dimanche 17 novembre 2013

Cap sur la réunion des responsables de la confédération | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Le MAK à Aïn El Hammam :
S’agissant de la teneur de cette réunion, l’accent a été mis sur les mécanismes à actionner en vue de réussir cette rencontre du 22 où se dégageront les segments devant aboutir à la conférence nationale du MAK.
17/11/2013 - 12:44 mis a jour le 17/11/2013 - 15:04 par Saïd Tissegouine

Accompagné de Hsen Medrouk, membre du conseil national du MAK, M. Bouaziz Aït-Chebib s’est rendu hier dans la circonscription de Aïn El Hammam où il a rencontré les cadres et militants locaux. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation de la réunion des cadres et responsables de la confédération de Aïn El Hammam prévue pour la journée du 22 du mois en cours.
Il y a lieu de noter qu’avant la tenue de la réunion, les participants, à leur tête, naturellement le président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), se sont rendus au cimetière où repose le célébrissime poète kabyle, Si-Mouh Oumhand. Devant la tombe de cet illustre rhapsode et résistant du XIX siècle, Bouaziz Aït-Chebib et ses camarades ont observé une minute de silence en sa mémoire.
S’agissant de la teneur de cette réunion, l’accent a été mis sur les mécanismes à actionner en vue de réussir cette rencontre du 22 où se dégageront les segments devant aboutir à la conférence nationale du MAK.
Par ailleurs, le président du MAK a saisi l’opportunité de cette rencontre avec les responsables de la coordination de cette région pour éclaircir certains points ayant directement trait à la politique menée depuis quelques temps contre le peuple kabyle et ses représentants légitimes par certains aventuriers et mercenaires à la solde du pouvoir.
Dans la simple équation : élections présidentielles – argent et sous-traitance locale – les différents intervenants, notamment Bouaziz Aït-Chebib n’ont eu aucune difficulté à réunir « les raisons » des calomnies dirigées contre le MAK. La grande avidité pour l’argent facilement gagné, principale raison d’allégeance au pouvoir, a fait aussi commettre de grandes maladresses à leurs auteurs au point d’avoir oublié que l’officialisation du kabyle fait partie des trois constances indiscutables du MAK dans le cadre d’un Etat kabyle.
Pour le président du MAK : " il ne s’agit pas d’être pour ou contre l’officialisation de Tamazight que nous considérons comme une fausse solution à un vrai problème. C’est une faute fatale de réduire note combat à une question linguistique. La Kabylie revendique et réclame son droit à l’autodétermination conformément au droit international pour choisir librement le statut politique qui lui sied. Cette revendication est hors sujet, dépassée par les événements et même dangereuse. Une nouvelle reconnaissance fictive ne servirait qu’à nous déposséder davantage encore en plaçant Tamazight sous l’administration de l’Etat. Nous ne comprenons même pas qu’il reste encore des gens qui croient réellement que l’officialisation de Tamazight réglera le problème. Tamazight a déjà un statut de langue nationale, a-t-elle pour autant droit de cité dans la nation algérienne ? Son enseignement facultatif, les députés de la Kabylie ne sont même pas autorisés à s’exprimer en kabyle, aucune compagnie de transport algérien ne délivre de consignes de sécurité dans cette langue consacrée langue nationale, il a fallu attendre qu’une compagnie aérienne étrangère appartenant, comme par hasard à un kabyle, pour en faire usage. Les prénoms amazighs sont soumis à un tri sélectif du ministère de l’intérieur et dans une transcription exclusivement arabe…et la liste est longue et variée. Alors, il faut arrêter de se moquer du monde. Nulle part au monde, il n’y a de statut qui soit équivalent à un Etat. Pour vivre, une langue a besoin d’être la langue privilégiée d’un Etat. Ni l’Algérie, ni le Maroc, ni la Libye, ni aucun pays où il y a en présence une langue amazighe ne mettra sur un même pied d’égalité la langue amazighe avec la langue arabe. Croyez-vous que tamazight langue officielle au Maroc bénéficie des milliards octroyés à l’arabisation ? Bien évidemment non et ce ne sera jamais le cas comme le démontre une nouvelle fois le cas de la Libye où les amazighs ont quitté le congrès national libyen, boycottent les élections de la constituante et ont entamé la désobéissance civile. De ce point de vue, ils ont d’ailleurs beaucoup plus de mérite, d’honneur et de courage que nos députés qui acceptent de siéger dans une assemblée qui humilie le peuple qui les a élu et travaille très activement et avec leur concours à la destruction de la Kabylie. Enfin, pour ce qui me concerne, j’ai bien retenu les leçons du passé, et l’unique objectif qui détermine désormais mon engagement militant, c’est l’avènement d’un Etat Kabyle, authentique, démocratique, laïque et social qui va servir d’exemple pour les autres peuples Amazighs, sauf si ce sont les Amazighs de Libye l, peut-être moins pollués par le démocratisme béa de nos 51 années de luttes infructueuses ne nous donnent l’exemple.
La langue kabyle a besoin d’avoir son propre Etat. Une officialisation de façade sous la domination de l’Etat algérien qui pratique depuis 51 ans un intense colonialisme linguistique et identitaire, ne peut que précipiter l’extinction de notre langue qui est classée par l’Unesco parmi les 40 langues au monde qui risquent de disparaître très prochainement.
La Kabylie ne veut plus réduire ses aspirations à une simple question de revendication linguistique pendant que l’Etat s’assure l’arabisation effective des nouvelles générations et que certaines « élites » kabyles font encore semblant de faire de l’officialisation de Tamazight la clé du problème de la Kabylie alors qu’ils savent pertinemment que la question linguistique ne peut connaître de dénouement effectif que dans le cadre d’un Etat démocratique, laïque et social, et donc d’un Etat kabyle : La liberté, la démocratie et la laïcité étant difficilement compatibles avec le totalitarisme arabo-islamique qui gangrène l’Algérie".

