mardi 25 février 2014

Maatkas's Blog

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Quelle différence entre celui qui dis-je ne veux pas laisser ma place et celui qui dit j’y vais malgré tout ? Quelle différence entre un homme du système qui veut rester au pouvoir et celui qui dit je ne veux pas me présenter si le système à un candidat ? Comment appeler à un contre-pouvoir et en appeler l’armée ? Se demande saïd Sadi.
25/02/2014 – 19:43 mis a jour le 25/02/2014 – 20:20 parSaïd F.
 

L’ex-leader du RCD, Saïd Sadi n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour tirer à boulet rouge contre les anciens chefs du gouvernement algérien, Mouloud Hamrouche et Ali Benflis, deux autres candidats dit potentiels de la prochaine élection présidentielle lors de son apparition, ce matin, au forum du quotidien Liberté.
« Quelle différence y a-t-il entre celui qui dit : je ne veux pas laisser ma place et celui qui dit : j’y vais malgré tout ? Quelle différence y a-t-il entre un homme du système qui veut rester au pouvoir et celui qui dit je ne veux pas me présenter si le système a un candidat ? Comment appeler à un contre-pouvoir et en appeler l’armée ? » se demande saïd Sadi.
Il a affirmé qu’il est « déchargé de toute responsabilité pour démontrer que la transmission générationnelle est possible. L’Algérie est en péril. Ce qui me pousse au débat ce sont les termes de la propagande qu’on nous impose. La logique reptilienne du système impose des débats clos. La confiscation et le conditionnement de la communication sont les vecteurs de la crise actuelle. Il nous faut ouvrir les yeux”, dira Saïd Sadi qui a qualifié la situation que vit l’Algérie actuellement de très grave et inédite en même temps. 
Il dénoncé le pouvoir parallèle, en faisant allusion au clan du DRS et de celui de Bouteflika qui s’affronte. La crise que vit le pays est qualifiée également « d’aigue ».
Pour Saïd Sadi, qui est resté très longtemps à l’écart de la politique depuis son départ de la présidence du RCD, la solution à la crise que vit le pays n’est pas entre les mains d’une seule personne, comme veut le faire croire le pouvoir, mais d’une force politique et un front d’opposition uni et élargi à d’autres horizon politiques.
Questionné quant au rapprochement du RCD avec les islamistes, l’ancien responsable ne s’étalera pas et dira que c’est par nécessité d’amener toutes les tendances à un débat national où le pouvoir lui-même sera convié en qualité de « partenaire » !
Saïd Sadi a, durant son intervention, refusé de répondre aux questions des trois journaux anti Kabyle, à savoir Ennahar, Echourouk et Algérie News.
Saïd F.

ALLAOU CHANTE MATOUB LOUNES A PARIS





ALLAOU CHANTE MATOUB LOUNES A PARIS

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ALLAOU CHANTE MATOUB LOUNES A PARIS

