses ennemis et gare à celui qui entrave sa marche vers la liberté. Ceux et celles qui l’ont méprisé, agressés, assassiné, paieront cher leur haine ou leur trahison". 

L’élection présidentielle 

Concernant cet épisode qui suscite les passions des courtisants du régime criminel d'Alger, M. Ait-Chebib dit " La Kabylie n’est pas concernée par cette énième mascarade organisée par un pouvoir assassin. Comme les élections présidentielles précédentes, le peuple kabyle rejettera cette échéance. De même que Bouteflika n’a jamais été le président du peuple kabyle, son successeur ne le sera pas non plus. Le seul scrutin qui nous intéresse c’est le référendum d’autodétermination qui permettra au peuple kabyle de choisir librement le statut politique qui lui sied". 

Yennayer à Tizi-Ouzou : « le MAK appelle à la mise sur pied d’une organisation nord-africaine pour l’autodétermination des peuples amazighs »
Amar Ghoul 

Abordant un autre énergumène qui amuse la galerie, le président du MAK dit : " Pour nous, Amar Ghoul est un individu totalement insignifiant. Il ne vaut même pas une virgule dans une phrase. Il ne mérite aucune réponse. Il ne figure sur aucune statistique sauf celles relative à la corruption où il est classé en tête de liste, comme le régime qu’il sert. Le pouvoir algérien, et ses satellites, incarne la corruption, la haine et l'ignorance la plus crasse. Alors, il ne peut pas se reconnaître dans un Yennayer qui symbolise la dignité, la liberté, la solidarité et le respect, et nous sommes à vrai dire soulagés qu'un individu de cet acabit s'en démarque totalement, c’est le contraire qui nous causerait du tort. 

Puis le président du MAK conclue en disant " Encore une fois le MAK a démontré sa capacité de mobilisation qui le confirme comme première force politique d’opposition à ce régime criminel. Une force à laquelle sont suspendus les espoirs du peuple kabyle qui aspire à recouvrer sa liberté, sa dignité et sa souveraineté. Cette manifestation, bien que réprimés, augure par la formidable mobilisation citoyenne, un avenir de liberté et de prospérité pour la Kabylie" 

Marche interdite du MAK Les Échos Favorables De La Presse Locale À Tizi Wezzu

Marche interdite du MAK
 
 
 

El Watan, Liberté, Le Temps d’Algérie, La Cité, TSA, Le Matin DZ, pour ne citer que ceux-là, ont mis en exergue la mobilisation importante des citoyens et des militants du MAK. Contrairement aux marches précédentes où les correspondants de presse minimisaient toujours l’ampleur des manifestations du MAK, cette fois-ci, ils ont fait une progression remarquable.
13/01/2014 – 15:33 mis a jour le 13/01/2014 – 16:23 par Saïd F.
 

Pour la première fois depuis la création du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), la presse locale à Tizi Wezzu ne l’a pas dénigré à l’occasion de sa marche interdite hier par le DRS. Les journaux, ce matin, ont, pour la plupart, rapporté l’information fidèlement.
Les journalistes de Tizi Wezzu ont rédigé des comptes rendus objectifs, une réalité qu’il faut reconnaître, même si la plupart des titres, comme le Soir d’Algérie, ont préféré zapper la marche du MAK et couvrir à la place la visite de l’islamiste, Amar Ghoul.
El Watan, Liberté, Le Temps d’Algérie, La Cité, TSA, Le Matin DZ, pour ne citer que ceux-là, ont mis en exergue la mobilisation importante des citoyens et des militants du MAK. Contrairement aux marches précédentes où les correspondants de presse minimisaient toujours l’ampleur des manifestations du MAK, cette fois-ci, ils ont fait une progression remarquable. Et pour les journaux qui ont l’habitude d’insulter les indépendantistes Kabyles, ils ont écrit aucun mot. C’est déjà une avancée.
Le MAK a réussi à s’imposer et à se faire respecter grâce au nombre de militants qui ne cessent d’adhérer au mouvement et le nombre important des citoyens qu’il mobilise. Il est devenu incontestablement la première force politique en Kabylie.
Aucun autre parti ne pourra mobiliser autant de monde. Les partis politiques, même ceux qui sont par le passé étaient très fortement ancrés dans la Kabylie, n’arrivent même pas à mobiliser leurs propres élus. Au MAK, les opportunistes n’ont pas de place ce qui lui a donné une indéniable crédibilité. Seuls les convaincus et les courageux s’approchent de ce mouvement.
Saïd F.