mercredi 19 février 2014

Maatkas's Blog

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« le Québec de demain sera laïque ou ne sera pas »
 
 
 

« Le peuple québécois est un exemple d’espoir pour les Kabyles et ces derniers sont un exemple de courage pour les Québécois. »
20/02/2014 – 05:55 mis a jour le 20/02/2014 – 06:00 parLa Rédaction
 

L’écrivain kabyle Karim Akouche a fait une intervention, hier, d’environ une heure le mardi 18 février à 20h30 où il a parlé de sa vision de la laïcité devant les députés de l’Assemblée nationale du Québec. Son intervention a été transmise en direct à la télévision et sur le site de l’Assemblée nationale.
D’emblée, il n’a pas mâché ses mots en tirant à boulets rouges sur l’obscurantisme religieux et la junte militaire algérienne qui oppriment les Berbères, plus particulièrement le peuple kabyle et le peuple mozabite.
Des échanges passionnants ont eu lieu entre l’auteur et le père du projet de loi sur la laïcité, la ministre Bernard Drainville, les députés de l’opposition du Parti libéral et de la Coalition avenir Québec.
Le poète a dénoncé, sans concessions, les tenants de l’idéologie multiculturaliste qui, selon lui, ne propose pas un vivre-ensemble, mais un laisser-vivre et un vivre-séparé. Il a mis en garde les Québécois contre l’islamisme en qualifiant la laïcité « ouverte » d’« ouverture à l’intégrisme ». Il a réfuté l’idée que le signe religieux fasse partie de l’identité profonde de celui qui le porte. « Le signe appartient au domaine du paraître et non de l’être. La foi, c’est l’être. » Il a formulé cette phrase qui sonne comme un avertissement : « le Québec de demain sera laïque ou ne sera pas ». En guise de conclusion, il a souligné ce qui rapproche les Kabyles et les Québécois : « Le peuple québécois est un exemple d’espoir pour les Kabyles et ces derniers sont un exemple de courage pour les Québécois. »
Pour rappel, un débat houleux secoue depuis des mois la Belle Province entre les opposants à la charte prônée par le gouvernement de Pauline Maroie et les partisans de la laïcité.
L’auteur de la pièce de théâtre « Toute femme est une étoile qui pleure » y a pris part dès le début. Il a défendu un point de vue, clair et courageux, en faveur de la laïcité et contre le port de tous les signes religieux dans l’espace public.
La rédaction Tamurt.info

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« le Québec de demain sera laïque ou ne sera pas »
 
 
 

« Le peuple québécois est un exemple d’espoir pour les Kabyles et ces derniers sont un exemple de courage pour les Québécois. »
20/02/2014 – 05:55 mis a jour le 20/02/2014 – 06:00 parLa Rédaction
 

L’écrivain kabyle Karim Akouche a fait une intervention, hier, d’environ une heure le mardi 18 février à 20h30 où il a parlé de sa vision de la laïcité devant les députés de l’Assemblée nationale du Québec. Son intervention a été transmise en direct à la télévision et sur le site de l’Assemblée nationale.
D’emblée, il n’a pas mâché ses mots en tirant à boulets rouges sur l’obscurantisme religieux et la junte militaire algérienne qui oppriment les Berbères, plus particulièrement le peuple kabyle et le peuple mozabite.
Des échanges passionnants ont eu lieu entre l’auteur et le père du projet de loi sur la laïcité, la ministre Bernard Drainville, les députés de l’opposition du Parti libéral et de la Coalition avenir Québec.
Le poète a dénoncé, sans concessions, les tenants de l’idéologie multiculturaliste qui, selon lui, ne propose pas un vivre-ensemble, mais un laisser-vivre et un vivre-séparé. Il a mis en garde les Québécois contre l’islamisme en qualifiant la laïcité « ouverte » d’« ouverture à l’intégrisme ». Il a réfuté l’idée que le signe religieux fasse partie de l’identité profonde de celui qui le porte. « Le signe appartient au domaine du paraître et non de l’être. La foi, c’est l’être. » Il a formulé cette phrase qui sonne comme un avertissement : « le Québec de demain sera laïque ou ne sera pas ». En guise de conclusion, il a souligné ce qui rapproche les Kabyles et les Québécois : « Le peuple québécois est un exemple d’espoir pour les Kabyles et ces derniers sont un exemple de courage pour les Québécois. »
Pour rappel, un débat houleux secoue depuis des mois la Belle Province entre les opposants à la charte prônée par le gouvernement de Pauline Maroie et les partisans de la laïcité.
L’auteur de la pièce de théâtre « Toute femme est une étoile qui pleure » y a pris part dès le début. Il a défendu un point de vue, clair et courageux, en faveur de la laïcité et contre le port de tous les signes religieux dans l’espace public.
La rédaction Tamurt.info