Algérie | Présidentielle algérienne : Ali Benflis publie sa déclaration de patrimoine | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Ali Benflis annonçant officiellement sa candidature à la présidentielle algérienne, le 19 janvieAli Benflis annonçant officiellement sa candidature à la présidentielle algérienne, le 19 janvie © Farouk Batiche/AFP
Le probable candidat à la présidentielle algérienne Ali Benflis publie sa déclaration de patrimoine dans la presse, mercredi et jeudi. L'occasion pour le rival malheureux de Bouteflika en 2004 de faire preuve d'un maximum de transparence.
Comme il l'avait fait en 2000 (voir ci-dessous), Ali Benflis publie sa déclaration de patrimoine dans les journaux algériens, mercredi 26 et jeudi 27 février, dans l'attente que son dossier de candidature soit validé par le Conseil constitutionnel, le 4 mars. Ses biens sont relativement modestes puisqu'il ne possède, selon ses dires, qu'un seul bien immobilier habitable : "une maison individuelle sis à Alger, résidence Chabani, acquise en 1992 (...) que j'habite à ce jour", dit l'ancien chef du gouvernement. À quoi s'ajoute un local à usage professionnel à Batna (un "cabinet d'avocat") et surtout plusieurs terrains d'une superficie totale de 37 hectares, toujours dans la wilaya de Batna où il est né, mais dont une seule lui échoit en bien propre.
Ali Benflis ne déclare posséder par ailleurs que trois comptes bancaires. Deux en Algérie, au Crédit populaire algérien d'Hydra, pour un montant global de 6 878 599, 56 DA (soit 63 878, 87 euros). Et un en France, à Paris, où sont déposés 15 188, 28 euros. Soit en tout 79 067, 29 euros.
Fac-similés de la déclaration de patrimoine de Ali Benflis (cliquer pour agrandir).
1ère page :
2e page :
3e page :
Il est à noter que cette déclaration de patrimoine est plus complète que celle que Benflis avait faite en 2000 avant de prendre la tête du gouvernement : elle prend en considération les différentes comptes bancaires du probable candidat à la présidentielle. Mais il faut remarquer aussi que celui-ci paraît moins riche en bien immobiliers en 2014 qu'il y a une dizaine d'années (une seule maison individuelle en bien propre contre 3).
Fac-similé de la déclaration de patrimoine de Ali Benflis en 2000 :
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Pierre-François Naudé


Saïd Sadi à propos du 4e mandat : « la question ne se pose pas puisque la Constitution le permet »

Saïd Sadi à propos du 4e mandat : « la question ne se pose pas puisque la Constitution le permet »

25/02/2014 - 18:50


ALGER (SIWEL) — En retrait de la vie politique algérienne, Saïd Sadi, l’ancien président du RCD, a fait une apparition, ce matin, au forum du quotidien Liberté, où il a traité de la situation politique du pays, à propos de laquelle, il a estimé qu’elle est dangereuse.


Saïd Sadi appelle à un boycott massif des élections.

Saïd Sadi, ce matin, à Alger. PH/Liberté
Saïd Sadi, ce matin, à Alger. PH/Liberté
Dans une longue déclaration préliminaire, l’ancien patron du RCD souligné que concernant la crise actuelle, « donne toute la mesure de cet immense malentendu qui veut que c’est dans la catégorie où prolifèrent les responsables de l’échec que doivent se recruter les artisans de son dépassement ». Ceci pour se positionner vis-à-vis des différents appels à un consensus où le régime doit être au cœur de l’équation. « L’Algérie est en péril », a-t-il martelé tout au long de son intervention pour expliquer que le débat en Algérie est « délibérément biaisé ». 

Plus loin il a ajouté que « ce qui fait qu’au lieu de participer à sérier les enjeux, dévoiler les positions de chacun et distinguer les causes des effets, la logique reptilienne du système impose des paliers de discussion qui interdisent de sortir du champ clos des slogans fossilisés, de la manipulation et de la soumission ». Ce système reptilien, explique encore Saïd Sadi « est connu, est incapable d’évolution. Programmé pour des fonctions primaires, il est animé par la satisfaction immédiate de besoins élémentaires et réagit par la violence contre tout ce qui peut contrarier la prédation ou inciter à une adaptation des conduites et comportements ». 

A propos de le semblant différend qui a opposé Bouteflika au patron des services secrets et de la police politique, Sadi estime que cette « guerre » est dictée par « le simple souci de partage de la rente ». Ciblant Bouteflika et le général Toufik, Saïd Sadi, a déclaré qu’avant, « ils allument le feu en Kabylie pour régler leur différends ». Et comme le procédé est usité, ils ont choisi un autre terrain pour la polémique. Interrogé sur l’alliance tissée par son ancien parti avec des partis islamistes à qui ils a de tout temps dénié même jusqu’à l’existence, Saïd Sadi a justifié ce choix par la nécessité de faire participer toutes les tendances à un « débat national » où « même le pouvoir sera convié », mais « en qualité de simple partenaire » et « non pas de tuteur ou d’arbitre ». 

