mercredi 7 mai 2014

La détentrice de la première carte d’identité kabyle vient de s’éteindre à l’âge de 99 ans | Tamurt.info

Décès de Madame Tassaadit Amrioui
En 1956, elle perdit un bras lors du bombardement de sa maison par l’aviation de l'armée française. _CS_SANS_GLOSSAIRE
06/05/2014 - 23:46 mis a jour le 07/05/2014 - 09:15 par Rédaction Tamurt
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C’est avec une profonde tristesse que nous venons d’apprendre le décès de Madame Amrioui Tassaadit, à l’âge de 99 ans. Elle s’est éteinte aujourd’hui après-midi vers 16h, entourée de ses enfants et petits enfants, dans son domicile à Ivuhren, Ait Yahia Moussa.
Madame Amrioui Tassaadit, mère de 09 enfants dont d’Ahmed Amrioui, président de la Fondation pour l’Investissement et le Développement de la Kabylie (FIDEK) était une femme très courageuse. Née en 1915, juste au début de la première guerre (1914-18), elle a connu l’horreur de la deuxième guerre mondiale (1939-45), la guerre d’Algérie (1954-62) et l’épouvantable guerre silencieuse que mène l’Algérie à la Kabylie (1962 à ce jour). Elle aimait répéter à ses enfants et petits enfants qu’elle avait tout vu dans ce monde. 
En 1956, elle perdit un bras lors du bombardement de sa maison par l’armée française. 
Après l’indépendance, elle fut contrainte de vendre les œufs de ses poules pour permettre à son fils Ahmed Amrioui de continuer ses études au lycée et de subvenir aux besoins de ses enfants. 
À 60 ans elle perdit son mari et continua à s’occuper toute seule de sa grande famille. Ce devoir, de l’avis de ses enfants, elle l’accomplit convenablement, sans faille. 
Le courage de Tassaadit restera gravé dans la mémoire de tous ceux qui l’ont connue.
Madame Tassaadit Amrioui sera enterrée aujourd’hui, le 07 mai 2014, à 14h, à Ivuhren, Ait Yahia Moussa.
A la Famille Amrioui, l’équipe rédactionnelle de Tamurt présente ses sincères condoléances.
La Rédaction Tamurt.info

