samedi 1 février 2014

Un coup de la gendarmerie ? | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Affaire de l’assassinat de Mebrek Amirouche

Un coup de la gendarmerie ?

Saïd F. pour Tamurt.info
Tout le monde sait que les habitants d’Ath Zmenzer était, dans un passé récent, contre l’installation d’une brigade de gendarmerie au niveau de leur localité. Les élus locaux ont même saisi officiellement le wali à ce sujet et ont souhaité de ne pas ouvrir une brigade au niveau d’Ath Zmenzer.
01/02/2014 - 16:01 mis a jour le 01/02/2014 - 17:55 par Saïd F.
La population d’Ath Douala et d’Ath Zmenzer, région du jeune Mebrek Amirouche enlevé et exécuté la semaine dernière par un groupe d’individus armés, près de Tizi Wezzu, pointe son doigt accusateur vers les gendarmes dans cette affaire.
Plusieurs zones d’ombre persistent et ne sont pas clarifiées pour le moment. Une ambigüité qui a suscité un doute de l’implication des gendarmes dans ce crime. Un doute qui se confirme de jour en jour.
Tout le monde sait que les habitants d’Ath Zmenzer était, dans un passé récent, contre l’installation d’une brigade de gendarmerie au niveau de leur localité. Les élus locaux ont même saisi officiellement le wali à ce sujet et ont souhaité de ne pas ouvrir une brigade au niveau d’Ath Zmenzer.
L’affaire de l’assassinat d’Amirouche n’est-elle pas une façon de manipuler la population locale et de faire changer les habitants d’avis vis-à-vis de leur refus des hommes en tenues vertes, synonyme de terreur en Kabylie ? Tout porte à le croire.
Le fait que les gendarmes reconnaissent qu’ils ont identifiés les auteurs du crime et ont été localisés, mais n’ont rien fait pour sauver la victime laisse plané le doute. « Ce n’est pas normal qu’un groupe armé enlève un simple citoyen pour demander une forte rançon, puis l’exécuter pour des raisons que l’on ignore. L’odeur de la manipulation est très forte. Les services de sécurité veulent pousser les villageois à réclamer eux même les gendarmes. C’est leur stratégie », laisse entendre un jeune d’Oumaden, village d’Amirouche Mebrek.
Un avis partagé par de nombreux habitants de la région.
L’annonce du colonel de la gendarmerie à Tizi Wezzu de doter toutes les 67 communes de Tizi Wezzu en brigades de gendarmerie, pendant même la séquestration du jeune Amirouche Mebrek, confirme aussi le plan des services de sécurité.
A Ath Zmenzer, la non-assistance de la gendarmerie aux villageois ne fait qu’amplifier leur haine envers ce corps qui voue une haine sans égale aux Kabyles et ce n’est guère la peine de rappeler le nombre de crimes commis par ce corps contre la population civile dans la région. Les gendarmes ont tué plus de civils que de terroristes en Kabylie !
Saïd F. pour Tamurt.info

Dépêches de SIWEL - Agence kabyle d'information : AZAWD / MALI : Lettre ouverte aux Membres du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies


01/02/2014 - 17:28 par SIWEL - Agence kabyle d'information


NOUAKCHOTT " (SIWEL) — Pour la première fois dans l’histoire de ce conflit, qui fait date, depuis l’accession du soudan français à l’indépendance, le Conseil de sécurité a pris la mesure effective de l’ampleur de cette crise et par conséquent, ainsi qu’il est d’usage, les mesures idoines, au travers de nombreuses résolutions, notamment, la 2100" ... " Malheureusement, cet accord est presque caduc parce qu’une des parties, en l’occurrence, l’Etat Malien, ne semble pas y tenir et s’emploie à le rendre obsolète sans en mesurer les conséquences que cette attitude pourrait impliquer. "
AZAWD / MALI : Lettre ouverte aux Membres du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies
Coordination des cadres de l’Azawad (CCA)

30 janvier 2014 

Lettre ouverte aux Membres du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies 

Mesdames, Messieurs, 

La récente crise malienne et le récurrent conflit Azawad Mali font l’objet depuis 9 mois d’une spéculation silencieuse dont les populations tant maliennes qu’azawadiennes en subissent les conséquences les plus affreuses, en termes de non-respect de la dignité humaine, de droits de l’Homme, d’insécurité, en particulier, celles refugiées et celles déplacées tant à l’intérieur de l’Azawad que dans le sud du Mali. 

