jeudi 7 novembre 2013

Boudiaf était avec l’armée marocaine ! | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Eternel Conflit algéro-marocain
La faute incombe aux militaires algériens qui alimentent une tension pour aucune raison apparente. C’est une réalité qu’il faut dire mais aussi admettre. Que gagnera l’Algérie dans ces conflits ? Le sud marocain sera toujours marocain. Que pèsera le pays de Bouteflika devant les puissances mondiales qui se sont toutes alignées sur les thèses marocaines ? Les Algériens qui n’arrivent même pas à sauvegarder leur souveraineté aérienne de leur propre pays, comme l’atteste l’utilisation de l’armée Française de l’espace aérien algérien au début de cette année lors de l’attaque de l’Azawad, peuvent-ils libérer une partie de la nation marocaine ? Impossible. Et ces algériens le savent pertinemment.
07/11/2013 - 11:06 mis a jour le 07/11/2013 - 13:48 par Farid M.

Le litige entre l’Algérie et le Maroc n’a aucune raison d’exister. Même si au début, le Maroc n’a consenti aucun effort pour améliorer les relations entre les deux pays, ces derniers temps, il suffit que l’Algérie se retirait du conflit Saharaoui pour que tout revienne dans l’ordre et en finir avec cette guerre froide qui pénalise tous les peuples de l’Afrique du nord.
La faute incombe aux militaires algériens qui alimentent une tension pour aucune raison apparente. C’est une réalité qu’il faut dire mais aussi admettre. Que gagnera l’Algérie dans ces conflits ? Le sud marocain sera toujours marocain. Que pèsera le pays de Bouteflika devant les puissances mondiales qui se sont toutes alignées sur les thèses marocaines ? Les Algériens qui n’arrivent même pas à sauvegarder leur souveraineté aérienne de leur propre pays, comme l’atteste l’utilisation de l’armée Française de l’espace aérien algérien au début de cette année lors de l’attaque de l’Azawad, peuvent-ils libérer une partie de la nation marocaine ? Impossible. Et les algériens le savent pertinemment.
Pour l’histoire, les hommes qui ont libéré l’Algérie du joug colonial sont tous du côté marocain. Ils sont restés toute leur vie reconnaissants envers ce pays frère et voisin qui a joué un rôle prépondérant dans la l’indépendance de l’Algérie. Krim Belkacem, Aït Ahmed, Ferhat Abbas, Khider, pour ne citer que cela, ont tous dénoncé l’attitude des décideurs algériens qui ont pris le pouvoir après 1962. C’est grâce au Maroc que l’Algérie avait pris part au congrès de Ben Doug en 1956. C’était la première victoire diplomatique de l’Algérie durant la guerre de libération nationale. Durant la guerre, alors que la Tunisie prenait un quota de 10% de toutes les armes achetées par le FLN et qui transitaient par ce pays, le Maroc n’a jamais pris aucune cartouche. Ce ne sont pas les exemples qui manquent pour démontrer l’aide précieuse que le Maroc avait apporté pour le peuple Algérien. La liste est très longue. Inutile de rappeler que le Maroc était le premier pays au monde à reconnaître officiellement le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne, GPRA, lors de sa création. Pour l’histoire, lors de conflits de 1976 à Tindouf entre l’armée algérienne et Marocaine, le père du FLN (le vrai FLN !), Mohamed Boudiaf, était dans les rangs de l’Armée marocaine ! Une anecdote que sûrement beaucoup d’Algériens ignorent. Boudiaf, qui était reconnaissant envers le Maroc s’est soulevé contre le dictateur Boumedienne qui était, avec son comparse Ben Bella, derrière ce conflit. Il est absurde de comparer le patriotisme de Boudiaf avec le tyran Boumedienne !
