vendredi 14 février 2014

Matoub Lounès - Qlilit wid ibennun (version complète)



Publiée le 7 févr. 2013
Qlilit wid ibennun
******************
Γur-wet wid iyi-yettamnen
D iles-iw i d-yeccḍen
Lmeεna ad d-teqsed bab-is
Am wakken d yiwen seg-wen
I la d-ineṭqen
Meskin yenna-d tamussni-s
Ameyyaz ad iyi-ifhem
Abhim meεdur ad yewhem
Ad iɣil beddleɣ idis
Lerbaḥ arkul i d-yettasen
Ttmagareɣ-ten
Ẓerreɣ gar-asen amur-iw
Arraw-iw qqben ḥercen
Akk sseɣreɣ-ten
Srewleɣ-ten si tmurt-iw
Ajajiḥ n yidrimen
I iḥuzan arkul medden
Ur d-yenṭiḍ ijufar-iw
Di lbiru iqeεεed ukersi-w
Zeddig umkan-iw
Tteffɣeɣ-d bɣir lawan
Ttnadiɣ kan ad ddariɣ
Ad tẓid temεict-iw
Ad iliɣ seg wid yeṛwan
Ayen slan imeẓẓuɣen-iw
Ma ččuren-iyi-d urawen-iw
Znuzuɣ-asen-t i ccifan
Nekk mačči d win ijehlen
Ḥemmleɣ iḥbiben
D leqruban-iw merra
Tagnit ma yella teḥres-iten
Γer ɣur-i ad d-afen
Ayen akk iɣelben lehna
Nehhuɣ-ten, qqareɣ-asen
D tasusmi ay d lfayda-nsen
Uqbel ad asen-d-tres nndama
Tidet ur tt-ttqerribeɣ
Γef lhemm-is reggleɣ
Reggleɣ akken ur tt-ttwaliɣ
Deg ufurek iǧehden ṭṭfeɣ
Ẓriɣ ttekleɣ
Γer lqaε ur d-ɣelliɣ
Wi ibɣan ad yaweḍ akka wwḍeɣ
Ad iyi-d-iciwer ad as-mmleɣ
Abrid ad as-t-wehhiɣ

Qlilit wid ibennun
Wid ara ihudden εummen
Ṭṭuqten wid yettzuxxun
Qlilit wid yesfeεlen
S iḍarren yeqqel uqelmun
Annaɣ a lwexda i isaren
Nnif iger di lkanun
Rnan fell-as yisɣaren

Tamsalt werεad tferru
Fell-aɣ ma ad d-tejbu tayeḍ
Lhemm yegguma ad aɣ-yettu
Am ujeǧǧiḍ i aɣ-yenṭeḍ
Yiwen s qull huwa llahu
I itett tidi n wayeḍ
Iḥewweṣ dduru dduru
Lebɣi-s akken ad t-yessiweḍ

I wid yebnan srayat
Ansa akka asen-d-ttekken
Ass-agi ɣelben taswaεt
D tadrimt-nsen i ineqqen
D idrimen-nsen i ineqqen

Γef tarwa-nsen tban tafat
Di tmura n medden i qqaren
Aεekkaz n ddel nerwa-t
D taεrabt i aɣ-sseḥfaḍen
Aεekkaz n ddel nerwat
D taεerbubt i aɣ-sseḥfaḍen



Publiée le 20 déc. 2013
Slimane Azem - Le Maître de la Chanson Kabyle vol. 5
Club du Disque Arabe - AAA 191 - P. 2001

The Tracks:

1. IDHARED OUAGOUR 5:51
2. LAHBAB ELOUAKTHA 4:49
3. MOHAND OUKACI 4:57
4. IYA OUYAK AHMED 5:04
5. EZMAN ENGHATI 5:01
6. CHFIGH TSOUGH 4:53
7. ATTAS ISSEVRAGH 5:33
8. KHEM AKOUDHNEK 5:45
9. NANAS YAOUR CHAH 4:44
10. SI MOH YENNAD 11:06