Hommage à Ferhat Mehenni l'exilé

mardi 6 mai 2014

Pour un large front unificateur de la Kabylie | Tamurt.info



Pour un large front unificateur de la Kabylie

Contribution de Fatiha Rahmouni
Une politique économique ruineuse génératrice ni de croissance ni d'emplois mais hypothéquant dangereusement déjà l'avenir de plusieurs générations: Une économie ultra bureaucratique qui étouffe et asphyxie l'entreprise Algérienne Publique et privée aussi bien par un environnement administratif nocif que par une politique fiscale et parafiscale archaïque à laquelle s'ajoute la pratique systématique de la corruption._CS_SANS_GLOSSAIRE
06/05/2014 - 19:34 mis a jour le 06/05/2014 - 19:32 par Fatiha Rahmouni
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C’est une lame de fond Révolutionnaire qui traverse le monde, chamboulant sans répit les sacrosaintes règles néolibérales de l’économie mondiale et de son système financier, mettant en cause le mode de gouvernance et le système de répartition des richesses mondiales. La montée en puissance des pays émergeant s (BRICS…), le développement à l’échelle planétaire de nouveaux mouvements et réseaux sociaux, le poids de plus en plus déterminant des opinions publiques transforment continuellement le rapport de forces dans le sens du progrès général.
Par ailleurs, les caractéristiques de l’évolution démographique remettent en question les problèmes du développement durable, du rapport de l’Homme à la nature, de la jouissance du fruit du travail et de l’effort, d’une nécessaire convergence des niveaux de vie des populations, de la transformation du modèle de consommation etc.…
C’est à la fois sous l’effet de la libéralisation systématique des économies (Asie et Europe de l’Est, Amérique Latine…) et de la révolution technologique et des communications que tendent à se généraliser à travers le monde les valeurs universelles de liberté, de droits de l’homme, d’égalité, de solidarité et de démocratie. Si au départ elles ne pouvaient puiser leurs contenu et formes que dans l’expérience occidentale, parce que la plus avancée, aujourd’hui les peuples en disposent à leur guise en fonction de leur niveau d’intégration au mouvement d’unification de l’humanité, de leur culture et traditions et du niveau de développement de leur sociétés.
L’Islam imprègne profondément les habitudes, us et coutumes, la culture et même les connaissances des peuples. La séparation du politique du religieux, incontournable, sera nécessairement un processus difficile et complexe. L’islamisme et son corolaire indispensable, le terrorisme, après la tragédie Algérienne et l’apocalypse du 11 septembre ne peut plus prétendre à la création de l’Etat théocratique et à l’alternative politique. C’est un islamisme revu et corrigé, distinct d’el Quaida, dit modéré à l’image de l’AKP de Turquie qui se présente comme alternative aux dictatures et régimes autocratiques arabes. 
En Afrique du Nord les contradictions entre la Modernité, la tradition et l’archaïsme déchirent profondément ces peuples. L’islamophobie en Occident, l’émergence des extrêmes droites, les fluctuations électoralistes et inconséquences de la droite, les séquelles néocoloniales du Mitterrandisme et le rôle mitigé que jouent les forces de l’OTAN en Afrique rendent moins intelligibles les enjeux et la nature des choix opérer pour un grand nombre de citoyens Amazighs.
C’est un travail colossal qui attend les forces démocratiques déjà organisées en Kabylie et dans cette région en matière de synthèse, de réflexion, de pédagogie d’organisation et d’implication dans le travail institutionnel et pour l’accumulation de compétences dans la gestion des affaires publiques.
Le regroupement et la mise en utilisation commune des moyens et intelligences, l’échange régulier d’expérience, l’exploitation des moyens de communication de l’ensemble des forces de la modernité à l’échelle de Tamazɣa est seul à même de porter les peuples de la région, du moins ceux qui sont les mieux préparés, à accéder avec moins de douleur à leur indépendance et à la Modernité. 
Renforcer le travail en commun de ces forces y compris par la mise en place de structures régulières de concertation et d’échange d’hommes politiques, d’intellectuels, de femmes et de jeunes est indispensable et impératif pour mieux configurer cette famille politique et la rendre mieux organisée et plus efficace.
Les graves concessions faites par le pouvoir à l’islamisme salafiste qui s’était préparé pendant des années y compris à la lutte armée, les erreurs fatales commises dans la gestion du processus d’ouverture démocratique, les ingérences inadmissibles, criminelles et systématiques de forces et pays étrangers ont fini par plonger l’Algérie dans une tragédie sanglante aux séquelles incommensurables et dont les leçons principales ne semblent, malheureusement pas avoir été retenues par les démocrates Algériens.
Terrassé et vaincu sur le plan militaire, l’islamisme fut sauvé par une politique honteuse dite de la "concorde civile" et de la "réconciliation nationale" alors qu’en même temps, par la violation systématique de la constitution et des lois, ce pouvoir s’est évertué à casser les mécanismes des réformes économiques et à bâillonner les forces démocratiques et l’expression citoyenne (partis, syndicats autonomes, associations, presse libre…) à la faveur d’une nébuleuse conservatrice et prédatrice autour de la présidence de la république, d’un magma de nationalisme décadent, d’islamisme et de populisme. A l’intérieur des appareils administratifs, économiques et politiques de l’Etat, une guerre sans merci et sans principes entre différents clans se déroule autour des appétits insatiables des uns et des autres dévoilée en partie par des scandales à répétition au mépris total de l’Etat et de la république. 
Dans ces conditions et au moment où l’argent du pétrole coule à flots, il n’est point étonnant que les projets mis en chantiers consomment plus que le double des budgets prévus initialement, que des sommes astronomiques sont investies avec des résultats plus que médiocres sans commune mesure avec les normes admise mondialement. Il en va de même dans le domaine scolaire, universitaire, de la recherche, de la santé, du transport, de la culture, de l’habitat…
Une politique économique ruineuse génératrice ni de croissance ni d’emplois mais hypothéquant dangereusement déjà l’avenir de plusieurs générations : Une économie ultra bureaucratique qui étouffe et asphyxie l’entreprise Algérienne Publique et privée aussi bien par un environnement administratif nocif que par une politique fiscale et parafiscale archaïque à laquelle s’ajoute la pratique systématique de la corruption.
Aujourd’hui, à la configuration du paysage politique exploitant indistinctement, aussi bien les courants islamistes que les tenants des appareils politiques liés à l’Etat directement ou indirectement. Porteuses d’aucun projet de société, si ce n’est le maintien du statut quo jusqu’à épuisement de la rente pétrolière, elles bénéficient de
moyens colossaux et de grands relais à tous les niveaux de l’Etat (justice y compris) mais aussi dans une partie de la société civile. Aussi il est impératif d’avoir une conscience claire des forces qui, aujourd’hui et encore plus demain, s’impliquent et se battent avec de plus en plus de lucidité et de courage pour libérer la Kabylie et aller vers un développement de l’émergence d’un Etat de droit et une justice sociale.
Le combat pour l’autodétermination du peuple Kabyle montre clairement le large panel des forces à même de porter des mots d’ordres politiques de s’organiser et d’être une avant-garde dans la lutte pour l’instauration d’un Etat démocratique, laïque et moderne basé sur le progrès général. Ce n’est certainement pas autour d’un "Smig démocratique", comme on nous le propose souvent, que se mobiliseront de pareilles forces mais bel et bien autour d’un programme politique sérieusement pensé et qui
établisse un lien clair entre les nombreuses revendications des mouvements émergeants et les grands axes du changement à prévoir. Ce programme peut s’élaborer à travers un processus de nombreux échanges entre militants et compétences de la mouvance démocratique Kabyle et d’identification des éléments consensuels.
La Modernité ne peut être portée que par les forces de la Modernité ! L’accession au pouvoir de ces dernières se fera nécessairement par le biais d’un large front unissant les deux partis Kabyles, mouvements, associations, syndicats et personnalités impliquées dans les luttes identitaires et autour d’un projet rassembleur de toutes ces forces dont dispose la Kabylie.
Rahmouni Fatiha

