dimanche 9 février 2014

Maatkas's Blog

Maatkas's Blog

Il n’a pas donné signe de vie depuis samedi dernier

Enlèvement D’un Jeune À Maatkas

R.Moussaoui pour Tamurt.info
 
 
 

Cinq individus armés ont fait irruption dans ce bar. Les assaillants, qui étaient tous encagoulés, ont dépouillés les clients présents sur les lieux de leurs biens et argent. Ils ont pris avec eux le jeune Hocine vers une direction inconnue.
09/02/2014 – 15:44 mis a jour le 09/02/2014 – 16:12 par R. Moussaoui
 

Un autre cas de kidnapping est signalé à Tizi Wezzu. Un jeune, G.Hocine, âgé de 22 ans, a été enlevé par un groupe, hier soir, dans un bar clandestin, pas loin du village Tizi N tezgourt.
Cinq individus armés ont fait irruption dans ce bar. Les assaillants, qui étaient tous encagoulés, ont dépouillés les clients présents sur les lieux de leurs biens et argent. Ils ont pris avec eux le jeune Hocine vers une direction inconnue.
« Les ravisseurs sont intervenus vers une heure tardive dans la nuit et commis leur forfait en espace de moins de 5 minutes » ajoute notre source.
La famille de la victime et tous les habitants de son village sont sur le qui-vive depuis hier soir. Personne ne sait si les kidnappeurs ont contacté la famille de la victime ou non.
La situation est grave dans cette région du sud de Tizi Wezzu. La semaine passée seulement un jeune de 38 ans, Mebrek Amirouche, a été enlevé et exécuté dans la région d’Ath Zmenzer ! Les enlèvements se multiplient à Tizi Wezzu, les assassinats aussi. En espace d’une semaine, trois personnes ont été trouvées assassinées à Tigzirt et à Voghni.
R.Moussaoui