« Dites à Boumedienne, que les Marocains aiment l’Algérie »
1976, l’Algérie avait mobilisé son armée à Tindouf de peur, soi-disant de voir le Maroc envahir l’Algérie. Des jeunes militaires de l’époque ont raconté comment ils ont vécu cette période. Une période que rares sont les algériens connaissent. « Sur le front et les postes avancés, tous les militaires étaient des Kabyles ce qui a suscité notre curiosité. Je me souviens de ces nuits cauchemardesques que nous avons passées à Tindouf. J’avais juste terminé mes études lorsque l’on m’a embarqué à Tindouf avec d’autres amis. Tous les jeunes mobilisés étaient instruits et gradés », témoigna Hocine, qui vit aujourd’hui en France.
« Il n’y avait pas d’affrontements armées. Les troupes marocaines étaient très loin. Nous avions même l’impression qu’ils avaient cédé leur territoire. Je vous raconte une anecdote qui va vous surprendre peut être. Après plus d’un mois au front et nous avions perçu aucune apparition de l’armée marocaine, nous circulions par fois sans armes sur les terroirs marocains. Y avait beaucoup de perdrix que nous aimions chasser. Un soir, une patrouille marocaine nous a surpris dans leur territoire. Nous avions très peur et nous avons cru que c’était notre fin. Les marocains nous ont capturés et arrêtés. Ils étaient des Berbères comme nous. Ils nous traité comme des frères. Ils ont pris nos armes et nous ont posé juste quelques questions. Moins de 4 heures après notre arrestation, la même patrouille nous a posé à l’endroit où ils nous ont arrêtés. les militaires marocains ont rendu nos armes et ont pris que les munitions par mesure de sécurité », raconta Hocine.
« Avant de nous relâcher, un militaire marocain, qui avait l’air d’être un haut gradé, nous a demandé de passer un chaleureux bonjour à tous les militaires algériens qui étaient au front. Il m’avait dit ceci : dites à vos amis de rentrer chez eux et ils n’ont rien à faire ici. Dites aussi à vos supérieurs que les marocains veilleront sur vos frontières et n’oubliez pas de dire à Boumedienne que les dirigeants Marocains aiment les Algériens plus que lui. Il le sait bien et ça sera juste un rappel pour lui », raconta avec des détails Hocine qui veut même publier tout un livre à ce sujet après sa retraite.
Hocine dit être étonné aujourd’hui de voir des Algériens prendre le conflit Saharoui comme une cause nationale. « Je me souviens comme si c’était hier du chanteur Kabyle Hamidouche qui était mobilisé avec nous. Il était très sensible. Il a passé des moments très durs. Il ne mangeait pas, ne dormait pas. Hamidouche était très choqué et n’arrivait pas à supporter le racisme de nos supérieurs arabes qui nous traitaient de poux ! Un jour, un de nos amis Kabyle a été tué froidement par un capitaine arabe pour une histoire banale. Hamidouche avait sombré dans la déprime. La victime était son ami intime. Quelques années après, le chanteur Hamidouche avait consacré des chansons tristes sur cette période qui l’a marqué à jamais. Je l’ai rencontré pour la dernière à Paris en 1989 », relata Hocine les larmes aux yeux. La vérité sur le conflit algéro marocain sera-t-il connu ? Boumediene a laissé un venin immortel à l’Afrique du nord.
Farid M.