Il a plaidé pour la dissolution de la police politique du DRS. Pour lui, elle est responsable du marasme et partage même l’échec de Bouteflika, puisque « c’est le DRS qui l’a placé à la tête de l’Etat » et « c’est elle qui lui avait ouvert la voie pour un 3e et puis pour un 4e mandat ». A propos d’un autre mandat pour Bouteflika, Saïd Sadi estime que la question ne se pose pas pour cet aspect puisque « la Constitution est violé pour justement assuré cette présidence à vie », mais « dans les conditions dans laquelle se tiendra l’élection ». Il a appelé à un boycott massif des élections présidentielles. Interrogé sur les attaques du SG du FLN contre le DRS, Dr. Sadi a estimé que Saâdani a le droit de parler et qu'il faut s'intéresser sur la véracité de ses propos. Quant aux attaques de Hicham Aboud contre Saïd Bouteflika, en révélant son homosexualité, Sadi se dit contre ces attaques. Il na pas manqué de s'en prendre à Ali Benflis, son ancien allié en 2004 et à Mouloud Hamrouche. 
A signaler que durant le forum, Saïd Sadi a refusé de répondre aux questions des journalistes d'Ennahar et il a informé que le procès qui l'oppose à Smail Mira et Ennahar se déroulera le 04 mars. Pour rappel, Smail Mira avait traité, sur la chaîne d'Ennahar, le père de Saïd Sadi de Harki. 

dm 
SIWEL 25 1850 FEV 14 

lundi 24 février 2014

Maatkas's Blog

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Saïd F.
  
 
 

C’est la même stratégie de l’élection présidentielle de 2004 qui est adoptée encore cette fois mais d’une autre manière. Un compris entre le DRS et le clan de Bouteflika a été trouvé depuis plusieurs mois. Chaque clan préservera son autorité et surtout ses privilèges.
23/02/2014 – 11:32 mis a jour le 23/02/2014 – 19:00 parSaïd F.
 

Toute la polémique des deux dernières semaines entre le FLN et le DRS n’est, en effet, qu’une simple mise en scène. Les décideurs veulent faire croire aux Algériens que Bouteflika est un candidat civil qui a réussi à mettre à l’écart même le DRS.
C’est la même stratégie de l’élection présidentielle de 2004 qui est adoptée encore cette fois mais d’une autre manière. Un compromis entre le DRS et le clan de Bouteflika a été trouvé depuis plusieurs mois. Chaque clan préservera son autorité et surtout ses privilèges. 
Bouteflika, ou plutôt son frère Saïd, régnera encore sous le tutorat du DRS, colonne vertébrale du régime algérien.
Il suffit de jeter un coup d’œil à la presse d’aujourd’hui pour se rendre compte du consentement du DRS pour cette candidature qui n’a, à vrai dire, pas étonné l’opinion publique. Les journaux, les radios et les télévisions, gérées directement par le DRS ont presque affiché leur soutien pour cette option. 
Reste seulement à savoir comment un homme qui, inconscient, pourra gérer tout un pays, lui qui n’a soufflé aucun mot depuis plus d’une année.
« L’état de santé du candidat Bouteflika s’est amélioré, mais il n’est pas obligé de mener sa campagne », a laissé entendre Sellal. Un aveu officiel sur l’incapacité physique de Bouteflika à assurer un quatrième mandat. Sellal, dans l’optique de duper l’opinion publique a osé dire que « c’est Bouteflika qui a rédigé de sa propre main le message de la journée du Chahid ! ». Un tissu de mensonge qui ne peut même pas duper un petit enfant. 
Puisque Bouteflika peut écrire, pourquoi ne parle-t-il pas alors ? Qui va mener sa campagne ? Un candidat fantôme qui dirigera toute une nation. Du jamais vu dans le monde entier !
Même fidèle Castro a fini par céder le pouvoir à cause de sa maladie. Sellal a même eu l’audace de déclarer que « les élections seront transparentes et celui qui sera surpris en train de tricher sera sévèrement puni » ! Un mépris envers tout un peuple !
L’Algérie est devenue l’un des pays les plus dictatoriaux de la planète. Tous les dérapages sont possibles. Guerre civile, intervention d’une puissance étrangère, soulèvements populaires …
L’avenir s’annonce lugubre à cause de Bouteflika qui ne veut pas quitter le pouvoir ! Il veut mourir sur son siège de président et veut le léguer à sa famille !
Saïd F.

