lundi 21 avril 2014

Répression de la marche du MAK : crime, mensonges et fuite en avant du wali de Tizi-Wezzu

Répression de la marche du MAK : crime, mensonges et fuite en avant du wali de Tizi-Wezzu

21/04/2014 - 15:18


TIZI-WEZZU (SIWEL) — La répression sauvage dont ils étaient victimes, hier, les militants du MAK et des citoyens kabyles a fait réagir le représentant de l’Etat criminel algérien à Tizi-Wezzu, le wali.


Dans un communiqué faisant état de tract où l'antikabylisme le dispute au mensonge et à la manipulation, le wali de Tizi-Wezzu indique, toute honte bue, que « la supposée interdiction ne pouvait être le fait des autorités de la wilaya qui ont la profonde conviction que les revendications liées à l’histoire, au patrimoine, à la culture, à l’identité nationale et à la langue amazigh doivent être soutenues et accompagnées ». Jusque-là, le wali, tapis dans l'ombre d'un pouvoir criminel est resté dans son bureau quadrillé par des policiers n'en a pas vu de répression ou d'interdiction, pourtant le wali de Tizi-Wezzu n'est ni myope ni aveugle. 

Plus loin, il ajoute à qui veut le croire que « le musellement de l’expression de telles revendications légitimes relève d’une autre époque, une époque révolue. « Poussant un peu le bouchon trop loin, Abdelkader Bouazgui qui s’est illustré par un bilan plus que négatif à Batna et ramené à Tizi-Wezzu pour enfoncer davantage la région dans la misère, précise que pour « la marche qui était prévue le dimanche 20 avril 2014, à l’occasion de la célébration du Printemps berbère, les services de l’Etat chargés de l’ordre et soucieux de la sécurité du citoyen avaient arrêté un dispositif destiné à encadrer et à accompagner les marcheurs sur le parcours à emprunter ». 

« Malheureusement, ajoute-t-il sans honte que plusieurs itinéraires et points de ralliement ont été différemment proposés par des groupes de marcheurs qui n’ont pas pu s’entendre sur le choix du parcours à suivre ». En accusant que ce sont les dissensions entre marcheurs qui ont provoqué hélas la confusion et ont excité les esprits. « Certaines personnes, mues probablement par des intentions inavouées, ont eu des comportements intempestifs, allant jusqu’à jeter des pierres sur des agents de l’ordre public qui avaient la seule mission d’encadrer la marche, de la sécuriser et non de l’empêcher », ajoute le communiqué qui tente de jeter l’opprobre sur la victime en épargnant l’agresseur. 

Les services de wilayas ont émet le souhait de voir les festivités se dérouler dans la sérénité mais ils ont oublié de souligner que ce sont les agents de police de l’Etat colonial qu’ils représentent en Kabylie qui est le seul et l’unique responsable de la répression, des incidents et des blessés. 

aai 
SIWEL 21 1518 AVR 14 

Plus d’une centaine de blessés dans les rangs des manifestants | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