Violences sexuelles | Afrique du Sud : viole-moi si tu peux ! | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

07/11/2013 à 15:20
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L'oeil de Glez. L'oeil de Glez. © Glez
Les agressions sexuelles sont-elles en recrudescence en Afrique du Sud ou les tolère-t-on simplement moins ? De châtiments médiatisées en campagnes militantes, en passant par l’élaboration de nouvelles méthodes de prévention, le viol fait l’actualité…
Les abus sexuels font la une des gazettes sud-africaines. Le 1er novembre dernier, au parquet de Swellendam, un Sud-africain de 21 ans, Johannes Kana, écopait d’une double peine de réclusion à perpétuité pour avoir violé et éviscéré Anene Booysen, une jeune fille de 17 ans. Les adolescents sont de plus en plus menacés par toutes sortes d’actes sauvages à caractère sexuel. Et les langues tendent enfin à se délier. Au cours de cette même première semaine de novembre, trois lycéens sud-africains dénonçaient un enseignant qui les avait harcelés pour assister à la pose d’un piercing sur ses parties génitales.
Professeur d’anatomie ou de mécanique ?
S’il serait naïf de considérer que le viol est une nouveauté, il n’en demeure pas moins qu’un rapport de l’Institut d’étude de sécurité (ISS) estimait qu’en 2012, en Afrique du Sud, "la prévalence du viol, et plus particulièrement du viol en réunion était inhabituellement élevée". Si la police locale s’arc-boute sur les chiffres de la criminalité qui auraient globalement baissé, Médecins sans frontières estime qu’une femme est violée toutes les 26 secondes dans le pays. Une fréquence que l’on rencontre habituellement dans les contrées en guerre ou le viol est utilisé comme une arme. Un Sud-africain sur trois aurait déjà participé à un rapport sexuel forcé…
Médecins sans frontières estime qu’une femme est violée toutes les 26 secondes en Afrique du Sud.
En Afrique du Sud, comme ailleurs, les victimes d’infractions sexuelles ont traditionnellement des réticences à porter plainte. D’autant que certaines agressions semblent tolérées par la société, notamment les "viols correctifs" destinés à "guérir" les lesbiennes. D’autant qu’au cours de l’année 2012, au moins 12 membres des SAPS (South African Police Service) ont été arrêtés pour agression sexuelle…
Si la défiance envers la justice est toujours patente, certains décident de traiter le mal au pubis. En 2011, une doctoresse sud-africaine, Sonnet Ehlers -elle-même violée lorsqu’elle avait 20 ans-, présentait le Rape-aXe, un préservatif féminin équipé de dents. En cas d’intrusion non sollicitée dans l’appareil génital féminin, les petits crochets “mordent” le pénis du violeur. L’agresseur se retire avec la verge emprisonnée dans le dispositif. Cette semaine, deux jeunes New-Yorkaises qui se font appeler Ruth et Yuval présentaient une réincarnation de la ceinture de chasteté. Bientôt commercialisée sous le nom d'"Anti-Rape Wear", cette culotte indéchirable fait partie d’une ligne de "vêtements anti-viol" qui assurent une protection portable contre les agressions sexuelles. Le caleçon est muni d’un verrou sécurisé par un code à 4 chiffres. Le sous-vêtement est adapté aux situations considérées à risques : lorsqu’une jeune femme se rend à un premier rendez-vous, lorsqu’elle tarde en boîte de nuit ou lorsqu’elle traverse des zones potentiellement dangereuses.
En avril dernier, trois étudiants indiens de l'université de Chennai présentaient un soutien-gorge équipé d'un système capable de lancer des décharges électriques et même d'envoyer des SMS à la police. En 2003, c’est une veste créée dans le Massachusetts qui déclenchait des décharges électriques de 80 000 volts.
Ces parades techniquement sophistiquées complètent une gamme de stratégies plus traditionnelles et moins radicales, allant de la bombe lacrymogène poivrée au cours d'autodéfense. Et pour anticiper les agressions préméditées de ceux qui intoxiquent leur futur victime, des chercheurs de l'université de Tel-Aviv ont mis au point une sorte de détecteur de violeur : une paille qui se colore dès qu’elle est plongée dans un breuvage contenant du GHB, de la kétamine ou du rohypnol ; autrement dit les "drogues du Violeur", les agresseurs étant, eux aussi, de mieux en mieux équipés.

Exclusif: Décryptage d’une vidéo d’AQMI.

Exclusif: Décryptage d’une vidéo d’AQMI.