▶ URGENT : TROUBLANT, DRS derrière le CRIME en KABYLIE ! (Part 1) - YouTube

Publiée le 17 nov. 2013
L'homme en question qui se dénomme Brahim Karmous, originaire de la commune de Souk El Tenin, daïra de Maatka, au sud-ouest du chef-lieu de Tizi-Ouzou, a affirmé que les services secrets algériens veulent venger la révolte du printemps noir 2001-2003 en désintégrant la Kabylie à travers les kidnappings et les attentats terroristes.

Graves accusations de ce jeune qui un jour a été recruté pour combattre le terrorisme islamiste par les services algériens (DRS). Il décide de s'en fuir avec son arme le jour ou il reçoit des ordres contraires à sa mission. Après sa première vidéo ou il dénonce la manipulation du terrorisme par le services algériens, il est accusé d'être un terroriste. Il explique ici en kabyle, qu'il y a 3 sortes de groupes terroristes, les vrais islamistes, les islamistes infiltrés par les services et les services. Il atteste avec insistance que les gendarmes chassés de la Kabylie après avoir assassiner 127 jeunes lycéens en 2001 sont revenus sous la bannière terroriste, kidnappent les opérateurs économiques et tuent pour terroriser la Kabylie

http://www.youtube.com/watch?v=k6sDCTxc5h8&feature=youtu.be

Un quatrième mandat pour Bouteflika | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Sa candidature est annoncée par le FLN

Un quatrième mandat pour Bouteflika

Farid M. pour Tamurt.info
Il est devenu roi de l’Algérie au sens propre du terme. Le parti étatique, le FLN, a annoncé hier, lors de la réunion de son comité centrale, instance suprême de cette organisation, que Bouteflika Abdelaziz est leur candidat aux prochaines élections. Rien que ça !
17/11/2013 - 10:57 mis a jour le 17/11/2013 - 11:31 par Farid M.

« Aucun Arabe dans l’histoire n’a quitté le pouvoir de sa propre volonté », affirmait le père de la sociologie, Iben Khaldoun. Les siècles ne l’ont pas contredit et le temps lui a donné amplement raison. Bouteflika, qui menaçait de rentrer chez lui au Qatar en 1999 après son installation à la présidence par l’armée, ne veut plus quitter le pouvoir 15 ans après.
Il est devenu roi de l’Algérie au sens propre du terme. Le parti étatique, le FLN, a annoncé hier, lors de la réunion de son comité centrale, instance suprême de cette organisation, que Bouteflika Abdelaziz est leur candidat aux prochaines élections. Rien que ça !
Une annonce franche qui prévient les algériens de ne pas espérer un changement en 2014. Bouteflika restera au pouvoir jusqu’à la fin de ses jours. Son royaume est bien installé. Un compromis est,semble-t-il, trouvé avec le DRS. Personne ne pourra lui barrer la route. L’annonce faite hier par le FLN à propos de la présentation de Bouteflika a mis fin aux espoirs de Mouloud Hamrouche, Ahmed Benbitour et consorts de pouvoir prétendre à la présidence. Il ne reste pour les décideurs que de chercher quelques lièvres pour crédibiliser quelque peu leurs échéances électorales. De faux opposants, comme Luiza Hannoun, Fawzi rebaïne, un ou deux islamistes et le tour sera joué en avril 2014. Dorénavant le peuple algérien sait qu’un score à la « soviétique »sera réservé à Bouteflika au soir du jour des élections. Bouteflika qui s’accroche péniblement d’abord à la vie finira ses jours à la présidence, mais combien de temps restera au pouvoir le clan de Oujda ? Une éternité peut-être bien.
Farid M.

samedi 16 novembre 2013

Kidal : La France parjure prépare le terrain au massacre touareg

Kidal : La France parjure prépare le terrain au massacre touareg

14/11/2013 - 01:35

KIDAL (SIWEL) — C’est aujourd'hui que la France, sous couvert de la Minusma, veut remettre le Gouvernorat et la Radio de Kidal à l’arme malienne ; une armée experte en exaction sur les vieillards, en viol sur les femmes et en assassinat ethnique. La France parjure, la France qui ment et se joue des victimes d’une Histoire qu’elle leur a imposé par la force au lendemain des prétendues indépendances africaines. La France qui s’accommode des islamistes terroristes qu’elle réhabilite au détriment des indépendantistes touaregs s’apprête à livrer sa dernière bataille pour remettre la vie des azawadiens entre les mains de criminels. La France a trompé le peuple de l’Azawad et le MNLA.