"La Kabylie n'est concernée ni par les élections, ni par la lutte des clans" | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Meeting du MAK à At Dwala
Abordant le sujet des élections présidentielles, le président du MAK rappelle que la Kabylie n’est pas concernée par ce simulacre d’élections organisé par le pouvoir assassin. « Nous ne reconnaissons pas ce pouvoir donc nous ne sommes pas concernés par ces élections. Le 17 avril sera une journée ordinaire où chaque kabyle va vaquer à ses occupations quotidiennes. Et nous appelons le peuple kabyle à les rejeter. Voter signifie reconnaître le pouvoir assassin donc trahir la mémoire des martyrs de 1963, du printemps noir et de toutes celles et ceux qui se sont sacrifiés pour la liberté et la dignité du peuple kabyle ».
09/02/2014 - 12:11 mis a jour le 09/02/2014 - 13:25 par La Rédaction
En dépit de l’interdiction du ministère algérien de l’intérieur de toute activité contre les élections du 17 avril, le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) a entamé sa campagne anti-vote, hier, en fin de matinée, dans la localité d’At Dwala à travers un meeting populaire organisée par la confédération locale et animé par Bouaziz Ait Chebib, président du mouvement, Me Hachim Mohand Ouamer , Hocine Azem, membres de la direction et Boussad Becha, membre du conseil national.
Avant le début du meeting, le président du MAK s’est rendu au siège communal du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) d’At Dwala afin de souhaiter un bon anniversaire à ce parti qui fête sa 25e année d’existence.
Il y a lieu de noter que plusieurs commerçants ont mis à la disposition du MAK l’électricité pour faire marcher la sonorisation. Les transporteurs ont évacué leurs véhicules de l’arrêt pour permettre au MAK d’animer son meeting sur ce même lieu. Les dirigeants du MAK ont salué ce geste qui cadre avec la citoyenneté kabyle.
Plusieurs drapeaux amazighs et banderoles ont orné le lieu du meeting. On pouvait y lire : « la Kabylie est solidaire du peuple mozabite », « pour l’autodétermination du peuple kabyle », « ad yidir ughref aqvayli di tlelli ».
Le Projet pour un Etat Kabyle (PEK) ainsi que la charte des valeurs kabyles "TILISA" ont été distribués à la foule.
Le président du MAK a ouvert le meeting en rendant hommage à Imache Amar, décédé le 07 février 1960 en déclarant que « Le premier secrétaire général de l’ENA est banni par l’histoire officielle de l’Algérie pour la simple raison que ses idées ne cadraient pas avec ceux des tenants de l’Algérien arabo-islamique. Sa pensée politique reposait sur les valeurs kabyles. Il voulait une Afrique du Nord fondée sur la démocratie ancestrale et tournée vers le progrès et la modernité. De ce fait, l’Algérie arabe qui a pris le relais de l’Algérie française ne peut se reconnaître dans un Imache Amar qui s’inspirait de la Kabylité pour mener un vrai combat libérateur ».
En mettant en relation le combat d’Imache Amar avec celui du MAK, l’orateur déclare « c’est le même combat ». Les valeurs défendues par ce pionnier de la pensée kabyle révolutionnaire ne peuvent se concrétiser que dans le cadre d’un Etat Kabyle.
Poursuivant son argumentaire, le président du MAK a insisté sur le fait que « l’avènement de notre mouvement n’est pas un choix mais une exigence de l’histoire. Nous nous sommes rendus compte de la pluralité des peuples en Algérie durant les événements du printemps noir où les autres algériens ont apporté leur solidarité aux palestiniens en ignorant la Kabylie qui a été réprimée dans le sang. La conclusion est simple. Ces algériens qui s’identifient à l’orient ne peuvent pas constituer un même peuple que les kabyles, de ce fait, les kabyles constituent un peuple à part entière avec des aspirations, des valeurs, une culture et une langue propres. Et en tant que peuple, nous avons droit à disposer de nous-mêmes et l’avènement d’un Etat kabyle est inéluctable ».
Continuant sur sa lancée, Bouaziz Ait Chebib, déclare que« l’histoire nous a donné raison. En Algérie il y a plusieurs peuples. Ce que les mozabites subissent actuellement en est une preuve irréfutable ».