Aqmi appelle à attaquer la France en toutes circonstances, y compris de viser les civils français.
Une nouvelle vidéo de la zone Grand Sahara d’al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) a été diffusée sur Internet à partir de la fin octobre. Son titre est "La France et la poursuite du mirage." Passée inaperçue des médias en raison de l’actualité fournie. D’abord la libération des quatre otages d’Arlit an Niger. Et ensuite l’assassinat tragique des journalistes Ghislaine Dupont et Claude Verlon près de Kidal au Mali.
Groupe La vidéo d’AQMI montre essentiellement des combattants étrangers. Ils s’expriment devant la caméra quelque part dans le Nord du Mali. Pas de scènes de combats. Quelques images de la vie courante avec l’immanquable thé du désert.
On y voit des jihadistes plaisanter et rire, s’y moquer du président François Hollande et de la France. Le film se termine même par une sorte de bêtisier. Un combattant se faisant peigner sa barbe avant d’être filmé. Un autre combattant portant un missile Sol-Air (voir Exclusif: Photo d’un tube missile Sol-Air aux mains d’AQMI) à qui on demande de sourire devant la caméra et qui ‘exécute. Dans une autre scène, on voit des jihadistes chanter sur un véhicule pickup qui file entre les dunes. Ou encore se moquer de la nourriture des soldats français -des "boites de conserve empoisonnées"- alors que leur plat du jour sera de la viande de gazelle.
Mais qu’on ne s’y trompe pas. Au delà du style convivial, le document porte deux messages jihadistes. Le premier est un appel à venir combattre les forces françaises au Mali. Les candidats au Jihad sont invités à les rejoindre. "Le Sahara est ouvert" diront plusieurs combattants pour inciter d’autres à prendre le chemin du champ malien.
Le second message, répété à plusieurs reprises par au moins trois des interviewés, est d’attaquer la France, dans ses intérêts, ses projets et ses ressortissants y compris civils. Habib el-Mauritani y dit "ils tuent des musulmans. Tuez les!", dans tous les lieux et toutes les circonstances, y compris "dans les écoles et les consulats." Le nom de Mohamed Merah étant même cité comme exemple à suivre.
KhaledelMauritani Légende: L’un des intervenants sur la vidéo, Khaled el-Mauritani.
La majorité des jihadistes s’exprimant sur le document sont des Marocains. Ils étaient au nombre de 5. En comparaison, il y avait 3 Mauritaniens, 2 Tunisiens, 2 Maliens, 1 Algérien, 1 Soudanais, 1 Égyptien. Le doute subsiste sur un Nigéri (le terme en arabe n’étant pas clair sur la nationalité), bien que son accent laisse à penser qu’il s’agit plutôt d’un Nigérian que d’un Nigérien.
Décryptage exclusif. Cette vidéo a été probablement tournée au sein de la Katiba al-Forqane. Celle qui a été longtemps dirigée par l’actuel émir du Grand Sahara d’AQMI, Yahya Abou el-Hammame. Il y est même montré de profil alors qu’un combattant lit un poème de guerre qui se termine dans un rire collectif.
AbouHammame2 Légende: au premier plan, Yahya Abou el-Hammame. Au second plan, un jihadiste Tunisien lit une poésie.
Par choix délibéré des chargés de la cellule d’information d’AQMI au Sahara, ce sont uniquement des combattants du deuxième rang qui ont été sollicités. Pas d’allocution d’un leader ou d’un Chef de Katiba. Un seul intervenant semble être un responsable en tant qu’imam du groupe. Son nom de guerre n’y est pas révélé.
D’après certains indices dont la végétation visible, le film a été principalement tourné à proximité de la boucle du fleuve Niger, plus précisément dans la région de Gao.
Le montage du film a été terminé après la mi-septembre. En effet, il est dédié aux combattants du jihad en général. Avec une mention particulière pour les "héros qui ont fait exploser le consulat français de Benghazi" en Libye. Mention directe à l’attentat à la bombe qui a visé un bâtiment relevant du ministère français des Affaires étrangères dans la ville libyenne le mercredi 11 septembre dernier.
Les principales allocutions de la vidéo semblent être datées entre la fin février et la fin avril. A un moment donné, Abou Abd el-Tounisi fait référence à la visite de Hollande à Tombouctou début février. Il va ensuite glorifier la prise d’otages d’une famille française au Cameroun. Propos qu’il n’aurait certainement pas tenu après leur libération le 19 avril 2013.
Fait inquiétant. Cette semble avoir été téléchargée sur Internet le jour même de la libération des quatre otages d’Arlit. Comme les appels aux meurtre y reviennent souvent, espérons que cela ne traduit pas un changement de comportement par rapport aux otages encore détenus par AQMI.
NB: La vidéo pouvant être interprétée au premier degré par certains spectateurs. Aucun lien pointant dessus ne sera inclus dans ce blog.
Baki @7our Mansour

mardi 5 novembre 2013

Azawad : la paix passe par la partition !
mardi 5 novembre 2013
par Masin
L’assassinat odieux de deux journalistes de RFI à Kidal par un groupe terroriste et la campagne de désinformation visant le MNLA et l’Azawad, orchestrée par certains médias français dans le sillage de cette affaire, a failli voiler les opinions clairvoyantes de tant d’analystes et d’hommes politiques français. Les voix de ces derniers semblent, en fait, inaudibles dans les médias par ce qu’elles dérangent tous ceux qui veulent sacrifier le peuple Kel Tamacheq (Touaregs) sur l’autel de l’unité du Mali, cet autre jardin de la France. Le traitement de l’information sur l’Azawad par différents médias français nous a permis de constater que la plupart de nos éminents "spécialistes" et "experts" qui passent leurs temps à parcourir les plateaux des télévisions pour distiller leurs "analyses" écœurantes et détestables sur le Mali et l’Azawad sont complètement dépassés par les événements. Ils ne sont devenus que des complices passifs de la propagande et de la désinformation.