Avant de les livrer au massacre, l’armée française fouille dans les maigres affaires des populations de l'Azawad réduites à vivre traquées par ces supers héros de la liberté (PH/DR)
Avant de les livrer au massacre, l’armée française fouille dans les maigres affaires des populations de l'Azawad réduites à vivre traquées par ces supers héros de la liberté (PH/DR)
Mais si le MNLA a été contraint par la France de remettre Kidal entre les mains des maliens, les femmes, les jeunes, les militants et les combattants de la libération de l’Azawad ne l’entendent pas de cette oreille car pour eux, et pour l’avoir vécu mille et une fois, s’il est bien une chose dont ils sont certains, c’est que « le prix de la liberté sera plus coûteux que celui de l’occupation malienne ». Parole de touaregs sous occupation malienne depuis 50 ans.
La trahison de la France ne date certes pas d’aujourd’hui mais elle se fait désormais au grand jour et ne s’encombre plus de ses soi-disant principes de droits de l’homme. Aujourd’hui la France, mille fois parjure, déclare la guerre aux droits de l’homme et au droit du peuple touareg à vivre dans la paix et la sécurité. Quelle honte pour la France, elle ne sera jamais tombée si bas que sous le règne de ce gouvernement socialiste, digne successeur de celui qui avait voté les pouvoirs spéciaux, c'est-à-dire la légalisation de la torture, durant la guerre d’Algérie.

femme touaregue contre soldta français de serval ou le courage et la dignité face à l'injustice et à l'arbitraire (PH/DR)
femme touaregue contre soldta français de serval ou le courage et la dignité face à l'injustice et à l'arbitraire (PH/DR)
Froidement, la France de François Hollande a abusé du MNLA et l’a mené, étape par étape, de concession en concession au point de non retour en usant de promesses qu’elle savait par avance qu’elle ne tiendrait jamais. Elle a froidement organisé la submersion du MNLA avec la mise en place de prétendus « groupes rebelles » qu’elle a inventés de toute pièce, comme le MAA, habile recyclage du Mujao et elle a réhabilité Ansar Dine en ce fameux HCUA qu’elle a sournoisement mis dans les pattes du MNLA pour lui dénier sa légitime représentativité et le compromettre dans une cohabitation qu’elle lui a par ailleurs imposée.
Aujourd’hui, après avoir abusé du MNLA et du peuple touareg, la France compte passer à l’action pour régler définitivement la question de l’Azawad à la façon malienne. Les forces de Serval et celle de la MINUSMA contrôlées par Paris ont déjà réprimé une manifestation de femmes à Kidal. Demain, la France va-t-elle faire usage de ses armes contre le peuple de l’Azawad ? « Chiche ! Qu’elle le fasse donc disent les femmes de Kidal ». « Nous préférons mille fois mourir sous les balles que d’êtres achevées à la machette comme des bêtes sauvages, après avoir été violées, torturées, massacrées ». Les femmes et les jeunes de Kidal manifestent depuis 3 jours à Kidal. Tous refusent la reddition, même si le MNLA a cédé au chantage des forces armées françaises. Même les combattants du MNLA, dans leur grande majorité refusent la décision politique du MNLA.


Serval assiégé par les femmes de Kidal " Non au Mali dans l'Azawad" (PH/DR)
Serval assiégé par les femmes de Kidal " Non au Mali dans l'Azawad" (PH/DR)
Depuis 3 jours, les femmes et les jeunes de Kidal manifestent sans relâche pour exprimer leur refus de voir revenir le Mali. Partout le drapeau de l’Azwad est déployé. De quel droit la France disposerait ainsi de la vie des touaregs ? Aujourd’hui, à la veille du jour fatidique, le siège du Gouvernorat et de la Radio ont été assiégés par les manifestants. Les mêmes soldats français se retrouvent face aux mêmes femmes qui avaient envahi le tarmac de l’aéroport de Kidal pour empêcher l’avion de 3 ministres maliens. La honteuse répression que leur avait fait subir Serval ne les a pas empêchés de revenir leur crier en face leur refus de se laisser déposséder d’un territoire pour lequel ils luttent au prix de tant de vie depuis 50 ans.
maa,
SIWEL 140135 NOV 13

Non au Mali (PH/DR)
Non au Mali (PH/DR)

Bureau du MNLA à Kidal (PH/DR)
Bureau du MNLA à Kidal (PH/DR)

Kidal : La France parjure prépare le terrain au massacre touareg

Pour mieux comprendre la guerre faite aux touaregs (PH/DR)
Pour mieux comprendre la guerre faite aux touaregs (PH/DR)

C'est maintenant qu'ils ont le plus besoin d'être soutenus(PH/DR)
C'est maintenant qu'ils ont le plus besoin d'être soutenus(PH/DR)

Kidal : La France parjure prépare le terrain au massacre touareg

les enfants manifestents contre le retour du Mali (PH/DR)
les enfants manifestents contre le retour du Mali (PH/DR)

Veillard battu à Gao(PH/DR)
Veillard battu à Gao(PH/DR)

La Minusma (PH/DR)
La Minusma (PH/DR)

Minusma (PH/DR)
Minusma (PH/DR)