La Kabylie répond au casus belli du régime arabo-islamo-baâthiste d’Alger
Le président du MAK a usé de toute sa sagesse pour persuader les policiers de laisser les manifestants faire leur marche « car tout ira pour le mieux ». Bouaziz Aït-Chebib leur a même posé la question sur le pourquoi de deux poids, deux mesures, c’est-à-dire sur le pourquoi d’avoir autorisé la marche du 15 et le refus de celle-ci. Les policiers ont répondu timidement que les initiateurs de la marche du 15 avaient un agrément et ce n’est pas le cas du MAK. A ce moment, Bouaziz Aït-Chebib leur répond qu’ « en ce qui nous concerne, notre agrément nous est octroyé par le peuple kabyle ».
21/04/2014 - 11:16 mis a jour le 21/04/2014 - 11:39 par Saïd Tissegouine
La Kabylie répond au casus belli du régime arabo-islamo-baâthiste d’Alger. Ces mots résument parfaitement les événements tragiques survenus, hier, à Tizi-Ouzou, à l’occasion de la commémoration du 34e anniversaire du Printemps Berbère et le 13e anniversaire du Printemps Noir. Ce rendez-vous programmé depuis longtemps par la grande famille militante et patriotique du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), à sa tête Bouaziz Aït-Chebib, devait initialement être vécu comme un rendez-vous pacifique. En effet, selon le programme du MAK, la manifestation commémorative du Printemps kabyle devait être traduite par une marche pacifique à partir du portail Hasnaoua jusqu’au centre-ville. Hélas, les dirigeants algériens, vulgaires outils de la France Néocoloniale, en ont décidé autrement.
Ils ont effectivement ordonné aux policiers d’empêcher coûte que coûte la commémoration kabyle. Un empêchement qui vaut moralement un crime de lèse-majesté. En effet, tôt le matin du 20 avril 2014, tout le périmètre du portail de l’université Hasnaoua, lieu habituel du démarrage de la marche, a été quadrillé par des policiers équipés pour la confrontation et la guerre. Même des automitrailleuses ont été stationnées sur le boulevard Krim Belkacem.
A quelques mètres seulement en haut du portail Hasnaoua, sur la route menant vers le carrefour du stade du 1erNovembre, la route est complètement barrée par l’important bouclier humain. En clair, c’est une véritable déclaration de guerre que signent les liges de la France néocoloniale à l’endroit du peuple autochtone d’Algérie.
Et contrairement à ce qu’ils ont pensé, les Kabyles ont répondu à leur casus belli. En effet, au lieu de prendre la fuite comme des maraudeurs surpris en flagrant délit de maraudage, ils ont vaillamment riposté à l’attaque des policiers. La confrontation physique d’une violence inouïe a commencé exactement à 10 h 45. Notons d’emblée qu’auparavant, le président du MAK a usé de toute sa sagesse pour persuader les policiers de laisser les manifestants faire leur marche « car tout ira pour le mieux ». Bouaziz Aït-Chebib leur a même posé la question sur le pourquoi du deux poids, deux mesures, c’est-à-dire sur le pourquoi d’avoir autorisé la marche du 15 et le refus de celle-ci. Les policiers ont répondu timidement que les initiateurs de la marche du 15 avaient un agrément et ce n’est pas le cas du MAK.
A ce moment, Bouaziz Aït-Chebib leur répond qu’ « en ce qui nous concerne, notre agrément nous est octroyé par le peuple kabyle ». Et pendant ces pourparlers, les rangs du MAK ne cessaient de se gonfler. Devant l’obstination des policiers à exécuter coûte que coûte les ordres d’Alger et la volonté du peuple kabyle à exercer son droit inaliénable, qui est de commémorer le 34e anniversaire du Printemps kabyle et le 13e du Printemps Noir, la confrontation physique devint alors inévitable.
Les deux camps antagonistes étaient face à face. Policiers et manifestants des premiers rangs se touchaient presque avec le torse. Et au même temps, les cris fusaient de partout. C’est à ce moment que se déclencha l’étincelle. Ce fut alors le début de « la guerre ».
Les policiers ont essayé de repousser les manifestants, et en guise de réponse, une grêle de projectiles s’abattit sur eux. Pierres, bouteilles en verre, morceaux de bois lancés à toute volée s’abattirent sur les policiers service d’un régime criminel. Ils firent un recul dans la précipitation. Beaucoup d’entre eux furent blessés. Leur fuite encouragea les manifestants qui redoublèrent d’effort dans le lancement des projectiles.
Au même temps, ils firent une avancée considérable. Cette avancée au pas de course est accompagnée par une grêle de projectiles. A leur tour, les policiers ne tardèrent à se réorganiser. Cette réorganisation permit de repousser de quelques mètres les manifestants. Et dans leur contre-attaque, les policiers firent recours aux jets de pierre. Sur une plate-forme où ils suivaient la scène et en prenant des clichés, les journalistes et les photographes furent soudainement pris pour cibles. Ils furent ciblés par des jets de pierres. L’attaque vint du camp des policiers. Une chose est sûre, l’agression contre la presse n’est pas venue du côté des manifestants.