Publiée le 14 déc. 2013
Maitres De La Chanson Kabyle
Slimane Azem - Vol.2
Le Fabuliste
AAA 092
1994

Tracks:

1. Qarn rbataach
2. Taksit boumkorkor
3. Azguer yakel egmas
4. Amka akka
5. Baba ghayou
6. Elfoui dhi ibaouem
7. Am korkor boumedhoun
8. Annagh aya a boudh




Maatkas's Blog

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Tamazight / Le Chef Du Service De L’enseignement De L’arabe Décrète L’arrêt De L’enseignement De Tamazight Au Centre Culturel Algérien

14/02/2014 – 19:59

 

PARIS (SIWEL) — Les Enseignants De Tamazight Qui Dénonçaient Déjà Les Conditions Déplorables Dans Lequelles Ils Exercent Leur Métier Dénoncent Aujourd’hui, Les Actions De Sabotage De L’enseignement De Tamazight Par Le Coordonnateur-Chef Du Service De L’enseignement De La Langue Arabe Au Sein De L’ELCO : M. Noureddine Toualbi. Mercredi 13 Février, Dans Les Locaux Du Centre Culturel Algérien, M. TOUALBI A Placardé Des Affiches Annonçant L’arrêt Des Cours De Tamazight À Partir Du 03 Mars Prochain. Cette Décision A Été Affichée Suite Aux Récentes Dénonciations Des Conditions Scandaleuses De Travail Imposées Aux Enseignants De Tamazight Qui S’avèrent Travailler Au Noir Pour Le Compte De L’Ambassade D’Algérie, Pendant Que Le Responsable En Question, « Occupe Illégalement Son Poste De Coordonnateur », Ce Dernier Étant Déjà À La Retraite Et Que Son Service « Cumule Dizaines D’emplois Fictifs ». Yasmina Khadra, Directeur Du CCA Et Candidat À La Présidentielle Algérienne, Serait Actuellement Absent Du CCA. Reste À Savoir Si De Tels Agissements Peuvent Se Produire Sans Qu’il N’en Soit Informé… Ci-Après Le Communiqué Des Enseignants De Tamazight Au Sein De L’ELCO.

Le centre culturel algérien de Paris où le responsable de l'enseignement de l'arabe à décrété l’expulsion de l’enseignement de Tamazight (PH/DR)

Le centre culturel algérien de Paris où le responsable de l’enseignement de l’arabe à décrété l’expulsion de l’enseignement de Tamazight (PH/DR)

Communiqué De Presse 
Expulsion Des Élèves De Tamazight Du Centre Culturel Algérien À Paris 
Après Les Multiples Intimidations À L’encontre Des Enseignants De Tamazight Qui N’ont Cessé De Revendiquer Leurs Droits, Noureddine Toualbi, Coordonnateur-Chef De Service De L’enseignement De La Langue Arabe Au Sein De L’ELCO (Enseignement De Langues Et Cultures D’Origine Relevant De L’Ambassade D’Algérie En France) S’essaye, Maintenant, À L’action De Démantèlement Des Enseignements De Tamazight. 
En Effet, Il A Ordonné, Manu Militari, L’arrêt Des Cours De Tamazight Se Déroulant Au Centre Culturel Algérien À Paris Depuis 15 Ans, Établissement Indépendant De L’ELCO, Par Ailleurs. Sachant Que, L’enseignement De Tamazight S’effectue Dans Les Associations Berbères Pour Lesquelles Toualbi Ne Peut Demander L’arrêt Des Cours. Se Pose La Question De Savoir Si Cette Décision A Eu L’aval Du Directeur Du CCA, Yasmina Khadra. 
En Agissant Ainsi, Le Sieur Toualbi Noureddine, Se Voit Promettre Par Les Enseignants De Tamazight, Qui Ne Sont Pas À Leur Première Bataille, Son Propre Démantèlement Du Poste Qu’il Occupe Illégalement Car Déjà En Retraite. 
Il Est Notoire Que Le Service De Langue Arabe Compte Des Dizaines D’emplois Fictifs Qu’il Tente Vainement De Dissimuler À L’opinion Publique. Face À Ces Agissements, Les Enseignants De Tamazight Exigent Une Commission D’enquête. 
Les Enseignants De Tamazight De L’ELCO 
Les 10 Enseignants De Tamazight De L’ELCO: 
Mohand Amatoui 
Bélaid Addi 
Abdelkader Aguini 
Farid Benmokhtar 
Abderzak Hami 
Mme Guerraz 
Abdenour Medjbar 
Mohamed Naït Challal 
Mme Taleb 
Said Toudji 
SIWEL 141952 FEV 14

