jeudi 23 janvier 2014

"Le pouvoir cherche à éradiquer les peuples amazighs" | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

"Ayant assassiné 128 jeunes kabyles en toute impunité en 2001, l’Etat génocidaire d’Alger feint d’intervenir pour ramener le calme tout en poussant au crime. Tout le monde sait aujourd’hui que c’est lui qui est derrière ces violences contre nos frères amazighs de la vallée du Mzab".
23/01/2014 - 15:05 mis a jour le 23/01/2014 - 15:05 par Le Réseau ANAVAD
Le Réseau Anavad appelle à la mobilisation internationale pour soutenir la demande du président mas Ferhat Mehenni, adressée à Ban Ki Moon pour l’envoi de Casques Bleus dans la vallée du Mzab afin de protéger le peuple mozabite sans défense, agressé par les milices Chaambis et la police de l’Etat raciste d’Alger.
Ayant assassiné 128 jeunes kabyles en toute impunité en 2001, l’Etat génocidaire d’Alger feint d’intervenir pour ramener le calme tout en poussant au crime. Tout le monde sait aujourd’hui que c’est lui qui est derrière ces violences contre nos frères amazighs de la vallée du Mzab.
En août dernier il a actionné ses milices à Bordj Badji Mokhtar(2000 km au Sud d’Alger, ville frontalière de l’Azawad) pour s’attaquer à nos frères touaregs et ce, après avoir grandement participé à la confiscation de l’indépendance du peuple Azawadien par le biais de ses agents islam- terroristes. Ils sont actionnés aussi en Kabylie par crainte sans doute de voir le peuple kabyle s’affranchir de sa tutelle mortelle. Cela ne l’empêche pas de mettre en œuvre le même scénario à Larvaa Nat Yiraten en actionnant la communauté arabe implantée sur les rives d’Assif Nat Aissi par le dictateur Boumedienne dans l’espoir d’un renversement linguistique et démographique à long terme.
L’exécution, du père de famille mozabite, Kebaili Belhadj et de Hadj Said Khaled Ben Aissa qui vient de succomber à ses blessures sont le point de départ d’assassinats à venir.
Outre le fait de vouloir créer un conflit ethnico-confessionnel plus facile à justifier, le pouvoir raciste d’Alger fort déjà de l’expérience de la décennie noire dans laquelle plus de 250 000 personnes ont laissé la vie, cherche éradiquer les peuples amazighs.
Pensant avoir suffisamment isolé le peuple mozabite pour l’anéantir à huis clos, ce pouvoir découvre à ses dépens des hommes et des femmes de principe, comme le Docteur Fekhar, qui ont su alerter l’opinion sur ses visées génocidaires. Les appels de détresse lancés depuis le Mzab ont suscité le soutien inconditionnel des autres peuples amazighs.
Effrayés par la détermination de la Kabylie à défendre le peuple frère mozabite, les criminels d’Alger tentent à travers leurs médias d’accuser le MAK, (Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie) d’être derrière le chaos qu’il a lui même mis en place. Cela prouve que l’Etat colonial d’Alger a peur de la Kabylie.
Il sait désormais que ses crimes ne resteront pas impunis. Il sait aussi que les peuples amazighs se libéreront vont se libérer tôt ou tard.
Le Réseau Anavad comme le GPK et le MAK apportent leur indéfectible soutien au peuple mozabite.

mercredi 22 janvier 2014

(1) Le droit à l’autodétermination protège les... - Tirrugza At Rahmun



Le droit à l’autodétermination protège les peuples contre le pillage de leurs richesses par les tyrans qui les oppriment. Le peuple kabyle doit user de ce droit pour recouvrer sa souveraineté sur ses ressources naturelles et assurer son propre développement économique, social, culturel et politique.
24/10/2013 - 00:02 mis a jour le 23/10/2013 - 13:15 par Youcef Oudjedi

Introduction

Le dernier conseil national du MAK, qui s’est tenu le 04 octobre dernier, a permis une évolution significative et a décidé de remplacer l’appellation du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) par le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK). Ce « Changement de notre option de lutte et la nature de notre revendication » est motivé par l’internationalisation de la cause kabyle ainsi que l’émergence de nouvelles options autres que l’Autonomie dans la mouvance kabyliste.