Le camps de Serval assiégé par les femmes(PH/DR)
Le camps de Serval assiégé par les femmes(PH/DR)

manifestation à Kidal ce mercredi matin contre le retour du Mali dans les bagages des français(PH/DR)
manifestation à Kidal ce mercredi matin contre le retour du Mali dans les bagages des français(PH/DR)

Ni Mali Ni Aqmi, Azawada SOUVERAIN
Ni Mali Ni Aqmi, Azawada SOUVERAIN

Radio Azawad(PH/DR)
Radio Azawad(PH/DR)

Femmes touarègue(PH/DR)
Femmes touarègue(PH/DR)

Plus jamais ça !(PH/DR)
Plus jamais ça !(PH/DR)

vendredi 15 novembre 2013

AFP: Agence Française de Propagande anti amazighe

AFP: Agence Française de Propagande anti amazighe

15/11/2013 - 16:47

PARIS (SIWEL) — Incontestablement, la France se comporte en ennemi constant et acharné des amazighs. Tout amazigh, d'où qu'il soit, ne peut que se rendre à l'évidence. La France ne cesse de le prouver à travers sa politique étrangère, son appui aux idéologies arabo-islamiste en Afrique du Nord et son action concrètement anti-touarègue dans le Sahel comme on peut le constater avec la destruction méthodique du peuple touareg de l’Azawad. Outre sa politique néocoloniale et ses scandaleuses accointances avec l’impérialisme arabe des pays du Golf qui exportent ouvertement et librement leur doctrine Djihadiste, monnayant en contrepartie quelques faramineux financements, la France instrumentalise son agence de presse pour gommer toute information concernant les amazighs d’où qu’ils soient, intérêts convergents oblige. Nous reproduisons ci-après un excellent article publié dans les colonnes du site de l’ONG de défense des droits des amazighs ‘’Tamazgha’’


Extrait d'une dépêche de l'AFP: : « La Kabylie, région peu développée par rapport aux autres préfectures du nord, abrite des maquis qui servent de repaire aux islamistes depuis la guerre civile de 1992 . Les attaques contre les forces de l’ordre y sont nombreuses et meurtrières mais en même temps cette région abrite nombre de bars et bordels clandestins où les visiteurs et habitants se rendent régulièrement » C'est tellement explicite que cela se passe de tout commentaire (PH/DR)
Extrait d'une dépêche de l'AFP: : « La Kabylie, région peu développée par rapport aux autres préfectures du nord, abrite des maquis qui servent de repaire aux islamistes depuis la guerre civile de 1992 . Les attaques contre les forces de l’ordre y sont nombreuses et meurtrières mais en même temps cette région abrite nombre de bars et bordels clandestins où les visiteurs et habitants se rendent régulièrement » C'est tellement explicite que cela se passe de tout commentaire (PH/DR)
Avec l'aimable autorisation du site d'information de l'ONG Tamazgha, nous reproduisons l'article publié sous le titre L'AFP ou l'entreprise de désinformation


L’AFP "se considère" comme l’une des trois agences de presse mondiales. Elle est chargée de collecter, vérifier, recouper et diffuser l’information, sous une forme neutre, fiable et utilisable directement par tous types de médias : radios, télévisions, presse écrite et sites Internet mais aussi par des grandes entreprises et administrations. Il s’agit d’un organe de presse de l’État français doté d’un statut particulier voté le 10 janvier 1957 par le Parlement français qui, normalement, garantit son indépendance et son objectivité. Cependant, force est de constater que la couverture médiatique des évènements en Libye qu’elle assure depuis 2011, lorsque cela concerne les Berbères, s’avère peu fiable et, encore moins, neutre.

Cette agence censée collecter, vérifier et diffuser l’information à grande échelle fait à vrai dire dans le dilettantisme des plus flagrants. Alors qu’elle est censée agir en toute neutralité, elle se comporte en réalité comme le porte-voix de la politique étrangère du gouvernement français, du moins en ce qui concerne les sujets liés à la question amazighe.

Sans chercher à remonter loin dans le temps, le mois d’août 2013, la couverture médiatique faite par cette agence de presse à propos du rassemblement pour "la défense de la liberté de conscience" en Kabylie montre à quel point qu’avec l’AFP ce n’est nullement cocasse, on peut y lire cela : « La Kabylie, région peu développée par rapport aux autres préfectures du nord, abrite des maquis qui servent de repaire aux islamistes depuis la guerre civile de 1992 . Les attaques contre les forces de l’ordre y sont nombreuses et meurtrières mais en même temps cette région abrite nombre de bars et bordels clandestins où les visiteurs et habitants se rendent régulièrement. »

Ces propos ont été commis par madame Béatrice Khadige, correspondante de l’AFP, à Alger le 5 août 2013. Au-delà des approximations que ne tolère guère l’éthique journalistique, ces propos s’apparentent au vieux discours raciste et tendancieux du régime algérien sur les Kabyles et la Kabylie. Ces allégations ne sont pas dignes d’un journalisme tel que nous le concevons, puisqu’il s’adonne avec amateurisme, loin de la déontologie que requiert le métier, à la stigmatisation d’une région bien précise – La Kabylie – et dont la population, selon la correspondante de l’AFP, "se rend régulièrement dans des bordels".

