mardi 13 mai 2014

«La Kabylie ne se reconnaît pas dans le pouvoir algérien»

INTERVIEW DE FERHAT MEHENNI

«La Kabylie ne se reconnaît pas dans le pouvoir algérien»

Jour J pour les élections présidentielles algériennes. Alors que les Algériens sont appelés à voter jeudi 17 avril, la Kabylie, région berbère d’Algérie, s’apprête surtout à boycotter le scrutin. Car les nombreuses manifestations, survenues pendant toute la campagne en Kabylie contre un quatrième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, sont avant tout l’expression d’une contestation plus générale du pouvoir algérien, dans lequel les Kabyles ne se reconnaissent pas. Explications avec Ferhat Mehenni, homme politique et chanteur algérien d’origine kabyle, fondateur du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) et président du Gouvernement provisoire kabyle.
Drapeau berbère (amazigh) commun à tous les peuples berbères d’Afrique du nord. Le bleu représente la mer, le vert représente la nature et le jaune représente le Sahara. Le symbole rouge représente l’«homme libre» (amazigh en berbère). Photo: Magharebia / flickr-cc

JOL Press : De violentes manifestations ont eu lieu début avril à Béjaïa, en Kabylie, contre la tenue d’un meeting du directeur de campagne de Bouteflika. Pourquoi la Kabylie manifeste-t-elle régulièrement son opposition au pouvoir ?
 

Ferhat Mehenni : D’importantes manifestations ont eu lieu pendant toute la campagne présidentielle, non seulement à Béjaïa où elles ont pris une tournure violente, mais également dans d’autres villes de la Kabylie comme à Tizi Ouzou. La Kabylie ne se sent pas algérienne mais kabyle. Depuis que l’Algérie a dicté que l’identité algérienne était arabe, la Kabylie s’est distancée de l’Algérie et n’investit plus qu’en elle-même. Les émeutes qu’il y a eu à Béjaïa sont l’expression de l’aspiration des Kabyles à exister comme tels, librement, sans avoir à subir le régime militaire algérien.

JOL Press : Quel bilan faites-vous des précédents mandats du président Abdelaziz Bouteflika ?
 

Ferhat Mehenni : La Kabylie n’a jamais voté pour le président Bouteflika. Depuis 1999, la Kabylie refuse de participer aux scrutins présidentiels. Elle attend l’élection de son propre président et pour elle, tout président algérien est un président étranger. C’est sous le règne de Bouteflika qu’a eu lieu le Printemps noir [émeutes en Kabylie violemment réprimées par l’armée algérienne entre 2001 et 2002, ndlr], qui a fait près de 150 morts. Si les enquêtes – diligentées par le président lui-même – ont conclu que le président n’avait pas donné l’ordre pour tirer sur la foule, il n’a en tout cas pas donné l’ordre d’arrêter de tirer...
Le régime de Bouteflika a saboté l’économie kabyle, tous les investissements ont été bloqués pour « asphyxier » la Kabylie et faire fuir les investisseurs. En clair, la Kabylie ne se reconnaît pas dans le pouvoir algérien en général, et dans celui de Bouteflika en particulier.

JOL Press : Doit-on alors s’attendre à une très forte abstention des électeurs kabyles pour ce scrutin ?
 

Ferhat Mehenni : En Kabylie, il n’y aura pas de vote. Ceux qui iront voter le feront en catimini. Aucun, parmi les six candidats officiels, ne trouve en effet grâce aux yeux du peuple kabyle. Il y a un boycott de fait des élections algériennes en Kabylie depuis maintenant quinze ans. Car notre seule revendication est le droit à l’autodétermination de la Kabylie.

JOL Press : Que se passera-t-il si Bouteflika l’emporte encore une fois ?
 

Ferhat Mehenni : Cela ne changera absolument rien pour nous. En cas de victoire d’un autre, notamment du principal opposant à Bouteflika, Ali Benflis, cela ne serait qu’une affaire de « chaises musicales » entre clans au pouvoir.

JOL Press : Quelle analyse faites-vous des évènements sanglants qui durent depuis un mois à Ghardaïa, entre Arabes et Mozabites berbères ?
 

Ferhat Mehenni : La première des conclusions à tirer du drame du Mzab [région berbérophone située à 600 km au sud d’Alger, ndlr] est le fait que l’Algérie n’est pas une nation : c’est une mosaïque de nations. Depuis la colonisation française, des Chaâmbi (arabes) ont été déplacés vers le territoire mozabite (berbère) et depuis, les querelles entre les deux communautés n’ont jamais cessé. Depuis 1975, avec la découverte de la richesse en gaz et en hydrocarbures du sous-sol du Mzab, il semble qu’il y ait un plan consistant à spolier les Mozabites de leur territoire. Ces derniers temps, nous avons ainsi vu des forces de sécurité se mettre du côté des agresseurs pour assaillir les Mozabites. Ceux-ci présentent aussi la caractéristique d’être des berbères, comme les Kabyles ou les Chaouis [autre groupe ethnique berbère de l’est algérien, ndlr]. Donc ils ne se retrouvent pas non plus dans une Algérie qui se définit comme étant arabe.