Après de longs et durs affrontements, le calme revint dans les deux camps antagonistes. Les chefs de la police ont donné des ordres à leurs troupes de se calmer et les manifestants ont reçu les mêmes directives de la part des organisateurs. Et comme au début, les deux camps se retrouvèrent face à face ; mais dans le calme. Cette fin des hostilités ne dura pas hélas plus de cinq minutes.
En effet, à ce moment une véritable marée humaine arriva sur les lieux à partir de la descente du carrefour du 1erNovembre. Les manifestants scandaient des slogans à la gloire de la Kabylie. Les policiers se trouvant face aux premiers manifestants, constatèrent qu’ils étaient pris en étau. Et au lieu de garder leur sang-froid en restant à leur position, ils préférèrent prendre la fuite avec l’intention de rejoindre leurs camarades qui étaient en position sur le chemin longeant l’université par le haut.
Encouragés par cette fuite, les manifestants se trouvant en face du portail de l’université Hasnaoua et ceux qui venaient d’arriver donnèrent aussitôt l’assaut. Ce fut alors un nouveau round d’une confrontation d’une violence à faire fuir d’horreur les âmes sensibles. Jets de pierres et de bouteilles, courses poursuite, attaques, contre-attaques, des corps se retrouvant parterre, des coups de pieds et de poings, cris d’horreur, cris de guerre, des plaintes, des gémissements de douleur et tant d’autres conséquences venant d’affrontements où les éléments des deux camps antagonistes semblent s’habituer à la violence.
Les mots allongés sur un bout de papier ne peuvent renseigner à eux seuls le degré de cette violence. Les manifestants ont fait preuve d’un courage de lions. Même les femmes kabyles ont été de la partie. Cependant, il y a lieu de noter que certains individus venus participer à la manifestation au nom du MCB ont préféré se disperser au début des émeutes.
Seuls les dirigeants du MAK étaient restés sur le terrain où ils ont affronté l’enfer de la violence. Les blessés furent conduits au CHU de Tizi-Ouzou où ils furent pris en charge.
Alger doit comprendre qu’il n’est pas du tout de son intérêt de s’attaquer à la Kabylie comme il doit comprendre aussi que les policiers qu’il a mobilisés sur ce sentier de la guerre ne sont pas ses outils. Tout d’abord ce sont des êtres humains. Ensuite, ils ont chacun une famille qui tient à eux. Les policiers, de leur côté, doivent apprendre que leurs frères sont ceux avec qui ils se sont durement battus aujourd’hui à Tizi-Ouzou et non ceux, à partir de leurs salons huppés, les envoient au charbon. Avec le courage dont ils ont fait preuve face aux manifestants kabyles, ils doivent – car ils le peuvent – apprendre à dire non aux dirigeants traîtres d’Alger. Ceux-ci doivent également comprendre que ni eux, ni leurs maîtres de Paris ne peuvent arrêter la marche de la liberté du peuple kabyle.
Addenda : Paniqué à l’idée que le monde apprenne ce qui s’est passé à Tizi-Ouzou, Alger a cru bon d’ordonner à l’ACTEL de Tizi-Ouzou à la coupure du réseau Internet. Ce fut un coup d’épée dans l’eau car au moment de la déconnection, des dépêches ont été envoyées un peu partout dans le monde. Par ailleurs, la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, devenue la boite à faire consommer aux innocents citoyens le discours et la politique rétrogrades du régime d’Alger, a abrité au cours de cette journée du 20 avril une rencontre de prétendus porte-parole du monde amazigh. Des hommes habillés de costumes tirés à quatre épingles, pendant que les manifestants kabyles et les policiers vivaient l’enfer de la violence sur le terrain, discouraient sur feu Mouloud Mammeri dans l’espace confortable de l’institution portant son nom. Ces faux intellectuels mais vrais professionnels de la propagande, au lieu de parler de l’origine et la portée du mouvement I980, événement historique qu’ils n’ont jamais vécu, ont parlé de l’ écrivain disparu. Et naturellement, les caméras de l’ENTV qui sont « la propriété exclusive du régime d’Alger » ont filmé cette rencontre destinée à détourner le véritable message du 20 avril I980. Et comme Alger doutait des résultats de ses employés chargés de palabrer sur le 20 avril, il a chargé également deux équipes de techniciens de la même ENTV pour filmer des scènes voulues comme « festivités de 20 avril ». Une image a consisté à montrer un couple déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Lounès Matoub et l’autre à montrer une femme en train de rouler du couscous. Des images qui n’ont aucune corrélation avec la journée du 20 avril. Après les plats de couscous au poulet d’Ould-Ali El-Hadi que personne n’a voulu manger, voilà qu’on descend une marche puisqu’on se limite cette année à montrer tout simplement une femme roulant son couscous.