De quelle objectivité ou de quelle neutralité l’AFP peut-elle se prévaloir aujourd’hui ? Cette agence affiche de fait les preuves les plus criantes de ses accointances et de ses relations obscures avec la ligne politique du gouvernement français d’abord et puis avec celle de certains pays dont elle traite l’information. Incidemment, en examinant de très près la situation actuelle en Libye, la couverture médiatique de l’AFP indique que cette agence verse plutôt dans la désinformation que dans une information juste, recoupée et hiérarchisée. Et elle le fait non pas par incompétence mais par choix éditorial et politicien.

A propos de l’action des Amazighs à Mellitah, près d’At-Willul (Zouara, Lybie), l’AFP, dans une dépêche en date du 29 octobre 2013 (13h30), affirme que "des Amazighs libyens observent depuis quarante-huit heures un sit-in dans le complexe gazier de Mellitah dans l’ouest de la Libye qu’ils menacent de bloquer […]". Elle rajoute que "des citoyens de la ville de Zouara (ouest), venus par voie de mer dimanche, ont organisé un sit-in dans le complexe gazier de Millitah menaçant de bloquer le site […]".
Cette information est complètement erronée et nous la contestons. La réalité est que les Amazighs se sont rendus sur le complexe le samedi 26 octobre, et non pas dimanche 27 octobre comme l’annonce l’AFP. Ces derniers, une centaine de combattants armés, ont ainsi investi le complexe gazier et ils le contrôlent totalement. Nous ne comprenons pas pourquoi l’AFP s’entête à réduire cette action de grande envergure à un simple sit-in de citoyens ou à une simple excursion.

L’AFP affirme également que "Jusqu’à présent le complexe continue son activité […]". Cette information est également mensongère, car le complexe gazier en question ne fonctionne qu’à 50% de ses capacités. Même les médias libyens l’ont confirmé. De plus, les navires pétroliers sont empêchés d’accoster à Mellitah paralysant ainsi toute activité d’exportation. Seul le gazoduc alimentant l’Italie est laissé en fonctionnement pour le moment.

Le métier de journaliste est un métier noble mais périlleux. Il a le devoir d’informer et non de désinformer. Pour qu’il soit crédible, les faits doivent être recoupés et attestés. Le journalisme tel que nous le concevons à Tamazgha et ses lecteurs, ne doit et ne peut souffrir d’aucun parti pris, ni même de collusion, ni avec un État ni avec un groupe d’intérêt. L’un des beaux attributs du fait d’informer est la rigueur et l’éthique intellectuelles ; il se trouve qu’elle est gravement mise en cause chez certains journalistes de l’AFP, ceux en charge du dossier des pays du nord de l’Afrique notamment. L’intégrité intellectuelle qui doit animer tout journaliste même quand celui-ci travaille pour le compte d’un État doit être intacte et ne peut souffrir d’aucune allégeance. Les affirmations, péremptoires dans la forme et approximatives dans le fond, de l’AFP représentent par voie de conséquence l’expression, sans ambages, d’une ligne éditoriale dictée par des intérêts bien précis ; c’est l’expression on ne peut plus limpide de la politique berbère de la France qu’il conviendrait plutôt d’appeler "politique anti-berbère de la France".

Ce que l’AFP feint d’ignorer – et c’est une information capitale pour tous ceux qui s’intéressent à ce Pays – c’est le fait que les combattants amazighs menacent d’arrêter complètement le fonctionnement du complexe gazier si leurs revendications ne sont pas satisfaites (NDLR : la production est totalement arrêtée depuis le 11 novembre). Les militants amazighs de Libye sont conscients des enjeux de la mise en œuvre d’une telle décision : porter atteinte au nerf névralgique du pays et par ricochet à l’économie des pays qui font "des affaires" avec l’Etat libyen. Ils s’attaquent, et c’est légitime, au "retour sur investissement" de ces faiseurs de présidents et de gouvernements dont la politique dessert leurs intérêts.

Nous rappelons également que l’action de ces combattants amazighs ayant investi le complexe de Mellitah est étroitement liée aux autres actions menées par d’autres combattants, notamment ceux de Lalut (Nalut) et ceux d’Oubari : les combattants de Lalut ont coupé l’oléoduc traversant leur territoire depuis le 29 septembre, ceux de la région d’Oubari (Amazighs Touaregs) ont, quant à eux, investi le champ pétrolier, connu sous le nom de Charara exploité par la compagnie Repsol, le samedi 26 octobre. Toutes ces actions coordonnées sont menées dans le cadre de la contestation par les Amazighs de Libye de la politique anti-amazighe du Conseil général national (CGN) et du gouvernement libyen. Il faut souligner que ces deux instances, mises en place par "l’aide" des occidentaux et sponsorisées par le Qatar, objectivent une fin de non-recevoir pour toute revendication émanant des populations amazighes. Par des démarches pacifiques, le mouvement amazigh de Lybie, depuis septembre 2011, a posé le problème de l’identité libyenne pour mettre fin à l’injustice historique dont ils faisaient l’objet notamment depuis le règne de Kadhafi.

