mercredi 12 mars 2014

Message à nos voisins algériens | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Nous sommes à l’aube d’un renouveau qui s’impose. La Kabylie, depuis la confiscation de l’indépendance en 1962, s’est engagée dans la démocratisation de l’Algérie qui l’a stigmatisée au retour. L’assassinat de ses 128 enfants en 2001 par les gendarmes, un corps de l’armée algérienne, n’a suscité aucune réaction ni indignation de votre part. Cela nous a montré le degré de votre méfiance à notre égard.
11/03/2014 - 00:05 mis a jour le 11/03/2014 - 00:49 parAfraniman Ifettiwjen
Votre aspiration à vivre libre est légitime, vous avez le droit de vous indigner face au mépris de ceux qui enchaînent votre destin à l’absurde et au désespoir, c’est même un devoir. Depuis 1962, les pouvoirs successifs qui ont prolongé le règne colonial vous ont fait croire que vous avez accédé à l’indépendance, or comme vous devez certainement le savoir, c’est eux qui ont évincé par un coup d’Etat le GPRA et qui ont confisqué le rêve de liberté des peuples d’Algérie.
La Kabylie qui a payé ce rêve de liberté par le sang de ses nombreux martyrs s’est retrouvée isolée, agressée et sommée depuis plus de 50 ans à rentrer dans le moule arabo islamiste. Une idéologie qui menace aujourd’hui jusqu’à son existence.
La Kabylie qui était indépendante n’a pas hésité à s’engager à vos côtés pour repousser l’invasion française le 5 juillet 1830. Elle a perdu, dans cette bataille, la grande moitié de ses soldats ayant été trahis par la régence turque d’Alger qui a négocié des privilèges et a accepté de vendre les territoires sous son contrôle.
La France a conquis progressivement les autres territoires indépendants et les a assemblés pour en faire un semblant de pays qu’elle a nommé, par décret du 14 octobre 1839, Algérie. La Kabylie a été envahie par la France en 1857 après la défaite d’Icherridhen suite à la guerre menée par Fadhma n Summer et a été définitivement annexée à cette "Algérie" après l’insurrection kabyle de 1871 qui s’est soldée par des massacres à grande échelle, des expropriations systématiques et des déportations massives.
La Kabylie s’est tournée vers l’ensemble des peuples d’Afrique du Nord pour affronter la grosse machine coloniale. Cette alliance stratégique l’a forcée à renoncer momentanément à sa souveraineté, croyant pouvoir reprendre la maitrise de son destin, une fois la liberté acquise. Ce ne fut pas le cas, car la France a piégé cet élan libérateur par des éléments du MALG et les DAF à qui elle avait confié la gestion de cet ensemble et qui, pour y parvenir, se voyaient dans l’obligation d’éliminer physiquement les véritables indépendantistes comme Abane, Krim Belkacem et bien d’autres.
Nous sommes à l’aube d’un renouveau qui s’impose. La Kabylie, depuis la confiscation de l’indépendance en 1962, s’est engagée dans la démocratisation de l’Algérie qui l’a stigmatisée au retour. L’assassinat de ses 128 enfants en 2001 par les gendarmes, un corps de l’armée algérienne, n’a suscité aucune réaction ni indignation de votre part. Cela nous a montré le degré de votre méfiance à notre égard.
La désinformation orchestrée par le pouvoir central assassin a eu raison de vous. Bien que nous soyons profondément choqués par votre indifférence devant les récents assassinats de Mozabites innocents, nous nourrissons l’espoir de vous voir déterminés à aller dans le sens de votre libération. Mais nous ne ferons pas la même erreur que nos prédécesseurs. Nous vous soutiendrons à la condition que vous respectiez la liberté de notre peuple, son droit de construire l’avenir qu’il souhaite pour ses enfants et son droit de recouvrir sa souveraineté. La Kabylie refuse d’être enfermée dans un autre Etat factice qui nous imposera au nom de l’union à renoncer à notre existence en tant que peuple et en tant que nation, cela reviendra à reconduire cet Etat hérité de la colonisation et donc la mort de notre liberté en participant à faire vivre la vôtre.
Au lieu de sauver cette entité coloniale qui est l’Algérie, ne vaudrait-il pas mieux sauver les peuples et les véritables nations d’Algérie ?
Pour y parvenir, il nous semble qu’une révolution pacifique est la meilleure des solutions. Nous comprenons que ce 4 ème mandat soit la goutte qui fasse déborder le vase mais ce n’est assurément pas là un objectif révolutionnaire. La chute du système est le minimum, ne vous laissez pas voler votre engagement à changer les choses, votre désir de vivre dignement. Nous connaissons les manipulations et les méthodes des criminels qui vous privent de liberté. Alors, organisez vous et fixez-vous comme objectif la chute de cet Etat conçu par la France coloniale et soutenu par elle pour ses seuls intérêts.
Vos voisins Kabyles ne sont pas vos ennemis, bien au contraire ! Nous, nous sommes si souvent sacrifiés que nous risquons aujourd’hui de disparaître. La générosité que nous érigeons comme valeurs cardinales doit vous inciter à comprendre que nous restons disposés à conjuguer nos efforts et ce sur la base du respect des intérêts de tous les peuples d’Algérie.
Notre proposition est simple. Si, demain, les Etat et les Nations qui vont naître sur les ruines de ce monstre colonial ressentent le besoin, l’envie et la nécessité de s’unir de nouveau, nous reconstruirons ce grand ensemble nord-africain sur la base, non pas de nos sentiments, de nos non-dits ou d’une quelconque entourloupe, mais sur la base de nos intérêts bien compris.
Afraniman Ifettiwjen

