mercredi 13 novembre 2013

Illoula Oumalou: pour gommer la trace de Ferhat Mehenni, le maire FFS débourse 700 millions de centimes pour de la "peinture" rouge, blanche et verte

Illoula Oumalou: pour gommer la trace de Ferhat Mehenni, le maire FFS débourse 700 millions de centimes pour de la "peinture" rouge, blanche et verte

13/11/2013 - 19:08

ILLOULA OUMALOU (SIWEL) — La commune d'Iloula Oumalou, « coupable » d’avoir enfanté le leader kabyle Ferhat Mehenni fait constamment l’objet de diffamation de la part de la presse arabophone. On se souvient de la fausse interview de la mère du président du Gouvernement provisoire kabyle et des reportages sur les « va-nu-pieds analphabète » d’Illoula Oumalou. Mais le Maire FFS de la localité, Yazid Belkalem, élu parce que « d’origine kabyle » et faute de mieux, a voulu apporter lui aussi sa contribution en effectuant un ravalement de la façade de la mairie pour la repeindre aux couleurs du drapeau algérien, histoire de gommer la résistance à l’assimilation arabo-islamique caractérisée par les couleurs du drapeau amazigh.


La mairie d'Illoula Oumallou repeinte aux couleurs de l'Algérie. Matoub Lounes ne croyait pas si bien dire "jeggren s ddin d taarabt tamurt n Lzzayer...ma d ddwas an cerreg tamurt tura (Photo SIWEL)
La mairie d'Illoula Oumallou repeinte aux couleurs de l'Algérie. Matoub Lounes ne croyait pas si bien dire "jeggren s ddin d taarabt tamurt n Lzzayer...ma d ddwas an cerreg tamurt tura (Photo SIWEL)
Régulièrement, la commune d’Illoula Oumalou fait l’objet d’attaques en règle de la part de la presse arabophone. On se souvient en effet de l’article diffamatoire qui avait abusé de la naïveté de la vieille mère du leader kabyle, Ferhat Mehenni, et qui lui faisait renier son propre fils. la vieille dame de 80 ans avait failli en faire un arrêt cardiaque ! On se souvient également de l’article qui faisait état des « débauchés » d’Illoula Umalou, décrivant cette localité comme étant « peuplée d’analphabète et de de va-nu-pieds » dont « les enfants vont à l’école à dos d’âne ». La presse arabophone, pathétique dans son irrésistible désir de salir à tout prix la région natale de Ferhat Mehenni, ne se rend même pas compte des aberrations haineuses de ses publications contre un homme à qui la fondation internationale Guissi a décerné cette année le prix de la paix.


Le Maire FFS de la localité,lui aussi, aurait bien voulu participer au lynchage médiatique mais ne pouvant décemment pas prendre la parole pour ajouter sa voix au déferlement haineux qui se déchaîne régulièrement contre Ferhat Mehenni et sa commune de naissance_ à laquelle ils ne pardonnent pas d’avoir enfanté ce leader incorruptible de la cause kabyle_, le maire FFS, le dénommé Yazid Belkalem, a tenu lui aussi a contribuer à sa manière et, qui mieux est, avec les impôts des habitants, se réjouissant très certainement à l’avance de faire payer ainsi les citoyens de la commune.

En effet, pour contrer l’image révolutionnaire kabyle de la localité, il a fait peindre la totalité de la façade du siège de sa mairie aux couleurs du drapeau algérien pour effacer les couleurs du drapeau amazigh associée à cette localité. Selon nos sources, l’opération de ravalement de la façade a couté la bagatelle de 700 millions de centimes dans une localité où la route du chef-lieu même de la commune est quasiment impraticable.
Ce maire a gaspillé 700 millions de centimes juste pour affirmer le caractère algérianise de la commune parce que c’est là qu’est né le leader kabyle qui porte le projet de l’affranchissement de la kabylie, alors que sa mairie a été fermée à plusieurs reprises par les citoyens pour cause de « mauvaise gestion » et d’inefficacité totale à régler les problèmes de la commune.

Selon des citoyens d’Illoula Oumalou, le maire FFS a été pris d’une rage folle lorsque le mouvement associatif a érigés deux tableaux géants, l’un de Ferhat Mehenni et l’autre de Matoub Lounes à l'entrée de la commune. C’est à la suite de la mise en place de ses deux symboles de la "Kabylie incorruptible", une notion qui visiblement met plutôt mal à l'aise le maire FFS, que Yazid Belkalem, a décidé de puiser, dans le budget de la commune, 700 millions de centimes algériens pour repeindre en blanc rouge et vert la devanture du siège de la mairie.

Ainsi, le président de cette APC gaspille l'argent des contribuables pour un projet destiné colmater sa rage quand il aperçoit les tableaux géants de Ferhat Mehenni et de Matoub Lounes.

Ainsi va la Kabylie, hier, aujourd’hui et demain. Cela durera encore et encore tant que la Kabylie ne se sera pas affranchie du racisme primaire de l’idéologie arabo-islamique qui gangrène la Kabylie, l’Algérie et l’Afrique du Nord.

cdb,
SIWEL 131908 NOV 13

Kidal : La France parjure prépare le terrain au massacre touareg

Kidal : La France parjure prépare le terrain au massacre touareg

14/11/2013 - 01:35

KIDAL C’est demain que la France, sous couvert de la Minusma, veut remettre le Gouvernorat et la Radio de Kidal à l’arme malienne ; une armée experte en exaction sur les vieillards, en viol sur les femmes et en assassinat ethnique. La France parjure, la France qui ment et se joue des victimes d’une Histoire qu’elle leur a imposé par la force au lendemain des prétendues indépendances africaines. La France qui s’accommode des islamistes terroristes qu’elle réhabilite au détriment des indépendantistes touaregs s’apprête à livrer sa dernière bataille pour remettre la vie des azawadiens entre les mains de criminels. La France a trompé le peuple de l’Azawad et le MNLA.


Avant de les livrer au massacre, l’armée française fouille dans les maigres affaires des populations de l'Azawad réduites à vivre traquées par ces supers héros de la liberté (PH/DR)
Avant de les livrer au massacre, l’armée française fouille dans les maigres affaires des populations de l'Azawad réduites à vivre traquées par ces supers héros de la liberté (PH/DR)
Mais si le MNLA a été contraint par la France de remettre Kidal entre les mains des maliens, les femmes, les jeunes, les militants et les combattants de la libération de l’Azawad ne l’entendent pas de cette oreille car pour eux, et pour l’avoir vécu mille et une fois, s’il est bien une chose dont ils sont certains, c’est que « le prix de la liberté sera coûteux que celui de l’occupation malienne ». Parole de touaregs sous occupation malienne depuis 50 ans.