Dépêches de SIWEL - Agence kabyle d'information : Contribution / " La Modernité ne peut être portée que par les forces de la Modernité "

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06/05/2014 - 17:57 par SIWEL - Agence kabyle d'information
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KABYLIE (SIWEL) — Le regroupement et la mise en utilisation commune des moyens et intelligences, l’échange régulier d’expérience, l’exploitation des moyens de communication de l’ensemble des forces de la modernité à l’échelle de Tamazɣa est seul à même de porter les peuples de la région, du moins ceux qui sont les mieux préparés, à accéder avec moins de douleur à leur indépendance et à la Modernité. Renforcer le travail en commun de ces forces y compris par la mise en place de structures régulières de concertation et d’échange d’hommes politiques, d’intellectuels, de femmes et de jeunes est indispensable et impératif pour mieux configurer cette famille politique et la rendre mieux organisée et plus efficace.
Contribution /
Contribution / " La Modernité ne peut être portée que par les forces de la Modernité ! "
Par Fatiha RAHMOUNI, 
Secrétaire nationale aux droits humains du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) 

La Modernité ne peut être portée que par les forces de la Modernité

La montée en puissance des pays émergeant s (BRICS…), le développement à l’échelle planétaire de nouveaux mouvements et réseaux sociaux, le poids de plus en plus déterminant des opinions publiques transforment continuellement le rapport de forces dans le sens du progrès général.

Par ailleurs, les caractéristiques de l’évolution démographique remettent en question les problèmes du développement durable, du rapport de l’Homme à la nature, de la jouissance du fruit du travail et de l’effort, d’une nécessaire convergence des niveaux de vie des populations, de la transformation du model de consommation etc.…

C’est à la fois sous l’effet de la libéralisation systématique des économies (Asie et Europe de l’Est, Amérique Latine…) et de la révolution technologique et des communications que tendent à se généraliser à travers le monde les valeurs universelles de liberté, de droits de l’homme, d’égalité, de solidarité et de démocratie.

Si au départ elles ne pouvaient puiser leurs contenu et formes que dans l’expérience occidentale, parce que la plus avancée, aujourd’hui les peuples en disposent à leur guise en fonction de leur niveau d’intégration au mouvement d’unification de l’humanité, de leur culture et traditions et du niveau de développement de leur sociétés.

L’Islam imprègne profondément les habitudes, us et coutumes, la culture et même les connaissances des peuples. La séparation du politique du religieux, incontournable, sera nécessairement un processus difficile et complexe.

L’islamisme et son corolaire indispensable, le terrorisme, après la tragédie Algérienne et l’apocalypse du 11 septembre ne peut plus prétendre à la création de l’Etat théocratique et à l’alternative politique.C’est un islamisme revu et corrigé, distinct d’el Quaida, dit modéré à l’image de l’AKP de Turquie qui se présente comme alternative aux dictatures et régimes autocratiques arabes.