mardi 11 mars 2014

Blog de ram1546 - http://ram1546.skyrock.com/. - Skyrock.com

Quatrième mandat pour Bouteflika Quelle position pour la Kabylie

Quatrième mandat pour Bouteflika Quelle position pour la Kabylie

ALGERIE,

Kabylie
La rue algérienne veut donner un prolongement à un mouvement qui n'était au début qu'un chahut de gamins. La semaine passée, plusieurs opposants au 4e mandat pour Bouteflika ont été arrêtés._CS_SANS_GLOSSAIRE
12/03/2014 - 00:05 mis a jour le 11/03/2014 - 13:23 par Amnay At Ifilkou
La violence et le zèle avec lesquels les policiers ont procédé à la mise en œuvre de la fameuse formule « la gestion démocratique des foules », renseigne, si besoin est, sur la panique qui s'empare des tenants du pouvoir. Elle renseigne aussi sur une volonté de tuer dans l'œuf un mouvement qui risque de faire tâche d'huile. En Algérie, le droit à l'expression est interdit et les manifestations dans le bunker algérois est aussi passible de justice. Il faut rappeler que c'était Ali Benflis, alors chef du gouvernement en avril 2001 qui a institué cette interdiction de manifester dans la capitale.
La contestation du 4e mandat pour le chef de l'Etat algérien est certes légitime. Mais cependant, est-ce que s'opposer à un droit constitutionnel né d'un viol de la Loi fondamentale en 2008, est un combat pour un Etat démocratique en Algérie ? À première vue non ! Car, le départ à la retraite de Bouteflika, ou le rejet de sa candidature ne sont en aucun cas une fin de règne d'un système autoritaire, mais, au contraire une régénérescence. Ceci dit, sans le coup de force du clan présidentiel pour imposer la candidature d'un président grabataire, les décideurs auraient recruté, toujours dans le sérail, une autre personnalité qui aurait bénéficié d'un consensus et aurait permis au système de repartir de nouveau. Or, avec Bouteflika, omnipotent et néanmoins affaibli, c'est le jeu des clans qui s'exacerbe et culmine comme à l'accoutumée, dans les manipulations politico-médiatiques et la violence.
L'assassinat de jeunes dans un barrage de gendarmerie en Kabylie est à inscrire dans ce registre. L'élection est prévue dans un mois, et nous allons assister aux plus diaboliques schémas de manipulations. Un homme averti en vaut deux, dit l'adage, donc, sans un réel combat pour imposer le changement, s'opposer à Bouteflika est un combat perdu d'avance. En Algérie, une seule constante : accepter les élections c'est se déclarer contre la volonté populaire. Depuis Naegelen à ce jour, aucun scrutin ne s'est déroulé normalement. Pour le rendez-vous du 17 avril, aucun candidat ne pose réellement la problématique du changement du système.
De ce fait, il est difficile de parier sur l'un d'eux alors que Bouteflika n'est qu'un pion d'un système finissant, mais dont la chute se fera probablement dans le sang. A côté de cette opacité que ces mouvements de rue veulent entretenir quant à la consistance politique de leur engagement, il est aussi urgent de revoir le parcours de tous les autres candidats.
Hanoune, omniprésente et l'un des soutiens les plus engagés de Bouteflika. Sa candidature n'est qu'une façade pour amadouer d'une manière autant sordide que malveillante, les féministes. Zeghdoud, Belaid, Touati, Benouari, Benhamou et Rebaïne ne sont que de simples clients à qui le Trésor public versera quelques millions de dinars pour avoir accepté de participer au jeu. Quant à Benflis, qui joue au challenger, il n'est autre qu'un militant du FLN, formé dans le sérail. La Kabylie n'a pas d'autres choix. Sa position est liée à son avenir immédiat. Son opposition au système et son engagement à se libérer du joug du pouvoir criminel algérien ne doivent en aucun cas être remis en cause. La voie de salut pour le peuple kabyle réside dans un rejet de cette mascarade, sans pour autant faire dans l'agitation.
Cette agitation est provoquée par un autre clan au sein du régime. Celui qu'on a voulu présenter comme le protecteur du pays qui s'oppose à un nouveau mandat pour Bouteflika. Suivez mon regard !
Amnay Ait Ifilkou