Le droit aux peuples à disposer d’eux-mêmes (autodétermination) est la colonne vertébrale du droit international, d’où en découle les autres droits. La charte des nations unies a permis à une demie centaine de pays de retrouver l’aspect le plus fondamental de ce droit : la souveraineté. Les pays qui aspiraient à s’émanciper du joug colonial ont recouru à cet instrument de décolonisation dès son adoption en 1945.


Ce principe qui constitue le point cardinal du droit international est la résolution onusienne la plus révolutionnaire du droit contemporain. Après la chute du mur de Berlin, le droit des peuples à l’autodétermination a servi de base juridique et politique dans la naissance de tant de « nouveaux » Etats.
Ce droit est consacré par la totalité des conventions et pactes internationaux ou régionaux, ainsi on le retrouve dans de nombreux instruments internationaux comme :
· La Charte de l’ONU ;
· Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ;
· Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ;
· La Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux ;
· La Déclaration relative aux principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les États ;
· La Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques ;
· La Déclaration sur le progrès et le développement dans le domaine social.
· La Déclaration universelle des droits de l’homme.

Sur le plan régional on peut citer la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. La constitution algérienne l’a même adopté dans son article 27.

Nous aurons à traiter quelques questions qui gravitent autour de ce droit qui ne cesse de redéfinir la carte géopolitique du monde depuis le milieu du siècle dernier. Cet exposé s’appuie et s’inspire principalement de l’analyse et l’examen des textes pertinents cités plus haut.

Le droit à l’autodétermination

« Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde, » est le deuxième but proclamé dans La charte des Nations Unies. Elle réitère ce droit à l’article 55 au Chapitre IX : Coopération économique et sociale internationale. La question ou la différence entre le projet du MAK et les autres organisations politiques dites « à ancrage kabyle » est là : Kabylie : peuple ou minorité ethnique ?

La Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques, dans son premier article : « 1. Les Etats protègent l’existence et l’identité nationale ou ethnique, culturelle, religieuse ou linguistique des minorités, sur leurs territoires respectifs, et favorisent l’instauration des conditions propres à promouvoir cette identité.
2. Les Etats adoptent les mesures législatives ou autres qui sont nécessaires pour parvenir à ces fins ».
La Kabylie si elle accepte d’être une minorité n’aura qu’à demander d’appliquer cet article et les articles qui s’en suivent afin « de jouir de leur propre culture, de professer et de pratiquer leur propre religion et d’utiliser leur propre langue, en privé et en public, librement et sans ingérence ni discrimination quelconque ». (Article 2 Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques).

Cela n’a aucun sens vu que dans le cas de l’Algérie, il n’y a pas de minorité tout simplement parce qu’il n’existe aucune majorité. Les kabyles ne vivent pas au milieu d’un peuple unique mais avec plusieurs peuples. L’Algérie est un pays multiethnique.
Il faut savoir que toute minorité ethnique constitue un peuple à part entière, ce qui fait des minorités des peuples minorés dont la plupart sont spoliés de leurs véritables identités.
Le droit à l’autodétermination offre la possibilité d’intégrer un Etat indépendant en acceptant de vivre avec la majorité et dans l’Histoire aucun référendum n’a été proposé aux Kabyles pour faire un tel choix et se fondre dans une Algérie arabo-musulmane qui s’est substituée à l’Algérie française. Or ce même droit octroie aux peuples d’autres options comme l’autonomie ou l’indépendance. Le régime raciste d’Alger a confisqué au peuple kabyle le droit de décider de son destin et de son avenir. Le MAK oeuvre justement pour réhabiliter le peuple kabyle dans son droit de choisir librement et souverainement le statut politique qui lui sied.

La Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples protège les peuples autochtones dans ses articles 19 à 24. Ainsi le peuple Kabyle répond aux caractéristiques principales de définir un peuple autochtone à savoir l’autodéfinition, le profond attachement à la terre, le patrimoine traditionnel et l’expérience de marginalisation, ségrégation, expropriation, dépouillement et d’exclusion.
La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones est tout aussi explicite dans son article 3 où elle accorde clairement le droit à l’autodétermination des peuples autochtones dont voici l’énoncé : « Les peuples autochtones ont le droit à l’autodétermination. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel ».