Dans ce gouffre de la pensée unique, entretenue par les chaînes d’information continue et les journaux, certaines voix se distinguent. Parmi elles, celle d’Alain Marsaud, ancien juge antiterroriste et élu de la 10ème circonscription des Français établis hors de France. M. Marsaud considère, dans un communiqué diffusé ce mardi 5 novembre 2013, qu’"il n’y a pas un Mali, mais au moins deux". Il affirme qu’une partition de ce pays est "inévitable".

"Nous avons, avec Serval, protégé le premier, celui du sud, au détriment du second, celui du nord. Nous sommes tous solidaires de cette erreur mais il convient d’en prendre conscience et de la réparer", précise le communiqué, expliquant que "la paix dans cette région essentielle de l’Afrique passe par une partition, forcément douloureuse mais il n’est pas d’autres solutions y compris pour nous, Français, engagés militairement sur zone"

Marsaud explique que "les groupes et ethnies du nord (…) n’ont aucune envie de vivre un destin commun avec le sud de Bamako, et les menées séparatistes, indépendantistes et autres ne pourront être contenues qu’artificiellement".

Qui peut dire mieux ?

L. Azergui

dimanche 3 novembre 2013

Acharnement contre le MNLA et les Touaregs... - TAMAZGHA le site berbériste

Acharnement contre le MNLA et les Touaregs...
Deux journalistes français assassinés par des terroristes islamistes à Kidal.
lundi 4 novembre 2013
par Masin
Acte barbare, lâche, crapuleux, odieux, abjecte… difficile de qualifier un tel acte commis par les ennemis de la vie humaine, les semeurs de la tyrannie, de la barbarie et de l’obscurantisme dont les premières victimes sont les Touaregs et les citoyens de l’Azawad.

Les deux journalistes assassinés : Ghislaine Dupont et Claude Verlon.


Ce samedi 2 novembre 2013, ce sont Ghislaine Dupont, journaliste-reporter à RFI et Claude Verlon, technicien à la même radio, qui ont été les victimes de ces barbares. Ils ont été d’abord enlevés à la sortie de la maison d’un responsable du MNLA qu’il venaient d’interviewer avant que leurs corps sans vie soient retrouvés une dizaine de kilomètres plus loin. Les ravisseurs les ont assassinés. Les auteurs de cet acte ignoble, commis dans la région de Kidal, ceux-là ont un nom : les terroristes islamistes. Ils sévissent dans la région depuis plusieures années. L’expression de cette lâcheté qui a ôté la vie à deux journalistes est rendue possible grâce à la complicité de certains Touaregs, ennemis de leur peuple. Il est fort probable que l’enlèvement et puis l’assassinat des deux journalistes soient l’œuvre de Touaregs ou de mercenaires qui parlent la langue des Touaregs (Tamachek). A Kidal rien ne peut se faire sans l’implication de Touaregs ; même l’armée française ne peut se passer de la collaboration de Touaregs pour accomplir sa mission. Il s’agit de savoir qui sont véritablement ces Touaregs. Seraient-ils ceux d’Ansar-Dine d’Iyad ag Ghaly avec qui la France aurait négocié la libération des quatre otages d’Arlit ?
En effet, les partisans d’Iyad ag Ghaly parlent effectivement Tamachek mais ne sont, aux yeux de la majorité touarègue, que des mercenaires au service du terrorisme islamiste dont les premières victimes sont les Touaregs et les populations de l’Azawad.
Imputer aux Touaregs un tel acte relèverait d’une volonté délibérée de créer la confusion et montrer du doigt un peuple dont la culture et les valeurs sont à mille lieux de faits pareils ; l’histoire ne leur a jamais connu de tels actes. Les Touaregs sont les victimes de cette horreur et ce depuis plus d’un demi-siècle. Les raccourcis et les propos à l’emporte-pièce ne font jamais l’histoire.
A travers ces nombreuses gesticulations sur les plateaux de télévision, depuis l’annonce de l’enlèvement et puis de l’assassinat des deux civils, qui ont tendance à accuser le peuple touareg s’exprime, en effet, la haine du Touareg.
En vingt-quatre heures, nous avons tout entendu. Des hypothèses invraisemblables aux propos mensongers, des journalistes et des chercheurs mettent en accusation le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Est-ce une volonté de préparer psychologiquement à un plan machiavélique, dont seront victimes les Touaregs, afin que la France puisse, parachever sa "nord-mali-sation" de l’Azawad ? Y-a-t-il une volonté unanime des gouvernements malien, algérien, nigérien et français d’accuser, à tort, les Touaregs pour satisfaire des intérêts inavoués ?