MAK/ Renouvellement du Conseil universitaire de Vgayet

MAK/ Renouvellement du Conseil universitaire de Vgayet

11/03/2014 - 23:37


VGAYET (SIWEL) — La réunion de restructuration du conseil universitaire à eu lieu ce mardi 11 mars à 13 heures. Après un bref rappel de l’exercice de l'ancien bureau les présents ont eu a choisir entre trois candidats à la présidence du conseil ; Kahina Mebarki remporte le scrutin avec 65% des voix ; à noter que le vote à été fait à bulletin secret, en présence de Farid DJENNADI , secrétaire général du MAK. La présidente élue formera son exécutif dans les prochains jours. Le SG à saisi l'occasion pour rappeler aux jeunes militants la nécessité de concentrer leurs efforts pour la cause kabyle. 


A l'issue du renouvellement du Conseil universitaire de Vgayet, Kahina Mebarki remporte le scrutin avec 65% des voix
A l'issue du renouvellement du Conseil universitaire de Vgayet, Kahina Mebarki remporte le scrutin avec 65% des voix

SIWEL 112337 MARS 14

BRTV organise, les 14 et 15 mars 2014, en direct, deux journées sur la poésie amazighe.

BRTV organise, les 14 et 15 mars 2014, en direct, deux journées sur la poésie amazighe.



11/03/2014 - 17:48




MONTREUIL (SIWEL) — Pour rendre hommage aux acteurs qui contribuent
au maintien et au développement de cette richesse, BRTV organise, les
14 et 15 mars 2014 en direct deux journées sur la poésie amazighe.






BRTV organise, les 14 et 15 mars 2014, en direct, deux journées sur la poésie amazighe.



La culture amazighe a pu résister, des milliers d’années durant,
aux pressions qui menaçaient sa disparition grâce à la force de
l’oralité. La vigueur de la poésie était continuellement présente dans
ce parcours semé d’embuches. Sans elle, le terrain culturel à
reconquérir serait encore plus grand.


Pour rendre hommage aux acteurs qui contribuent au maintien et au
développement de cette richesse, BRTV organise, les 14 et 15 mars 2014
en direct deux journées sur la poésie amazighe.