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Publié le dimanche 23 février 2014 11:25
Écrit par HASSAN TALBI
 C’est officiel: alors qu’il peine à terminer dignement le quinquennat en cours, et après avoir échappé illégalement à l’article 88 de la Constitution, Bouteflika est «candidat» à un quatrième mandat. Surprenant ? Non, écœurant. Et honteux pour le pays de Boudiaf, de Abane et de Ben M’hidi.
Voilà donc qui met fin à un faux suspense. Et qui, du coup, enlève tout intérêt électoral au scrutin du 17 avril qui, pour autant, ne sera pas sans conséquences politiques graves pour l’Etat et la Nation.  Le chef de l’Etat sortant est plutôt… rentrant. Il n’en a pas fait l’annonce par lui-même. Il n’aurait pas pu le faire, lui qui ose prétendre à gouverner le pays pour cinq ans encore. Le Premier ministre et néanmoins président de la Commission d’organisation des élections présidentielles s’en est chargé, au mépris de la loi, de l’usage, de la bienséance et de l’honneur. Mais cela fait bien longtemps que l’honneur a déserté les couloirs de nos institutions. Preuve en est encore que c’est la plus haute institution de l’Etat qu’est la présidence de la République qui a pris sur elle de confirmer  que «M. Bouteflika a fait procéder» au dépôt de sa lettre d’intention et au retrait, auprès du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales, des formulaires de souscription de signatures individuelles pour les candidats à l’élection présidentielle. Histoire de banaliser une opération qui relève de l’hérésie, l’APS s’est mise aussitôt de la partie en soulignant que: «avec l’annonce de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, le nombre de postulants à ce scrutin a atteint la centaine»
La fraude a commencé. La mystification aussi. Ouvertement. Le Premier ministère, la Commission nationale d’organisation des élections et la Présidence y sont impliqués jusqu’au cou. Du jamais vu. Même en Algérie. Naegelen n’aurait pas osé pareille outrance. C’est que la transformation de l’Etat algérien en Sultanat d’Algérie, projet cher à la dynastie bouteflikienne, est à ce prix. Car, il faut en convenir, nous assistons bel et bien, aujourd’hui, à un coup de force dont le but est de concrétiser la phase finale d’une entreprise de confiscation de l’Etat entamée dès avril 1999. Avec les complicités que l’on sait, celles qui ont permis, voire organisé les fraudes de 1999 et de 2004, puis le viol de la constitution en 2008 pour ouvrir la voie au troisième mandat entamé en 2009.
L’urgence aujourd’hui n’est certainement pas de s’interroger sur les causes et les péripéties de cette lente mais fatale dissolution et dislocation institutionnelle, savamment planifiée et résolument mise en œuvre, quinze ans durant, pour faire place nette à la toute-puissance d’une tribu, d’un clan, celle et celui d’Abdelaziz Bouteflika. Les faits sont connus de tous, il ne sert à rien de les rappeler ici. L’urgence n’est pas plus d’épiloguer sur les ratages des uns ou la responsabilité des autres, même s’il faudra, un jour, faire les comptes. Et que certains en rendent. Il faut désormais s’interroger sur la parade à engager pour sauver ce qui peut encore l’être. 
Le temps presse et les responsabilités sont immenses. Peut-on encore accompagner ce processus dit électoral jusqu’à son terme, c’est-à-dire jusqu’à une « réélection » de Bouteflika qui, en guise de coup de grâce aux résidus de la République vacillante, triturera ensuite la Constitution pour consacrer juridiquement le Sultanat d’Algérie ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Nous ne sommes plus, comme en 2008, face à une tentation de légaliser la présidence à vie pour un homme, mais face à une volonté désormais manifeste d’instauration d’un Sultanat dirigé par et pour une famille, un Sultanat qui n’aura rien à envier à celui de Cheikh Kabous Ben Saïd d’Oman.