En Afrique du Nord les contradictions entre la Modernité, la tradition et l’archaïsme déchirent profondément ces peuples. L’islamophobie en Occident, l’émergence des extrêmes droites, les fluctuations électoralistes et inconséquences de la droite, les séquelles néocoloniales du Mitterrandisme et le rôle mitigé que jouent les forces de l’OTAN en Afrique rendent moins intelligibles les enjeux et la nature des choix à opérer pour un grand nombre de citoyens Amazighs.

C’est un travail colossal qui attend les forces démocratiques déjà organisées en Kabylie et dans cette région en matière de synthèse, de réflexion, de pédagogie d’organisation et d’implication dans le travail institutionnel et pour l’accumulation de compétences dans la gestion des affaires publiques.

Le regroupement et la mise en utilisation commune des moyens et intelligences, l’échange régulier d’expérience, l’exploitation des moyens de communication de l’ensemble des forces de la modernité à l’échelle de Tamazɣa est seul à même de porter les peuples de la région, du moins ceux qui sont les mieux préparés, à accéder avec moins de douleur à leur indépendance et à la Modernité. Renforcer le travail en commun de ces forces y compris par la mise en place de structures régulières de concertation et d’échange d’hommes politiques, d’intellectuels, de femmes et de jeunes est indispensable et impératif pour mieux configurer cette famille politique et la

rendre mieux organisée et plus efficace.

Les graves concessions faites par le pouvoir à l’islamisme salafiste qui s’était préparé pendant des années y compris à la lutte armé, les erreurs fatales commises dans la gestion du processus d’ouverture démocratique, les ingérences inadmissibles, criminelles et systématiques de forces et pays étrangers ont finis par plonger l’Algérie dans une tragédie sanglante aux séquelles incommensurables et dont les leçons principales ne semblent, malheureusement pas avoir été retenues par les démocrates Algériens.

Terrassé et vaincu sur le plan militaire, l’islamisme fut sauvé par une politique honteuse dite de la "concorde civile" et de la "réconciliation nationale" alors qu’en même temps, par la violation systématique de la constitution et des lois, ce pouvoir s’est évertué à casser les mécanismes des réformes économiques et à bâillonner les forces démocratiques et l’expression citoyenne (partis, syndicats autonomes, associations, presse libre…) à la faveur d’une nébuleuse conservatrice et prédatrice autour de la présidence de la république, d’un magma de nationalisme décadent, d’islamisme et de populisme. A l’intérieur des appareils administratifs, économiques et politiques de l’Etat, une guerre sans merci et sans principes entre différents clans se déroule autour des appétits insatiables des uns et des autres dévoilée en partie par des scandales à répétition au mépris total de l’Etat et de la république.

Dans ces conditions et au moment où l’argent du pétrole coule à flots, il n’est point étonnant que les projets mis en chantiers consomment plus que le double des budgets prévus initialement, que des sommes astronomiques sont investies avec des résultats plus que médiocres sans commune mesure avec les normes admise mondialement.

Il y va de même dans le domaine scolaire, universitaire, de la recherche, de la santé, du transport, de la culture, de l’habitat… Une politique économique ruineuse génératrice ni de croissance ni d’emplois mais hypothéquant dangereusement déjà l’avenir de plusieurs générations : Une économie ultra bureaucratique qui étouffe et asphyxie l’entreprise Algérienne Publique et privée aussi bien par un environnement administratif nocif que par une politique fiscale et parafiscale archaïque à laquelle s’ajoute la pratique systématique de la corruption.

Aujourd’hui, à la configuration du paysage politique exploitant indistinctement, aussi bien les courants islamistes que les tenants des appareils politiques liés à l’Etat directement ou indirectement. Porteuses d’aucun projet de société, si ce n’est le maintien du statut quo jusqu’à épuisement de la rente pétrolière, elles bénéficient de moyens colossaux et de grands relais à tous les niveaux de l’Etat (justice y compris) mais aussi dans une partie de la société civile. 