Vendredi





De 16h30’ à 17h00 : joute poétique entre trois femmes et trois hommes





De 17h00’ à 19h00’ : conférence-débat avec le public sur l’historique de la poésie amazighe





De 20h00’ à 22h00’ : conférence-débat avec le public sur l’apport de la poésie à la langue et à la pensée amazighes





Samedi





De 14h00’ à 22h00’ : Récital de poésie avec d’éminents poètes amazighes





Vous êtes gracieusement convié(e)s au siège de BRTV : 1 ter, rue des Marais 93100 Montreuil (Métro : Mairie de Montreuil)





SIWEL 111748 MARS 14

OPINION / Par Fikri El Azrak : « La priorité Rifaine »

OPINION / Par Fikri El Azrak : « La priorité Rifaine »



11/03/2014 - 17:12




RIF Sans doute, si nous resterons comme nous sommes actuellement,
le criminel d'hier et d’aujourd’hui, celui qui a exercé de nombreux
crimes contre notre peuple dans le passé, et celui qui continue jusqu'à
nos jours de nous torturer.... restera le seul bénéficiaire.


Je crois qu'avant l'ouverture de ces grands dossiers, il faut que
nous construisions notre propre organisme qui sera le représentant
légitime de la population rifaine, et nous lutterons pour l'obtention
d'une reconnaissance par la communauté internationale. C’est-à-dire que
le représentent du peuple rifain dans la scène politique internationale
sera IRIFIENS même.









OPINION / Par Fikri El Azrak





« La priorité Rifaine »






Dernièrement, j'observe comme les autres rifains plusieurs débats à
propos des grands dossiers du Rif qui ont une relation avec les autres
pays dans l'espace euro-méditerranéen, notamment la guerre chimique, les
crimes de guerre exercée contre notre peuple durant l'histoire... etc.





D'une part, ce genre de débats sont très importants pour que les
rifains (de l'intérieur et de l'extérieur) connaissent mieux notre
histoire et qu’elle soit écrite en lettres d'or et de sang dans notre
mémoire et celle des autres ; ce qui conduira vers une renaissance du
sentiment rifain chez les générations actuelles.





Mais d'un autre part, ça conduira aux autres résultats négatifs
quand les débats « rifains-rifains », à propos de nos dossiers
collectifs, expriment l'acquitté de l'État marocain dans toutes les
problématiques historiques ; surtout quand nous voyons quelques rifains
qui accusent les autres États européens et signent l’acquitté du
principal responsable des crimes historiques commis contre le Rif et ses
habitants : l'État marocain dans ce cas.





Ce qui est pire dans tout ça, c’est quand nous entendons quelques
menaces de déposition d'une plainte contre des États européens,
déterminés comme responsables de ce qui a passé dans le Rif depuis les
années 20 au siècle dernier, sans l'accusation de l'État marocain,
représenté par le Sultan Yousef à l'époque , et qui est le criminel
principal de cette guerre contre le Rif et contre l'humanité.





Que signifie tout cela ? Qui en bénéficiera en fin de compte ? Et
qui, jusqu'à nos jour, représente les rifains auprès de la communauté
internationale ?





Sans doute, si nous resterons comme nous sommes actuellement, le
criminel d'hier et d’aujourd’hui, celui qui a exercé de nombreux crimes
contre notre peuple dans le passé, et celui qui continue jusqu'à nos
jours de nous torturer.... restera le seul bénéficiaire.





Je crois qu'avant l'ouverture de ces grands dossiers, il faut que
nous construisions notre propre organisme qui sera le représentant
légitime de la population rifaine, et nous lutterons pour l'obtention
d'une reconnaissance par la communauté internationale. C’est-à-dire que
le représentent du peuple rifain dans la scène politique internationale
sera IRIFIENS même.





C’est celle-là la priorité rifaine actuellement à mon avis. Comme
ça nous pourrons limiter l'ennemi de commercialiser nos douleurs, nos
dommages et nos tragédies pour son propre compte et à notre détriment.