Pour la première fois dans l’histoire de ce conflit, qui fait date, depuis l’accession du soudan français à l’indépendance, le Conseil de sécurité a pris la mesure effective de l’ampleur de cette crise et par conséquent, ainsi qu’il est d’usage, les mesures idoines, au travers de nombreuses résolutions, notamment, la 2100. 

Le Conseil de Sécurité a mis en place, à cet effet, une mission de stabilisation. La Minusma a réussi, très rapidement, avec l’appui de l’UA et de la médiation de la CEDEAO investie de la totale confiance des mouvements de l’Azawad, des organisations de la société civile et de la totalité des populations de l’Azawad ainsi que d’une écrasante majorité de la population malienne, à obtenir des parties en conflit, la signature d’un accord préliminaire, le 18 juin 2013 à Ouagadougou, en présence de la communauté Internationale
L’accord préliminaire a eu le mérite de déboucher sur un cessez-le-feu, même s’il n’a pas été respecté par le Mali, favorisant ainsi, le déploiement des forces internationales sous la bannière de l’ONU, un relatif relèvement institutionnel de l’Etat, l’organisation d’élections et un timide retour de l’administration. 

Sa grande valeur ajoutée par rapport aux accords précédents, est qu’il offrait un espace de dialogue, un cadre de concertation qui devrait permettre aux parties de franchir les étapes nécessaires sur la voie d’un accord fiable, viable, global, inclusif et durable. 

Malheureusement, cet accord est presque caduc parce qu’une des parties, en l’occurrence, l’Etat Malien, ne semble pas y tenir et s’emploie à le rendre obsolète sans en mesurer les conséquences que cette attitude pourrait impliquer.

Ce comportement ne dénote – t- il pas d’une pratique classique de la partie gouvernementale à vouloir revoir de façon unilatérale les termes de l’accord, comme s’il avait reçu des assurances extérieures qui lui permettent d’emprunter une voie bien différente de celle prescrite par les dispositions de l’accord de Ouagadougou. 

Votre déplacement, en ce début de février 2014, est perçu par tous comme la marque incontestable d’une attention singulière des Nations Unies et de la communauté internationale, pour la résolution d’une crise ouverte depuis fort longtemps au point d’induire une insécurité sans précédent pour toute la sous région et, in fine, pour le monde libre. 

C’est de toute évidence, qu’il nous laisse espérer que vous réussirez à convaincre le gouvernement malien à reconsidérer ses positions et volontairement s’engager dans l’application de l’Accord de Ouaga 

Pour être précis, nous considérons que rien ne peut expliquer et ne saurait justifier la non application de l’accord de Ouagadougou, tant il est vrai qu’il représente une bonne base de départ à la gestion du conflit, à laquelle restent attachés les mouvements signataires, la médiation de la CEDEAO ainsi que la communauté internationale. 

Le Président du Conseil, les membres du Conseil ainsi que le Secrétaire Général, avec l’appui de l’Union Africaine et de la CEDEAO, êtes capables d’un grand courage politique pour créer les conditions essentielles du retour de la paix et de la sécurité dans l’Azawad, au Mali et dans la sous région. 

Notre conviction repose sur le fait que toute autre attitude ne ferait qu’amplifier, voire compliquer davantage un conflit au demeurant facile à gérer et clore de façon définitive et durable, si tant est que la volonté des deux parties est réelle pour le faire, sous les auspices et la modération d’une communauté internationale neutre et équidistante. 

La communauté internationale, les membres du Conseil, sans aucun doute, privilégieront des options, des choix et des postures qui n’hypothèqueraient plus la dimension fondamentalement politique et socio-économique du conflit au détriment de la seule dimension sécuritaire dans la zone sahélo saharienne.
La communauté internationale, le Conseil de Sécurité ainsi que Mr le Secrétaire Général, pourriez faire que ce conflit cesse et soit définitivement résolu d’une manière juste et durable. 

En revanche, il ne s’éteindra jamais si en lieu et place de solutions idoines, on continue de donner la préférence à des faux fuyants. 

Aussi, nous sollicitons des membres du Conseil ainsi que de Mr le Secrétaire Général d’user de tout leur poids pour une relance active et effective de l’accord de Ouagadougou ainsi que le respect et l’application de ses principales dispositions, et ce, dans les meilleurs délais afin d’aboutir à un accord global, définitif, donc durable du conflit. 

C’est la seule voie à emprunter afin de s’attaquer ensemble, en toute sérénité et efficacité au fléau de l’insécurité et du terrorisme dans la zone sahélo saharienne. 