Pour le président du MAK, « parler d’affrontements inter-communautaire ne reflète pas la vérité de ce qui se passe à Gherdaia. Nous assistons à une guerre déclarée par les arabes de Chaâmbas avec le soutien du pouvoir contre le peuple mozabite. Les morts sont mozabites. Les magasins, les maisons et les sites historiques incendiés et détruits appartiennent aux mozabites. L’agresseur est protégé par le régime et c’est la raison pour laquelle les chaâmbas redoublent de férocité. Le pire, ce sont les victimes qui sont traduits en justice pour la simple raison qu’elles ont essayé de se défendre ».
L’orateur continua en précisant « nous qui avions connu le printemps noir, nous ne pouvons pas rester indifférents devant la barbarie des arabes qui sont en train de perpétrer avec la bénédiction du régime raciste d’Alger un génocide au pays Mzab. Le peuple kabyle apporte son soutien indéfectible aux mozabites. Il est temps de dire « halte à la colonisation des pays amazighs ». Le peuple mozabite, à l’instar du peuple kabyle, est condamné à instaurer son propre Etat pour ne pas disparaître ».
Abordant le sujet des élections présidentielles, le président du MAK rappelle que la Kabylie n’est pas concernée par ce simulacre d’élections organisé par le pouvoir assassin. « Nous ne reconnaissons pas ce pouvoir donc nous ne sommes pas concernés par ces élections. Le 17 avril sera une journée ordinaire où chaque kabyle va vaquer à ses occupations quotidiennes. Et nous appelons le peuple kabyle à les rejeter. Voter signifie reconnaître le pouvoir assassin donc trahir la mémoire des martyrs de 1963, du printemps noir et de toutes celles et ceux qui se sont sacrifiés pour la liberté et la dignité du peuple kabyle ».
Et d’ajouter, « les élections en Algéie sont faites pour la pérennité du régime. Voter le 17 avril, c’est choisir son bourreau parmi les candidats issus du même régime ». « L’enjeu des élections algériennes est le taux de participation. Les résultats sont décidés longtemps à l’avance. Une Kabylie qui participe c’est une Kabylie normalisée qui donnera plus de force à son colonisateur. Donc participer en tant que kabyles revient à crédibiliser le ridicule vis-à-vis de la communauté internationale en servant de caution démocratique à un régime raciste ».
Bouaziz Ait Chebib a clos ce chapitre en arguant « de la même façon que Bouteflika n’est pas le président du peuple kabyle, la Kabylie ne reconnaîtra pas son successeur. La seule élection qui nous intéresse et pour laquelle nous luttons c’est le référendum d’autodétermination qui permettra au peuple kabyle d’accéder à son propre Etat pour se libérer du joug de l’Algérie arabo-islamique. Et nous sommes confiants du choix du peuple Kabyle qui optera sans le moindre doute pour sa liberté ».
Concernant la lutte des clans au sommet de l’Etat, Bouaziz Aït Chebib a été clair en précisant qu’ « à la veille de chaque élection présidentielle ou à chaque fois que le régime se sent en danger, il met en avant ce scénario de lutte des clans entre Bouteflika et Toufiq pour duper les citoyens et les détourner des questions vitales. Ces deux clans sont les deux faces d’une même pièce. Leur soit disant lutte ne concerne en rien la Kabylie qu’il faut libérer justement de leurs griffes. Entre ces deux clans, nous avons choisi la voie de la raison et de la dignité : disposer de nous-même en fondant un Etat kabyle qui assurera la prospérité et la pérennité de la Kabylie en tant que peuple et nation ».
Concernant le volet sécuritaire, le président du MAK a incombé la responsabilité de tous les attentats terroristes, des kidnappings, des assassinats, des incendies au régime algérien qui entretient l’insécurité pour faire abdiquer un peuple qui est intraitable sur sa dignité et son identité. « La Kabylie est sous occupation militaire. El Qaida en Kabylie est une création du pouvoir. Le Peuple kabyle triomphera de tous ses bourreaux ».