Le premier Article du pacte international relatif aux droits politique et civils , relatif aux droits économiques, sociaux et culturels commence par : « Tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. ».

Balkanisation ?

L’héritage des frontières géométriques que les forces coloniales ont concédé aux Etats post-coloniaux est une vraie menace pour la stabilité du continent africain. Cependant, cette instabilité planifiée permet aux anciennes puissances coloniales d’instaurer leur néo-colonialisme pour continuer à confisquer les richesses et les ressources naturelles des peuples.
De nombreux peuples restent non seulement marginalisés et non reconnus mais pire encore, ils sont éparpillés sur plusieurs Etats post-coloniaux. L’Algérie à l’instar des pays multiethnique, mène une politique d’exclusion et de négation à l’égard des citoyens ne se définissant pas comme Arabe et musulman. Le clan d’Oudjda s’accapare de l’appareil étatique qu’il utilise pour marginaliser encore plus les autochtones.
L’autodétermination est un processus de démocratisation et non pas de balkanisation. Les seuls à s’opposer aux mouvements des peuples pour recouvrer leurs souverainetés respectives sont ceux qui exploitent ces peuples livrés à eux-mêmes.

Souveraineté économique

Au temps de la mondialisation et des puissances économiques mondiales la lutte pour la reconnaissance du peuple kabyle dans le concert des nations passe inéluctablement par la souveraineté économique.

La contribution : « Economie kabyle : perspectives de développement durable », réalisé par le président du MAK, Bouaziz Ait Chebib,(http://www.makabylie.info/spip.php ?...), nous renseigne sur les potentialités et capacités du territoire kabyle et des ressources exploitables dès l’accession de la Kabylie à sa souveraineté politique.
La Kabylie vit un marasme économique et social au quotidien, le régime colonial d’Alger dépêche, mobilise et déploie tous ces moyens pour soumettre le peuple kabyle.

Vu l’attachement à la terre, l’agriculture est la première vocation de la population. L’Etat algérien n’accorde aucun intérêt au développement agricole. Mais pas seulement, puisqu’il y a tant d’autres domaines comme le tourisme, les ressources minières, la pêche et les entreprises portuaires .. qu’Alger essaye d’étouffer. Même si le territoire kabyle répond aux mieux à une exigence industrielle, le pouvoir infâme trouve le moyen de déplacer, de détourner le projet de la Kabylie vers une autre région. Les investisseurs Kabyles voient souvent leurs projets bloquées et sont poussés pour aller investir ailleurs.

Pour les investisseurs étrangers l’Etat algérien leur a imposé des conditions de travail intenables pour les faire déloger tout en prenant soins de leur promettre un « paradis fiscal » et de meilleures conditions ailleurs qu’en Kabylie.

La déclaration du Droit au Développement stipule dans son article 8 : « 1. Les Etats doivent prendre, sur le plan national, toutes les mesures nécessaires pour la réalisation du droit au développement et ils assurent notamment l’égalité des chances de tous dans l’accès aux ressources de base, à l’éducation, aux services de santé, à l’alimentation, au logement, à l’emploi et à une répartition équitable du revenu. Des mesures efficaces doivent être prises pour assurer une participation active des femmes au processus de développement. Il faut procéder à des réformes économiques et sociales appropriées en vue d’éliminer toutes les injustices sociales ». Le pouvoir Algérien fait en Kabylie exactement le contraire de cet article.

Dans le paragraphe 2 du premier article de la même déclaration, on peut explicitement lire « Le droit de l’homme au développement suppose aussi la pleine réalisation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qui comprend, sous réserve des dispositions pertinentes des deux Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme, l’exercice de leur droit inaliénable à la pleine souveraineté sur toutes leurs richesses et leurs ressources naturelles ».

La charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples prévoit dans son article 21 ce qui suit : «
1. Les peuples ont la libre disposition de leurs richesses et de leurs ressources naturelles. Ce droit s’exerce dans l’intérêt exclusif des populations. En aucun cas, un peuple ne peut en être privé.
2. En cas de spoliation, le peuple spolié a droit à la légitime récupération de ses biens ainsi qu’à une indemnisation adéquate ». Tout en assurant préalablement le droit à l’autodétermination et le droit au développement, comme stipule l’article 20 : « Tout peuple a droit à l’existence. Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l’autodétermination. ll détermine librement son statut politique et assure son développement économique et social selon la voie qu’il a librement choisie ».

Le droit à l’autodétermination protège les peuples contre le pillage de leurs richesses par les tyrans qui les oppriment. Le peuple kabyle doit user de ce droit pour recouvrer sa souveraineté sur ses ressources naturelles et assurer son propre développement économique, social, culturel et politique.

Le processus référendaire

Vu le caractère colonial, inégalitaire et discriminatoire du régime algérien, la Kabylie doit exiger son droit à un référendum d’autodétermination, du fait qu’elle constitue une entité différente du reste des peuples d’Algérie.

Vu que l’Etat algérien est un Etat voyou qui ne respecte aucune règle ni engagement, le peuple kabyle n’a pas d’autre choix que de recourir à l’arbitrage international. Toute négociation avec le pouvoir algérien doit se faire dans la transparence et sous l’égide de l’ONU. Comme nous l’avons vu précédemment, l’un des buts de cette organisation est : « le principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes (article 1, alinéa 2) ».

Ce principe est l’ennemi numéro 1 des régimes totalitaires qui gouvernent les États post-coloniaux à l’instar de l’Algérie. Ils considèrent toute démarche allant dans le sens de l’émancipation des peuples auxquels ils ont confisqué la liberté comme ingérence dans leurs affaires internes.

Le 17 février 2008, le parlement du Kosovo a proclamé unilatéralement l’indépendance du territoire de la Serbie et bien sûr l’Algérie s’oppose et soutien que le Kosovo est partie intégrante de la Serbie.

La souveraineté des « pseudo-Etats » prévaut sur le droit à l’autodétermination

La kabylie n’a pas d’autre alternative que d’internationaliser sa cause afin de bénéficier d’un soutien de la communauté internationale afin de sortir du huis-clos Algérien et s’inscrire dans le cadre du droit international. C’est le seul moyen d’arracher son droit à l’autodétermination qui passe impérativement par la mobilisation populaire.

Désormais, le combat, doit être mené sur deux fronts : le front algérien en mobilisant le peuple kabyle en faveur de son droit de décider de son avenir, et le front international en consolidant le travail diplomatique de l’Anavad.
Même si par intérêts, certaines puissances mondiales font passer l’intégrité territoriale des Etats (existants) avant les droits des peuples sous « domination », rien ni personne ne pourra arrêter la marche d’un peuple vers sa libération.

Conclusion

Il est clair que le peuple kabyle remplit tous les critères lui permettant de défendre son droit en tant que peuple et nation à retrouver sa souveraineté et de mener à terme politiquement son combat.
Aucune paix dans le monde n’est possible sans le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
L’Afrique façonnée injustement par les anciennes puissances coloniales conformément à leurs intérêts finira par être restituée à ses peuples. L’Afrique des peuples se substituera à l’Afrique des États. Le peuple kabyle pourrait bien être la locomotive de cette dynamique de libération.

En exerçant son droit à l’autodétermination , la Kabylie s’engage à œuvrer dans le sens du développement durable en édifiant un Etat libre et souverain , un Etat de droit et de justice, un Etat démocratique et laïque.

Vive la Kabylie libre et souveraine.