Lynchage de Kabyles par des policiers algériens à Tizi-Wezzu (Vidéo choquante)

Lynchage de Kabyles par des policiers algériens à Tizi-Wezzu (Vidéo choquante)

21/04/2014 - 02:10


TIZI-WEZZU (SIWEL) — Révoltant ! Voici la preuve des exactions bestiales de policiers algériens perpétrées sur de jeunes kabyles lors de la manifestation pacifique du 20 avril à Tizi-Wezzu pour la double commémoration du printemps berbère (amazigh) de 1980 et du printemps noir de 2001



Dans cette vidéo tournée ce dimanche 20 avril 2014 vers 17h30 (GMT+0), une dizaine de jeunes Kabyles dont le seul tort est de manifester pacifiquement pour rendre hommage aux martyrs des printemps kabyles, se font tabasser, matraquer, gifler et passés à tabac par des hordes de policiers algériens dont la haine du Kabyle ne saurait expliquer ce degré de sauvagerie. 

L'on reconnait bien là la tactique des forces de répression algériennes : chaque manifestant est rapidement interpellé par au moins trois policiers. 
Notons que même le président du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK) ayant appelé à ces marches à travers toute la Kabylie, Bouaziz Ait Chebib, a été blessé à la jambe par ces mêmes policiers qui l'ont ciblé lors des émeutes qui ont éclaté suite à l'interdiction de la marche de Tizi-Wezzu. 

Tels des chiens enragés, des policiers anti-émeutes en tenue réglementaire des forces de sécurité algériennes et d'autres en civil (cf ci-dessous le policier en chemise à carreaux et celui en blouson noir tirant la victime), distribuent des coups à satiété aux Kabyles, dont l'un gisant sur la route, torse nu, immobile, évanoui pour ce qu'il paraît à moins qu'il ne soit déjà tué, sans pitié, un policier en uniforme lui assène un violent coup de pied dans le ventre, avant que deux policiers en civil ne le traînent à bout de bras, sa tête raclant le bitume... pour certainement le cacher des regards et le faire disparaître dans leur engin garé non loin de là (cf photo A) 

Ce lynchage s'est déroulé à Tizi-Wezzu, à la cité Boudiaf - 2000 logements, devant le laboratoire de radiologie "Yaker" dont on distingue bien la façade à 22 secondes du début de la vidéo, on y voit notamment l'espace "parking" à droite et le commissariat de police est tout proche de cet endroit. 

