lundi 14 avril 2014

Création de l'Algérie

C'est la France qui « inventa » l'Algérie... 
Lettre du Général Schneider, Ministre, Secrétaire d'Etat de la Guerre, en date du 14 octobre 1839 au Maréchal Valée, gouverneur général, créant l'appellation d' Algérie. - Archives Service Historique de l'Armée.

Monsieur le Maréchal, jusqu'à ce jour, le territoire que nous occupons dans le Nord de l'Afrique a été désigné, dans la communication officielle, soit sous le nom de Possession française dans le Nord de l'Afrique, soit sous celui d'Ancienne Régence d'Alger, soit enfin sous celui d'Algérie.

Cette dernière dénomination plus courte, plus simple et en même temps plus précise que toutes les autres, m'a semblé devoir dorénavant prévaloir. Elle se trouve d'ailleurs déjà consacrée par une application constante dans les documents distribuées aux chambres législatives et dans plusieurs discours du trône. Je vous invite en conséquence à prescrire les mesures nécessaires pour que les diverses autorités, et généralement tous les agents qui, à un titre quelconque se rattachant aux services civils ou militaires de notre colonie, aussi dans leur correspondance officielle, et dans leurs actes ou certificats quelconques qu'ils peuvent être amenés à délivrer, à substituer le mot algérie aux dénominations précédemment en usage.

Recevez, Monsieur le Maréchal, l'assurance de ma très haute considération.


Patrimoine de la Wilaya 3 : la Kabylie trahie - LE HOLD-UP D’HIER A ALIMENTÉ LA DICTATURE D’AUJOURD’HUI

Patrimoine de la Wilaya 3 : la Kabylie trahie - LE HOLD-UP D’HIER A ALIMENTÉ LA DICTATURE D’AUJOURD’HUI

14/04/2014 - 22:30


KABYLIE (SIWEL) - "Voila 4 ans que cette histoire a été rendue publique. En dehors du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK), aucune voix du gouvernement, ni de l’opposition et ni d’objecteurs de conscience n’a réagi. 

Aujourd’hui, les peuples d’Algérie qu’on invite encore à participer à la kermesse présidentielle ont le droit de savoir qu’est-il advenu du trésor de la wilaya 3 et où sont passés les autres comptes des structures de la Révolution qui avaient, rappelons-le encore et encore, toutes, une complète autonomie financière en matière de collecte et de mise à disposition ? 

Cette interpellation s’adresse à Abdelaziz Bouteflika, Ali Benflis, Louiza Hanoune, Rébaïne Ali Faouzi, Moussa Touati et Abdelaziz Bélaïd." 

Siwel publie l'intégralité de cette déclaration-interpellation signée par un groupe de patriotes kabyles.


Patrimoine de la Wilaya 3 : la Kabylie trahie - LE HOLD-UP D’HIER A ALIMENTÉ LA DICTATURE D’AUJOURD’HUI
Patrimoine de la Wilaya 3 : la Kabylie trahie 

LE HOLD-UP D’HIER A ALIMENTÉ LA DICTATURE D’AUJOURD’HUI 

En remettant à Ben Bella l’épargne de guerre de tout un peuple péniblement thésaurisée durant des années de misère et de privations, les responsables de la Kabylie de l’époque ont financé la propre perte de leur région. Mais le pire n’est pas dans ce geste qu’on peut attribuer à la limite à une candide naïveté, le plus grave est qu’il ait été compris par le clan d’Oujda qui a pris le pouvoir avec violence comme un signe de soumission. Suite à cette compromission au détriment de peuple kabyle, la Kabylie est devenue le souffre-douleur éternel et la vache à traire occasionnelle du système. 