lundi 17 février 2014

« L’anti-Berbèrisme ne date pas d’aujourd’hui » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



Selon maître Ali Yahia Abdenour
Selon Ali Yahia Abdenour, en 1936, Messali Hadj, leader de l’Étoile nord-africaine, avait déclaré que « l’Algérie sera éternellement algérienne ». Mais dix ans plus tard, il changea d’avis. Messali affirmait que « l’Algérie sera arabe », une phrase qui résume, à elle seule, l’état d’esprit des responsables politiques arabophones de l’époque.
18/02/2014 - 00:50 mis a jour le 17/02/2014 - 17:32 par Saïd F.
Le livre que vient d’éditer l’avocat Ali Yahia Abdenour, âgé de 93 ans, sur la crise Berberiste de 1949, dont il a été témoin, atteste que l’anti Kabylisme et l’anti-Berbérisme ne datent pas d’aujour’dhui. Un racisme contre les Kabyles et tous les Amazighes qui remonte au début du mouvement national durant les années 1930 et 1940.
Selon Ali Yahia Abdenour, en 1936, Messali Hadj, leader de l’Étoile nord-africaine, avait déclaré que « l’Algérie sera éternellement algérienne ». Mais dix ans plus tard, il changea d’avis. Messali affirmait que « l’Algérie sera arabe », une phrase qui résume, à elle seule, l’état d’esprit des responsables politiques arabophones de l’époque.
Ali Yahia explique que ce revirement est du à la rencontre du zaïm avec Azzam Bacha et Chekib Arslane à Paris. : « Après la Seconde Guerre mondiale, le PPA s’oriente totalement vers le Moyen-Orient et cela va s’accentuer avec l’arrivée de Jamel Abdennacer en 1952. Le parti n’emploie plus le terme d’Afrique du Nord mais du Maghreb arabe », fera remarquer Ali Yahia Abdenour.
La crise dite berbériste est donc issue d’un ensemble de dérapages idéologiques et de raccourcis pris sans la moindre réflexion, toujours selon Ali Yahia qui rappelle un mémorandum du bureau politique du PPA déclarant l’Algérie comme « une nation arabe et musulmane à partir du VIIesiècle ». Or, indique l’auteur de livre, les militants kabyles perçoivent cela comme un déni d’une Algérie qui a bel et bien existée avant l’occupation arabe. C’est cette même politique de ségrégation et de racisme qui a été prônée depuis 1962 à ce jour. Pis encore, les populations Amzighones font face à des assassinats et persécutions de tous genres.
Saïd F.

« Je ne suis pas arabe et le sommet arabe ne me représente pas » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