MAK: le mouvement Kabyle poursuit son activisme sur le terrain

MAK: le mouvement Kabyle poursuit son activisme sur le terrain

14/02/2014 - 19:26


At HEMDUN / TIZI-GHENNIF (SIWEL) — Après avoir quitté At Hemdun, une fois le nouveau bureau de Tuvirett mis en place, le président du MAK, toujours accompagné de Gherab Abdellah, s'est rendu ensuite à Tizi Ghennif pour mettre en place la toute nouvelle Confédération de Tizi-Ghennif. Il y a animé une rencontre riche et constructive avec les nouveaux membres. Il a longuement expliqué les ambitions et les objectif du MAK pour la Kabylie. Tous ont convenu que la Kabylie est mise en demeure de trouver rapidement une solution à son dramatique sort avant qu'elle ne sombre complètement dans une situation d'où il lui sera très difficile de sortir. Le choix se résume désormais entre la vie ou la mort.


Dans la matinée d'aujourd'hui, sur invitation du bureau régional de Tuvirett, le président du MAK, Bouaziz Ait-Chebib, ainsi qu'Abdellah Gherab, membre du Conseil National, se sont rendus à At Hemdun dans la région à At Hemdun afin de prendre part à la réunion des militants de Tuvirett pour l'élection du nouveau bureau régional de Tuvirett. Avant d'entamer la réunion, il y a eu remise la des Cartes d'identité kabyle aux demandeurs parmi les présents. Quant à celles qui étaient destinées aux citoyens de la région, non structurés dans le Mouvement, elles ont été remises aux membres du bureau pour les remettre directement aux citoyens demandeurs. 

Par la suite, au terme du bilan moral et financier du bureau qui arrivait au terme de son mandat, les militants de Tuvirett ont procédé, par vote, au renouvellement du Bureau. Il en est ressorti un nouveau bureau composé comme suit: 

Said Lahsen: Président, 
Massinissa Redjdal: Vice-président, 
Adnane Djamel : responsable à l'organique, 
Amar Messara: Trésorier, 
Moussa Lafdal : Coordonateur avec le conseil universitaire de Tuvirett. 

Après avoir quitté At Hemdun, une fois le nouveau bureau de Tuvirett mis en place, le président du MAK, toujours accompagné de Gherab Abdellah, s'est rendu ensuite à Tizi Ghennif pour mettre en place la toute nouvelle Confédération de Tizi-Ghennif. Il y a animé une rencontre riche et constructive avec les nouveaux membres. Il a longuement expliqué les ambitions et les objectif du MAK pour la Kabylie. Tous ont convenu que la Kabylie est mise en demeure de trouver rapidement une solution à son dramatique sort avant qu'elle ne sombre complètement dans une situation d'où il lui sera très difficile de sortir. Le choix se résume désormais entre la vie ou la mort. 

cdb, 
SIWEL 141926, FEV 14 

mercredi 12 février 2014

Tamazight et l'Ambassade d’Algérie : les enseignants de Tamazight en France risquent de faire valoir leurs droits devant les juridictions françaises compétentes.rticle n°5918

Tamazight et l'Ambassade d’Algérie : les enseignants de Tamazight en France risquent de faire valoir leurs droits devant les juridictions françaises compétentes.rticle n°5918