Dans un reportage sur France 2 consacré à Kidal (diffusé lors du Journal de 20 heures du 3 novembre 2013), le commentateur affirme que ce n’est ni l’armée malienne, ni les français qui patrouillent dans les rues de Kidal mais les rebelles touaregs du MNLA. Le même documentaire montre un jeune Touareg, du nom d’Ikenan, confirmant le contrôle de Kidal par les rebelles du MNLA. Mais il convient d’apporter, ici, la preuve irréfutable d’une tentative de manipulation et celle de propos mensongers : en effet, ce jeune homme avait été interviewé durant l’opération SERVAL, ses propos datent de février de cette année. Et il faut surtout faire remarquer que depuis les accords préliminaires de Ouagadougou (juin 2013), les combattants du MNLA sont cantonnés et c’est la MINUSMA, sous l’égide de la France, qui assure le contrôle et la sécurité de Kidal. Pour mieux se vendre, France 2 met en scène un "chercheur" du non de Mathieu Guidère qui, au mépris de l’éthique universitaire, se hasarde dans des supputations effarantes " [...] la sécurité dans cette ville est censée être assuré par les Touaregs, car cette ville est leur fief historique, mais cet enlèvement et cet assassinat montrent qu’ils ne peuvent pas le faire et il faut absolument une intervention de l’armée française pour pouvoir le faire".

Un soldat de la mission de l’ONU assurant la sécurisation de Kidal depuis juillet 2013

Heureusement que des voix, même si elles ne sont pas nombreuses, viennent nuancer cette cette avalanche d’analyses approximatives visant uniquement à salir le MNLA et les Touaregs et à les montrer du doigt. C’est ainsi que Pierre Boilley, directeur du Centre d’études des mondes africains (CEMAf), en répondant aux questions de Christophe Carré sur les ondes de la radio Europe 1, le dimanche 3 novembre 2013, déclare que l’assassinat ne peut être commis par les "mouvements rebelles" de l’Azawad, car ce n’est pas l’intérêt de ces mouvements et ce n’est pas le mode opératoire de ces groupes. Pour lui, l’acte peut venir d’une frange de groupes islamistes, des éléments d’Aqmi. Pierre Boiley évoque également une autre hypothèse, même s’il la qualifie d’audacieuse, qui ferait attribuer l’acte à des individus qui n’auraient pas envie qu’un reportage expliquant les raisons du MNLA puisse se faire ; il pourrait donc tout simplement s’agir de petits groupes dépendants de l’armée malienne, selon lui.
Une autre intervention ayant apporté un autre son de cloche est celle de Lagha Chegrouche, chercheur en géopolitique nord-africaine, expert d’Afrique du nord et du Sahel. Intervenu sur le plateau de France 24 (en arabe), le dimanche 3 novembre 2013, Lagha Chegrouche affirme que "cet assassinat est un acte barbare sans précédent ! Des journalistes qui payent pour des sombres calculs. Ils sont morts à Kidal, ville considérée comme capital de l’Azawad, un centre urbain de 30000 habitants, contrôlée, après l’accord entre le MNLA et BAMAKO, par une unité de 200 militaires maliens, 200 militaires sénégalais, l’armée française contrôlant quant à elle les accès à la ville. La responsabilité de la sécurité à Kidal incombe de fait à la mission de l’ONU". Pour l’assassinat des deux journalistes, il y aurait, selon le chercheur, deux pistes crédibles. "La première serait que les putschistes maliens et les mouvements racistes parmi les populations noires seront tentés par ce crime de salir le MNLA et le peuple touareg. Ils sont les perdants de l’intervention française au Mali et à l’Azawad !". L’autre piste que le chercheur évoque est celle des islamistes : il estime que "dans le cas où les conditions de la libération des quatre otages d’Arlit n’auraient pas été respectées par la France ou les intermédiaires, Ansar-Dine, Ansar Achria et le MUJAO pourraient, par cet acte, adresser à la France un message ; disons qu’il s’agirait d’une riposte de leur part à un non-respect d’un éventuel engagement !"