La journaliste amazighe libyenne Sana Mansouri :
En Libye, les Amazighs de ce pays frère sont sortis de l’ombre pour s’imposer et faire valoir leurs droits culturels. Une des plus célèbres journalistes de la chaîne de télévision Amazighe, Sana Mansouri, a eu le courage de dénoncer en direct le sommet Arabe qui parle au nom des Amazighs. Une première dans le militantisme amazigh.
17/02/2014 - 09:28 mis a jour le 17/02/2014 - 10:08 par Karima Oufli
Si la culture et la langue amazighes existent encore en Afrique du nord, c’est grâce aux femmes. C’est l’avis des historiens, linguistes et des chercheurs en ethnologie et en sociologie. Les femmes Berbères militent et défendent toujours leur identité avec courage et conviction. De nos jours encore, elles sont au premier rang dans le combat pour la sauvegarde de l’identité.
En Libye, les Amazighs de ce pays frère sont sortis de l’ombre pour s’imposer et faire valoir leurs droits culturels. Une des plus célèbres journalistes de la chaîne de télévision Amazighe, Sana Mansouri, a eu le courage de dénoncer en direct le sommet Arabe qui parle au nom des Amazighs. Une première dans le militantisme amazigh.
Elle a affirmé avec fierté qu’elle n’est pas arabe et son pays, la Libye, ne l’est pas non plus. « Mon pays n’est pas arabe, je ne suis pas arabe et le sommet arabe ne me représente pas ! » dira la journaliste amazighe libyenne Sana Mansouri. Une déclaration qui s’est répandue dans tous les pays de l’Afrique du nord.
Sana est devenu la femme la plus célèbre en Libye grâce à son audace. Ses déclarations sont perçues comme un acte de bravoure et de courage.
« Sana Mansouri vient de marquer notre histoire en lettres d’or et son nom s’ajoutera à ceux de la Reine Tinhinane, Kahina, …….. », nous a déclaré un de ses collègues de travail.
Depuis la diffusion de ces déclarations par la chaîne Amazighe Libyenne, des centaines d’Amazighes de ce pays ruiné depuis des années par la tyrannie de Kadafi viennent de toutes parts pour lui rendre visite et hommage au siège de la télévision.
L’héroïne Berbère Sana est saluée par tous les habitants deTamazgha. Elle a promis de continuer son combat pour l’Amazighité jusqu’au dernier souffle de sa vie !
Karima Oufli

Le pouvoir algérien interdit la vente de 250 livres en Algérie | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Dans le souci de préserver l’histoire et l’Islam !
Le responsable du secteur religieux algérien veut faire croire que « les livres portant atteinte à la religion et à l’histoire de la révolution algérienne et faisant l’apologie du chiisme, de l’extrémisme et du terrorisme sont interdits d’entrée en Algérie ». Un argument peu convainquant lorsque l’on voit des livres qui prônent le salafisme et le Djihad Islamique étalés partout dans les librairies !
17/02/2014 - 07:05 mis a jour le 17/02/2014 - 07:11 par Karima Oufli
Le régime algérien surveille tout ce qui bouge. Les journaux et les livres autorisés à la vente sont passés au crible. Plus de 250 livres importés sont interdits de vente en Algérie par la commission nationale mixte de contrôle du livre importé, pour le motif « d’atteinte à la religion et à l’histoire de la révolution algérienne et traitant de la sorcellerie ».
L’information a été confirmée par le directeur de la Culture Islamique au Ministère des Affaires Religieuses et wakfs, DrBouzid Boumediène en marge de la tenue du salon national du livre qui est organisés en ce moment à la ville d’Oran.
Les faits sont graves. C’est une atteinte à la liberté de l’expression que le régime algérien assume avec fierté.
Le responsable du secteur religieux algérien veut faire croire que « les livres portant atteinte à la religion et à l’histoire de la révolution algérienne et faisant l’apologie du chiisme, de l’extrémisme et du terrorisme sont interdits d’entrée en Algérie ». Un argument peu convainquant lorsque l’on voit des livres qui prônent le salafisme et le Djihad Islamique étalés partout dans les librairies !
Notre source précise également que parmi les livres interdits d’entrée en Algérie figure un titre, dont nous ignorons l’auteur, sur la biographie de l’Emir Abdelkader qui relate ses étroites relations avec les autorités coloniale. « La vraie raison de l’interdiction de ces 250 livres à mon avis est ce livre sur Abdelkader qui raconte sa vie et sa proximité avec le roi Français de son époque. Les contrôleurs ont trouvé ce subterfuge pour d’autres livre pour une interdiction collective », nous a affirmé un des responsables de ce salon à Oran.
Karima Oufli

dimanche 16 février 2014

Bouzeguène: Le MAK appelle à un meeting populaire le samedi 22 février à 11h 17/02/2014 - 07:28


Bouzeguène: Le MAK appelle à un meeting populaire le samedi 22 février à 11h

17/02/2014 - 07:28

BOUZEGUENE ( SIWEL) - La Coordination MAK de Bouzeguène appelle à un meeting populaire le Samedi 22 février au chef-lieu de Bouzeguène, devant la poste, à 11h. Ce meeting entre dans le cadre du rejet des élections présidentielles qui tendent à perpétuer un régime raciste qui n’a que trop duré.