12/02/2014 - 18:57


PARIS (SIWEL) — L’enseignement de Tamazight en France à travers à l’ELCO (Enseignement de Langues et Cultures d’Origine) dépend des services de l’ambassade d’Algérie en France. Fidèle à la haine et au mépris dont fait preuve le pouvoir algérien vis-à-vis de Tamazight, l’ambassade d’Algérie reproduit en France le traitement humiliant et méprisant que la république algérienne fait subir aux enseignants locaux de Tamazight. L’affaire risque de se retrouver en justice car les enseignants sont soumis à des contrats de vacation illégaux vis à avis du doit français, rémunérés sans aucune déclaration, ni droits sociaux, ni même de bulletins de salaire". Nous publions ci-après le communiqué des enseignants de Tamazight de l’ELCO. Ce dernier en dit long sur toute l'estime de la république vis à vis de la langue première, non pas de l'Algérie uniquement mais de toute l'Afrique du Nord, quoi qu'en dise les falsificateurs de l'Histoire.


"Contrats de vacation illégaux vis à avis du doit français, rémunérés sans aucune déclaration, ni droits sociaux, ni même de bulletins de salaire". En somme l'Ambassade d'Algérie pratique le "Travail au Noir" avec ses propres ressortissants pour enseigner une langue dite nationale (PH/DR)
"Contrats de vacation illégaux vis à avis du doit français, rémunérés sans aucune déclaration, ni droits sociaux, ni même de bulletins de salaire". En somme l'Ambassade d'Algérie pratique le "Travail au Noir" avec ses propres ressortissants pour enseigner une langue dite nationale (PH/DR)
Communiqué de presse 

Nous, enseignants de tamazight au sein de l’ELCO (Enseignement de Langues et Cultures d’Origine, service relevant de l’Ambassade d’Algérie en France), réunis en assemblée générale le 10 février 2014, dénonçons la situation alarmante dans laquelle nous nous trouvons depuis quinze ans : 

- Les cours de tamazight (langue nationale depuis 2002) qui devront se tenir dans des établissements scolaires français, comme c’est le cas pour la langue arabe, sont dispensés uniquement dans des associations berbères. Alors que cette introduction peut se faire dans l’esprit et la lettre de l’accord francoalgérien du 1er décembre 1981. 

-Les enseignants de tamazight sont soumis à des contrats de vacation illégaux vis à avis du doit français, rémunérés sans aucune déclaration, ni droits sociaux, ni même de bulletins de salaire. 

Malgré les multiples démarches et requêtes auprès de la hiérarchie, Ministère de l’Education, Ambassadeur, Coordonnateur de l’ELCO, aucune réponse ne nous a été donnée ; nous avons été, de surcroît, objet d’intimidations et de mise en quarantaine. Ce qui nous oblige ainsi, en qualité d’enseignants de tamazight, à demander nos droits devant les juridictions françaises compétentes. 

Paris, le 10/02/2014 

Les Enseignants de tamazight de l’ELCO

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Algérie : Un chrétien kabyle interdit de cimetière public

12/02/2014 – 14:50

CHEMINI (SIWEL) — Une Famille Chrétienne Kabyle, S’est Vue Refuser L’autorisation D’enterrer Leur Fils Dans Le Cimetière Public Local Car Ce Dernier N’était Pas Musulman. « Les Responsables De La Mosquée Ont Exigé Que Je Dois Suivre Les Rites Funéraires Islamiques Si Je Devais Enterrer Mon Fils Dans Le Cimetière », A Déclaré Le Père De Lahlou Naraoui, Le Défunt Étudiant De 24 Ans.