La trahison de la France ne date certes pas d’aujourd’hui mais elle se fait désormais au grand jour et ne s’encombre plus de ses soi-disant principes de droits de l’homme. Aujourd’hui la France, mille fois parjure, déclare la guerre aux droits de l’homme et au droit du peuple touareg à vivre dans la paix et la sécurité. Quelle honte pour la France, elle ne sera jamais tombée si bas que sous le règne de ce gouvernement socialiste, digne successeur de celui qui avait voté les pouvoirs spéciaux, c'est-à-dire la légalisation de la torture, durant la guerre d’Algérie.

femme touaregue contre soldta français de serval ou le courage et la dignité face à l'injustice et à l'arbitraire (PH/DR)
femme touaregue contre soldta français de serval ou le courage et la dignité face à l'injustice et à l'arbitraire (PH/DR)
Froidement, la France de François Hollande a abusé du MNLA et l’a mené, étape par étape, de concession en concession au point de non retour en usant de promesses qu’elle savait par avance qu’elle ne tiendrait jamais. Elle a froidement organisé la submersion du MNLA avec la mise en place de prétendus « groupes rebelles » qu’elle a inventés de toute pièce, comme le MAA, habile recyclage du Mujao et elle a réhabilité Ansar Dine en ce fameux HCUA qu’elle a sournoisement mis dans les pattes du MNLA pour lui dénier sa légitime représentativité et le compromettre dans une cohabitation qu’elle lui a par ailleurs imposée.

Aujourd’hui, après avoir abusé du MNLA et du peuple touareg, la France compte passer à l’action pour régler définitivement la question de l’Azawad à la façon malienne. Les forces de Serval et celle de la MINUSMA contrôlées par Paris ont déjà réprimé une manifestation de femmes à Kidal. Demain, la France va-t-elle faire usage de ses armes contre le peuple de l’Azawad ? « Chiche ! Qu’elle le fasse donc disent les femmes de Kidal ». « Nous préférons mille fois mourir sous les balles que d’êtres achevées à la machette comme des bêtes sauvages, après avoir été violées, torturées, massacrées ». Les femmes et les jeunes de Kidal manifestent depuis 3 jours à Kidal. Tous refusent la reddition, même si le MNLA a cédé au chantage des forces armées françaises. Même les combattants du MNLA, dans leur grande majorité refusent la décision politique du MNLA.


Serval assiégé par les femmes de Kidal " Non au Mali dans l'Azawad" (PH/DR)
Serval assiégé par les femmes de Kidal " Non au Mali dans l'Azawad" (PH/DR)
Depuis 3 jours, les femmes et les jeunes de Kidal manifestent sans relâche pour exprimer leur refus de voir revenir le Mali. Partout le drapeau de l’Azwad est déployé. De quel droit la France disposerait ainsi de la vie des touaregs ? Aujourd’hui, à la veille du jour fatidique, le siège du Gouvernorat et de la Radio ont été assiégés par les manifestants. Les mêmes soldats français se retrouvent face aux mêmes femmes qui avaient envahi le tarmac de l’aéroport de Kidal pour empêcher l’avion de 3 ministres maliens. La honteuse répression que leur avait fait subir Serval ne les a pas empêchés de revenir leur crier en face leur refus de se laisser déposséder d’un territoire pour lequel ils luttent au prix de tant de vie depuis 50 ans.

maa,
SIWEL 140135 NOV 13

Non au Mali (PH/DR)
Non au Mali (PH/DR)

Bureau du MNLA à Kidal (PH/DR)
Bureau du MNLA à Kidal (PH/DR)

Kidal : La France parjure prépare le terrain au massacre touareg

Pour mieux comprendre la guerre faite aux touaregs (PH/DR)
Pour mieux comprendre la guerre faite aux touaregs (PH/DR)

C'est maintenant qu'ils ont le plus besoin d'être soutenus(PH/DR)
C'est maintenant qu'ils ont le plus besoin d'être soutenus(PH/DR)

Kidal : La France parjure prépare le terrain au massacre touareg

les enfants manifestents contre le retour du Mali (PH/DR)
les enfants manifestents contre le retour du Mali (PH/DR)

Veillard battu à Gao(PH/DR)
Veillard battu à Gao(PH/DR)

La Minusma (PH/DR)
La Minusma (PH/DR)

Minusma (PH/DR)
Minusma (PH/DR)

Le camps de Serval assiégé par les femmes(PH/DR)
Le camps de Serval assiégé par les femmes(PH/DR)

manifestation à Kidal ce mercredi matin contre le retour du Mali dans les bagages des français(PH/DR)
manifestation à Kidal ce mercredi matin contre le retour du Mali dans les bagages des français(PH/DR)

Ni Mali Ni Aqmi, Azawada SOUVERAIN
Ni Mali Ni Aqmi, Azawada SOUVERAIN

Radio Azawad(PH/DR)
Radio Azawad(PH/DR)

Femmes touarègue(PH/DR)
Femmes touarègue(PH/DR)

Plus jamais ça !(PH/DR) Plus jamais ça !(PH/

Ouvertement accusé de trahison, Bilal Ag Acherif est publiquement désavoué par un membre du bureau politique

Ouvertement accusé de trahison, Bilal Ag Acherif est publiquement désavoué par un membre du bureau politique

13/11/2013 - 11:18

KIDAL (SIWEL) — Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, membre du bureau politique du MNLA, a déclaré hier à Siwel « qu’il s’opposait catégoriquement à la liquidation du MLNA par Bilal Ag Acherif à travers ses penchants aux groupes salafistes et à sa non maturité politique pour conduire la destinée du peuple de l’Azawad ». Dimanche dernier, le site d’information Toumast Press publiait déjà un article faisant mention d’une violente opposition entre des membres de la direction du MNLA, dont Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, et Bilal Ag Acherif, secrétaire général du MNLA suite à cette nouvelle tentative de fusionner, en catimini, le MNLA avec Ansar Dine (actuel HCUA) et de modifier le drapeau de l’Azawad qui dérange le HCUA. Dans le même temps, depuis plus d’une semaine, les populations civiles, les militants et les combattants du MNLA dénoncent publiquement « la trahison de Bilal Ag Acherif »


Ibrahim Ag Mohamed Assaleh dénonce la tentative de liquidation du MNLA, il a déclaré « s’opposer  à la liquidation du MLNA par Bilal Ag Acherif à travers ses penchants aux groupes salafistes  et à sa non maturité politique pour conduire la destinée du peuple de l’Azawad » (PH/DR)
Ibrahim Ag Mohamed Assaleh dénonce la tentative de liquidation du MNLA, il a déclaré « s’opposer à la liquidation du MLNA par Bilal Ag Acherif à travers ses penchants aux groupes salafistes et à sa non maturité politique pour conduire la destinée du peuple de l’Azawad » (PH/DR)
Le 3 novembre, Toumast Press dénonçait dans ses colonnes « Le plan machiavélique orchestré par Alghabass Ag Intallah (chef du HCUA) pour la destruction du MNLA, à Ouagadougou, où Bilal Ag Acherif et sa mafia font le forcing pour que le MNLA soit dissous et qu'un nouveau drapeau soit choisi ». Bilal Ag Acherif était accusé de vouloir « remettre l'Azawad entre les mains de ses deux plus grands ennemis: le terroriste Iyad Ag Ghaly et son adjoint Alghabass Ag Intallah ».

Le site d’information azawadien rapportait également que « les populations de l'Azawad n’étaient pas disposées à voir leur œuvre remise en cause par une mafia et une "cliquaille qui est dans toutes les sauces anti-Azawad », affirmant que « depuis les débuts de la rencontre entre Bilal Ag Acherif et Alghabass Ag Intalla, les jeunes et surtout les femmes de l'Azawad ont envoyés des messages clairs à Bilal Ag Acherif et à sa mafia leur disant qu'ils n'accepteront jamais la destruction de ce pourquoi ils ont connu les pires des souffrances ».