Bouzeguène: Le MAK appelle à un meeting populaire le samedi 22 février à 11h
Le MAK appelle à un meeting populaire le 22 février 2014 à Bouzeguène (devant la poste) pour : 
  • Dénoncer et condamner l’insécurité entretenue par le régime raciste d’Alger en Kabylie.

    Rejeter les prochaines élections présidentielles du pouvoir assassin. 
    Exiger le droit du peuple kabyle à son autodétermination. 

    Dénoncer la politique raciste du pouvoir algérien qui embarque chaque jour, des dizaines de jeunes kabyles, pour les enrôler de force dans les rangs de l'armée algérienne. 

    Soutenir le peuple Mozabite qui lutte pour sa dignité et sa liberté.

Abdenour Abdesslam dénonce la malhoneteté intellectuelle de Benjamin Stora vis à vis des militants kabyles

Abdenour Abdesslam dénonce la malhoneteté intellectuelle de Benjamin Stora vis à vis des militants kabyles

17/02/2014 – 00:52

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Dans Une Lettre Adressé À L’Historien Français Benjamin Stora, Abdennour Abdesselam, Écrivain Et Militant Kabyle Du Combat Amazighe, A Contesté À L’historien La Vision Qu’il Développe Sur Le Mouvement National Algérien Et, Surtout, La Fausse Paternité Qu’il En Accorde À Messali Hadj À Ce Dernier Au Détriment Du Rôle, Premier Et Fondamental, Des Militants Kabyles. Il Dit Entre Autre "Le Point Qui Apparait Le Plus Significatif De Votre Prise De Position « Volontariste » Et Qui Est De La Plus Insupportable Troncation De L’histoire Est Celle D’avoir Qualifié De Facto Messali Hadj Comme Étant Le Père Du Nationalisme Algérien Alors Qu’il Ne Surviendra Sur La Scène Nationaliste Qu’une Année Après La Création De L’Etoile Nord Africaine. La Veille De La Visite Officielle En Algérie Du Président François Holland Vous Aviez Même Été Invité À L’Elysée Pour Lui Darder Avec Force Insistance D’annoncer Dans L’intérêt De La Politique Française En Algérie Le Fallacieux Statut Que Vous Avez Choisi Pour Messali. ". Ci-Après La Lettre Ouverte Adressée À Benjamin Stora