Par cette violence à l'occasion d'une date phare de l'existence du peuple kabyle manifestant pacifiquement depuis 34 ans pour rendre hommage aux siens qui s'étaient sacrifié pour la liberté, la démocratie et la laïcité et la survie de sa langue et de sa culture, le clan de Bouteflika ont mis à exécution leur menace pour punir les Kabyles pour les avoir chassé de Kabylie lors de la campagne présidentielle et boycotté les urnes le jour du vote, Amara Benyounes, le plus honni des préposés à l’animation électorale du candidat Bouteflika n'avait-il pas menacé depuis Tizi-Wezzu « On s’expliquera après le 17 avril » ? 

wbw 
SIWEL 210210 AVR 14

On retrouve le policier algérien en civil (blouson noir) traînant le jeune kabyle par le bras droit, juste après la séquence de la vidéo 1, photo prise par une autre source depuis un autre angle

Photo A : Policiers algériens se conduisant comme des sauvages sur le corps d'un Kabyle (PH/Tigzirt TV)
Photo A : Policiers algériens se conduisant comme des sauvages sur le corps d'un Kabyle (PH/Tigzirt TV)

Le policier algérien en civil (chemise à carreaux bleus et blancs) dans la vidéo 1 est aussi visible dans cette vidéo 2 prise à Tizi-Wezzu le 20/04/2014 vers 11h



Croisement des vidéos 1 et 2

Photo B : Croisement des vidéos 1 et 2
Photo B : Croisement des vidéos 1 et 2

Photo C : Croisement de la vidéo 1 et de la photo A

Photo C : Croisement de la vidéo 1 et de la photo A
Photo C : Croisement de la vidéo 1 et de la photo A

Preuves supplémentaires que la vidéo 1 était bel et bien filmée à Tizi-Wezzu en Kabylie ce 20 avril 2014 et non en Tunisie, comme tentent de désinformer certains relais du pouvoir arabo-islamiste algérien sur les réseaux sociaux...

Photo D : Localisation du policier algérien en civil (chemise à carreaux) en face de la Tour Bleue (La CAAT), Nouvelle Ville de Tizi-Wezzu (PH/DR)
Photo D : Localisation du policier algérien en civil (chemise à carreaux) en face de la Tour Bleue (La CAAT), Nouvelle Ville de Tizi-Wezzu (PH/DR)

Photo E : Situation de la Tour Bleue (La CAAT), Nouvelle Ville de Tizi-Wezzu (PH/DR)
Photo E : Situation de la Tour Bleue (La CAAT), Nouvelle Ville de Tizi-Wezzu (PH/DR)

Printemps Berbère 20 avril 2014



Publiée le 20 avr. 2014
34eme anniversaire du printemps berbère

dimanche 20 avril 2014

Tahar Aissi anime une conférence à l’occasion du 20 avril | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Tizi N’Berber
Tout en enchainant les faits qui ont marqué la région kabyle notamment depuis le mois d’avril 1980, véritable précurseur du mouvement, Tahar Aissi s’attardera sur le passage de l’oral à l’écrit dont la contribution a été très importante quant à la prise de conscience identitaire, fera-t-il remarquer. Bien entendu pour ce dernier, il est temps de passer de cette prise de conscience à la formation identitaire, sachant que beaucoup de travaux ont été faits par le passé.
20/04/2014 - 21:50 mis a jour le 20/04/2014 - 21:50 par Massidida
Pour célébrer le 34e anniversaire du 20 avril 1980, la section du RCD de Tizi N’Berber a opté pour l’organisation, au niveau du centre culturel de la ville, d’une conférence animée par l’enseignant de tamazight et néanmoins militant de la cause berbère, Tahar Aissi. C’est aux environs de 16 h 30 que celle-ci a été entamée par l’orateur qui choisira un thème en relation avec le mouvement berbère et l’historique du 20 avril.
Tout en enchainant les faits qui ont marqué la région kabyle notamment depuis le mois d’avril 1980, véritable précurseur du mouvement, Tahar Aissi s’attardera sur le passage de l’oral à l’écrit dont la contribution a été très importante quant à la prise de conscience identitaire, fera-t-il remarquer. Bien entendu pour ce dernier, il est temps de passer de cette prise de conscience à la formation identitaire, sachant que beaucoup de travaux ont été faits par le passé.
« Il y a eu, dira-t-il, deux engagements, l’un intellectuel et l’autre politique ». Concernant l’autonomie de la Kabylie, tout en soutenant cette thèse, le conférencier soulignera l’importance d’un dialogue avec la base pour pouvoir développer conjointement cette idéologie.
Bien entendu, durant cette journée commémorative de celle historique du 20 avril 1980, plusieurs activités festives ont été organisées, à travers les différentes contrées de la wilaya de Bgayet, de Tazmalt à Kherrata, en passant par Boudjellil, Chemini, Tinebdar, Boukhelifa, Aokas, Souk El Tenine et Taskriout.
Massidida