Les acteurs de ce crime barbare de Kidal ne peuvent être que des terroristes islamistes et les plus éligibles parmi eux sont ceux d’Ansar-Dine qui sont les mieux placés pour accomplir la mission. Quant aux accusations pointant du doigt le MNLA et les Touaregs de Kidal, elles sont dénuées de toute crédibilité, et cela ne dénote que la haine du Touareg et laisse présager un plan anti-MNLA et anti-touareg à Kidal et à travers l’ensemble de l’Azawad.

A la Rédaction de Tamazgha.fr, nous ne ménagerons aucun effort pour dénoncer cette mobilisation qui vise à faire échouer la lutte de libération de l’Azawad qui demeure l’objectif des femmes et des hommes de ce pays qui tiennent à en finir avec la barbarie, l’injustice et l’humiliation aussi bien du terrorisme islamiste que de l’Etat malien. C’est ce projet de libération de l’Azawad qui gêne tellement que ses ennemis sont prêts à tout pour venir à bout des hommes et femmes libres de l’Azawad.


La Rédaction.


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Hommage à Kamal Amzal | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Journée nationale de l’étudiant kabyle :

Hommage à Kamal Amzal

De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine
L’orateur a également souligné que le défunt étudiant savait que la situation sécuritaire à la cité où il résidait était explosive mais au lieu de prendre la fuite, il a préféré affronter le danger, lequel lui a coûté la vie.
03/11/2013 - 15:10 mis a jour le 03/11/2013 - 20:14 par Saïd Tissegouine

Ils étaient des centaines de personnes des deux sexes à venir se recueillir aujourd’hui sur la tombe de Kamal Amzal, le jeune étudiant assassiné d’un coup de sabre un certain 2 novembre 1982 dans l’enceinte de l’université. C’est aussi en rapport avec la date de la disparition de feu Kamel Amzal que le Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK), devons-nous rappeler, a décidé de décréter la journée du 2 novembre comme « Journée Nationale de l’Etudiant Kabyle ».
C’est pourquoi aussi, la famille du Mouvement pour l’Autodétermination du Peuple Kabyle (MAK) a été fortement présente au village natal du martyr, Tiferdhoudha. A l’occasion de la prise de parole, Bouaziz Aït-Chebib a fait un aperçu historique sur cette journée fatidique du 2 novembre 1982.
Du coup, il a explicité les grandes visées du régime algérien à cette époque même car il était surtout question d’éviter de changer le plan d’arabisation et d’islamisation de l’Algérie. « L’assassinat de Kamel Amzal, est survenu juste deux années après le Printemps 1980 », a insisté le président du MAK pour conclure ensuite que « même le régime algérien était complice dans l’assassinat de Kamel Amzal ».
L’orateur a également souligné que le défunt étudiant savait que la situation sécuritaire à la cité où il résidait était explosive mais au lieu de prendre la fuite, il a préféré affronter le danger, lequel lui a coûté la vie.
De même, le président du MAK a réussi à démontrer le lien existant entre ces événements de la décennie 1980 et ce qui se passe aujourd’hui. L’arabo-islamisme que l’on voit aujourd’hui est bel et bien le résultat de la politique anti-kabyle entretenue par le régime dès les premiers de l’indépendance du pays. « Toutes ces réalités et tous ces cas cités, poursuit Bouaiz Aït-Chebib, nous interpellent sur l’urgence à prendre notre destinée par nous-mêmes ».
Pour sa part, Mouloud Amrani, président du conseil universitaire du MAK, a fait état des changements et événements survenus depuis le 2 novembre 1982 au 2 novembre 2013. C’est la forme allégorique qui est utilisé dans la rédaction et la lecture du document. Et c’est sur cette fin de lecture que prit fin aussi la fin de la cérémonie.