Le président a tenu à saluer le peuple kabyle qui démontre du jour en jour sa capacité de se prendre en charge : « la Kabylie est livrée à elle-même. Elle a pris le dessus sur ses malheurs grâce à son organisation socio-politique. Durant l’intempérie de l’hiver 2012, elle a évité un désastre humanitaire grâce à la mobilisation de sa population conjuguée à la solidarité de sa diaspora sous l’égide du Gouvernement Provisoire Kabyle. Plusieurs cas de maladies graves qui nécessitent des sommes colossales pour être traités à l’étranger, sont pris en charge par la population pendant que les autorités algériennes brillent par une indifférence infâme et une absence coupable ».
Plusieurs autres sujets ont été abordés. Bouaziz Ait Chebib a tenu à rendre hommage à Zeddak Mulud auquel il apporte son soutien indéfectible suite aux menaces dont il avait fait l’objet après le rassemblement historique du 03 aout 2013. Et dans le même ordre d’idée, il déclare « la Kabylie libre sera une Kabylie laïque ou elle ne sera pas. Nous ne luttons pas pour édifier un Etat kabyle à l’image de l’Etat algérien que nous combattons ».
Muhand-Wamar At Aali (état civil Hachim), appelé communément Dda-muh, conseiller du président est le deuxième intervenant. Après avoir fait un dithyrambe à la région d’At Dwala « qui nous a donné d’illustres personnages comme repère à l’image d’Imache amar, Lmouloud n’At chaâvan, Fadma n’At mansour, Matoub lounas, Guermah Massinissa…, Dda Muh a mis en avant une série d’arguments, aussi bien politiques qu’historiques, justifiant la demande du peuple Kabyle de son autodétermination.
Par le verbe qui lui est propre, Muhand-wamar a démontré la volonté délibérée du régime d’Alger quant à la mise en place des plans d’anéantissement de la Kabylie qui datent du coup de force de l’été 1962 dont les conséquences apparaissent au grand jour. Ces plans concernent aussi le peuple Mozabite, auquel le MAK et le peuple kabyle portent un soutien indéfectible, qui subit ces derniers temps les attaques sanglantes du régime d’Alger et de ses alliés, les Banu Hillal de 2014. Il ne manquera pas aussi de citer la portée historique du Projet pour un Etat Kabyle ( P.E.K), adopté par la conférence nationale des cadres du MAK le 24 janvier 2014 qui constitue les fondements de cet état en construction grâce aux efforts conjugués du MAK et du GPK, que dirige Mass Ferhat Mehenni, dont les efforts diplomatiques ont été salués lors de ce meeting.
Dda Muh a mis l’accent sur le fait que pour le MAK, il ne s’agit pas de boycotter les élections présidentielles algériennes mais de les rejeter, « en d’autres termes, nous ne sommes pas concernés par cette élection ».
Hocine Azem a de son côté énuméré les actions par lesquelles le régime raciste d’Alger est en train de concrétiser un projet de contre développement en kabylie en usant de tous les moyens comme « la politique d’arabisation, la salafisation de la société, l’insécurité, la récupération des symboles kabyles comme la JSK, l’instrumentalisation de la mémoire de nos grandes figures historiques et culturelles avec le concours de ces relais locaux ».
Hocine Azem, lance un appel en direction « des associations culturelles qui se compromettent avec les autorités sous prétexte d’avoir des subventions, de faire preuve de dignité et de ne pas brader l’honneur de la Kabylie en travaillant avec ses ennemis ».
Revenant au chapitre des élections, Hocine Azem, a mis en avant le fait que la Kabylie n’est pas concernée par« des élections qui vont reconduire et renforcer le régime qui l’opprime et la réprime et ce quel que soit le nom du futur pseudo-président algérien ». « La seule voix salutaire pour le peuple kabyle réside dans son union pour arracher son droit à l’autodétermination en vue de se doter de son propre Etat afin de ne plus subir le joug des autres ».
Le mot de la fin reviendra à Boussad becha, de la confédération d’At Dwala qui a de son côté appelé les kabyles à ne pas voter le 17 avril prochain. « celui qui ira voter, c’est le sang de nos martys qui l’interpellera contre cette trahison. Il n’y a pas un peuple qui n’est pas prêt à se sacrifier pour sa liberté. Nous marcherons tous dans la dignité dans les trois départements kabyles : TuviretVgayet et Tizi Wezzu pour exiger notre droit à l’autodétermination ».