La revendication principale des Berbères de Lybie est la révision de l’article 30 de la déclaration constitutionnelle qui prévoit la prise de décision par le vote, donc à la majorité, des questions relatives à ce qui est appelé "composantes de la Libye". Les Amazighs refusent de laisser les instances gouvernementales libyennes soumettre les questions relevant de leur culture et de leur identité à un quelconque vote : un droit naturel ne peut faire l’objet d’aucun vote mais plutôt de reconnaissance, selon les Amazighs de Lybie. Ce sont des questions qui doivent être tranchées par consensus et par compromis. La question que soulève l’article 30 de la déclaration constitutionnelle porte essentiellement sur les constantes nationales, en d’autres termes : le nom de l’État, sa définition, son identité, son drapeau, son hymne national, sa langue officielle, etc. Les Amazighs et les Toubous refusent d’occuper les seconds plans, ils exigent une parfaite égalité et représentativité entre les différentes composantes ethniques de la Libye. Ils considèrent que les instances gouvernementales actuelles, par leurs décisions politiques unilatérales et tranchées, ne font que renaître de ses cendres l’autoritarisme de Kadhafi ; en d’autres termes un autoritarisme en remplace un autre.

Ce qui est reprochable, à juste titre, à une agence de presse comme l’AFP, c’est son mépris vis-à-vis des populations berbères en général et celles de Libye en particulier. Dans ce cas précis de la Libye, l’objet de ces occupations et de ces blocages des sites gaziers et pétroliers par les Amazighs. Aucun travail d’investigation sur le terrain, au sein des sites concernés, n’a été mené par les correspondants de cette agence. L’information qu’elle est censée récolter et hiérarchiser pour qu’elle soit ensuite utilisée par d’autres canaux d’information est basée sur les seules allégations et déclarations des officiels libyens. Il convient alors de signaler et de dénoncer le manque d’objectivité, d’honnêteté et d’effort d’exactitude de la dite agence de presse, ce qui par ailleurs s’explique plus par un choix d’une ligne éditoriale que par une quelconque difficulté financière concernant l’activité journalistique à l’international de celle-ci, d’où le caractère volontaire non seulement de ce que l’on peut appeler pudiquement des dérapages mais des prises de position clairement anti-amazighes. En revanche, la télévision arabe Al Jazeera a agi avec professionnalisme puisqu’elle a couvert l’événement en se rendant sur place où elle a recueilli les doléances des militants amazighs qui occupent actuellement le site gazier de Mellitah et les déclarations des officiels libyens. L’information rapportée par cette chaîne arabe apporte la preuve de l’inexactitude de l’information diffusée par l’AFP.

Ces dernières années, que ce soit la couverture médiatique d’un événement en Kabylie, ou en Libye, sans parler de l’Azawad, l’AFP a confirmé son mépris vis-à-vis des Amazighs. Ses correspondants dans ces pays du nord de l’Afrique ou du Sahel adoptent le plus souvent des positions obséquieuses quand elles ne relaient pas elles-mêmes les thèses nauséabondes des régimes dictatoriaux en place. Le traitement de l’événement des non-jeûneurs de Tizi-Ouzou en est des plus édifiants.

En somme, l’AFP, en tant qu’instrument et porte-voix de la politique étrangère de l’État français, n’est ni neutre ni indépendante et encore moins objective dans le traitement de l’information qu’elle diffuse. Dans leB.A. BA du journalisme d’Albert Camus dont c’est le centenaire de la naissance cette année, on peut y lire"Aller voir est la première chose à faire. Ensuite, il est nécessaire de vérifier les diverses perspectives possibles, en donnant la parole à tous. Il n’est pas question d’éluder le point de vue de l’adversaire, mais au contraire de l’entendre et de l’analyser. Le jeune journaliste prône une équité inviolable."


Mestafa G’Idir et Masin Ferkal.

SIWEL 151647 NOV 13
http://tamazgha.fr/L-AFP-ou-l-entreprise-de.html http://tamazgha.fr/L-AFP-ou-l-entreprise-de.html

jeudi 14 novembre 2013

La révolte populaire s'amplifie en Kabylie et en Algérie | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


La révolte populaire s’amplifie en Kabylie et en Algérie


Un vent de révolte souffle sur l’Algérie. Alger, Biskra, Mostaganem, et d’autres agglomérations sortent de leur longue léthargie pour répondre au mépris du régime algérien avec des cris et des jets de pierre pendant qu’un Conseil des ministres se réunit, semble-t-il, comble du cynisme, pour étudier les moyens de juguler cette hausse des prix à l’origine de la révolte populaire.
07/01/2011 - 22:39 mis a jour le 08/01/2011 - 12:14 par Meziane Tiziwar, Ɛmiruc At Γazi