Il faut reconnaitre cependant que le dilemme n’était pas facile à trancher pour les responsables de la wilaya 3 d’alors. Deux alternatives se présentaient à eux : 
- ou bien partager le pactole entre les chefs et les cadres militaires, option qui allait entraîner immanquablement une série interminable de dénonciations, de réclamations, d’aigreurs et de règlements de compte ; 
- ou alors le remettre à la représentation de l’état, faisant ainsi preuve de nationalisme et d’unité nationale. C’est la deuxième option qui a été choisie par le colonel Mohand Oulhadj Akli. À plus et mieux informés sur cette affaire, nous laissons le bénéfice du doute au profit de ceux qui ont pris cette décision. 

Mais le scandale est ailleurs ! 
Lorsque, le samedi 28 août 2010, un ancien colonel de l’ALN, fils du dernier commandant de la wilaya III, dépositaire des archives a accepté de rendre public le reçu des versements du patrimoine de la wilaya III, publiés dans El Watan de cette date, il ne pensait pas détenir la preuve d’une forfaiture générale perpétrée par Ben Bella et le clan d’Oujda. 
En effet, alors qu’un véritable trésor composé d’argent, de bijoux, de lingots d’or et de diverses donations a été remis contre quitus à la présidence de la République, autrement dit à Ben Bella par les responsables de la Wilaya III, aucune autre structure organique de la Révolution n’a fait de même. 
Pour rappel, les démembrements structurels de la Révolution qui avaient tous l’autonomie financière étaient : 
- la Wilaya 1 : Aurès-Nemenchas ; 
- la Wilaya 2 : Nord-Constantinois ; 
- la Wilaya 3 : Kabylie ; 
- la wilaya 4 : Algérois 
- la Wilaya 5 : Oranie ; 
- la Wilaya 6 : Sud. 
A cela s’ajoute la Zone Autonome d’Alger (ZAA) et la Fédération FLN de France. 

Le pactole remis le 31/12/1964 par la Wilaya 3 à ses propres bourreaux comptait, sans être exhaustif : 
- 4 millions de Nouveaux-Francs, 
- 46 lingots d’or d’un kilogramme chacun, 
- 44 pièces d’argent de 5 francs. 
- une paire de bracelet d’or, 
- un tour de cou avec une pièce de 50 francs en or, 
- 84 pièces d’or de 10 francs, 
- 9 278 pièces de 20 francs en or. 

Ce trésor provient des cotisations et donations des citoyens kabyles au profit de ce qu’ils croyaient être la révolution qui allait leur apporter la liberté et la prospérité. En retour, la Kabylie a laissé encore sur le carreau près de 500 citoyens, tués par les troupes fraiches et guillerettes du clan d’Oujda qui ont enfin trouvé l’heureuse occasion de tirer un baroud, même si c’est contre ceux qui étaient censés être des frères d’armes. 

Après la première révélation publique (El watan du 28 août 2010) de cette affaire d’état avec preuves écrites à l’appui, des personnalités du Gouvernement et de partis politiques auraient réprimandé son auteur par téléphone sous prétexte de risquer de réveiller « la fitna entre Algériens ». 
La belle affaire ! On convoque une fois de plus la religion pour absoudre une forfaiture et le nationalisme pour justifier un gangstérisme d’état de Ben Bella dont les manières ont été annoncées lors du congrès de Tripoli en mai 1962 à l’adresse de Ben Khedda, le Président du GPRA d’alors. Certains de ses sbires sont encore vivants dont un certain Abdelaziz Bouteflika qui a été son ministre des AE dans le gouvernement 3 (2 septembre 1964 – 19 juin 1965). 

Voila 4 ans que cette histoire a été rendue publique. En dehors du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK), aucune voix du gouvernement, ni de l’opposition et ni d’objecteurs de conscience n’a réagi. 

Aujourd’hui, les peuples d’Algérie qu’on invite encore à participer à la kermesse présidentielle ont le droit de savoir qu’est-il advenu du trésor de la wilaya 3 et où sont passés les autres comptes des structures de la Révolution qui avaient, rappelons-le encore et encore, toutes, une complète autonomie financière en matière de collecte et de mise à disposition ? 