Youcef OUDJEDI

Nouveau barrage fixe de la police entre Tizi Wezzu-Alger | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



L’axe routier qui relie la capitale algérienne à la Kabyle, la RN12, est le tronçon le plus important et le plus fréquenté avec plus de 100 000 véhicules au quotidien. Long d’une centaine de kilomètres environs, il est « parsemé » de barrage de sécurité.
22/01/2014 - 09:30 mis a jour le 22/01/2014 - 12:58 par R. Moussaoui
Sept barrages, entre gendarmerie et police, provoquent déjà des embouteillages monstres rendant la vie infernale aux automobilistes. Au lieu d’apaiser la situation et de chercher une solution à ces encombrements, les autorités militaires n’ont fait qu’enfoncer le clou.
Aux dernières nouvelles, un long barrage fixe, le huitième entre Alger et Tizi Wezzu, vient d’être implanté à Nacéria. Personne n’en voit l’utilité qui ne fait que pourrir encore plus la situation. Encore un autre obstacle à passer pour les automobilistes.
Le pouvoir a cerné toute la Kabylie avec ses barrages militaires qui laissent pantois sur leur nécessité. Même durant les années noires du terrorisme, les kabyles n’ont jamais vu un tel déploiement. « On a l’impression que le pouvoir a peur de voir les Kabyles sortir de chez eux », laisse entendre un habitant de Nacéria. Tout le monde sait que ce n’est pas pour des raisons sécuritaires. Peut-être pour les élections présidentielles, peut-être par mesure de préventions contre tout soulèvement populaire. Une chose est sûre, ce n’est pas pour protéger les Kabyles. Le pouvoir a sûrement peur de quelque chose.
R.Moussaoui

Maatkas's Blog

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A la veille de l’élection présidentielle en Algérie
 
Ulac lvot ulac !
 
Ulac lvot ulac !
 

Cette fois-ci le pouvoir a opté pour une politique de chantage. Il cible directement les jeunes. Ces derniers sont entre le marteau et l’enclume. Ceux qui ont bénéficié de différents dispositifs de crédits bancaires, plus particulièrement celui de l’Ansej, sont sommés de rembourser immédiatement leurs dettes. Tous les bénéficiaires ont été convoqués surtout les jeunes kabyles qui sont harcelés par l’administration, alors que d’autres, des milliardaires mais dociles, qui ont pris la plus grande cagnotte, ne sont pas concernés pour le moment par le remboursement de leurs dettes.
22/01/2014 – 00:05 mis a jour le 21/01/2014 – 21:44 par Saïd F.
 