Toumast Press rapporte l’information selon laquelle, « ce sont désormais les combattants, les leaders tribaux et les réfugiés qui s'opposent au coup d'état que compte leur faire le stratège Bilal Ag Acherif ». Le site d’information touareg rapporte que « Pour parvenir à remettre les clefs de l'Azawad entre les mains de ses plus grands ennemis, Bilal Ag Acherif a écarté tous ceux qui pouvaient s'opposer à une fusion avec le HCUA, anciennement Ansar Adine […] en envoyant, entre autre, Ibrahim Ag Mohamed Assalah en mission à Bamako et en écartant tous ceux qui s’étaient déjà opposé à lui dans sa première tentative de fusionner avec Ansar Dine ».

A la signature des accords de Ouagadougou : Le Colonel Moussa Sinko Coulibaly, ministre de l’administration territoriale du Mali avec Bilal Ag Acherif, SG du MNLA. A sa gauche, Alghabass Ag Intalla, successeur d’Iyad Ag Ghaly à la tête d’Ansar Dine, rebaptisé HCUA et réhabilité par la France et ses semblables pour continuer le travail de destruction des laïco-indépendantistes du MNLA (PH/DR)
A la signature des accords de Ouagadougou : Le Colonel Moussa Sinko Coulibaly, ministre de l’administration territoriale du Mali avec Bilal Ag Acherif, SG du MNLA. A sa gauche, Alghabass Ag Intalla, successeur d’Iyad Ag Ghaly à la tête d’Ansar Dine, rebaptisé HCUA et réhabilité par la France et ses semblables pour continuer le travail de destruction des laïco-indépendantistes du MNLA (PH/DR)
Rapportant les propos qu’Ibrahim Ag Mohamed Asslaeh a tenu à Bilal Ag Acherif, Toumast Press écrit « Après avoir pris conscience du jeu machiavélique qui se tramait à Ouagadougou en vue de la destruction du MNLA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh a appelé Bilal Ag Acherif et toute sa mafia pour leur dire la traitrise ultime à laquelle ils essayent de s'adonner contre l'ensemble de l'Azawad. Entre autres, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh leur a dit: "vous êtes tous des lâches. Vous faites semblant d'être pour l'Azawad, vous vous cachez derrière vos couvertures et vos turbans, et à la première occasion, vous essayer de remettre l'Azawad entre les mains de ses plus grands ennemis? Il n'y a pas une plus grande lâcheté que ceci. Vous n'avez même pas le courage d'assumer vos actions. Vous me faites tous honte." »

Nous avons pris contact avec Ibrahim Mohamed Assaleh pour que ce dernier confirme les propos rapportés par Toumast et clarifie éventuellement sa position vis-à-vis de la trahison de Bilal Ag Acherif. L’ancien député, membre de la direction du MNLA a confirmé tous les propos rapportés par Toumast Press. Il a en outre précisé à Siwel : « qu’il s’opposait énergiquement à la liquidation du MLNA par Bilal Ag Acherif à travers ses penchants aux groupes salafistes et à sa non maturité politique pour conduire la destinée du peuple de l’Azawad ». Selon nos informations, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh n’est pas le seul membre de la direction à s’opposer aux plans de Bilal Ag Acherif. Il en est de même pour l’Etat-major du MNLA. Pour rappel, ce sont contre les terroristes d’Ansar Dine et ses alliés d’Aqmi que les troupes du MNLA ont essuyé le plus de victimes.

Seulement, le MNLA semble être dans l’œil du cyclone, trahi et déstabilisé en interne, menacé par une coalition militaire internationale disproportionnée, le MNLA s’est résolu à quitter le Gouvernorat et la radio de Kidal, malgré les protestations de la population civile : « avec cette déstabilisation en interne en plus d’une menace très claire d’attaque internationale contre nos positions, c’est ça ou c’est la guerre frontale avec la France, la MINUSMA, l’armée malienne et ses milices ganda, en plus des groupes terroristes qui ne ciblent que le MNLA dans l’Azawad…ça fait beaucoup en même temps » nous confie un officier de l’Etat-major du MNLA.

Les femmes et les jeunes de Kidal attendaient de pied ferme Bilal Ag Acherif qui ne s'est finalement pas rendu à Kidal (PH/DR)
Les femmes et les jeunes de Kidal attendaient de pied ferme Bilal Ag Acherif qui ne s'est finalement pas rendu à Kidal (PH/DR)
La trahison de Bilal ag Acherif a clairement été dénoncée par la société civile, ainsi, Assi Walet Hitta, la présidente de l'Association des Femmes de l'Azawad a clairement signifié à Bilal Ag Acherif « nous les femmes avons affronté le Mali pour l'Azawad. Nous avons affronté les terroristes pour l'Azawad. Nous n'hésiterons jamais à affronter certains parmi nous pour l'Azawad. »

De leur côté, les jeunes de l’Azawad ont dépêché une délégation de représentants de la jeunesse azawadienne au Palace Hôtel de Ouagadougou au moment où se déroulait les discussions entre les responsables du MAA (Mouvement Arabe de l'Azawad), le HCUA (ancien Ansar Adine) et Bilal Ag Acherif, mais ce dernier a refusé de les recevoir et s’est retranché dans sa chambre d’hôtel. D’autre part, Bilal Ag Acherif qui devait se rendre hier à Kidal s’est désisté au dernier moment après avoir appris que la population avait assiégé l’aéroport de Kidal pour l’y attendre de pied ferme. Craignant d’affronter le déshonneur d’un désaveu public, Bilal Ag Acherif est resté à Ouagadougou.

Pour les azawadien et certains membres de la direction du MNLA, il ne fait désormais plus de doute que le premier responsable de la déroute du MNLA n’est autre que Bilal Ag Acherif, le maillon par lequel le MNLA devait dès le départ être détruit. Et en effet, c’est lui qui a tenté une première fois de fusionner avec Ansar Dine, et c’est encore lui, avec l’appui de la France et de Bamako, qui tente à nouveau de dissoudre le MNLA pour le mêler, cette fois à deux organisations dont les passerelles avec le terrorisme islamiste et l’organisation criminelle Aqmi sont avérées.

Serval, MINUSMA, FAMA: une coalition formée de la France et de ses vassaux africains en guerre contre le peuple touareg (PH/DR)
Serval, MINUSMA, FAMA: une coalition formée de la France et de ses vassaux africains en guerre contre le peuple touareg (PH/DR)
Aujourd’hui, le MNLA et le peuple de l’Azawad, piégés par la France, sont assiégés par les islamistes et les forces « de paix » internationales qui les menace d’une guerre frontale. L’Azawad est submergé par la haute trahison du premier responsable du MNLA, en même temps que par les menaces, de plus en plus nettes et sans complexes, de la France, celle-ci menaçant de faire usage de ses armes contre le peuple azawadien et le MNLA.

Mais, malgré la disproportion des forces en présence, les populations civiles, en particulier les jeunes et les femmes, se disent prêts à affronter SERVAL et la MINUSMA si le MNLA ne le fait pas. Et quotidiennement, des manifestations se tiennent à Kidal et dans les camps de réfugiés, tantôt pour dénoncer la trahison de Bilal Ag Acherif, tantôt pour dénoncer la lâcheté et la trahison de la France et tantôt pour rappeler le MNLA à ses engagements envers le peuple de l’Azawad et non pas envers des institutions internationales qui s’apprêtent à livrer l’Azawad à la boucherie malienne, en dépit de sa parfaite connaissance des actes inhumains commis par le Mali contre le peuple de l’Azawad.