JOL Press : Des Kabyles se sont-ils déjà présentés à des élections présidentielles ?
 

Ferhat Mehenni : Oui, des Kabyles se sont déjà présentés à des élections : Hocine Aït Ahmed du FFS (Front des Forces socialistes) s’était présenté en 1999. Il s’était retiré la veille du scrutin après avoir découvert que les dés étaient pipés suite à un vaste plan de fraude qui a mené Bouteflika au pouvoir. Il y a également eu Saïd Sadi du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie) qui s’est présenté en 1995 puis en 2004. Malgré ses positions en faveur de la langue berbère, il a eu quelques succès en 1995 mais depuis 1999, comme la Kabylie boycotte les élections, il n’a eu aucune chance de l’emporter. La Kabylie a désormais changé de registre et n’attend pas un président algérien kabyle, elle attend un président pour la Kabylie.

JOL Press : Les jeunes Kabyles sont-ils très politisés ?

Ferhat Mehenni : La Kabylie est le territoire le plus politisé d’Algérie. La Kabylie est celle qui, bon an mal an, mobilise chaque année le 20 avril [commémoration du Printemps berbère de 1980,ndlr] entre 70 000 et 150 000 manifestants. Il y a un vrai réveil politique en Kabylie, qui avait investi dans un premier temps dans sa quête identitaire, des années 60 jusqu’aux années 2000, et qui depuis 2001 investit dans sa quête de souveraineté.
Propos recueillis par Anaïs Lefébure pour JOL Press
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Ferhat Mehenni est un homme politique et chanteur algérien d’origine kabyle, fondateur du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) et président du Gouvernement provisoire kabyle (Anavad) fondé en 2010. Il est également l’auteur de Algérie : la question kabyle, éditions Michalon, 2004, Le siècle identitaire, éditions Michalon, 2010 et Afrique : le casse-tête français – La France va-t-elle perdre l’Afrique ?, éditions de Passy, 2013.

samedi 10 mai 2014

Partager معانات الشعب الأمازيغي بالجزائر ;;;; انشر انشر انشر



Publiée le 3 mai 2014
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Algérie : Azgar s Aɣyul !



Publiée le 9 mai 2014
«« Quand le sage désigne la Lune, l'idiot regarde le doigt »»

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un moyen efficace :
Les mots mère de chaque langue,
la liste Swadesh pour dater les langues d'origine.. Pour créer sa liste, Swadesh a choisi un vocabulaire de base que l'on retrouve dans le plus de langues possible, étant le plus indépendant possible de l'environnement naturel et de la culture.. surtout pas affecté par d'autre langue Ou on a subi un influence par degré.. Des mot comme :
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Les anti-Kabyles veulent réhabiliter le traitre Mohand Cherif Sahli à Vgayet

Entre autres conférenciers, figure notamment Cheikh Bouamrane, Président du haut conseil islamique et aussi, une grande meute d’Oulemas et autres imams, des enseignants universitaires venus de Tlemcen, d’Oran, de sidi Belabbès, triés sur le volet pour vendre l’image, qui ne trouvera jamais preneur au Pays kabyle, de ce pseudo intellectuel, meneur de l’ordurière campagne contre Mouloud Mammeri à l’occasion de la sortie de son célèbre roman. _CS_SANS_GLOSSAIRE
09/05/2014 - 21:28 mis a jour le 10/05/2014 - 00:20 par Amenay A
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Un hommage plus que « suspect » sera rendu, les 15 et 16 Mai prochain à Sidi Aich dans le département de Vgayet à Mohand Cherif Sahli. L’initiateur des attaques les plus nauséabondes contre le grand monument kabyle Mouloud Mammeri, après la sortie de son très célèbre roman « La Colline Oubliée » en 1952. Cet hommage sera donc rendu les jours prochains dans cette région réputée rebelle à tout ce qui a rapport à l’arabo-baâthisme. Une idéologie qui est l’essence même de ce pseudo intellectuel qu’est Sahli et c’est probablement à cet effet que Sidi Aich a été choisi : jeter le trouble et la confusion dans les esprits des kabyles.
La nature de l’organisation de ce « colloque » n’est pas donnée sur les affiches qu’on colle ça et là, mais les noms des personnes programmées pour donner des conférences à l’occasion de ces deux journées laissent paraître une mauvaise intention diabolique des organisateurs, à l’image de Mohand Cherif Sahli à qui ils vont rendre hommage.
Ainsi donc, une pléiade de mal-intentionnés prendra part à ces deux journées pour essayer vainement de redorer le blason de ce chauvin de l’arabo-islamisme, et symbole par excellence de la traîtrise envers le peuple et la culture kabyle.
Entre autres conférenciers, figure notamment Cheikh Bouamrane, Président du haut conseil islamique et aussi, une grande meute d’Oulemas et autres imams, des enseignants universitaires venus de Tlemcen, d’Oran, de sidi Belabbès, triés sur le volet pour vendre l’image, qui ne trouvera jamais preneur au Pays kabyle, de ce pseudo intellectuel, meneur de l’ordurière campagne contre Mouloud Mammeri à l’occasion de la sortie de son célèbre roman.
Les dates choisies pour rameuter les tenants de l’arabo-islamisme à Vgayet, pour réhabiliter ce pseudo intellectuel, ennemi juré de la pensée kabyle ne sont pas fortuites, ni le fruit du hasard. En effet, le mois de Mai et plus précisément le 19 mai correspond au printemps de Vgayet qui s’est déroulé en 1981 et qui apris le relais du printemps amazigh de 1980 qui a été déclenché une année avant à Tizi-ouzou, à la suite de l’interdiction de la fameuse conférence de Mouloud Mammeri justement. D’ailleurs, le conseil régional du MAK a Vgayet prépare justement une marche pour le 19 mai afin de commémorer ces événements pour garder vivante la mémoire des kabyles et rendre hommage aux jeunes kabyles de Vgayet qui en 1981 ont repris le flambeau de "Tafsut imazighen" au prix du sacrifice de bon nombre de sa jeunesse dont une partie mineure avait même passé le bac en prison.
D’autre part, le dernier livre de l’intellectuel kabyle Hend Sadi intitulé « Mouloud Mammeri ou la Colline emblématique » retrace la campagne de calomnie à laquelle a fait face Dda Lmulud Nath Maɛmer face à cette meute enragée contre lui. Son seul tord était d’avoir écris un roman qui a eu les éloges des écrivains les plus illustres de son époque mais qui avait le tord de parler de la société kabyle et non de la société arabe, tel que le voulait les baathistes, comme ce traître kabyle de Mohand Cherif Sahli . A la même période, le KDS Sahli, qui est d’une médiocrité sans limite ne trouvait pas même un éditeur pour ses navets. Ce qui dérange les détracteurs de Mammeri, c’est l’âme purement kabyle qu’il véhicule dans son roman.
Et comble de l’hypocrisie, ce colloque a le culot de parler de décolonisation et du message de Jugurtha !
Amenay A