samedi 8 février 2014

Imache Amar : une légende du mouvement national | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



Celui-ci précisera également que le choix de l’année de la création de l’Etoile Nord Africaine n’était pas fortuite puisque « c’est en 1827 exactement que la France coloniale a eu l’idée d’arabiser les Algériens pour pouvoir les coloniser ensuite ». Pour l’historien, la colonisation de l’Algérie dépendait de la dépersonnalisation des Algériens, c’est-à-dire leur faire oublier leur origine amazighe et leur faire croire qu’ils étaient des Arabes.
08/02/2014 - 19:42 mis a jour le 08/02/2014 - 19:42 par Saïd Tissegouine
Après des décennies d’interdiction, voire de prohibition, de prononcer même son nom dans un quelconque endroit, voilà que maintenant l’Etat algérien a décidé de réhabiliter le fondateur et le poumon de l’Etoile Nord-Africaine (ENA), Imache Amar en l’occurrence. Cet homme qui a connu la privation des jouissances de la vie pour que l’Algérie soit possédée uniquement par les Algériens et repreneur du slogan de Massinissa « l’Afrique aux Africains » a fait l’objet aujourd’hui d’une journée d’études à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou à l’occasion du 54e anniversaire de sa mort.
Imache Amar a rendu l’âme à Dieu au cours de la nuit glaciale du 06 au 07 février 1960 dans son domicile d’Aït-Mesbah, commune d’Aït-Douala. A vrai dire, le coup d’envoi de cette manifestation a été donné, vendredi, puisque une exposition de documents historiques retraçant le parcours politique et militant d’Imache Amar a eu lieu dans le hall de la maison de la culture ainsi que le recueillement sur sa tombe au cimetière d’Aït-Mesbah.
La journée d’hier en revanche a été consacrée entièrement à l’animation de conférences sur l’homme. La première a été animée par l’historien, Hacène Dahlal, et avait pour thème « Le Mouvement national de l’Etoile Nord-Africaine ». La seconde qui avait pour thème « Imache Amar : de la fondation de l’Etoile Nord Africaine à la création du Parti pour l’Unité et l’Action (PUA)a été animé par le chercheur et officier de l’ALN, Ouali Aït-Ahmed. La troisième, animée par le journaliste et écrivain, Abdennour Abeslam, avait pour thème « Imache Amar : le père du Nationalisme Algérien » et enfin, la quatrième qui avait pour thème « Imache Amar : un précurseur de la modernité politique » a été animée par l’universitaire Saïd Doumane.
Il faut reconnaître que l’historien, Hacène Dahlal, a jeté à « la poubelle » l’histoire officielle de l’Algérie à partir du début de la deuxième décennie du 20esiècle à ce jour. Même les personnages reconnus officiellement comme « des héros et des figures emblématiques », à l’instar d’Abdelhamid Ben Badis et l’Emir Khaled, le petit-fils de l’Emir Abdelkader comme « des serviteurs de la France coloniale » et, par conséquent, comme « des traîtres ». Hacene Dahlal a révélé qu’à la création de l’Etoile Nord Africaine, la France coloniale, paniquée à l’idée que les Algériens découvrent ou redécouvrent leur histoire authentique ayant pour socle l’amazighité et l’africanité, a chargé ’lEmir Khaled de noyauter l’Etoile Nord Africaine pour la dévier ensuite de sa trajectoire initiale et naturelle.
Le conférencier poursuit que c’est suite à l’échec cuisant de l’Emir Khaled que la France coloniale a fait ensuite appel à Abdelhamid Ben Badis lequel a utilisé l’islam comme moyen de briser la politique de l’Etoile Nord Africaine. Toujours sans faire dans la dentelle, l’historien Hacene Dahlal a ajouté qu’Abdelhamid Ben Badis a agi dans le sens contraire des intérêts de l’Algérie sur conseils et recommandations de son père et de son oncle maternel. « Le congrès musulman de 1936 dont la seule résolution arrêtée était que les Algériens pouvaient devenir des Français a fait beaucoup de mal à l’Etoile Nord Africaine », a martelé le conférencier.
Celui-ci précisera également que le choix de l’année de la création de l’Etoile Nord Africaine n’était pas fortuite puisque « c’est en 1827 exactement que la France coloniale a eu l’idée d’arabiser les Algériens pour pouvoir les coloniser ensuite ». Pour l’historien, la colonisation de l’Algérie dépendait de la dépersonnalisation des Algériens, c’est-à-dire leur faire oublier leur origine amazighe et leur faire croire qu’ils étaient des Arabes. Et pour ce faire, incruster l’ingrédient « islam » dans cette stratégie. « L’islam n’a jamais été une identité », a clamé Hacene Dahlal avant d’ajouter aussitôt après : « mélanger l’islam à l’arabité équivaut à mélanger le miel avec les effets de poubelle ».
Le conférencier s’est montré sévère envers l’arabité. « L’islam à lui tout seul est à considérer comme un remède mais si on le mélangeait à l’arabité, il en résulterait un poison », explicite-t-il encore. Hacène Dahlal a déclaré également que si aujourd’hui encore, l’Algérie se débat dans des difficultés, ce sont les autres qui nous indiquent et nous montrent nos références identitaires dont le principal est l’arabisme. A travers ces « autres », le conférencier a fait références à la France et à l’Orient.
Revenant enfin au sujet principal, à savoir le combat militant et la personnalité d’Imache Amar, l’historien Hacène Dahlal notera qu’en créant l’Etoile Nord Africaine, l’objectif était de faire arracher l’indépendance aux Algériens mais pour cela, il fallait faire retrouver au peuple algérien sa véritable identité et sa véritable histoire. « C’est pour cela qu’il faut considérer que l’Etoile Nord Africaine comme la vraie source et l’authentique vrai socle du combat libérateur de l’Algérie ».
S’agissant enfin de la biographie d’Imache Amar, elle est si longue qu’il faudrait plusieurs pages pour la publier en entier. Nous reproduisons donc ce qui nous paraît comme essentiel.
Imache Amar est né le 7 juillet 1895 au village d’Aït-Mesbah, dans la commune d’Aït-Douala et il est mort à la suite d’une longue maladie au cours de la nuit du 06 au 07 février 1960 dans son domicile d’Aït-Mesbah. Ses études primaires, il les fit au village de Taguemount-Oukirouche, distant du sien de deux Km. Au début de la Grande Guerre, il émigra en France. Ses différents certificats de travail attestent qu’il a travaillé dans une mine de charbon du Pas-de-Calais dans le nord de la Franche, à l’usine pneumatique Michelin à Clermont-Ferrand, dans la fabrique des armes navales de la Charente et enfin à Paris, à l’usine Roger et Gallet.
Ses activités lucratives en France s’étalèrent jusqu’à l’année 1934. Au cours de cette année, il sera licencié de son travail à cause de ses activités politiques. Même en étant licenciée, Imache Amar n’abandonnera pas la partie. En effet, il fera un travail de sensibilisation et de conscientisation au profit des 100.000 travailleurs algériens résidant à Paris.
Le Natif d’Aït-Mesbah connaîtra l’enfer de la prison. Après la dissolution de l’Etoile Nord Africaine par l’ordre colonial français, il créera la Glorieuse Etoile Nord Africaine (GENA). Il créera également le journal El Ouma dont il sera le rédacteur en chef. Le fascisme italien sera sévèrement ciblé par Imache Amar. Et pour cela, la police hitlérienne l’emprisonnera aussi. L’écriture d’Imache Amar connue sous l’appellation de « Brochures » sera connue et étudiée dans toutes les universités du monde, notamment celles véhiculant les droits de l’homme et les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes.
De retour en Algérie, privé du droit au travail, Imache Amar connaîtra privation et misère matérielles. Il ne subsistera que grâce à l’aide et la générosité de ses amis. Quand la guerre de libération éclata, Imache Amar était déjà très affecté par la maladie. Nonobstant sa maladie et son âge avancé, il s’engagea avec le FLN-ALN. Quand, il rendit l’âme, le FLN était déjà sur le point de faire abdiquer la France coloniale.