Les populations civiles savent également que la France est bien plus disposée à accepter l’existence légale de l’islamisme, arrière chambre du terrorisme, que d’admettre la justesse et la légitimité des aspirations du peuple touareg à vivre dans la paix, la liberté et la sécurité. Pour la France, l’ennemi ce n’est pas le terroriste islamiste, c’est bel et bien le touareg laïc.

Signature des accords de Ouagadougou : Alghabass Ag Intalla, est le  bras droit d’Iyad Ag Ghaly qui a mené l’attaque contre la ville de Kona et donc permis le déploiement de l’armée française au Mali et surtout dans l’Azawad. Grace à la diplomatie française, Alghabass Ag Intalla est revenu s’installer à la table des négociations sous le nouveau nom (HCUA) donné à l’organisation terroriste Ansar Dine, pourvu que le MNLA , seul à porter les aspirations  indépendantistes du peuple soit noyé et à terme détruit.(PH/DR)
Signature des accords de Ouagadougou : Alghabass Ag Intalla, est le bras droit d’Iyad Ag Ghaly qui a mené l’attaque contre la ville de Kona et donc permis le déploiement de l’armée française au Mali et surtout dans l’Azawad. Grace à la diplomatie française, Alghabass Ag Intalla est revenu s’installer à la table des négociations sous le nouveau nom (HCUA) donné à l’organisation terroriste Ansar Dine, pourvu que le MNLA , seul à porter les aspirations indépendantistes du peuple soit noyé et à terme détruit.(PH/DR)
En effet, c’est bien la France qui a imposé la réhabilitation politique des bras droits de Ansar Dine, notamment Alghabass Ag Intalla et Hamada ag Bibi, contre les laïcs du MNLA. C’est encore la France qui a imposé le HCUA à la table des négociations pour diluer le MNLA, c’est la France qui a demandé la levée des mandats d’arrêts internationaux contre ces deux terroristes avérés, c’est la France qui a ordonné à Bamako de les accepter comme candidats maliens à la députation à Kidal. Et enfin, c’est la France qui a négocié avec cette secte terroriste la libération de ses 4 otages contre rançon, contre l’impunité pour Iyad ag Ghaly et contre la réhabilitation politique de ses lieutenants au détriment du MNLA.

Toutes ces écœurantes manipulations n’ont fait qu’encourager Bilal Ag Acherif et ses ouailles à tenter de liquider le MNLA pour rejoindre le clan de ces « terroristes fréquentables », ceux avec lesquels la France et le monde dit libre pactisent dans l’intérêt bien compris de l’économie européenne, basée, hier comme aujourd’hui, sur la spoliation des peuples. Mieux vaut pour la communauté internationale accepter les doléances des islamistes terroristes que celle des peuples qui posent la problématique de frontières coloniale qui, par ailleurs, relèvent exclusivement de l’irresponsabilité criminelle du colonialisme français. Non monsieur Hollande, la Françafrique c’est loin d’être fini.

zp,
SIWEL

Mouvement Amazigh au Maroc : L’amazighité et les défis de la situation actuelle en Afrique du Nord débattus

Mouvement Amazigh au Maroc : L’amazighité et les défis de la situation actuelle en Afrique du Nord débattus

13/11/2013 - 11:55

MEKNES (SIWEL) — Réunies à Meknès, les organisations et associations amazighes ont débattu de la situation de l'amazighité et les défis qui s'imposent devant son épanouissement. Communiqué de la Coordination Nationale Amazighe à Méknès résume les travaux de la rencontre.


Les militants amazighs marocains font un constat de plusieurs années de combat. PH/DR
Les militants amazighs marocains font un constat de plusieurs années de combat. PH/DR
La rencontre des organisations et associations amazighes à Méknès les 09 et 10 Novembre 2013 au siège de l’association Assid, en coordination avec la Commission constituée lors de la rencontre d’Imzourn du 13-14 Avril 2013, intervient dans un contexte international, régional et national qui impose de grands défis au Mouvement Amazigh en Afrique du Nord (Tamazgha) en général, au Maroc en particulier. Cette rencontre Nationale à laquelle ont participé des dizaines d’organisations, d’associations et de coordinations amazighes a, deux jours durant, étudié de manière profonde et responsable, à travers de sérieux débats, l’état actuel de la question amazighe à travers les axes suivants :

- L’amazighité et les défis de la situation actuelle en Afrique du Nord;
- L a coordination amazighe : contexte, fonctions, organisation ;
-les perspectives de l’action amazighe dans le contexte international et les développements actuels en Afrique du Nord ;
-l’amazighité et la situation politique actuelle au Maroc : la problématique constitutionnelle, les lois organiques, les partis politique ;
-l’amazighité et le dossier des richesses et de la justice spatiale ;

Après avoir rappelé les différentes étapes de l’histoire militante du Mouvement Amazigh avec ses réussites et ses échecs, après avoir analysé les différents aspects des perspectives de la situation actuelle du Mouvement Amazigh et constaté l’urgente nécessité d’une action commune de toutes les composantes de ce Mouvement afin de donner plus de force à la voix et l’action amazighe dans toutes ses dimensions, surtout à un moment où l’on cherche à remettre la question amazigh au premier carré, les participants à cette rencontre affirment ce qui suit :

- L’élection d’un Bureau de Coordination Nationale avec la mission de multiplier les rencontres et le dialogue avec toutes les composantes du Mouvement Amazigh, analyser les projets et rédiger les textes fondateurs, établir un plan dans le but de mettre en place une stratégie pour une action dans un front unifié ;
-l’élargissement des débats afin de développer l’action de la Coordination Nationale après la troisième rencontre nationale dont le lieu et la date seront fixés ultérieurement ;
-la réaffirmation des revendications du Mouvement Amazigh dans tous leurs aspects, surtout ce qui a trait à la problématique constitutionnelle, et à la nécessité de militer pour une constitution démocratique dans la forme et l’esprit, une constitution qui reconnaît l’amazighité du Maroc comme Etat fédéral et laïc, et faisant des Droits de l’Homme et des traditions amazighes positives les unes des sources de sa législation ;

-le soutien et la solidarité avec l’action légitime des mouvements de contestation au Maroc (20 Février, Imider, Targuist, mouvements des chômeurs, les victimes des expropriations et du pillage des richesses, coordination de la société civile du Sous Massa Draâ, Aguelmim, Smara, organisation Izerfane, Tadouarte, etc…), sans oublier les organisations interdites ou sous blocus ;
-l’entière solidarité avec les détenus du Mouvement Amazigh (Mastapha Oussaya, Hamid Aâttouch, Mastapha Bouhenni, Mastapha Ouchtobane) et la demande de leur libération immédiate et sans conditions ;
-le soutien au combat du peuple amazigh sur tout le territoire de Tamazgha (Libye, Tunisie, Algérie, Egypte, Iles Canaries, Azawad…) ;
-la demande de revalorisation des véritables martyrs du peuple marocain, et en premier les martyrs de la résistance armée (Moulay Mohand, Moha Ouhammou Azayi, Aâddi Oubihi, Abdallah Azakour, Ahmed Koukliz, etc…), ainsi que les martyrs de l’Armée de Libération avec à leur tête Abbas Alamssaâdi ; enfin la demande de faire la lumière sur la disparition de Boujemaâ Elhabbaz et Haddou Ouqchich.