Aussi il est impératif d’avoir une conscience claire des forces qui, aujourd’hui et encore plus demain, s’impliquent et se battent avec de plus en plus de lucidité et de courage pour libérer la Kabylie et aller vers un développement de l’émergence d’un Etat de droit et une justice sociale. Le combat pour l’autodétermination du peuple Kabyle montre clairement le large panel des forces à même de porter des mots d’ordres politiques de s’organiser et d’être une avant-garde dans la lutte pour l’instauration d’un Etat démocratique, laïque et moderne basé sur le progrès général.

Ce n’est certainement pas autour d’un "Smig démocratique", comme on nous le propose souvent, que se mobiliseront de pareilles forces mais bel et bien autour d’un programme politique sérieusement pensé et qui établisse un lien clair entre les nombreuses revendications des mouvements émergents et les grands axes du changement à prévoir. 

Ce programme peut s’élaborer à travers un processus de nombreux échanges entre militants et compétences de la mouvance démocratique Kabyle et d’identification des éléments consensuels. 


La Modernité ne peut être portée que par les forces de la Modernité ! L’accession au pouvoir de ces dernières se fera nécessairement par le biais d’un large front unissant les partis Kabyles, mouvements, associations, syndicats et personnalités impliquées dans les luttes identitaires et autour d’un projet rassembleur de toutes ces forces dont dispose la Kabylie.


SIWEL 061757 MAI 14

mardi 29 avril 2014

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  • L'AFP qui a le devoir d'informer les français décide enfin de parler de la répression en Kabylie et de la marche du MAK, en prenant le soin d'insister que la Kabylie est algérienne, et que le nombre des marcheurs qui a dépassé les 100 000 personnes est réduit à 2000.
  • L'AFP à fait un grand effort d'évoquer une banderole sur laquelle est inscrit "Pour le droit à l'autodétermination de la Kabylie" Néanmoins Nous constatons que l'AFP est passé du black out totale à l'orientation de l'information.
  • Nous ne demandons pas à l'AFP de nous soutenir, nous lui demandons de faire son travail et d'arrêter de pervertir la vérité comme elle le fait dans l'Azawad à travers son correspondant Serge Daniel.
  • Mais qui est Serge Daniel pour décider de ce que 65 millions de français doivent savoir ou pas? Comme si les français étaient des enfants aux-quels on doit choisir avec délicatesse ce qui est bon ou pas de savoir.
  • Le mépris de l'AFP pour les français n'a l'air de déranger ni les journalistes, ni la classe politique française, ni les associations, ni les intellectuels.
  • Mais de quoi ont-ils peur toutes ces gens là? qu'est ce qui leur fait peur au point de sacrifier l'éthique et la déontologie, au point de mépriser leur propre citoyens?

Conférence de mass Lyazid Abid, vice président de l'anavad à Lausanne le...





Asarag n Mass Lyazid At Mraḥ di tmurt n Swiss

Le MAK à Illoula-Oumallou et Naciria | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Le MAK à Illoula-Oumallou et Naciria