Fikri El Azrak


fikri2959@yahoo.fr






SIWEL 111712 MARS 14

Halte aux manipulations | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Halte aux manipulations

Bouaziz Ait Chebib, président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie
11/03/2014 - 09:29 mis a jour le 11/03/2014 - 09:29 par
AFRANIMAN I TMURT N YIQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR L’AUTODÉTERMINATION DE LAKABYLIE
Halte aux manipulations
Suite aux multiples appels anonymes à des rassemblements et manifestations au niveau de plusieurs villes de la Kabylie, le MAK appelle le peuple kabyle à s’armer de vigilance pour déjouer cette diabolique stratégie qui vise à l’associer dans des combats d’arrière-garde qui ne sont pas les siens.
La meilleure attitude face aux pseudo-luttes des clans au sommet du pouvoir, c’est le rejet pur et simple de la mascarade électorale du 17 avril.
Ni 4e mandat, ni présidentielles, la chute du système est inéluctable devant la dynamique de libération du peuple kabyle qui entraînera inévitablement l’émancipation de tous les peuples d’Algérie, voire de l’Afrique du Nord.
Le MAK reste intraitable sur les principes fondamentaux de son combat et son action politique, à savoir : le respect du droit à la différence, la liberté de conscience et la liberté de culte. De ce fait, Il dénonce fermement les sales besognes de ceux et celles qui se font passer pour ses militants afin d’insulter sur les réseaux sociaux d’autres militants kabyles, dont ses propres cadres, et injurier les religions dans l’objectif malsain de salir la notoriété et la crédibilité du mouvement.
Fidèle à son attachement profond pour la liberté d’expression, y compris celle de ses adversaires politiques, le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie réitère ses convictions démocratiques et son engagement indéfectible pour le respect des droits de l’homme et de la liberté de manifester. Ceci dit, il condamne de la manière la plus ferme la répression des manifestants, les arrestations et l’empêchement des rassemblements par le pouvoir mafieux d’Alger.
Kabylie, le 11 mars 2014
Bouaziz Ait Chebib, Président

lundi 10 mars 2014

Un ancien membre du MNLA annonce la création prochaine d’une nouvelle structure politico-militaire à … ALGER !

Un ancien membre du MNLA annonce la création prochaine d’une nouvelle structure politico-militaire à … ALGER !

10/03/2014 - 17:00


BAMAKO (SIWEL) — C’est à partir de Bamako, dans une interview accordée à Jeune Afrique, qu’Ibrahim Ag Mohamed Assaleh annonce sa dissidence du MNLA et la création d’une nouvelle structure politico-militaire à … Alger. Cet ancien responsable au sein du MNLA était chargé de la commission d’évaluation et de suivi des accords de Ouagadougou avant d’en être destitué après avoir été jugé trop facilement influençable. Au sein du MNLA, même si la nouvelle dérange un peu sur le plan médiatique, elle ne semble pas perturber outre mesure la direction du mouvement révolutionnaire. En revanche, certains de ses proches, y compris au sein du MNLA, se disent «affligés par la nouvelle» et avouent «éprouver du chagrin face à une si triste fin» pour cet ancien camarade passé à l’autre camp


Le 7 janvier 2014, une délégation du MNLA, dont Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, s'était rendue à Alger. Au terme de cette visite, le MNLA avait refusé la médiation algérienne. Pendant  ce temps, dans l’Azawad, la société civile manifestait clairement contre la médiation algérienne.(PH/DR)
Le 7 janvier 2014, une délégation du MNLA, dont Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, s'était rendue à Alger. Au terme de cette visite, le MNLA avait refusé la médiation algérienne. Pendant ce temps, dans l’Azawad, la société civile manifestait clairement contre la médiation algérienne.(PH/DR)
Ibrahim Ag Mohamed Assaleh était chargé des relations extérieures du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et présidait la commission d’évaluation et de suivi des accords de Ouagadougou. A partir de Bamako, il vient d’annoncer, dans les colonnes de Jeune Afrique, sa dissidence du MNLA et la création très prochaine de sa propre organisation politique à … Alger. Selon jeune Afrique, il s’agirait d’un «"mouvement politico-militaire", soutenu par les autorités algériennes» crée dans le but «faire aboutir l’accord de paix avec le gouvernement malien». 