La Kabylie n’est pas en reste. Rompue à la révolte permanente, pour des raisons bien plus politiques que sociales, elle ne se fait pas prier pour emboiter le pas. Ses trois villes principales Vgayet, Tizi-Ouzou et Brouira sont passées à l’action en promettent davantage pour bientôt, d’autant plus que les mois à venir sont chargés de dates symboliques, toutes plus sensibles les unes que les autres.
À Tizi-Wezzu (Tizi-Ouzou). Comme à Vgayet et Tuviret, les rues ne désemplissent pas d’une jeunesse lasse d’être laissée pour compte par un régime indifférent à ses appels de détresse et qui continue de s’empiffrer sans vergogne à ses dépens en féodalisant le pays.
Sans manquer de rappeler la légitimité du combat kabyle pour l’autonomie, ses leaders demeurent toutefois prudents en raison du caractère soudain et « usiné » de la révolte revendiquée par-ci par une déclaration anonyme rédigée à Akvou de la plume d’ un mystérieux groupe au verbe nationaliste, trahi pourtant par une sémantique religieuse qui ne résiste pas à l’analyse la plus élémentaire et par-là par un Ali Benhadj en perte de vitesse arraché in extremis par la police des mains des manifestants qui lui ont fait ravaler sa proposition de soutien, le renvoyant de facto aux oubliettes de l’histoire.
À Tuviret (Bouira), par Ɛmiruc A. De nombreuses communes rejoignent le mouvement de protestation entamé hier le 6 janvier dans les localités, d’Imceddalen, Ahnif, Laadjiba, Bechloul et Ath-Laksar pour gagner le chef-lieu de wilaya en l’espace d’une journée.
En colère, la population a saccagé des édifices publics, fermé la route nationale, jeté des pierres et brûlé des pneus pour exprimer son mécontentement contre la flambée des prix des produits de large consommation et la crise du logement.
Les services de sécurité quant à eux ont réagi par leur seul moyen qu’ils connaissent : la répression. Ils ont engagé des affrontements contre des citoyens livrés à eux-mêmes, qui ne demandent pourtant que leur droit à la dignité.
Selon les dernières informations dont nous disposons, les services de sécurité ont reçu l’ordre de réprimer violemment les manifestants afin de défaire les barricades.
Selon les premières estimations, une dizaine de jeunes, a été blessée dans les affrontements entre les manifestants et les brigades anti-émeutes, qui voulaient empêcher les émeutiers de maintenir le blocage des routes nationales numéros 5 et 26.
Les services de sécurité n’ayant pas pu stopper les manifestants, les troubles se sont alors poursuivis devant la colère incontestable de la population, qui a voulu brûler le siège de l’OPGI et celui de la wilaya.
Des axes routiers ont été bloqués pendant plusieurs heures en dépit de l’intervention musclée de la gendarmerie qui n’arrivait pas pas à endiguer les émeutiers qui répondaient par des jets de pierres.
Par ailleurs, nous apprenons d’une source bien informée, que des figures politiques, connues pour leur appartenance au courant islamiste, tentaient de récupérer le mouvement de protestation populaire dans certaines localités d’Alger. Un membre influent du FIS dissous aurait été arrêté. Ces rumeurs coïncident avec le lancement, lors de certaines manifestations, de slogans islamistes réclamant l’instauration d’un État islamique en Algérie.
Si les revendications sociales des populations algériennes sont légitimes et le soutien de la Kabylie acquis, combien même sans réciprocité, cette dernière ne doit pas se laisser distraire plus que de mesure et éloigner de son objectif d’autonomie régionale.
À Bgayet (Bejaia), par Meziane T. Les émeutes contre la cherté de la vie qui ont éclatés hier à Tazmalt et Akbou ont fini par gagner d’autres localités à Bgayet. A Kherrata, 60 Km à l’ouest, des manifestant ont entamé un mouvement de protestation, en fermant les issues de la ville avec des pneus brulés pour s’attaquer ensuite aux édifices publiques, symboles de l’état. Ainsi après avoir saccagé le siège de la Sonelgaz, les manifestants se sont dirigés vers le siège de l’Apc où la salle de délibération a été mise à sac et les véhicules de l’Apc incendiés pour ensuite prendre pour cible le palais de justice et le saccager. Les services d’ordre sont intervenus avec des gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes en furie. Un affrontement s’en est suivi et se poursuit toujours. A présent aucun bilan n’est disponible. Des sources locales parlent d’un policier blessé.
A Souk EL Tenine, à 35 Km à l’Est de Bgayet, c’est hier, vendredi 07.01.2011, que les émeutes ont éclaté après que des jeunes manifestants se sont attaqués à coup de pierre au siège de la gendarmerie national en brulant un pneu à l’entré de l’édifice. Les quelques ripostes des gendarmes n’ont pas dissuadé les jeunes émeutiers qui se sont dirigés ensuite vers le siège des impôts pour le mettre à sac.
Même climat dans la localité de Sidi Aich où le local des services d’ADE (algérienne des eaux) ont été incendié.
Au chef lieu de la ville de Bgayet c’est à Iheddaden au niveau de la cité Edimco que des manifestants ont brulés de pneus que la manifestation à éclaté pour s’étendre à d’autre localités l’après-midi de ce vendredi. Le siège de la wilaya assiégé par les forces de l’ordre à été pris pour cibles par la foule.
Dans la région d’Akbou, qui a connu une journée de jeudi agitée où le tribunal a été saccagé, les heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont repris aujourd’hui et des édifices publics détruits. Selon certaines sources, le commissariat de la ville a été pris pour cibles par les jeunes de la localité. On parle de plusieurs blessés entre forces de l’ordre et manifestants.