Le FFS attend Mouloud Hamrouche pour se prononcer | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Election présidentielle en Algérie
Si les responsables de ce parti, en proie à une crise interne inédite, ne rate aucune occasion pour affirmer que le prochain rendez-vous électoral sera fermé et les élections ne seront pas libres, ils tergiversent toujours pour trancher. Si les élections ne sont pas libres, qu’attend le FFS pour annoncer le boycott. C’est la question que se posent même les militants et sympathisants.
08/02/2014 - 16:00 mis a jour le 08/02/2014 - 19:10 par R. Moussaoui
Le parti du Front des Forces Socialistes (FFS) maintient toujours le suspens à propos de sa décision vis-à-vis de la prochaine élection en Algérie. C’est la dernière formation politique qui ne s’est pas encore exprimée pour le moment sur la décision à adopter.
Si les responsables de ce parti, en proie à une crise interne inédite, ne rate aucune occasion pour affirmer que le prochain rendez-vous électoral sera fermé et les élections ne seront pas libres, ils tergiversent toujours pour trancher. Si les élections ne sont pas libres, qu’attend le FFS pour annoncer le boycott. C’est la question que se posent même les militants et sympathisants.
Une source proche de ce parti affirme que les instances du parti attendent toujours un signal de la part de Mouloud Hamrouche. Si cet ancien chef du gouvernement décide de se porter candidat, le FFS le soutiendra certainement, a affirmé notre source. « Le FFS ne possède tout d’abord pas un cadre présidentiable. Hormis Mohand Amkrane Chirifi, de compétences avérées mais qui est méconnu même au sein du FFS, aucun autre militant de ce parti ne pourra poser sa candidature. Ce n’est quand même pas avec un Laskri qui ne maîtrise aucune langue correctement, ni l’arabe, ni le Français et ni même le Kabyle, que ce parti va participer aux élections ? », indique notre source.
Une chose est sûre, le FFS est en ébullition. Il ne sait plus sur quel pied danser. La probable non présentation de Bouteflika attise l’espoir de voir l’ami du FFS, Hamrouche, briguer un mandat présidentielle. Une chance que ceux qui reste des militants du FFS, des opportunistes en général, ne veulent pas rater.
Par ailleurs, la Kabylie, comme de tradition, tournera à coup sûr une fois de plus le dos à cette mascarade dépourvue d’un minimum de crédibilité.
R.Moussaoui