Dans l’interview accordée à jeune Afrique, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh se dit fort du « soutien de près de 8 000 combattants armés ». Cependant cette affirmation semble très peu probable car si tel avait été réelle, l’information ferait la « Une » de la presse algérienne. L’Algérie ne se serait certainement pas privée du plaisir d’agiter sous le nez du Maroc concurrent le « gros poisson » qu’elle vient de pêcher. 

Il est plus probable qu’Ibrahim Ag Mohamed Assaleh n’ai servi qu’à un petit coup médiatique destiné à déstabiliser davantage un MNLA, déjà assailli de partout et qui doit faire face à l’hostilité régionale et internationale, aux autorités maliennes décidées à régler le compte aux « apatrides Touaregs» et aux islamistes de tous bords qui continuent d’assassiner les populations civiles comme les jeunes responsables militaires du MNLA. 

Dans les propos rapportés par jeune Afrique, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh s’est clairement positionné pour une médiation algérienne, allant même jusqu’à accuser le MNLA « d’instrumentaliser le combat de l’Azawad au profit d’autres agendas ». Selon M. Ag Mohamed Assaleh, au lieu de solliciter « une médiation auprès du roi du Maroc » […] « il faudrait accepter la médiation de l'Algérie ». 

Puis répondant au journaliste qui lui demandait si lui-même ne répondait pas aux intérêts de l’Algérie, l’ancien membre du MNLA affirme être « indépendant des intérêts algériens mais proches géographiquement et socialement » car « La majeure partie du sud algérien est occupée par des Touaregs » et qu’il peut même dire qu’il est à » 50% algérien »… 

Nul doute que les azawadiens seront ravis de la nouvelle, eux qui avaient déjà très mal pris les déclarations du même Ibrahim Ag Mohamed Assaleh sur la « renonciation du MNLA à l’indépendance » et ses « appels à voter IBK » ; avec cette dernière déclaration, voilà que les azawadiens se retrouvent à présent 50 % maliens et 50% algériens. 

zp, 
SIWEL 101700 MARS 14 

Ci-après l’intégralité de cette stupéfiante interview 

Mali - Ag Mohamed Assaleh : "J'annonce haut et fort ma dissidence du MNLA" 

Ancien haut responsable du MNLA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh a définitivement rompu avec la rébellion touarègue. Il compte annoncer la création officielle de son propre mouvement à Alger d’ici à la mi-mars. Interview. 

Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, ancien chargé des relations extérieures du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), joue désormais sa propre partition dans les complexes négociations pour un accord de paix au Nord-Mali. Evincé de la rébellion touarègue à la fin du mois de février, sur fonds de profondes tensions avec son leader, Bilal Ag Acherif, l’ancien député de Bourem va annoncer, d’ici la mi-mars, la création officielle de sa propre organisation à Alger. 

Soutenu par les autorités algériennes, ce futur "mouvement politico-militaire", selon les termes de son fondateur, entend enfin faire aboutir l’accord de paix avec le gouvernement malien. D’après Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, cette nouvelle dissidence serait soutenue par une majorité des cadres du MNLA et compterait près de 8 000 combattants armés. De passage à Bamako, où il a officiellement informé les responsables maliens et ceux de la Minusma de sa démarche, le rebelle touareg a reçu Jeune Afrique pour expliquer ses objectifs. 

Jeune Afrique : pourquoi avez-vous définitivement claqué la porte du MNLA ? 

Ibrahim Ag Mohamed Assaleh : Car je constate qu’avec Bilal Ag Acherif nous resterons dans une situation de "ni paix ni guerre", alors qu’il faut savoir faire la guerre, mais aussi la paix, quand cela est nécessaire. 

Que lui reprochez-vous ? 