Cette interpellation s’adresse à Abdelaziz Bouteflika, Ali Benflis, Louiza Hanoune, Rébaïne Ali Faouzi, Moussa Touati et Abdelaziz Bélaïd. 


Kabylie, le 12 avril 2014 

INAZVAYEN, 
GROUPE DE PATRIOTES KABYLES 

La kabylie ne doit pas servir de tremplin à l’élection d’un quelconque candidat | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Meeting du MAK à Bgayet
Farid Djennadi, secrétaire général du MAK, lancera tout de go que la Kabylie ne cautionnera jamais le jeu trouble d’Alger. « Elle a choisi, rajoutera-t-il, la voie de la liberté et elle se concrétisera par un état souverain quel que soit le prix à payer ».
14/04/2014 - 21:02 mis a jour le 14/04/2014 - 21:02 parMassidida
Le slogan « le combat continue » est sur la bonne voie au sein du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK). La meilleure preuve est cette prise de parole de Kahina Mebarki, la propre fille du président du conseil national, Mouloud Mebarki, lors du meeting organisé par le MAK, dans l’après-midi de lundi, à l’esplanade de la maison de la culture Taos Amrouche de Bgayet. Cette dernière veut, d’ores et déjà, assurer la relève de son père, présent parmi la délégation du MAK. C’est au nom du conseil universitaire de Bgayet que celle-ci interviendra.
Elle mettra en garde contre l’instrumentalisation de la Kabylie par les divers clans du pouvoir mafieux d’Alger en cette période trouble d’élection présidentielle laquelle intervient à la veille de la commémoration du printemps amazigh et du printemps noir. « Le 20 avril, lancera-t-elle à l’adresse des jeunes, qui doivent rester vigilants, constitue un repère fondamental à la Kabylie dans le recouvrement de son identité, de sa culture et de sa civilisation alors que le printemps noir rappelle que les corps constitués de l’état algérien tuent la jeunesse kabyle sans que personne ne lui vienne en aide ». « Les étudiants de Bgayet, soulignera-t-elle, refusent que la Kabylie serve à nouveau de terrain de jeu aux luttes de pouvoir et la jeunesse kabyle, en général, doit se concentrer sur sa propre émancipation dans un cadre exclusivement kabyle et amazigh ».
Elle conclut son intervention en appelant à une marche le 20 avril pour exiger le droit du peuple kabyle à son autodétermination, pour soutenir le peuple amazigh du Mzab qui subit l’apartheid du régime raciste d’Alger et enfin pour exiger l’annulation immédiate du contrat portant exploitation du gaz schiste de Bgayet.
Lui emboitant le pas, Farid Djennadi, secrétaire général du MAK, lancera tout de go que la Kabylie ne cautionnera jamais le jeu trouble d’Alger. « Elle a choisi, rajoutera-t-il, la voie de la liberté et elle se concrétisera par un état souverain quel que soit le prix à payer ».
D’ailleurs, pour ce dernier, l’état algérien n’a jamais programmé de projets économiques pour la Kabylie notamment depuis la venue de Bouteflika. Bien au contraire, il y a eu la construction de l’une des plus grandes prisons d’Afrique à OuedGhir, d’une caserne à Remila et l’installation d’une quarantaine de campements militaires au niveau du littoral kabyle. « Bien plus grave, soulignera l’orateur, la machine destructrice de la région a été mise en marche à travers la réalisation d’un stade sur un terrain agricole comme si le foncier faisait autant défaut dans la région pour qu’on puisse confisquer les terres qui nourrissent la région. »
Il rappellera à l’assistance que l’état kabyle a existé bien avant celui d’Algérie qui, par ailleurs, a été créé par la France laquelle est restée politiquement présente en Algérie malgré son départ militaire en 1962. En appelant à une marche grandiose pour le 20 avril, le secrétaire général du MAK expliquera que par cette action, les kabyles prouveront encore une fois qu’ils tiennent à leur indépendance.
Le président du MAK, Bouaziz Ait Chebib, abondera dans le même sens et s’attaquera aux multiples télévisions algériennes qui accusent le MAK d’être manipulé par l’étranger alors que l’état algérien est, lui-même, dirigé par la France et le clan d’Oujda. « D’ailleurs, c’est François Hollande dit François Arabie, qui a imposé Bouteflika pour un 4e mandat tout en agréant l’association de malfaiteurs constituée par les dirigeants d’Alger ».
Ainsi donc avant les marches du 20 avril programmées à Bgayet, Tuviret et Tizi Wezzu, le MAK a organisé une série de meetings à travers la Kabylie. Dans la matinée du lundi, c’est à Barbacha qu’un meeting a été animé alors que depuis le début du mois, les villes de Tizi n’Berber,Melbou, Raffour et Iwadiyen ont reçu des dirigeants du MAK qui y ont animées des meetings en attendant celui de ce mardi àMichelet. Massidida