De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine
Concernant la première localité nommée, la mission de Bouaziz Aït-Chebib était d’honorer de sa présence, et ce naturellement en sa qualité de président du MAK, la commémoration du 12e anniversaire de l’assassinat du jeune Meziani M’henni par les gendarmes, événement préparé et élaboré par le comité lycéen du lycée Chahid Ammar Khodja Mehenna d’Illoula-Oumallou.
29/04/2014 - 08:39 mis a jour le 29/04/2014 - 09:10 par Saïd Tissegouine
Pour le président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), Bouaziz Aït-Chebib, l’heure n’est pas encore au repos malgré le calendrier, pourtant très chargé, largement honoré. En effet, le premier responsable du MAK a effectué hier un périple l’ayant conduit dans la matinée à Illoula-Oumallou et dans l’après-midi à Naciria (Boumerdès). Concernant la première localité nommée, la mission de Bouaziz Aït-Chebib était d’honorer de sa présence, et ce naturellement en sa qualité de président du MAK, la commémoration du 12eanniversaire de l’assassinat du jeune Meziani M’henni par les gendarmes, événement préparé et élaboré par le comité lycéen du lycée Chahid Ammar Khodja Mehenna d’Illoula-Oumallou.
A son arrivée sur les lieux de la manifestation commémorative, c’est-à-dire dans l’espace même de l’établissement éducatif, la conférence, qui était animée par le Pr Saïd Doumane de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou sur le mouvement du Printemps I980 et ses conséquences touchait presque à sa fin. Quelques instants plus tard donc, le conférencier déclara l’ouverture des débats et sa disponibilité à répondre à toute question venant de l’assistance, et ce dans l’esprit naturellement de faire la lumière sur une éventuelle zone d’ombre.
A ce moment justement, un jeune lycéen prit le micro et posa deux questions que même le conférencier reconnut « difficiles ». Cela veut dire donc « pertinentes ». La première avait trait à la défaillance de certains animateurs du Printemps 1980 survenue plus tard. Le jeune lycéen a utilisé le terme « trahison ». La seconde a porté sur l’affaire de la Grève du cartable. Dans sa réponse à la première question, le PrSaïd Doulmane n’a aucunement parlé de trahison. Il nous expliquera plus tard en aparté qu’il ne voulait pas décourager les futurs portes-flambeau de la Kabylie. « Bien sûr qu’il y a eu des éléments qui ont trahi la cause », nous avoua le conférencier dans un chuchotement à l’oreille. S’agissant de la seconde réponse, le Pr Saïd Doulmane se montra encore peu explicite. Il a voulu se montrer indulgent à l’endroit de tous les acteurs de la Grève du cartable et, du coup, a mis presque sur la même balance Ferhat M’henni que les autres.
C’est pourquoi Bouaziz Aït-Chebib, qui maîtrise à la perfection ce dossier portant sur la Grève du cartable, a décidé d’intervenir. Il décortiqua ce dossier. L’assistance, très nombreuse, apprit même le coup diabolique de la chaîne de télévision algérienne à l’endroit de Ferhat M’henni. Lors de son intervention télévisée, Ferhat M’henni a d’abord posé ses conditions quant à la reprise du chemin de l’école. Lors de l’opération de montage du produit filmique, les techniciens, probablement des agents de l’ex-Sécurité Militaire, ont coupé le passage portant sur les conditions de reprise pour ne garder que « nous reprendrons l’école ». Par ce stratagème diabolique, les téléspectateurs ont naturellement compris que Ferhat M’henni a appelé à la reprise de l’école ; ce qui était complètement faux. Bouaziz Aït-Chebib a expliqué aux lycéennes et lycéens de l’établissement Chahid Ammar Khodja Mehenna d’Iloula-Oumallou que ferhat M’henni a apporté un démenti sur les ondes de radio chaîne 2 mais beaucoup ne l’ont pas entendu et beaucoup ont feint de ne pas l’entendre. Par ailleurs, le président du MAK a expliqué à l’assistance les enjeux politiques d’alors et qui étaient justifiés pour certains par les élections présidentielles d’alors. De même, Bouaziz Aït-Chebib a saisi cette occasion pour expliquer à l’assistance qui écoutaient religieusement que non seulement les enfants de Ferhat M’henni ont raté leur année scolaire comme tous les enfants de Kabylie mais aussi les conditions qui ont contraint Ferhat M’henni à faire fuir sa famille en France. Il s’agissait effectivement pour Ferhat M’henni de mettre sa famille à l’abri d’un danger réel. Le dilemme était de faire de faire fuir sa famille ou l’exposer à une mort certaine. Donc, Ferhat M’henni a agi comme n’importe quel père de famille à travers le monde entier aurait agi. Le talon d’Achille de tout homme est sa progéniture. L’assistance a très bien compris cette leçon d’histoire contemporaine de Bouaziz Aït-Chebib. Et pour preuve, il fut remercié par des ovations et des cris « vive Ferhat M’henni ! ».