Abdenour Abdesslam  (PH/DR)
Abdenour Abdesslam (PH/DR)
Lettre ouverte à Mr Benjamin Stora Professeur d’histoire à l’Université Paris 13 Paris France. 
Par Abdennour Abdesselam. 
Monsieur le professeur, 
J’ai pratiquement lu l’ensemble de vos ouvrages se rapportant à l’histoire du mouvement national et de la guerre d’Algérie. Au fil de mes lectures je vous avouerai que j’ai noté une certaine frilosité que vous avez à citer les acteurs politiques issus du pays Kabyle ou même que vous les niez tout simplement. Je voudrai lever tout de suite et par anticipation toute forme de catégorisation spéculative que vous serez tenté de faire sur mes remarques parce que je suis kabyle et vous dis d’emblée que si je suis justement profondément kabyle je ne suis pas moins et avant tout profondément algérien. Nous Kabyles, nous célébrons tout le cheminement et l’évolution de la conscientisation nationale entrepris par tous nos hommes politiques quelque soit leur origine régionale. Cependant cela ne nous empêche pas d’apporter d’interpeler, de rééquilibrer et de contredire certaines conclusions hâtives, sournoises et tendancieuses de certains observateurs de la scène nationaliste algérienne teintées malheureusement et étonnement de préjugés connotés et vous en êtes un exemple. 
Ainsi donc je relève tout au long de vos écrits une prise de position constante et subjective en faveur ou au détriment des uns et des autres des acteurs politiques algériens selon qu’ils soient arabophones ou berbérophones. Il est évident que vos commentaires tendancieux sur le sujet ne peuvent influencer ni même altérer nos rapports entre algériens. 
Le point qui apparait le plus significatif de votre prise de position « volontariste » et qui est de la plus insupportable troncation de l’histoire est celle d’avoir qualifié de facto Messali Hadj comme étant le père du nationalisme algérien alors qu’il ne surviendra sur la scène nationaliste qu’une année après la création de l’Etoile Nord Africaine. La veille de la visite officielle en Algérie du président François Holland vous aviez même été invité à l’Elysée pour lui darder avec force insistance d’annoncer dans l’intérêt de la politique française en Algérie le fallacieux statut que vous avez choisi pour Messali. 
Peut-on raisonnablement accepter ou même seulement comprendre qu’un historien de votre taille ait pu seulement et à ce point ignorer un pan entier de l’histoire du mouvement national algérien immédiatement après la première guerre mondiale. Comment avez-vous élidé que déjà en 1924 et après la dissolution de l’Union Inter-Coloniale des Ouvriers Nord-Africains et pour s’affranchir et ne plus dépendre de l’emprise du Parti Communiste Français de l’époque le nationaliste Imache Amar créa avec ses compagnons le 7 décembre 1924 à Paris après un regroupement de plus de 100.000 algériens une nouvelle organisation sociopolitique autonome sous le nom du Congrès des Ouvriers Nord Africains de la région Parisienne : Le C.O.N.A.1 
Le C.O.N.A dirigé par Imache Amar réclame immédiatement l’indépendance de l’Algérie et la première motion votée à l’unanimité le jour même a été le soutient apporté à Abdelkrim Akhettab qui venait de créer la première république berbère du Rif Marocain alors en guerre contre la coalition militaire Espagnole et Française commandée conjointement par les capitaines Franco pour l’Espagne et Pétain pour la France. En ces temps Messali Hadj était méconnu des milieux politiques. Il était alors membre de la confrérie islamique : la Darqaouia affiliée à l’Association des Oulémas qui pour rappel revendiquait purement et simplement l’assimilation des algériens à la France coloniale1. 
Vous auriez dû vous inspirer de l’expérience de vos aînés historiens français à l’image de Rollin de Marguerite, Charles Robert Agéron, René Jammes, Bernard Terhorst qui se sont bien gardés de faire dans le préférentiel aussi volontariste qu’hasardeux. Notez qu’à la création de l’Etoile Nord Africaine en 1926 et parce que sur ses 22 fondateurs 19 au moins étaient des kabyles que sont entre autres les: Imache Amar, Hadj Ali Abdelkader, Radjef Belkacem, Banouh, Si Djillani, Yahyaoui, Djeffal Mohamed qui a été élu comme premier président pour les deux premières années, ce qui fera dire à votre autre aîné historien Roger Letoumeau qu’on aurait mieux fait de l’appeler : « l’Etoile Kabyle ».1 Il est bien entendu que le mérite revient à tous ses 22 membres fondateurs. Messali n’ayant rejoint l’Etoile qu’une année après sa création. Il n’est donc même pas membre fondateur. 