De vouloir instrumentaliser le combat légitime du peuple de l’Azawad au profit d’autres agendas, notamment ceux de certains États, qui ne correspondent pas aux nôtres. 

C'est à dire ? 

Je parle en particulier du conflit entre Rabat et Alger dans lequel nous ne devrions pas nous immiscer, en tant que peuple qui lutte pour son droit à vivre en toute liberté et en toute dignité sur son territoire. 

Vous accusez donc Bilal Ag Achérif d’être trop proche des autorités marocaines… 

Ce n’est pas qu’il est trop proche de Rabat. Nous partageons notre frontière avec l’Algérie. S’il n’y avait pas eu la colonisation française, il n’y aurait pas de frontière entre l’Azawad et l’Algérie. Notre peuple est situé de part et d'autre de cette délimitation. Par contre, nous n'existons pas au Maroc. 

Et vous, vous ne répondez pas aux intérêts algériens ? 

Ecoutez, je suis très indépendant vis à vis des intérêts algériens et nous sommes autonomes dans notre lutte. Si vous pensez que je suis proche d'Alger, je vous réponds "oui, nous le sommes géographiquement et socialement". La majeure partie du sud algérien est occupée par des Touaregs. Je pourrais même dire que je suis à 50% algérien. 

Bilal Ag Acherif a-t-il officiellement sollicité une médiation marocaine dans les négociations actuelles entre les groupes armés du Nord du Mali et le gouvernement malien ? 

Oui. Il a sollicité une médiation auprès du roi du Maroc. Au lieu de solliciter cette nouvelle médiation, alors que nous avons déjà celle de la Cédéao, grâce à laquelle nous avons signé l'accord de Ouagadougou, il faudrait accepter celle de l'Algérie. C'est un pays frère avec lequel nous partageons les mêmes communautés de chaque côté de la frontière. 

Quel est l'objectif de votre dissidence ? 

J'ai déclaré haut et fort la création de ma dissidence. J'ai écrit au représentant spécial des Nations unies et chef de la Minusma, M. Bert Koenders, pour l’en informer. Je lui ai fait savoir que nous ne répondions plus aux instances dirigées par Bilal Ag Acherif au sein du MNLA. Nous allons déclarer la création de ce mouvement politico-militaire dans les jours à venir, d'ici la mi-mars, à Alger. Il sera consacré à la défense des droits légitimes du peuple de l'Azawad dans le processus de négociations avec Bamako. 

Combien de combattants armés comptera ce mouvement ? 

Il est difficile de définir un nombre exact de combattants, car certains se sont prononcés et d'autres attendent notre déclaration officielle pour se prononcer. Mais je suis sûr et certain que nous compterons environ 8 000 hommes. Nous avons aussi l'adhésion de plus de 60% de la population azawadienne. 
L'indépendance de l'Azawad n'est plus à l'ordre du jour à partir du moment où nous avons signé l'accord de Ouagadougou. 

Comment va s'appeler cette dissidence ? 

Son nom sera annoncé le moment venu et chacun l'entendra. 

Entendez-vous participer à la relance du dialogue avec les autorités maliennes ? 

L'indépendance de l'Azawad n'est plus à l'ordre du jour à partir du moment où nous avons signé le respect de l'intégrité territoriale du Mali dans l'accord de Ouagadougou. Nous allons nous battre pour qu'il y ait un contrat social entre l'Azawad et Bamako sur les aspects politico-institutionnels, sécuritaires, économiques, ou encore socio-culturels, afin d'aboutir à un accord de paix durable. Nous souhaitons des négociations à travers la communauté internationale, la Cédéao, et l'Algérie, pour pouvoir atteindre le maximum des aspirations du peuple de l'Azawad. 

Cette nouvelle dissidence ne va-t-elle pas apporter encore plus de confusion dans les négociations de paix ? 

Cette dissidence n'apportera pas de confusion parce que nous existerons sans le sigle du MNLA. Nous allons exister sous un autre nom, pour justement éviter toute confusion.
 

L'interview depuis a source