Pour contrecarrer les marches de la journée historique du 20 avril le Makhzen marocain procède à l’arrestation des militants amazighs

Pour contrecarrer les marches de la journée historique du 20 avril le Makhzen marocain procède à l’arrestation des militants amazighs

14/04/2014 - 18:12


CASABLANCA (SIWEL) — Hier après-midi, à Casablanca, le Makhzen marocain a procédé à l’arrestation de dix militants Amazighs appartenant à l’organisation Izerfane (NDLR : les droits). Ces derniers ont été emprisonnés au commissariat central de Zerktouni pour avoir distribué des tracts appelant à une marche pacifique le 20 avril pour célébrer à l’instar des autres peuples amazigh cette journée historique de lutte et d’espoir en faveur de la langue, de la culture et de l’identité amazighe victimes du négationnisme arabo-islamique des Etats illégitimes d’Afrique du Nord.


« De ceci, on peut comprendre que les Amazighs n’ont pas de place au Maroc arabo-islamique. Un des deux doit donc disparaitre : l’arabo-islamisme ou les Amazighs ! » (PH/DR)
« De ceci, on peut comprendre que les Amazighs n’ont pas de place au Maroc arabo-islamique. Un des deux doit donc disparaitre : l’arabo-islamisme ou les Amazighs ! » (PH/DR)
Les forces royales du Makhzen à Casablanca ont procédés à l’arrestations d’une dizaine de militants Amazighs en raison de la distribution par ces militants de tracts appelant les habitants de Casablanca à participer massivement à la marche pacifique du mouvement Amazigh prévu le 20 Avril 2014. 

Le site d’information Amazighworld précise qu’ « Il y a une semaine trois syndicats marocains FDT, CDT et UMT ont été autorisé par les autorités marocaines à faire compagne de leur marche qui a lieu le 6 Avril dernier à Casablanca. Il semble donc que les Amazighs n’ont pas le droit de marcher, de protester contre le mépris dans leur propre pays qui est pris en otage par l’idéologie arabo-islamique. ». 

Le 20 avril est une date qui gêne tous les Etats artificiel d’Afrique du Nord pour la simple raison qu’elle leur renvoie en pleine figure la nature coloniale de leur gouvernance. En effet, un Etat qui ne soit pas proprement amazigh en Afrique du Nord ne peut pas être autre chose que l’expression d’un colonialisme qui ne dit pas son nom. Et ce n’est pas parce que l’Occident cautionne le « Maghreb Arabe » qui constitue une véritable spoliation, que cela est vrai. Jusque dans le fin fond des villages de Tamazgha, plus personne n’ignore aujourd’hui que l’Occident s’évertue à maintenir des Etats artificiel dans le but de spolier les peuples autochtone de leurs richesses naturelles, en particulier énergétique. 