-la réaffirmation des participants de leur détermination à s’opposer à toute tentative d’atteinte à la légitimité de la cause amazighe ainsi que leur volonté de soutenir tout mouvement amazigh dans son action contre toute forme d’exclusion et de marginalisation dont souffrent tous les imazighen du Maroc ;

Enfin, les participants à cette rencontre Nationale du Mouvement Amazigh renouvellent leur appel à toutes les militantes et militants du Mouvement Amazigh, à toutes les organisations et associations amazighes, à adhérer à cette coordination nationale dans la perspective d’élaborer une stratégie d’action amazighe commune à l’avenir.

dm
SIWEL 13 1155 NOV 13

mardi 12 novembre 2013

Aux bradeurs de l’identité amazighe Par: Moha Mokhlis | Contributions | D.N.Kabylie

Aux bradeurs de l’identité amazighe
Par: Moha Mokhlis

12 novembre 2013 20:17
Moha Mokhlis. Photo DR
Moha Mokhlis, militant amazigh et journaliste marocain. Photo DR



L’idée de m’adresser à vous, vous interpeller, m’a toujours tenté. Le moment est venu de vous inviter à partir « cultiver votre jardin » – pour parodier Voltaire auquel je demande de m’excuser, à titre posthume, pour avoir osé cette analogie disproportionnée. Ecoeuré par la veulerie de vos actes et la bassesse de vos desseins. Vous reprochez à vos aînés qui ont évolué dans une ambiance d’hostilité anti amazighe générale d’avoir bradés notre identité pour nous leurrer et mieux fomenter vos desseins macabres. Vous voilà, à présent démasqués. J’espère en vous interpellant par ce modeste écrit qui vous est destiné spécialement, avoir exprimé ce que la majorité des amazighs pense tout bas. Je voudrais tout de suite vous rassurer : je n’éprouve aucun sentiment de haine ou de vengeance envers vous. Vous m’inspirez plutôt la pitié. La grandeur des valeurs amazighes me dissuade de nourrir des sentiments de mépris à votre égard. Vous vous inscrivez dans la perspective de la volaille qui picore dans un tas d’immondices pour rassasier son instinct de survie. Des bousiers qui roulent continuellement leurs boules. Je m’inscris dans la vision des aigles des hauteurs qui me permet d’avoir une vue d’ensemble, transcender les détails et cerner la problématique dans sa globalité.
Le jeu cynique que vous pratiquez avec excellence ne peut durer éternellement. Vos masques flasques commencent à tomber, partir en lambeaux. Votre paternalisme despotique et désuet hérité d’une idéologie périmée nous fait sourire. Vous êtes dépassés. Des démagogues en péril. Figés sur des positions ringardes et caduques que vous prenez pour une sagesse. Ridicule satisfaction de salon. Imazighen vous pardonneront. Et vous épargneront des procès humiliants.
Du fait que vous avez toujours prétendu nous « civiliser » par des valeurs barbares, du fait que vous déclarez faire partie de nous, nous fermerons les yeux sur le mal que vous avez causé, les dégâts que vous avez provoqués, l’hypocrisie que vous incarnez et votre machiavélisme fallacieux. Les tords que vous avez faits à notre combat amazigh sont gravés dans nos chaires, lacérées par tant de blessures, d’injustices et d’humiliations. Vous êtes des petits nains dont l’ego est chatouillé par un pouvoir illusoire que vos responsabilités de valets vous confèrent. L’histoire témoigne et témoignera. Vous avez joué votre rôle d’esclave au service de vos seigneurs et d’un pouvoir manipulateur et liberticide.
Partez, et laissez le mouvement amazigh continuer son chemin vers des lendemains meilleurs. La relève est assurée. Les générations montantes vous donnent des leçons d’engagement. Vous n’avez qu’assez cassé et vous devez avoir honte et être rongés de remords pour avoir collaboré avec le despotisme contre vos parents, vos frères et vos tribus morcelés par des décisions sécuritaires, perverties par une administration et une bureaucratie qui naviguent à vue. Des responsables « cow boys » qui administrent nos villages comme des territoires conquis. Nous ne pouvons pas nous entendre. Notre appel au dialogue bute contre votre monologue éternel et tragique, votre mentalité de « scribouillards » qui cultivent les ambiguïtés et les amalgames. Nous revendiquons un dialogue et vous continuez à théâtraliser votre monologue stérile. Cessez de prendre les vessies pour des lanternes. Le monde a chargé et vous restez accrochés à des fantasmes morbides. Vous rêvassez. Vous délirez.
Je m’abstiendrai de citer vos noms et prénoms. N’ayez pas peur. Le moment viendra où ils seront dévoilés au grand jour. Votre parcours de « militant » qui vous permet de marchander notre cause, celle d’un peuple qui souffre le martyr, sera dévoilé. Vos prouesses politiques seront connues. Votre jeu vous a piégé. L’Histoire vous a rattrapés. Le mouvement amazigh est serein. Vous avez brouté sur son dos comme des prédateurs, comme des charognards. Vous avez négocié sur son dos pour des miettes. Les mondanités vous fascinent. Les feux des projecteurs vous attirent comme des libellules mues par l’instinct du suicide volontaire.
Partez et emportez votre butin. Vous êtes la négation de l’essence de timmouzgha. Qu’avez-vous gagné en plantant vos dents de vampire dans la chair des militants du mouvement amazigh ? Votre proxénétisme renforce notre éveil et notre détermination de continuer notre lutte, vivre debout. Les mères des détenus politiques amazighes sont étranglées de chagrin. Des Aït Merghad, des Aït Khebbach, des Aït Ihya, des Ait Sedrat, des Aît Baamran, des Aït Atta, des Igzennayen, des Ait Weryaghl, des Ait…. Elles sont accablées. Les mères des détenus. Vous déshonorez la mémoire de la résistance amazighe dont vous réclamer frauduleusement la paternité occasionnellement.
Aussi vous prierais-je de partir, disparaître et laisser pousser l’herbe sur cette terre amazighe que vous avez asséchée par vos razzias. Vos mensonges énormissimes. Par votre cupidité de sauterelles du désert qui ravagent la nature et ses plantes. Par votre culture aride et productrice de frustrations et de mépris pour les Autres. Une culture moribonde qui enfante la terreur et la servitude. Une culture qui cultive les amalgames et les ambiguïtés. Une culture gouvernée par l’incompétence endémique, les feux d’artifices sans lendemains, la haine des Autres, l’ostracisme, la ségrégation théologique et métaphysique. Laisser nous admirer les étoiles qui brillent dans notre ciel amazigh. La beauté de nos vallées enclavées, de nos rivières et de nos sources millénaires qui nous abreuvent de sagesse et de stoïcisme. Nous sommes un peuple ancré dans l’histoire et la civilisation mondiale. A quoi bon continuer à nous faire saigner, après tant de malheurs dont vous êtes les artisans émérites et « chevronnés ».