Les diabétiques, les femmes notamment, souffrent le martyr à Tizi-Ouzou | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Diabète :
Dans le hall de l’institution que dirige Ould-Ali El Hadi, les nombreux chevalets qui y étaient installés, étaient placardés de documents portant sur cette maladie dont les personnes qui en souffrent identifient tout simplement comme « un simple handicap ». Cependant, force est de constater le contraste flagrant entre l’importance et l’intérêt de cette manifestation et les officiels.
15/11/2013 - 00:05 mis a jour le 14/11/2013 - 22:41 par Saïd Tissegouine

Agissant dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale du diabète, les diabétiques affiliés à l’association des diabétiques de la wilaya de Tizi-Ouzou ( ADWT.O) que préside M. Hanafi Mainseur, ont occupé, le temps de leur manifestation, les espaces de la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou au cours de la journée de jeudi.
Dans le hall de l’institution que dirige Ould-Ali El Hadi, les nombreux chevalets qui y étaient installés, étaient placardés de documents portant sur cette maladie dont les personnes qui en souffrent identifient tout simplement comme « un simple handicap ». Cependant, force est de constater le contraste flagrant entre l’importance et l’intérêt de cette manifestation et les officiels.
En effet, pas l’ombre d’un élu ou d’un administrateur n’a été remarquée sur les lieux de la manifestation. Heureusement que les organisateurs du rendez-vous et le large public ont fait bon ménage. En effet, le public a été non seulement nombreux à la maison de la culture Mouloud Mammeri mais a manifesté une grande curiosité à l’endroit de cet handicap appelé scientifiquement « le diabète ».
Le diabète est encore mal connu par la société : Pour bon nombre de citoyens, le diabète est une maladie « grave » car « incurable ». Et selon Mlle Kamilia Dahmani, membre de l’ADWT.O, affirme que les diabétiques, les femmes notamment, souffrent le martyr. A propos des femmes diabétiques, notre interlocutrice soutient fermement que dans la plupart des cas, elles ne vivent pas leur vie intime et sentimentale car leur diabète est vu comme un facteur rendant « impossible une vie conjugale ». « Même dans le cas où le diabète survient après le mariage, l’épouse subit souvent la répudiation », note notre interlocutrice.
Est-ce les hommes diabétiques souffrent aussi d’un manque d’amour que les femmes ? « Non », répond Mlle Dahmani avant de préciser que les hommes traînant le diabète durant leur célibat n’éprouvent aucune difficulté à trouver femme et à fonder un foyer et une famille.
- Le diabète est un simple handicap : Mlle Dahmani avoue qu’elle est diabétique depuis 25 ans mais cela n’altère en rien sa vie active. « Il suffit juste de s’organiser », dit-elle.
- Le diabète n’obéit pas seulement aux critères d’hérédité : Quiconque peut attraper le diabète. Une diabétique est venue appuyer les déclarations de Mlle Dahmani en avouant qu’elle est la seule dans sa famille à avoir le diabète. « J’ai effectué, dit-elle des recherches sur mon ascendance familiale, aussi bien du côté paternel que du côté maternel, et je n’ai identifié personne comme diabétique ». Une autre jeune fille souffrant du même mal soutient elle aussi l’élément héréditaire n’est pas le seul facteur à risque du diabète.
- Combien de personnes souffrant du diabète à Tizi-Ouzou et quelles solutions et mesures à adapter ? Le président de l’ADWT.O affirme que plus de 18.000 diabétiques ont adhéré à l’association qu’il préside et créée depuis l’année 1985. Selon ce responsable, il est question de deux éléments fondamentaux.
Primo : réussir une campagne de sensibilisation sur le diabète même dans le milieu scolaire.
Secundo : les pouvoirs publics doivent initier urgemment une politique d’insertion professionnelle et sociale des diabétiques. Hélas, ni l’un ni l’autre ne semblent acquis pour le moment. En effet, la demande introduite par l’ADWT.0 en vue de mener une campagne de sensibilisation dans le milieu éducatif et scolaire n’a pas obtenu de réponse jusqu’à maintenant.
S’agissant des éléments professionnel et social, la situation n’est guère mieux. Sur le plan professionnel, M. Hanafi Mainseur a déclaré que les offreurs d’emplois se montrent toujours réticents à octroyer un emploi aux diabétiques. « De ce fait, dit-il, même en étant de formation universitaire, les diabétiques sont toujours au banc des chômeurs ». Sur le plan social, dès lors qu’il y a chômage, la situation est déplorable. Certains médicaments sont octroyés gratuitement mais d’autres sont payables rubis sur ongle. « Dans ce cas, que peut faire un diabétique qui d’un côté a besoin de son médicament et d’un autre n’a pas de quoi se le payer puisqu’il ne travaille pas ? », s’insurge notre interlocuteur avant de plaider pour « un travail rémunérateur pour le diabétique et une assurance sociale réelle et effective.
Revenant à la campagne de sensibilisation sur le diabète en milieu scolaire, le président de l’ADWT.O réitère son importance dans la mesure que souvent les éducateurs et encadreurs ignorent les effets directs et indirects du diabète sur l’enfant. « Bien des enfants ont subi un échec scolaire à cause de leur diabète », a souligné notre interlocuteur avant d’ajouter : « un enfant diabétique doit jouir de moyens et conditions d’enseignement et d’encadrement adaptables à son handicap ».