Les décideurs d’Alger usent de tous les moyens pour faire taire laKabylie, surtout sa jeunesse. A l’orée de chaque élection présidentielle, ils préparent un scénario machiavélique dans le but de claironner partout, avant, pendant et après chaque élection, que la Kabylie participe massivement au vote.
Cette fois-ci le pouvoir a opté pour une politique de chantage. Il cible directement les jeunes. Ces derniers sont entre le marteau et l’enclume. Ceux qui ont bénéficié de différents dispositifs de crédits bancaires, plus particulièrement celui de l’Ansej, sont sommés de rembourser immédiatement leurs dettes. Tous les bénéficiaires ont été convoqués surtout les jeunes kabyles qui sont harcelés par l’administration, alors que d’autres, des milliardaires mais dociles, qui ont pris la plus grande cagnotte, ne sont pas concernés pour le moment par le remboursement de leurs dettes.
Curieusement, l’opération d’appel aux remboursements a été entamée à moins de quatre mois de l’élection présidentielle. Des pêcheurs, des plombiers, des jeunes entrepreneurs de travaux publics, ainsi que des restaurateurs,des paysans et des éleveurs de bétails, pour ne citer que ceux-là, sont destinataires de lettres de relance émanant des banques et de l’ANSEJ les sommant de procéder aux remboursements. « La plupart des jeunes qui ont reçu, depuis début janvier, des injonctions de la banques ont emprunté des sommes qui varient entre 200 à 800 millions de centimes, mais étrangement les patrons dociles et suppôts du pouvoir qui ont pris des milliards de dinars ne sont pas inquiétés par ces mesures de remboursements.
"Le pouvoir joue la carte des crédits, accordés aux jeunes via l’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes (Ansej) pour acheter la paix sociale, c’est clair et net", nous a déclaré un jeune d’At Douala qui a bénéficié d’un crédit Ansej. L’autre moyen de pression – en rapport direct avec le premier – exercé par le pouvoir sur la jeunesse kabyle est le recours à des convocations en masse des jeunes au service national. 
Cette pression exercée par le pouvoir algérien sur les jeunes kabyles pour les sommer d’obéir aux désirs d’Alger et de rester calme le temps de la campagne électorale et des élections présidentielles met en lumière la main mise de l’armée algérienne sur toutes les institutions civiles sensibles en Algérie.
L’appel de l’Algérie aux jeunes Kabyles à rejoindre les casernes de l’ANP est intelligemment combiné avec les injonctions de remboursement des banques adressées aux bénéficiaires de crédits et cela juste à la vielle de l’élection présidentielle prévue pour avril 2014.
Le pouvoir veut, par ces pratiques mafieuses, museler les jeunes et les obliger à s’éloigner de la politique afin d’éviter toute forme de protestation ou de soulèvement populaire. 
Plus de 60 000 jeunes Kabyles ont été appelés à se rendre dans les casernes à Tizi Wezzu, Vgayet et Tuvirett. Les listes des appelés sont affichées dans toutes les mairies et les brigades de gendarmerie. Des contrôles de possession de cartes militaires sont systématiquement exercés dans les villes et au niveau des barrages des services de sécurité. Sept jeunes ont été arrêtés avant-hier au centre-ville de Tizi Wezzu. 
C’est la traque aux insoumis. La gendarmerie compte même établir des bulletins de recherche envers ceux qui ne répondront pas aux ordres d’appel. Les décideurs tremblent. Le contrôle de la Kabylie leur a échappé. Cette période est crucial pour lui car il s’agit de sa survie.
Ce qui est également remarquable ces derniers jours, c’est le nombre impressionnant de militaires, de policiers et de gendarmes déployés en Kabylie. Des bataillons entiers de l’armée stationnés dans d’autres région d’Algérie sont appelés à se rendre en Kabylie. 
Les personnes âgées attestent n’avoir jamais vu en Kabylie autant de militaires. L’un d’entre eux nous dira que même pendant la guerre de libération, il n’y avait pas autant de militaires. Cette sur-militarisation du pays kabyle n’augure rien de bon.
Saïd F.

mardi 21 janvier 2014

Algérie : 3000 hommes pour rétablir l'ordre à Ghardaïa - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain

Algérie : 3000 hommes pour rétablir l’ordre à Ghardaïa



Le gouvernement algérien a envoyé 3000 policiers et gendarmes pour rétablir l’ordre à Ghardaïa, localité du sud d’Alger frappée par des violences intercommunautaires.



Les violences intercommunautaires dans la localité de Ghardaïa, à 600 km au sud d’Alger, ont repris vendredi. Afin de rétablir l’ordre, les autorités algériennes ont envoyé près de 3 000 policiers et gendarmes pour rétablir l’ordre.

Selon une source sécurité algérienne, ces violences ont fait un mort et au moins 50 blessés, rapporte Xinhua. Les hommes envoyés pas Alger font partie des forces spécialisées dans la lutte antiémeutes. Ils ont été transportés dans la nuit de dimanche depuis l’aéroport militaire de Boufarik, à une trentaine de km au sud-ouest d’Alger.

Pour rappel, ces affrontements avaient débuté il y a plus d’un mois dans plusieurs quartiers de la ville ainsi que dans d’autres localités limitrophes. Une trêve initiée par le Président Abdelaziz Bouteflika avait pourtant permis un bref retour au calme.

Les raisons ayant déclenchées ces violences sont encore floues. Certains soupçonnent des mains étrangères d’avoir provoqué un conflit dans la région, bien qu’aucune preuve « tangible » n’ait été présentée. Une commission d’enquête chargée d’élaborer un compte-rendu sur les tenants et aboutissants de cette affaire a été dépêchée par les autorités. Elle devra confirmée s’il existe une implication étrangère derrières ces évènements.

La tension a Ghardaïa, peuplé d’environ 200 000 habitants, a toujours été palpable. Plusieurs scènes de violences y ont été enregistrées ces dernières années.

Selon le ministre algérien de l’Intérieur, Tayeb Belaïz, a affirmé lundi matin que « la situation (à Ghardaïa) est plutôt calme, mais plusieurs commerces restent encore fermés ».