Maatkas's Blog

Maatkas's Blog



L’extraordinaire mission des trois Amar

 

Amar  Benyounès. Là, C’est L’avatar Domestiqué Du RCD. Le Kabyle Qui A Rejoint La Plaine Pour Nier La Montagne. L’homme Qui Est Chargé De Représenter Le Troisième Pied Du Trépied : La Kabylité Du Régime.

Benyounes
A.Ghoul
A.Saadani
par Kamel Daoud

kamelIls sont trois A, comme autrefois les trois B. Les trois B, les anciens s’en souviennent : Belkacem Krim, Ben Tobbal et Boussouf. Les trois A ? Ils sont là, chacun de son côté, dans sa wilaya historique, chargé de sa mission et d’une partie du peuple, avec un discours personnalisé et des jeux de rôles dans les médias : Amar Benyounès, Amar Ghoul et Amar Saïdani.


Amar Ghoul est chargé d’acheter des avions, des Chinois, des Américains, des Français, des islamistes mous et sans vertèbres, des Turcs et des députés. Des députés ? Oui : souvenez-vous : le Parti Taj se retrouve représenté au parlement alors qu’il n’a pas participé aux élections législatives. Comment ? Des élus avec d’autres sigles se déclareront vite du Taj après élections. Simple comme un tracé d’Autoroute : de l’Est vers l’Ouest. Et donc des autres, vers TAJ. Amar est à mi-chemin : moustaches mais pas de barbe. Entre la barbe et l’imberbe. Pas islamiste mais pas républicain. Juste contremaitre. Nationalité ? Chinoise ou celle du vent ou du debout. C’est le seul islamiste au monde «arabe» qui n’a pas de religion. S’en passe par appels d’offres et intention d’achat. Intouchable aussi mais de la dernière génération. Mystérieusement épargné par tous, un moment pressenti comme palliatif au régime en manque de formule face au printemps «arabe». Il sera reconduit, après le scandale de l’autoroute, vers le futur scandale des avions. Un spécialiste des grands chèques en votre nom. Sa mission dans le clan ? Convaincre, blanchir l’idéologie, faire le contremaitre des grands chantiers et recruter chez les autres pour les affaiblir. C’est le symbole de l’islamité post-moderne, version de service. C’est le second pied du trépied. Ce Amar est une religion à lui tout seul, mais il la cache sous la votre. Le second Amar est Benyounès. Là, c’est l’avatar domestiqué du RCD. Le Kabyle qui a rejoint la plaine pour nier la montagne. L’homme qui est chargé de représenter le troisième pied du trépied : la kabylité du régime. Il est chargé de recruter chez les classes moyennes, les hommes d’affaire moyens, les élites moyennes et les classes traumatisées par les années 90. Il travaille avec Ghoul mais dos à dos, n’étant pas islamiste et jouant justement sur la peur de l’islamiste.
Le troisième Amar ? Saïdani le magnifique. Désormais l’Inexplicable. Le seul à danser sur une musique qu’il est le seul à ouïr. Lui, c’est le premier pied du trépied : la FLNité du régime. L’électorat conservateur ruralo-peureux. Sa mission dans le clan ? Faire face aux adversaires par des attaques dures et frontales. Il est chargé de rameuter les gens de son genre, d’affaiblir les autres clans, de faire peur comme un homme de main et de paralyser le débat à la hauteur de ses frasques. Sa mission est d’isoler les ennemis, de pousser au ralliement, de jouer la musique et d’incarner la voix d’un homme qui ne peut, désormais, que murmurer derrière le dos du monde. Ce Amar est le plus terrible mais sa mission est la plus importante : faire croire que le FLN est à lui et que le pays est au FLN.
Les trois A sont en mission depuis des mois : l’un attaque, l’autre joue, le dernier exprime. L’un danse, l’autre dit, le dernier explique. L’un récolte les signatures, l’autre les entretiens, le dernier les «Rabbi Kbir», version laïque du Allahou-Akbar islamiste. Ils nous encerclent, nous murmurent à l’oreille, nous harassent, nous harcèlent et nous occupent. Leur mission est grandiose : vendre un homme qui achète un pays. Faire élire un homme qui ne parle plus et bouge à peine. Faire oublier l’âge en perdant notre temps. Nous faire croire qu’ils font la révolution alors qu’ils ne font que du rabattage de gibier. Nous vendre la stabilité alors qu’il ne s’agit que d’un homme assis. Des rois mages qui promettent une immaculée élection.
Les trois Amar sont donc là. Un intellectuel chargé de faire peur, un militant chargé de faire mal et un islamiste chargé de faire des affaires. L’un vise la tête, l’autre le ventre, le dernier tire désormais encore plus bas.