Quant à la question qu’il posa directement au conférencier est la suivante : « Ne pensez-vous pas qu’une langue a besoin d’un Etat pour son développement ? » Le Pr Saïd Doulmane répondit que oui. D’ailleurs, auparavant il fit entendre que qu’avec seulement un statut, l’avenir de tamazight n’est pas garanti. « Dans ce cas, intervint encore Bouaziz Aït-Chebib, ne trouvez-vous pas que tamazight a besoin d’un Etat kabyle ? » « Pourquoi pas un Etat », répondit le conférencier. Et il poursuivit : « la question portant sur un Etat kabyle n’est pas tabou. Toutefois, il faut lancer au préalable un débat sur cette question ».
Sur ce, la conférence prit fin. C’est aussi le moment de se rendre au Carré des Martyrs où repose le défunt Meziani M’henni. Cependant, avant d’ordonner le coup d’envoi de la marche, les invités d’Illoula-Oumallou furent inviter à une collation. Celle-ci – il faut bien le souligner – a été faite avec l’argent des lycéennes et lycéens de l’établissement éducatif Chahid Ammar-Khodja Mehenna d’Illoula-Oumallou.
S’agissant de la procession, force est de reconnaître qu’elle mérite d’être inscrite dans les pages d’histoire de la Kabylie. En carrés bien ordonnés, les manifestants se sont lentement dirigés vers le lieu énuméré ci-dessus (le Carré des martyrs). Les slogans ont été nombreux. Certains ont été hostiles au pouvoir et d’autres pour mettre en valeur la Kabylie et ses héros. Et d’autres encore pour rappeler que la Kabylie est kabyle et non arabe.
Arrivés à destination, un groupe de filles déposa les gerbes de fleurs sur la tombe du Martyr Meziani M’henni, fauché par une balle criminelle un certain 28 avril 2001. Le défunt n’avait que I9 ans. Il était en 3e année secondaire et se préparait à affronter les épreuves du baccalauréat. Après le dépôt des gerbes de fleurs, les pèlerins et pèlerines ont observé une minute de silence en sa mémoire.
Ensuite, il y eut une prise de parole laquelle a été assurée respectivement par le président de l’APC d’Illoula-Oumallou, le président du comité lycéen Chahid Ammar-Khodja Mehenna, Farès Meziani, Bouaziz-Aït-Chebib et Larvi Tayeb. Chacun des intervenants a pu rendre un vibrant hommage au défunt et rappelé avec vigueur la noble cause pour laquelle le martyr, à l’instar des 127 autres, a donné sa vie.
Le président du MAK a démontré que les 128 personnes tuées lors de ce printemps 2001 sont bel et bien des martyrs, contrairement à la thèse du régime d’Alger qui ne les reconnaît pas comme tels mais considérés seulement comme des « victimes ». « Ils ont affronté d’une façon délibérée et réfléchie les balles meurtrières des gendarmes et non pas qu’ils ont été touchés accidentellement par des balles », a insisté le président du MAK.
Quant au premier magistrat de la commune d’Illoula-Oumallou, suite à une question qui lui a été posée par le jeune Farès Meziani et portant sur la non baptisation de la bibliothèque communale au non du Martyr Meziani M’henni, il a expliqué que les élus APC ont voté une délibération allant dans ce sens mais a été refusée par la tutelle. A notre question de savoir quelle autorité exactement a rejeté cette délibération suggérant que la bibliothèque communale soit baptisée au nom de Meziani M’henni, le Président d’APC répondit que c’était la daïra. La question qui reste posée est de savoir si c’est ce refus est venu de la simple autorité du chef de daïra où il n’a fait qu’exécuter un ordre venu d’en-haut. Il est connu cependant que les responsables civils à l’échelle régionale ne sont que de pauvres agents exécutifs. A parier donc que c’est Alger qui n’a pas voulu rendre justice à la mémoire du Martyr car baptiser un édifice public en son nom c’est le reconnaître officiellement comme un Martyr. Chez le peuple kabyle, cette question est tranchée depuis l’année 2001.
Concernant la deuxième partie de la mission du président du MAK, qui, devons-nous rappeler, l’a conduit jusqu’à Naciria, elle a été traduite par une visite auprès d’un blessé nommé Kamal Belkacemi. Celui-ci souffre d’un traumatisme cérébral à la suite de coups que les policiers lui ont infligé le 20 avril dernier à la tête. Dès le lendemain, ont témoigné son père et ses amis, Kamel Belkacemi fut sujet à de terribles hallucinations. « Il croit, témoigne son père, qu’une bombe est collée à son ventre et prête à exploser sur lui ». Selon son paternel et ses amis, les signes du début de la crise se manifestent ainsi : la victime se bouche les oreilles d’abord avant de pousser un râle indiquant la « bombe prête à exploser sur lui. La crise frappe la victime à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit, avons-nous appris auprès de nos interlocuteurs.
Bouaziz Aït-Chebib, après avoir reçu toutes les explications dont il avait besoin a rassuré aussi bien la victime que son paternel qu’ils jouiront de toute l’aide nécessaire de la part du MAK. Le premier responsable du MAK leur a même déclaré la disponibilité du MAK à leur indiquer une compétence psychiatrique pour assurer le suivi médical. Notons enfin que la victime, âgée de 24 ans, était en 4e année à la faculté de psychologie de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.