Une véritable marée humaine a inondé la ville | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Marche à Bgayet
De l’université de Targa Ouzemour au siège de la wilaya, des carrés, de plusieurs centaines chacun, de jeunes et de moins jeunes avançaient en scandant des slogans hostiles au pouvoir d’Alger. « Kabylie autonome », « Pouvoir assassin », « Pouvoir colonial, Kabylie indépendante » ou encore « Si vous voulez la guerre, on est prêt » sont, entre autres, les principaux slogans scandés à gorge déployée tout au long de l’itinéraire arpenté.
20/04/2014 - 20:58 mis a jour le 20/04/2014 - 20:58 par Massidida
Une dizaine de milliers, selon les estimations des journalistes présents en force, une quinzaine de milliers pour Mouloud Mebarki, président du conseil national du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), sont les chiffres avancés pour estimer le nombre de marcheurs du 20 avril àBgayet. Ce qui est sur, c’est qu’ils étaient plusieurs milliers à avoir répondu à l’appel du MAK rejoint par le MCB et le RCD pour une marche pacifique ce dimanche pour marquer la célébration du 34e anniversaire du 20 avril 1980.
De l’université de Targa Ouzemour au siège de la wilaya, des carrés, de plusieurs centaines chacun, de jeunes et de moins jeunes avançaient en scandant des slogans hostiles au pouvoir d’Alger. « Kabylie autonome », « Pouvoir assassin », « Pouvoir colonial, Kabylie indépendante » ou encore « Si vous voulez la guerre, on est prêt » sont, entre autres, les principaux slogans scandés à gorge déployée tout au long de l’itinéraire arpenté.
En arrivant à proximité de la cité dite « CNS » où des baffles résonnaient, à forts décibels, au son des chansons engagées de Matoub, comme pour accueillir les militants de la cause, un jeune escaladera un lampadaire d’éclairage public pour y accrocher le drapeau berbère. Applaudi par toute la foule, celui redescendra comme un véritable sportif.
Là, une minute de silence a été observée à la mémoire des martyrs de la cause berbère. Mené par Mouloud Mebarki et Razik Zouaoui ainsi que plusieurs autres cadres du MAK, la marée humaine s’est ébranlée jusqu’au siège de la wilaya où certains énergumènes ont usé de pierres pour disqualifier le mouvement qui a appelé à une marche pacifique.
Ceci a été rendu possible suite à la dislocation des carrés de marcheurs. Interrogé sur cette subite désorganisation, le président du conseil du MAK rétorquera que cela faisait longtemps que la Kabylie n’a pas réussi une telle mobilisation et il dira, d’un air ironique, que lui et les siens réapprennent à marcher. Après les jets de pierres contre le siège de la wilaya et de celui de la banque limitrophe, des émeutes se sont aussi déclenchées et les policiers antiémeutes ont commencé à user de gaz lacrymogène.
Il est à noter que des arrestations ont opérées par les services de la police algérienne parmi les militants du MAK.
Arrestation de six militants du MAK par la police algérienne à Bgayet. Deux frères Meddouren de la section de Kendira, deux autres frères Hiboudi Hamza et Sofiane de Guendouz et Belili Amine de Tifrit dans la région d’Akbou .
Massidida

Marche populaire aujourd'hui à bouira



Publiée le 20 avr. 2014
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