Le wali utilise les anciennes pratiques pour endormir la population | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Bgayet : Lors d’une rencontre présumée avec le mouvement associatif

Pour prouver sa volonté de travailler et faire endosser ses erreurs à autrui, le wali de Bgayet a mis toutes les lacunes de gestion sur le compte des élus locaux qui auraient promis monts et merveilles durant la campagne électorale et sur le compte également des oppositions citoyennes.

08/02/2014 - 14:25 mis a jour le 08/02/2014 - 14:25 par Massidida


Lors de la rencontre avec le mouvement associatif organisé par le wali de Bgayet pour répondre favorablement à la demande de ce dernier, des lacunes ont été décelées. Non seulement, la liste des présidents d’associations invités a été triée sur le volet mais également les personnes qui sont intervenues ont été désignées par le maire, d’obédience FLN.
Sur les 200 présidents d’associations activant au centre-ville de Bgayet, seuls 20 ont été admis dans la salle des conférences de la municipalité. Pour faire dans le peuplement de la salle, tous les directeurs de l’exécutif et les directeurs des offices publics ont été obligés d’y assister.
Ainsi donc, sur la centaine de présents, il n’y avait qu’une vingtaine de représentants du mouvement associatif. Pour leur couper l’herbe à leurs pieds et dire, par la même occasion, à ses chefs d’Alger qu’il s’est réuni avec le mouvement associatif, le wali a monopolisé la parole durant près de deux heures et ne l’a accordée aux intervenants que durant un quart d’heure, soit le temps nécessaire aux quatre personnes désignées par le maire pour faire leurs interventions allant dans le sens voulu par le wali.
Pour prouver sa volonté de travailler et faire endosser ses erreurs à autrui, le wali de Bgayet a mis toutes les lacunes de gestion sur le compte des élus locaux qui auraient promis monts et merveilles durant la campagne électorale et sur le compte également des oppositions citoyennes.
Selon le wali de Bgayet, la wilaya ne peut se développer tant que les citoyens bloquent les routes et s’opposent à l’implantation de projets sur leurs terrains. Les anciennes pratiques du parti unique sont de retour à Bgayet.
Massidida