Non satisfait des « belles avancées démocratiques au Maroc », pour reprendre la terminologie officielle européenne, en particulier françaises, AmazighWorld rapporte que « le parlement marocain a officiellement annoncé, il y a quelques mois, l’interdiction de parler au parlement en langue Amazigh pour barrer la route à tous les parlementaires qui essayeront encore une fois de parler en langue Amazigh, après la tentative faite par une parlementaire » ; 

« La semaine dernière le même parlement a eu l’audace d’annuler complètement un bulletin de vote d’une parlementaire pour la seule raison qu’elle l’a écrit en langue Amazighe bien qu’elle est une langue officielle. Toutes fois, et en même moment il a accepté trois autres bulletins écrit cette fois-ci en langue française qui n’est ni nationale ni officielle ! » Rajoute le site amazighe d’information. 

Enfin, AmazighWorld conclu en ces termes : « De ceci, on peut comprendre que les Amazighs n’ont pas de place au Maroc arabo-islamique. Un des deux doit donc disparaitre : l’arabo-islamisme ou les Amazighs ! » 

Et finalement, tous les peuples amazighs après avoir longtemps cru à une possible fraternité finissent par se rendre à l’évidence que de concession en concession, les amazighs sont en passe de tout perdre et que désormais se pose une seule et unique question : les amazighs doivent-ils accepter de disparaitre pour laisser place au colonialisme arabo-islamique ? Tous les autres débats ne sont que des leurres qui font gagner un temps inestimable aux ennemis des peuples amazighs 

maa, 
SIWEL 

source AmazighWorld 
Voir le lien ci-dessous

Le siège de la mairie d’Aït Yahia Moussa fermé par les villageois | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Tizi Wezzu
Les manifestants ont fermé le siège de la mairie de cette localité qui accuse un retard sur le plan de développement local. Le premier problème posé : le manque d’eau potable. Même durant la période hivernale, l’eau se fait rare pour le villageois d’Ivouhren.
14/04/2014 - 17:51 mis a jour le 14/04/2014 - 19:08 parKarima Oufli
Alors que le régime gaspille des milliards du trésor public pour mener campagne en faveur de Bouteflika, les villageois de laKabylie ne cessent de crier à qui veut les entendre qu’ils font face à un manque flagrant de moyens et à des problèmes au quotidien.
Rien que ce matin, les habitants du village Ivouhren, de la localité d’Aït Yahia Moussa, 30 km au sud de Tizi Wezzu, sont sortis dans la rue pour réclamer des autorités locales de concrétiser leurs engagements.
Les manifestants ont fermé le siège de la mairie de cette localité qui accuse un retard sur le plan de développement local. Le premier problème posé : le manque d’eau potable. Même durant la période hivernale, l’eau se fait rare pour le villageois d’Ivouhren.
« Si en cette période l’eau se fait rare, que dire de la saison des grandes chaleurs. On veut de l’eau à l’image de tous les habitants de notre région. L’eau de notre région est distribuée pour les villes d’Alger, Blida, Médéa et autres et nous ils nous laissent dans cette situation ! C’est indigne ! », nous a déclaré un membre de comité de village.
Les villageois exigent aussi des autorités locales de bitumer la piste qui relie leur village. Ce tronçon routier est presque impraticable car il est parsemé de nid-de-poule.
Les élus locaux ont amorcé un dialogue avec les vilageois et ont promis de prendre en charge leurs doléances. Des promesses qui ne sont jamais concrétisées sur le terrain.
Karima Oufli

Printemps patriotique Kabylie-Québec-Catalogne


Plusieurs personnalités seront présentes et divers artistes, kabyles, québécois et catalans  sont au programme. La soirée s'annonce riche en couleurs et en évènements.
Pour la première fois, un grand spectacle regroupant diverses Nations ( Kabylie, Québec et  Catalogne)  aura lieu le samedi 19 avril 2014 à partir de 19h30 au Théâtre National, sis au 1220 rue Ste-Catherine, Métro Beaudry au Centre-Sud de Montréal en commémoration du  Printemps Berbère ainsi que du printemps de tous les patriotes.