Très Haute Considération 

Ansari Habaye Ag Mohamed
Porte parole de la coordination des cadres de l’Azawad 

SIWEL 011532 FEV 14

vendredi 31 janvier 2014

Les officiels boudent l’enterrement d’Amirouche Mebrek | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



Retrouvé exécuté
Une foule immense a assisté ce matin à l’enterrement du jeune Mebrek Amirouche au cimetière de son village Ouamden, à Ath Zmenzer, exécuté par un groupe armé et retrouvé mercredi matin après quatre jours de séquestration. Sa famille n’avait pas pu verser une forte rançon contre sa libération n’ayant pas les moyens.
31/01/2014 - 14:24 mis a jour le 31/01/2014 - 14:37 par Saïd F.
En plus de la gendarmerie et les autres services de sécurité qui n’ont pas porté secours à la victime avant son exécution, bien que les auteurs aient été identifiés et le lieu de séquestration localisé, aucun officiel n’a daigné assister à son enterrement. Un mépris total a été affiché envers la famille de la victime.
Hormis le maire d’Ath Zmenzer, élu Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), et le P/APW du Front des Forces Socialistes (FFS), et la forte présence des cadres et militants du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), aucun autre responsable n’a présenté au moins leurs condoléances à la famille de la victime.
Ni le wali, ni le chef de daïra ni aucune autre personne n’a manifesté un geste de solidarité envers la famille de la victime. Un comportement qui reflète le vrai visage des décideurs qui n’ont aucune considération pour la population Kabyle.
Les villageois ont inhumé un peu avant midi le jeune Amirouche, âgé de 38 ans et père d’un enfant âgé d’à peine 3 ans, dans le deuil et la douleur. Le visage de la victime était complètement défiguré. Amirouche a été torturé avant son exécution par ses ravisseurs. Il y a quelques jours, le colonel de la gendarmerie de Tizi Wezzu avait déclaré à la presse que les auteurs de ce rapt et de ce crime ont été identifiés et le chef de ce groupe est même étroitement surveillé, mais personne n’a été arrêté pour le moment et l’identité des auteurs est gardée secret pour le moment par ces gendrames.
Saïd F.

Ghardaïa : 60 interpellations depuis samedi mais…

Ghardaïa : 60 interpellations depuis samedi mais…

31/01/2014 - 17:19

GHARDAIA (SIWEL) — Selon l’Agence de Presse algérienne, APS, la cellule de communication de la sureté algérienne à Ghardaïa aurait procédé à 60 interpellations depuis samedi dernier. La communication officielle des services de sécurité algériens, assurent que ces interpellations concernent des personnes impliquées dans les tragiques évènements de Ghardaïa. Pour rappel, les évènements de Ghardaïa ont couté la vie à trois mozabites et causés des dégâts considérables aux biens et aux commerces mozabites, sans oublier la totale destruction d’un mausolée du 16ème siècle, une grave atteinte au patrimoine d’un peuple à laquelle l’Etat n’a pas réagi, ni d’ailleurs la communauté internationale alors que ce monument funéraire a été inscrit au patrimoine de l’Unesco. 


60 personnes sont interpellées, cependant, comme pour les trois policiers que la DGSN (sureté algérienne) dit avoir suspendus pour laxisme, alors qu’ils sont coupables de coups et blessures sur personne gravement blessé ayant entrainé la mort de la victime, on ne sait rien de ces 60 personnes interpellées et on n’en saura probablement jamais rien. Il faudra donc « faire confiance à l’APS et au Procès-Verbal de la police » dont on a largement pu apprécier l’impartialité. 

Si la justice se base sur les PV de police qui sont déjà biaisées dans des affaires bien plus banales, on devine ce qu’il peut être dans une affaire de cette ampleur qui a vu l’ensemble des forces de sécurités algérienne s’impliquer aux côtés des agresseurs et même achever un mozabite gravement blessé. 

Il est à rappeler que la justice algérienne a déjà condamné 4 jeunes mozabites pour « attroupement armé »…un comble quand on sait que c’est justement la communauté mozabite qui est la cible des violences aussi bien de la part des châambas que de la police. Le Dr. Kameleddine Fekhar avait eu une réflexion, fort à propos, à ce sujet : « Les victimes de crimes racistes, de saccage, de pillage et même d’assassinat sont des mozabites et les accusés sont des mozabites ??? »... 

maa, 
SIWEL 311719 JAN 14

ZEDEK MOULOUD TITRE INEDIT 03





Publiée le 30 janv. 2014
ZEDEK MOULOUD TITRE INEDIT 03

ZEDEK MOULOUD TITRE INEDIT 02





Publiée le 30 janv. 2014
ZEDEK MOULOUD TITRE INEDIT 02

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Publiée le 30 janv. 2014
ZEDEK MOULOUD TITRE INEDIT 02