Ghardaïa : le gouvernement en panne de solutions Reprise des affrontements - Liberté Algérie , Quotidien national d'information

Reprise des affrontements

Ghardaïa : le gouvernement en panne de solutions

Par : Karim Kebir

Quelle solution pour Ghardaïa ? Près d’un mois après l’éclatement des violences entre les deux communautés ibadite et malékite, la situation ne semble guère s’améliorer.

Hier encore, des scènes d’affrontements entre groupes de jeunes des deux comunautés ont touché des quartiers auparavant épargnés par ces évènements, tels que Bouchène, Beni Izguene, El-Chaâba, Touzzouz, Ben Smara, Sidi-Abbaz et les quartiers situés sur les hauteurs de Ghardaïa (Bouhraoua). Une trentaine de locaux commerciaux et d’habitations, ainsi que des palmeraies et jardins ont été saccagés et pillés avant d’être incendiés par les antagonistes durant les journées de dimanche et d’hier, selon l’APS.
Les émeutiers ont dressé des barricades dans différents quartiers de la ville en utilisant des pneus, de grosses pierres et autres objets, empêchant ainsi le trafic routier, particulièrement les transports urbains et le transport scolaire et universitaire, selon la même source.
La ville, elle, est paralysée : l’ensemble des commerces, des établissements scolaires et des administrations sont fermés dans les quartiers de la ville, théâtre des violences, et les rues désertées sont devenues de véritables dépotoirs, en l’absence des services de collecte des déchets ménagers. Dimanche, de nombreux quartiers ont été touchés par les violences. Plusieurs maisons et magasins ont été incendiés et saccagés.
À Touzzouz, à la frontière entre la daïra de Ghardaïa et la commune de Dhaia Ben Dahoua, un jeune mozabite de 39 ans a été tué, tandis que plusieurs blessés ont été enregistrés. Plusieurs véhicules ont été également brûlés. En marge des travaux hier du Sénat, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, a confirmé la mort d’un jeune mozabite de 39 ans. Le ministre a fait savoir que “10 personnes, dont 3 policiers”, ont été blessées, soulignant que “les échauffourées ont cessé rapidement grâce à l’intervention des services de sécurité”. Pourtant, selon des sources locales, ce sont les services de sécurité, notamment la police, qui sont accusés de laxisme, voire de complicité, face à cette exacerbation de violence. “La police n’est pas la solution, il faut le déploiement de la gendarmerie. Dimanche, lorsque celle-ci est intervenue dans un quartier, elle a vite rétabli le calme sans recourir à l’usage des bombes lacrymogènes”, soutient Hammou Mosbah, responsable fédéral du FFS. Mais dans certains quartiers, la gendarmerie n’est pas encore déployée car “n’ayant pas reçu d’ordre pour intervenir”, croit savoir ce responsable. Même les policiers dépêchés des autres wilayas “sont mal orientés”, accuse encore ce responsable. Mais cette flambée de violence signe, en tout cas, l’échec de la stratégie du gouvernement pour trouver une solution définitive à la crise.
Ni les mesures décidées au cours de la rencontre entre des représentants des deux communautés, organisée par le Premier ministre à Alger, ni la mission de bons offices initiée par le HCI, encore moins les prières de Sellal et les tentatives de conciliation du wali local n’ont réussi à éteindre le brasier. D’ailleurs, au lendemain même de la visite de Sellal, des échauffourées ont éclaté entre des jeunes des deux communautés. Pour Tayeb Belaïz, l’initiative de Sellal n’a pas échoué. “Bien au contraire, nous avons réussi à mettre en place un pacte accepté par les deux parties.” Mais la piste de la main étrangère, souvent brandie par certains, comme Louisa Hanoune, est battue en brèche par le ministre. “Il n’y a aucune preuve qui confirme l’implication d’une main étrangère dans le conflit à Ghardaïa. Au contraire, tout porte à croire que cette crise est l’œuvre de parties internes”, dit-il. “Il y a un agenda politique au sommet qui est appliqué ici sur le terrain”, accuse, de son côté, le fédéral du FFS. “Il n’y a pas d’initiatives pour régler en profondeur le problème”, soutient-il.