Seuls, n’est-ce pas, les grands actes font les grands hommes. Et à cet égard, votre départ sera, certainement, votre plus beau chef d’œuvre historique. Ne ratez pas cette occasion pour vous racheter dignement. C’est le meilleur service que vous puissiez rendre à la nation amazighe et à sa patrie meurtrie. Laissez nous choisir notre destin, notre futur, nos croyances, notre mode de vie, vivre et goûter à la liberté pour laquelle nos parents ont sacrifié leur vie. Des milliers de vie. La liberté qui fonde notre essence d’amazigh et guide notre existence. Nous pouvons nous passer de votre tutelle. Pendant que les vôtres fomentaient des intrigues, des stratagèmes et des conjurations contre la résistance amazighe, nous avons pris des armes pour lutter. Vous êtes des mercenaires au service du colonisateur. Epargnez nous vos discours fallacieux et votre rhétorique arabe stérile. Personne ne peut plus vous croire. Vous avez défiguré le visage de notre patrie et souillé son honneur. L’avenir est de notre côté. La justice et l’équité aussi.
Faites un effort. Laissez les amazighs bannir l’arbitraire et la ségrégation qui constituent les piliers de votre système inique ; laissez-les reconquérir leur dignité, même si ce mot ne signifie plus rien pour vous. Habitués au ventre platisme et disposés à baisser vos pantalons. Assumez, une fois n’est pas coutume, la responsabilité morale du désastre culturel, social, économique, politique et identitaire que vous avez fomenté, planifié et provoqué par vos politiques sectaires et votre vision étriquée de la réalité. Le peuple amazigh refuse d’être traité comme un butin de guerre ou un fonds de commerce à négocier. Il n’a qu’assez servi de chaire à canon, pour des causes qui ne sont pas les siennes. Des causes pour lesquelles vous avez dédiée votre vie d’apatrides et d’aliénés avant de vous « convertir », brusquement, à l’amazighité, devenue, à vos yeux, un « créneau » porteur.
Nous fermerons les yeux : emportez vos valises de devises, vos impostures, vos matraques, vos gourdins et vos trucs à falsifier les élections. La démocratie amazighe ne peut s’accommoder de la pègre de votre espèce. Et des voyous de votre acabit. Vous êtes la négation suprême des valeurs amazighes. Partez pour que nous puissions respirer l’air frais de nos plaines et de nos montagnes amazighes que vos mensonges, votre hypocrisie et vos amalgames ont polluées. Ne craignez rien, nous vous pardonnerons même si vous vous croyez au dessus de toutes les nations, en l’occurrence du peuple amazigh, si généreux et si tolérant. Même si vous avez perverti nos valeurs, affamé des millions de citoyens, dilapidé les deniers publics, assoiffé nos tribus, bordélisé nos villages, clochardisés nos communautés, corrompu notre mode de vie, malmené notre sagesse, nargué nos traditions millénaires, traqué et falsifié notre histoire, bombardé nos villages, interdit nos prénoms, assassiné nos héros, réprimé nos activistes culturelles, chargé contre nos sit-in pacifiques, humilié nos parents, emprisonnés nos militants, parasités nos institutions, abruti nos enfants, bradé nos richesses, pollué nos repères pour leur substituer des comportements bédouins, arabes, archaïques et obsolètes. Pour leur substituer une culture arabe primitive, barbare, qui fait l’apologie de la pédophilie, de la sodomie, de la misogynie, du fanatisme, de l’extrémisme, de la barbarie et du terrorisme. Une culture arriérée, bouchée, xénophobe, intolérante, antisémite et productrice de frustrations, d’injustices, de népotisme, de dictature et de terreur.
Partez et nous jurons sur la tombe de Zayd Ou Hmad, de Assou Ou Baslam, de Moha Ou Saïd, de Moha Azayyi, que vous avez vendus pour des agréments et des postes de supplétifs, que les corrompus que vous êtes ne seront pas dépossédés des bénéfices de leur rapine. Connaissez-vous Gandhi ? Non, vous ne savez rien. Ce n’est pas surprenant ! Vous lui préférez les sanguinaires que sont les Oqba et Othman ou les sclérosés tels les Banu Taimmiya et autres Banu Hanbal qui sont l’incarnation de la tyrannie et de la théocratie esclavagistes. Gandhi est un monument universel qui disait qu’il faut laisser une ouverture au voleur pour qu’il puisse s’en aller. S’enfuir. Nous vous laissons donc cette lucarne pour déguerpir comme un démon qui quitte le corps meurtri d’un possédé. Nous sommes un peuple pacifique ; foncièrement anti violent. Un peuple fier, qui plonge ses racines dans les plus hautes antiquités. On ne vous demande pas de lire ni Gandhi, ni Voltaire, ni Mammeri, ni Kateb Yacine. A l’impossible nul n’est tenu. N’est-ce pas ? Le seul domaine où vous excellez est celui de la veulerie, du mensonge, de la répression, de la torture et de la corruption. Comment demander à un arabocrane monolingue et dont le crâne, justement, a été bourré de culture arabe de lire Montesquieu ou Tocqueville ? Pourtant vote analphabétisme n’est pas un défaut. C’est une maladie qui se soigne. Mais vous souffrez d’une maladie endémique et incurable : l’arabo-baâthisme. Un cancer contagieux qui se nourrie de vos fantasmes arabes.
Non messieurs, vous n’êtes pas la quintessence de ce que notre patrie amazighe a enfanté. Vous êtes des traîtres. Des collaborateurs. Des saboteurs. Des fossoyeurs. Un conglomérat de profiteurs et d’arrivistes. Vous symbolisez la décadence, la négation de la civilisation humaine et universelle. Vous êtes les promoteurs des théories nazies et fascisantes. De l’immobilisme qui mène vers la mort. La décadence et la déconfiture. Le fanatisme et le terrorisme.
Regardez notre peuple que votre veulerie et vos valeurs métaphysiques et théocratiques ont entraîné vers l’esclavagisme, la misère et le sous développement. Interrogez les militants du Mouvement Amazigh, si jeunes, qui portent toujours les tatouages indélébiles qui entaillent leurs corps desséchés par votre torture et vos traitements dégradants et inhumains, à Sidi Saïd, Errachidia, Boumal n Dadess, Houssima, Ifni et Warzazat. Vous vous êtes hissés au sommet de la pyramide en grimpant pas dessus des centaines de cadavres. Vous arrive-t-il de frissonner en souvenir des cris aigus qui jaillissent des gorges de vos suppliciés. Arrivez-vous à dormir ?
Partez, et nous vous pardonnerons vos lâchetés et votre stupidité. Nous n’irons pas cracher sur vos tombes. Le peuple amazigh n’attend rien des mercenaires comme vous, équipés de mensonges et de démagogie. Pour que règne dans notre patrie la culture de la responsabilité qui mettra fin à vos bricolages historiques, à votre négationnisme et à vos pratiques abjectes charriées par quarante années d’un système inique.
Voyez le sort du potentat arabe de Bagdad avili et humilié. Regardez ce qu’est devenue son image de « héros » de la « nation arabe » brodée durant des années de règne sans partage ! Ceci devrait vous inciter, au moins, à réfléchir, même si ce n’est pas de vos habitudes de cogiter. Méditez l’aventure criminelle du général Augusto Pinochet. Souvenez-vous de Milosevic, de Mobutu, de Bokassa, d’Eyadema, Kadhafi, Ben Ali, de Taylor et du sort qui attend El Béchir. L’histoire témoigne. Elle vous demandera des comptes. Vous avez intérêt à déguerpir ! Tant qu’il est encore temps.