Que vous soyez devenu un des nombreux spécialistes à s’intéresser à l’histoire révolutionnaire de mon pays cela vaut tous les mérites mais votre métier d’historien cesse d’être en tant que tel dés lors que vous vous êtes laissé aller à des considérations extra-historiennes. Ainsi d’avoir attribué à Messali Hadj la paternité du mouvement national algérien vous entachez votre spécialité d’historien d’une grave atteinte à l’honnêteté intellectuelle, à l’équité et à la déontologie du métier. Je me pose la question de savoir à quel titre mais surtout à quel dessein vous êtes-vous permis de distribuer ce genre de qualificatifs trompeurs, fourbes et aussi surprenants que fantaisistes. 
En cela, notez Monsieur Stora que nos hommes politiques ne sont pas comptables devant vous ni des élèves d’une classe sans fenêtres et dont vous seriez le maître. Ils le sont uniquement devant l’histoire et le peuple algérien auquel ils appartiennent tous. 
Vous oubliez qu’un jour, quelque part, quelqu’un interrogera l’histoire et celle-ci répond par ses vérités. Ainsi en a été de l’ouvrage de Omar Carlier sur Imache Amar intitulé « Le cris du Révolté » et d’une thèse universitaire de Amar Ouerdane1 aux références très poussées et publiée se rapportant toujours à Amar Imache le véritable père spirituel du nationalisme algérien. C’est Amar Imache qui, dés la fin de la première guerre mondiale, a intellectualisé politiquement la prise de conscience nationaliste algérienne. 
Loin est mon intention de contester à qui que ce soit de n’avoir pas été imprégné des idées nationalistes à un temps « t » de l’histoire y compris et à plus forte raison à Messali mais chacun doit être situé à sa juste place et dans son juste rôle le long de son parcours. En cela, la guerre d’Algérie a condamné votre « dauphin » et non moins criminel Messali qui a créé dés le déclenchement de la révolution, le 1er Novembre 1954, un mouvement contre révolutionnaire financé, équipé et lourdement armé par la France coloniale à savoir le M.N.A. auteur de nombreux assassinas de dignes militants et maquisards du FLN de 1954 et 1958 en Algérie et particulièrement dans l’émigration. 
En revisitant le parcours de votre tristement célèbre Messali nous découvrons sans étonnement aucun et à la lumière des recherches faites par des historiens algériens les accointances secrètes et matérialistes qu’il entretenait et développait avec les différents services politiques de la France coloniale. Quelle amétrope recherche vous a-t-elle fait brouiller que déjà la création du P.P.A le 11 mars 1937 était destinée à enterrer définitivement l’Etoile Nord Africaine crainte par ses patrons du Front Populaire Français car elle reprenait dans sa plateforme issue du Congrès de Bruxelles tenu du 10 au 15 février 1927 la principale revendication non négociable du C.O.N.A : à savoir l’indépendance de l’Algérie. Mahfoudh Kaddache révèle dans «Histoire du nationalisme algérien » que « la position du PPA, lors de sa fondation paraît en retrait sur le programme de l’Etoile ». Dans un autre document il note à juste titre qu’« Avec L’Etoile Nord Africaine la revendication de l’indépendance n’est pas suggérée, elle est exprimée clairement ». Mais plus grave encore nous tenons de Fouad Soufi qui écrit dans « De l’Etoile Nord Africaine au PPA continuité ou rupture » cette interrogation combien lourde de sens : « N’assiste-t-on pas à la constitution d’un nouveau parti qui, parfois, s’oppose à l’ancien (c’est-à-dire l’Etoile) et souvent fonctionne par exclusions ou départs successifs ? ». 
En effet les douteux agissements de Messali ont, au fil du temps, vidé le mouvement de ses hommes politiques compétents, loyaux, intègres mais surtout connus incorruptibles à l’image d’Imache Amar. 
Non monsieur Benjamin Stora ! Messali n’est pas le père du nationalisme algérien et ce n’est certainement pas la préface que vous avez signé dans l’ouvrage d’Imache Amar intitulé « L’Algérie Au Carrefour » paru en 2012, où vous continuez même de cultiver l’amalgame sur le sujet, qui vous rachètera ou vous absoudra de votre mensonge grotesque dont les objectifs aujourd’hui en souterrains finiront certainement par être clarifiés un jour. Il est connu que le temps fait son œuvre. 
Tizi Ouzou le 01 Novembre 2013 
Abdennour Abdesselam. 
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1 : Amar Ouerdane « La question berbère dans le mouvement national algérien 1926-1980. » Ed Epigraphe Dar El Ijtihad 1993.