Approche pluridisciplinaire
Face aux risques de dégradation de la situation, dans un contexte régional explosif, on croit savoir qu’une réunion au sommet a regroupé, dimanche, le chef d’état-major de l’armée, Gaïd Salah, le patron de la gendarmerie, le DGSN, le général Abdelghani Hamel et le ministre de l’Intérieur. Résultat : la gendarmerie va déployer 3 000 éléments, comme le réclament nombre de Mozabites. Mais, il est hors de question que l’armée intervienne, comme l’ont souhaité certains notables, selon nos sources. “Les notables ne représentent qu’eux-mêmes”, accuse Hammou Mosbah. Mais l’approche sécuritaire demeure insuffisante si le traitement de la question ne prend pas en ligne de compte tous les paramètres de la crise.
Car le problème dans la vallée du M’zab, cyclique depuis les années 1970, appelle un traitement pluridisciplinaire. Au-delà de la nécessité de protéger une minorité aux spécificités culturelles et religieuses connues, il convient de se pencher sur les questions sociologiques, anthropologiques, de gouvernance, de la politique de la ville, de l’accès au pouvoir local, de la démocratie de proximité et l’implication de l’école et de la mosquée dans la culture de la tolérance, etc. Bref, un grand chantier, en somme.
Peut-être que la commission d’enquête parlementaire réclamée par le FFS, si elle venait à être mise en place, lèvera un coin du voile sur les tenants et les aboutissants de cette crise qui n’a pas cessé de semer les germes de la division, d’entretenir la tension en permanence, d’endeuiller des familles et de porter préjudice à l’économie et à la stabilité de la région. Et au-delà, celle du pays.
K. K

Les Kurdes syriens déclarent leur autonomie à la veille de Genève 2

Les Kurdes syriens déclarent leur autonomie à la veille de Genève 2

22/01/2014 - 02:34


GENEVE (SIWEL) — Les Kurdes syriens ont déclaré mardi un gouvernement provincial autonome dans le nord du territoire syrien, annonce faite la veille des pourparlers de paix à Genève, où ils n'auront pas de représentation directe.


Des membres des unités de la protection du peuple kurde (YPG), province de Qamshli (PH/DR)
Des membres des unités de la protection du peuple kurde (YPG), province de Qamshli (PH/DR)
L'annonce a été faite après une réunion de l'Assemblée législative du gouvernement autonome démocratique du Kurdistan occidental ", en présence de tous les membres de l'Assemblée composée de 52 partis, des organisations de la société civile, des jeunes et des mouvements de femmes et 15 personnalités indépendantes, a rapporté l'agence Firat. 

Le parti politique dominant en Syrie kurde, le Parti de l'Union démocratique ( PYD), a accusé les puissances régionales comme l'Arabie saoudite et la Turquie, ainsi que les États-Unis, de bloquer ses tentatives de prendre part à la convention qui vise à lisser les tensions entre les factions qui se battent dans le pays. 

Le PYD, allié du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a critiqué les pourparlers de paix en les qualifiant de choix entre deux maux pour les Kurdes. 

« Alors que toutes les parties sont invitées à prendre part à la conférence, la demande des Kurdes pour la participation a été négligée », a indiqué le PKK dans une récente déclaration. 

« L'attitude de l'opposition syrienne n'est pas différente de celle du régime Baath (du président Assad). Ils ne prennent pas au sérieux les demandes du peuple kurde, exactement comme l'attitude de la Turquie »

Le PKK a comparé la conférence de Genève 2 au Traité de Lausanne en 1923, responsable des frontières entre l’Iran, la Turquie, l'Irak et la Syrie modernes, laissant la patrie ethnique des Kurdes éclatée entre les quatre pays. 

Les Kurdes ont « vécu un siècle en subissant les résultats de Lausanne » a indiqué le communiqué. « Par conséquent, ils ne permettront pas à Genève 2 d’être un autre Lausanne pour eux. » 

wbw 
SIWEL 220234 JAN 14