Lu sur le mur de Moha Mokhlis, un militant amazigh et journaliste marocain

Gusi Peace Prize 2013 décerné à Ferhat Mehenni.

Gusi Peace Prize 2013 décerné à Ferhat Mehenni.

Écrit par | 22/09/2013 | 0 Comments
Gusi Peace Prize 2013 décerné à Ferhat Mehenni.

MANILLE, PHILIPPINES  — Le président du Gouvernement provisoire kabyle en exil, M. Ferhat Mehenni, 62 ans, a été avisé par le Comité du Gusi Peace Prize International Foundation basé à Manille, aux Philippines, qu’il a été décidé de lui décerner le Prix Gusi de la paix 2013 pour ses “efforts inlassables, oeuvrant pour trouver des solutions politiques pour le bien-être des populations grâce à la défense des droits politiques et pour ses contributions significatives au maintien de la paix”.

Dans une lettre datée du 23 Juillet 2013, l’Ambassadeur Barry Gusi, Président du Conseil de la fondation éponyme « Gusi Peace Prize International », qui a communiqué la nouvelle de la nomination à Ferhat Mehenni, a écrit : « Honorable Ferhat Mehenni, pour vos efforts inlassables, oeuvrant pour l’amélioration des gens, de trouver des solutions politiques pour le bien-être des populations grâce à la défense des droits politiques.
Vous avez été le fondateur et premier président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie, et êtes le président du Gouvernement provisoire de la Kabylie depuis le 1er Juin 2010. 
Étant surtout connu comme un activiste politique et chanteur kabyle unique, vous avez utilisé des chansons de protestation comme un moyen de communication très puissant dans la tradition orale, comme un journal ou un discours politique dans les assemblées et sociétés européennes, pour transmettre ces idées sur le nationalisme kabyle et obtenir un changement politique. 
Vos grandes contributions, réalisations ont fait de vous un modèle de vie à imiter, non seulement en Kabylie, mais dans toute l’Afrique du Nord, l’Asie et la communauté internationale. 
Par conséquent, votre présence est très attendue le mercredi 27 Novembre 2013 à 17h00 à la Philippine International Convention Center, Manille, aux Philippines, pour recevoir cet honneur distingué, réalisation dédiée et intégrante de vos contributions significatives au maintien de la paix dans le domaine des droits politiques. 
Votre présence à la soirée de l’événement sera très appréciée par le Prix Gusi de la Paix des Philippines et les Comités internationaux, le peuple philippin, en Asie et dans le monde entier. Votre présence à l’événement renforcera la dignité humaine, de l’amitié et de bonne volonté. » 
Souvent considéré comme le Prix Nobel de la paix de l’Asie, le Gusi Peace Prize est mandaté par la Proclamation présidentielle n ° 1476 signée par l’ancienne présidente Gloria Macapagal-Arroyo, en déclarant chaque quatrième mercredi de Novembre comme le « Gusi Peace Prize Journée internationale de l’amitié ». C’est ainsi que la cérémonie de remise du Gusi Peace Prize aura lieu cette année le 27 Novembre 2013. 
Le prix Gusi de a Paix a été créé en mémoire du défunt père du président actuel, le Capitaine Geminiano Javier Gusi, qui est considéré comme un héros aux Philippines par sa façon dont il a combattu les envahisseurs japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, après quoi il est devenu un défenseur populaire actif des droits de l’homme, faisant de lui un militant respecté des droits de l’homme et philanthrope bien connu. 
Gusi Peace Prize est une fondation de bienfaisance, une institution basée à Manille, aux Philippines, inscrite à la Commission de la Sécurité et des Echanges des Philippines, dont l’objectif principal est de donner une reconnaissance appropriée par l’attribution de prix d’excellence et de distinction à des personnes ou des groupes à travers le monde qui ont se sont distingués comme des exemples brillants de la société ou qui ont contribué à la réalisation de la paix en faisant ressortir le meilleur des idéaux et des valeurs de respect pour la vie et la dignité humaine. 
La liste des lauréats annoncés chaque année est le résultat final d’un long processus de sélection. Le Comité Gusi Philippine fonde son appréciation sur la nomination qui doit être oblitérée au plus tard à la fin de Septembre de chaque année. 
Le Gusi Philippines et les Comités internationaux sont totalement indépendants. Dans l’évaluation de chaque candidature, ils ne reçoivent pas d’instructions ou de directives conformément aux statuts du Prix Gusi Peace. La nomination de chaque lauréat doit être justifiée par le travail pour la paix et au niveau des plus hauts objectifs au bénéfice de l’humanité. 
Pour les critères, tous les candidats doivent être approuvés à l’unanimité par une organisation ou un groupement de personnes qui, sur l’honneur et du fond du cœur, pensent que le candidat est digne d’un tel honneur, faisant de lui, une personne digne de reconnaissance pour sa contribution exemplaire au progrès de l’humanité dans les domaines de la recherche scientifique et la découverte, la médecine et physiologie, chimie, physique, archéologie, architecture, scène et arts visuels, économie, législation et diplomatie, politique, littérature, académie, humanitarisme et philanthropie, religion et environnement. 
La Fondation reçoit plus de 1 000 propositions chaque année – mais le comité de 13 membres, sélectionne rigoureusement que 15. Cette année , il y avait plus de 1 300 propositions, et M. Ferhat Mehenni a été parmi les 15 sélectionnés. 
Parmi les précédents lauréats, l’on peut citer le britanique Bertrand De Speville pour sa lutte contre la corruption, l’ancien président des Seychelles, Sir James R. Mancham, l’ancien président d’Interpol, le canadien Norman Inkster, le sénateur américain Emanuel Jones… 
Selon les organisateurs, assisteront au Prix Gusi de la paix 2013 plus de dix mille personnes, sélectionnées parmi le corps diplomatique, des élus locaux et étrangers, des magnats des affaires, des mondains, des célébrités du cinéma, des philanthropes, des leaders civiques, des éducateurs et d’autres invités de marque des Philippines, d’Asie, d’Europe,d’ Australie, d’Amérique, de Chine, d’Inde et d’Amérique latine. L’événement sera retransmis en direct par satellite depuis les Philippines aux États-Unis, en Europe et ailleurs. 
Agence Siwel
http://en.wikipedia.org/wiki/Gusi_Peace_Prize#Laureates
Gusi Ferhat cu5mr0 Gusi Peace Prize 2013 décerné à Ferhat Mehenni.