Cimetière de Chemini (PH/Google Maps)
Cimetière de Chemini (PH/Google Maps)
La famille Naraoui, qui vit à Chemini dans la vallée de la Soummam, a expliqué qu’elle ne pouvait suivre les exigences de l’imam et de quelques ouailles musulmanes zélées et a donc préféré enterrer leur fils dans un terrain privé. 
« Les dignitaires musulmane de Chemini nous ont informés que leur religion ne leur permet pas d’accepter que soit enterré un chrétien dans un cimetière où les musulmans sont également enterrés », a déclaré Nordine Mahmoudi, pasteur de l’Église protestante de Vgayet, qui a dirigé la cérémonie funéraire du jeune Lahlou. 
Un proche de la famille Naraoui, joint par Siwel, a déclaré que jusque-là, les Kabyles enterraient leurs morts dans le même cimetière, qu’ils soient croyants ou non… « tout comme de leur vivant, ils se cotoyaient car il n’y a pas chez eux de quartiers musulmans ou chrétiens… ce sont tous des enfants du village ». 
Ce n’est pas la première fois que les religieux inféodés au régime arabo-islamiste algérien qui prône officiellement dans sa constitition que "l’islam est religion d’état", s’opposent à une sépulture chrétienne dans un cimetière public. En 2011, toujours en Kabylie, l’imam de la ville d’Akbou a refusé d’admettre une sépulture chrétienne dans le cimetière local, en justifiant que « l’islam ne tolère pas l’enterrement des infidèles aux côtés des musulmans ». 
La devise "Jma3 Liman" [au nom de toutes les cryances] si chère au peuple kabyle, résumant à elle seule son farouche attachement à la laïcité, peut sembler rencontrer de plus en plus de couacs dus à l’emprise grandissante des imams salafistes algériens installés par le pouvoir arabo-islamiste et ses relais locaux dans chaque village kabyle. 
wbw 
SIWEL 121450 FEV 14

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Dans un message signé par le chef d’Etat
 
 
 

C’est un secret de polichinelle. « Nous sommes certes habitués à des dépassements émanant de certains milieux à l’approche de chaque échéance mais, cette fois-ci, l’acharnement a pris une ampleur telle que notre pays n’a jamais connue depuis l’indépendance, allant jusqu’à tenter de porter atteinte à l’unité de l’Armée nationale populaire ainsi qu’à la stabilité du pays et à son image dans le concert des nations », note le communiqué de la présidence publié juste après la crash de l’avion militaire à Constantine hier.
12/02/2014 – 09:43 mis a jour le 12/02/2014 – 11:40 par Saïd F.
 

Le clan de Bouteflika, ou lui-même, a rendu public une déclaration pour dénoncer les attaques et les graves accusations portées par le patron du FLN, Saïdani, contre les services secrets algériens, le DRS. C’est un volte face qui en dit long sur la suprématie du clan du DRS et de son chef le général Toufik, sachant que ce Saïdani a été manipulé par le frère de Bouteflika.
C’est un secret de polichinelle. « Nous sommes certes habitués à des dépassements émanant de certains milieux à l’approche de chaque échéance mais, cette fois-ci, l’acharnement a pris une ampleur telle que notre pays n’a jamais connue depuis l’indépendance, allant jusqu’à tenter de porter atteinte à l’unité de l’Armée nationale populaire ainsi qu’à la stabilité du pays et à son image dans le concert des nations », note le communiqué de la présidence publié juste après la crash de l’avion militaire à Constantine hier.
« Nul n’est en droit, quelles que soient ses responsabilités, de s’en prendre à l’Armée nationale populaire ni aux autres institutions constitutionnelles », ajoute le communiqué.
Une manière pour le clan de Bouteflika de se démarquer de ceux qui critiquent le DRS et de se ranger même dans ses rangs. La sortie inattendue des proches de Bouteflika conforte également la thèse selon laquelle la polémique entre le FLN et le DRS n’est qu’une tempête dans un verre d’eau.
Un compromis entre le clan de Bouteflika et celui de Toufik a été bel et bien signé depuis un bon moment déjà. Saïdani a été actionné comme une marionnette par Saïd Bouteflika, pour le laisser en pâture par la suite. Une politique qui est utilisée comme une stratégie par les décideurs algériens pour détourner l’opinion publique des vrais problèmes de l’Algérie et faire comprendre aux opposants et autres petits clans qui germent à l’ombre de quelques généraux qu’en dehors du DRS et de son clan, rien ne pourra se faire. Au final, tout ce cirque entre le DRS et les brebis galeuses du FLN, n’est qu’une mise en scène. Une tromperie !
Saïd F.