Une seule riposte : le boycott 
Bouteflika « candidat » à un quatrième mandat, cela signifie Bouteflika président pour cinq ans encore à compter d’avril 2014. Si Dieu lui prête vie, comme disent ses partisans. Sinon, il aura lui-même, avant de s’en aller pour un repos éternel à El Alia, désigné son successeur qui usera à son tour de ses pouvoirs éternels de sultan. C’est là, sans aucun doute, le deal convenu après le bras de fer au sommet qui a duré des semaines et qui, par endroits, menaçait de déborder comme jamais auparavant. Un deal qui n’aura étonné personne, les conflits traditionnels d’intérêts entre clans ayant toujours fini, en dernier ressort, par être aplanis pour ne pas mettre en danger les fondements mêmes du système qui, lui-même, est le garant de la pérennité des intérêts des uns et des autres. Il faut savoir raison garder, se disent les clans quand il s’agit de la survie du système. Mais ce sens de la sagesse, ils ne l’ont jamais lorsque c’est l’Algérie qu’ils mettent en péril. Ne leur doit-on pas les morts de 1988 et aussi, au fond, l’enfer des années 90 ?
L’on sait que la naissance d’un sultanat riche en pétrole en Afrique du nord ne dérangerait pas outre mesure les puissances occidentales, bien au contraire. Mais l’on a de fortes raisons de croire qu’une Louisa Hanoune, cette «ennemie farouche de l’ingérence occidentale et de l’impérialisme américain» ne bougera pas le petit doigt même si elle s’est dite, il y a quelques jours, opposée à une candidature par procuration. Mme Hanoune maintiendra donc sa candidature et ira jusqu’au bout de sa logique de soutien à Bouteflika. Après tout, elle est parfaitement dans son rôle, pour une trotskiste déclarée siégeant au Parlement algérien en 2014.
Mais qu’en est-il de cette « centaine » de postulants à la présidentielle que l’APS se plait à évoquer pour nous convaincre que Bouteflika n’est qu’un de ces postulants et que tout est… normal dans le meilleur des mondes ? Beaucoup d’entre eux, sans doute une écrasante majorité, ne passeront pas l’écueil de la collecte des 60.000 signatures, à moins d’un coup de pouce flagrant d’une administration qui n’en serait pas à sa première prouesse du genre. Un coup de pouce dont pourrait bénéficier un Rebaïne, pour ne citer que cet habitué très intéressé des présidentielles. Ceux là seront vite oubliés, à moins de stopper net leurs démarches légales et de renoncer dès maintenant à leur candidature, en le déclarant haut et fort. A défaut, l’histoire retiendra qu’ils auront tout fait pour gagner un piètre rôle de faire-valoir… sans y parvenir. Plutôt humiliant, mais notre pays ne manque pas de gens éhontés. C’est un peu à cause de cette engeance qu’on en est là, après tout. Restent les autres, ceux qui peuvent réellement prétendre à la candidature en toute autonomie, sans l’aide de l’administration. Ceux là peuvent choisir : laisser Bouteflika aller seul au bout de son forfait historique, accompagné par la fidèle Louisa Hanoune, ou prendre une part active au même forfait. Quitte à en être comptable demain. On ne sait pas si l’un ou l’autre d’entre eux est partie prenante ou non du deal convenu entre les clans au pouvoir. Maintenant que Bouteflika est «candidat», l’attitude de chacun d’entre eux sera un indicateur probant quant à leur participation ou non au deal. Tous les prétendants déclarés qui ne se seraient pas retirés de la mascarade en cours seraient suspectés, à juste titre, d’adhésion au clan et à son projet. L’histoire retiendra alors, pour ce qui les concerne, qu’ils auront été, eux aussi, acteurs dans l’avènement du Sultanat d’Algérie. Une seule riposte leur serait salutaire, en même temps qu’elle serait salvatrice pour l’avenir républicain de l’Algérie: le retrait immédiat de leur candidature et leur adhésion au mot d’ordre de boycott. L’heure est au choix, il n’y a point de place à l’indécision. 
Hassan Talbi