Les Amazighs de Libye ne se laissent pas duper par les ruses du Congrès. Ils optent pour la poursuite du boycott de la Constituante

Les Amazighs de Libye ne se laissent pas duper par les ruses du Congrès. Ils optent pour la poursuite du boycott de la Constituante

14/04/2014 - 16:23


BAKAW (SIWEL) — Les Amazighs de Libye ont réitéré, samedi, la poursuite du boycott des élections de la Commission constituante malgré l'amendement opéré par le Congrès général national (CGN, Parlement) introduisant le mécanisme de consensus dans la rédaction de la Constitution, réclamé par le haut Conseil des Amazighs de Libye, mais finalement considéré par ces derniers comme étant insuffisant au regard de l’hostilité manifeste des courants arabo-islamique de Libye envers les amazighs. En effet, dans un communiqué rendu public, samedi, à l'issue de la rencontre ayant réunis les dignitaires et responsables amazigh ainsi que plusieurs organisations de la société civile amazighe dans la ville de Kabaw, les Amazighs, plus que jamais méfiants vis-à-vis du Congrès libyen ont souligné leur refus de participer aux élections de la constituante tant que leurs droits ne seront pas totalement garantis.


Dans leur communiqué, les Amazighs ont signifié que les mécanismes de vote relatifs à la rédaction constitutionnelle et les amendements introduits par le Congrès ne satisfont pas les revendications des Amazighs et ne leur permet en aucun d’exercer pleinement leurs droits politiques, culturels, linguistiques et identitaires. 

Ils estiment que les amendements proposés sont vagues et ne mentionnent pas clairement le consensus sur les sujets ayant trait aux droits des amazighs comme la langue, le drapeau et la forme de l'Etat. 

Pour rappel, les Amazighs de Libye avaient déjà boycotté le scrutin du 20 février dernier pour protester contre l'absence de mécanismes leur permettant d'inscrire dans la future Constitution leurs droits culturels. 

Malgré cela, le Congrès national général (CNG, la plus haute autorité législative et politique en Libye) avait décidé le 23 mars dernier d’organiser des élections pour la Constituante dans les circonscriptions qui n'ont pas participé au scrutin du 20 et du 26 février dernier et ce afin de permettre aux amazighs d'élire leurs représentants. 

En d’autres termes, si les amazighs boycottent, le Congrès libyen qui tient absolument à avoir ce vote amazigh sans pour autant lui reconnaître la légitimité institutionnelle dans son propre pays, tente toute de même de faire voter amazighs en leur mettant sous le nez des leurres (tels que les amendements sur le consensus) et en leur accordants une « extension des délais » jusqu’à ce qu’ils votent… 

Or sur les 60 sièges de la Commission constituante chargée de rédiger la future Constitution de la Libye, seuls 47 sièges ont été remportés à l’issue des élections du 20 et du 26 février auxquelles les Amazighs et les Toubous n’ont pas participé mais aussi la Cyrénaïque qui a déclaré son autonomie et qui ne reconnait pas le Congrès libyen. 

Après 40 années d’une dictature raciste et d’apartheid que leur a fait subir Kadhafi, les Amazighs de Libye ne sont plus du tout prêts à céder sur le plus petit détail de leurs droits légitimes. 

Ils avaient déclaré à plusieurs ne « Nous ne sommes pas de nouveaux migrants sur cette terre pour demander à ce que la langue naturelle et historique de cette partie de Tamazgha dispose pleinement du droit d’exister sur sa propre terre ». 

Par ailleurs, face au louvoiement des islamistes et des panarabistes du Congrès libyen, les amazighs ont radicalisé leurs positions et se réservent désormais le droit d’évoluer vers une solution d’autodétermination.