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MANQUE LA DIRECTION SEOUDITE ARABIE > MINCE !
CRISE CENTRAFRIQUE
Centrafrique : les musulmans, la mort aux trousses
12/02/2014 à 14:00 Par Vincent DuhemDiminuer
À l’aéroport de Bangui, des musulmans attendent leur évacuation au Tchad. À l’aéroport de Bangui, des musulmans attendent leur évacuation au Tchad. © ISSOUF SANOGO
Soupçonnés de collusion avec l’ex-Séléka, les musulmans, violemment pris à partie, fuient par dizaines de milliers. L’ennui, c’est que leur contribution à l’économie nationale est cruciale.
Il n’y a plus un seul musulman à Bozoum, à 400 km de Bangui, dans le Nord-Ouest. Le 5 février, un convoi de camions dépêché par les autorités tchadiennes est venu chercher les 2 500 civils restants. Trois semaines plus tôt, 3 500 de leurs coreligionnaires avaient pris le même chemin. Et ces scènes se sont répétées dans la plupart des villes du Sud et de l’Ouest. Seul un millier de musulmans, sur un total estimé à 8 000, demeureraient encore à Bossangoa. À Carnot, près de 15 000 d’entre eux ont fui pour le Cameroun ou le Tchad.
Vidée de près de 75 % de sa population musulmane, Bangui n’a pas échappé à ce déchaînement de violence, nourri par une soif de revanche. Les premiers à partir ont été les ressortissants étrangers. Sénégalais, Camerounais, Maliens, Nigérians et, bien sûr, Tchadiens : ils sont plus de 20 000 à avoir regagné leur pays d’origine. Puis est venu le tour des Centrafricains. Depuis plusieurs semaines, des camions pris d’assaut et escortés par des soldats tchadiens de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) et par l’armée tchadienne se sont succédé à la sortie de Bangui.
Le départ de la minorité musulmane, qui représentait 15 % de la population, "est une très mauvaise nouvelle parce qu’elle va entraîner la disparition d’une couche de la société indispensable à la reprise économique", s’inquiète Roland Marchal, chercheur au Ceri-Sciences-Po, qui rend la France en partie responsable de cette situation. "Il est scandaleux que Paris n’ait pas pris en compte les conséquences économiques et politiques de son intervention."
Qu’ils soient centrafricains ou étrangers, les musulmans ont toujours joué un rôle primordial dans l’économie nationale. Dans les villes, ils détenaient 90 % des commerces. En province, la majorité des éleveurs de gros bétail sont des Peuls mbororo. Leurs boeufs assuraient le bon fonctionnement de la culture attelée pratiquée par les agriculteurs du Nord et de l’Ouest.
Certains veulent croire à un retour à la normale
Les mines diamantifères étant encore exploitées de manière clandestine au profit des ex-Séléka, l’État centrafricain se voit ainsi privé d’un autre pan de son économie. "Les conséquences se font déjà sentir, explique Marie-Noëlle Koyara, la ministre du Développement durable. Il y a un début de pénurie sur les marchés, où le prix de la viande a doublé. Il faut absolument que nous réglions ce problème de sécurité."
Cette situation est-elle irréversible ? Certains veulent croire à un retour à la normale, rappelant que des mosquées avaient déjà été incendiées en 2003 et qu’il y a une dizaine d’années un conflit entre agriculteurs sédentaires et éleveurs nomades avait déjà poussé ces derniers à l’exil vers le Tchad et le Cameroun. Une longue médiation avait permis leur retour.
Les plus pessimistes estiment que la cassure est cette fois trop profonde. "Nous sommes nés ici, et du jour au lendemain nos voisins ont brûlé nos corans et détruit nos mosquées", se désole Abakar Mahamat, imam dans le 5e arrondissement de Bangui. Lui aussi se prépare à l’exil : "Tous mes voisins sont partis, comment voulez-vous que je reste ? Et si la vie est meilleure au Tchad, nous ne reviendrons pas."
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