Soufiane Djilali : Bouteflika ne croit qu’à la force et la malice | Algérie | D.N.Kabylie

Soufiane Djilali : Bouteflika ne croit qu’à la force et la malice

12 novembre 2013 15:15Vue: 28

Soufiane Djilali candidat aux présidentielles 2014. Photo DR
Soufiane Djilali candidat aux présidentielles 2014. Photo DR
DNK : Au moment ou des partis comme le FLN et le RND annoncent leur soutien à Abdelaziz Bouteflika pour un 4ème mandat avant même sa déclaration de candidature, votre jeune parti Jil Jadid vous présente comme candidat à l’élection présidentielle 2014…
Soufiane Djilali : Oui ! C’est exact. Mais que reste t-il du FLN ou du RND ? Ce sont des coquilles vides de sens. Le pouvoir utilise ces deux partis comme des prolongements de l’exécutif. Le FLN et le RND sont des nids pour opportunistes qui veulent faire carrière à l’ombre du régime. Leur seule ambition est de participer à la rente. Ils n’ont ni programme, ni doctrine ni vision pour l’Algérie. Ces partis sont peuplés d’opportunistes qui n’ont aucun désir de militer au sens noble du terme. Lorsqu’on n’a plus d’idéal, alors on n’a plus aucune motivation pour agir en fonction de ses propres convictions. Aujourd’hui, on en est là. A part quelques partis qui croient en un avenir national, la plupart des partis politiques portent en eux une soif pathologique pour l’argent, les honneurs et la « fakhfakha ». A l’évidence, ce n’est pas avec de tels sentiments que l’on construit les nations !
Vous avez déclaré dans votre discours de candidature que vous ne participerez pas aux élections juste pour faire de la figuration. Pensez-vous que les élections 2014 seront transparentes ?
Les élections de 2014 sont un enjeu capital. Bien sûr que Bouteflika et sa cours n’ont absolument pas l’intention d’aller vers des élections loyales. Pour cela, il aurait fallu que ce pouvoir croit en la démocratie et aux règles du droit. Le Président, lui, ne croit qu’en la force et la malice. Maintenant, aura-t-il les coudées franches pour trafiquer à sa guise comme il en a l’habitude ? C’est là que les choses peuvent lui échapper : il est malade, incapable d’opérer les grandes manœuvres. Son entourage est plein de contradictions. A tout moment, la santé du chef de l’Etat peut le trahir. Par ailleurs, il y a une résistance interne qui se construit. Les partis politiques commencent à sortir de leur léthargie et de leur conditionnement nihiliste. Il y a une nouvelle volonté de se battre. Les Algériens commencent aussi à s’interroger sur l’effet de leur démobilisation. Les boycotts n’ont jamais rien apporté. Le FFS et le RCD qui ont trop souvent appelé à la démission n’ont réussi en fin de compte ni à éveiller les consciences des Algériens, ni à construire un vrai courant démocrate ni à bâtir de bons partis politiques. Bien sûr qu’il y a toutes les manœuvres du pouvoir, mais une part de responsabilité revient à l’opposition. Nous n’avions pas su, jusqu’à présent, proposé au peuple une vraie alternative. Pour revenir à votre question, je pense que les jeux sont encore ouverts. Il est possible que le pouvoir trafique les élections. Mais pour peu que les Algériens participent en masse, et que la communauté internationale ne fasse pas les comités de soutien pour Bouteflika, alors des surprises pourront surgir. Quant à nous, il n’est pas question une seconde de faire de la simple figuration. Je défendrai jusqu’au bout mes idées. Et vu le champ politique aujourd’hui, je suis en droit de croire que tout est possible !
 Vous avez parlé de liberté de conscience et vous avez souligné que la responsabilité du croyant est individuelle. Etes-vous pour la suppression de l’article 2 de la constitution stipulant « l’islam est la religion de l’Etat » ?
Dans mon intervention lors de ma déclaration de candidature, j’ai insisté sur certains aspects de notre religion pour montrer qu’il est tout à fait concevable d’aller vers la sécularisation de l’Etat. Il faut que le musulman accepte qu’autour de lui, il y a des personnes qui n’ont pas la foi. Cela aurait dû être une évidence pour peu que le Coran lui-même soit lu et compris. Il y a un très grand nombre de versets coraniques qui stipulent la liberté de la foi, la non contrainte de la croyance, le respect total des autres religions, la liberté de conscience, la responsabilité individuelle etc… Malheureusement, le Coran a été interprété à travers un filtre de valeurs sociales et anthropologiques qui n’ont plus cours aujourd’hui. Les musulmans doivent réinterpréter leur texte sacré. Pendant des siècles, les hommes de religion se sont permis de mettre en avant, les parties du texte sacré qui les arrangeaient et ont oublié ou même plus grave, ont censuré ce qui ne leur plaisait pas. Savez-vous par exemple qu’environ 500 versets coraniques ont été déclarés « abrogés » alors qu’il n’y a aucun fondement coranique à l’abrogation ? 500 versets sur environ 6000, cela fait pas loin de 10% du texte qui a été annulé! Les dispositions sur les libertés de conscience, sur l’héritage, sur d’autres questions de société ont ainsi fait les frais d’une lecture rétrograde.
L’Islam est très profondément ancré dans l’être et l’âme de l’Algérien. Si vous voulez introduire de vraies réformes de modernisation, vous devez les expliquer en harmonie avez l’Islam et cela est possible. Si vous voulez annuler la spiritualité en général à cause d’une mauvaise interprétation de la religion, alors vous allez créer des problèmes insolubles et insurmontables !
Au lieu de dire, en tant que responsable politique : limitons l’influence de l’islam et ne le considérons pas comme source d’inspiration pour la gestion de notre société, ce qui causera de terribles dégâts, il est bien plus efficace d’expliquer que le Coran laisse libre les humains de croire ou de mécroire et que le jugement des personnes relève du Très Haut et non pas de l’idéologie humaine. Dans ce domaine, je vous assure qu’il est possible de faire des avancées considérables à la société vers une tolérance religieuse sereine, un rééquilibrage des relations en faveur de la femme, une grande ouverture sur les cultures nationales, y compris les langues non arabes.
Enfin, à mon sens, l’islam s’adresse à la conscience des hommes et non pas à des entités abstraites. Seulement, les collectivités peuvent prendre en référence leur religion. L’Islam fait partie intégrante du vécu de l’Algérien. Il ne faut pas par contre que cela soit une porte au totalitarisme religieux. Tout comme celles et ceux qui portent en eux le besoin identitaire y compris par son expression linguistique, il y a celles et ceux qui ne peuvent pas envisager leur vie sans la dimension islamique. Au politique de concilier la vie de tous dans la liberté et le respect. Cela est tout à fait possible !
 Êtes-vous pour l’officialisation de Tamazight ?
Tamazight est notre langue d’origine, à nous tous. Moi, je suis né à Alger dans une famille arabophone. Mais je me considère comme amazigh par mon origine, mon histoire, ma mentalité. En Algérie, il n’y a pas de Saoudiens, de Yéménites ou des Qataris. Nous avons une dimension arabe par notre appartenance à la civilisation arabo musulmane à laquelle nous avons largement contribué. La civilisation arabo-musulman n’appartient pas à l’Arabie Saoudite. Elle appartient à toute une aire géographique à laquelle nous sommes liés par une multitude de liens. L’Afrique du Nord a toujours eu une relation avec la partie orientale de la méditerranée  depuis de longs siècles.

Aujourd’hui, les Algériens sont en pleine prise de conscience de la spécificité de notre identité. La culture amazighe et la langue tamazight sont dans notre patrimoine génétique. Il faut revaloriser ce patrimoine. L’officialisation de tamazight arrivera naturellement. Il faut y aller résolument mais sans précipitations. Il ne faut surtout pas créer des réactions défensives de la part de personnes qui auront mal compris les intentions. Cela compliquera la situation pour rien. Je pense qu’avec un travail politique sérieux et volontaire, on arrivera à cet objectif assez rapidement.