France : L’abolition de l’esclavage commémorée par Valls et Hollande



10/05/2014 - 09:13 par Tamurt.info
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La France commémore l’abolition de l’esclavage, avec des interventions de François Hollande et Manuel Valls et des initiatives de mouvements antiracistes, sur fond de polémique persistante sur la repentance et les réparations.
Le Premier ministre Manuel Valls, accompagné notamment de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, et de la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, doit prononcer un discours place du général-Catroux (XVIIe arrondissement de Paris), selon un communiqué publié vendredi par Matignon.
Suivront ensuite un dépôt de gerbes et une minute de silence au pied du monument consacré au général Alexandre Dumas (1762-1806), père de l’écrivain, né esclave dans l’actuel Haïti et devenu, dans l’armée révolutionnaire, le premier général français d’origine afro-antillaise.
Inauguré en 2009, ce monument métallique, qui représente deux fers d’esclaves de 5 mètres de haut dont les chaînes se sont rompues, symbolise la mémoire de l’esclavage.
François Hollande, comme l’an dernier, présidera lui une cérémonie au Jardin du Luxembourg samedi après-midi.
Le 10 mai est la date retenue pour la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, célébrée depuis 2006 et issue de la loi Taubira de reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité (2001).

vendredi 9 mai 2014

Révision de la constitution algérienne : Ahmed Ouyahia prend en charge le dossier

Révision de la constitution algérienne :

Ahmed Ouyahia prend en charge le dossier

De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine
Le choix d’Ahmed Ouyahia pour l’exécution de cette mission « casse-tête » ne doit étonner personne. Les discussions, les négociations et les jeux de mots relèvent du profil de l’ex-patron du RND puisque sa spécialité première est avant tout la diplomatie dans la félonie. _CS_SANS_GLOSSAIRE
10/05/2014 - 00:05 mis a jour le 10/05/2014 - 01:20 par Saïd Tissegouine
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C’est Ahmed Ouyahia, le KDS, désormais ministre d’Etat et le chef de cabinet de la présidence de la République, qui est chargé du dossier portant sur la révision de la constitution algérienne. C’est ce que nous a indiqué un de ses proches et fidèles politiques. L’ex-patron du Rassemblement National Démocratique (RND), après une mise à l’ombre de quelques mois, - ce qui apparaît aujourd’hui comme une stratégie – revient en force puisque non seulement il détient le titre de ministre d’Etat – ce qui n’est pas le cas pour la plupart des ministres – mais aussi le poste de chef de cabinet de la présidence de la république que d’aucuns n’ignorent l’extrême sensibilité. Ce qui indique le niveau de confiance que Abdelaziz Bouteflika a placé en lui.
Tous les dossiers, c’est-à-dire même ceux de l’armée et de l’internationale passent par le cabinet de la présidence de la République. La nouvelle mission d’Ahmed Ouyahia consiste à s’entretenir avec les partis d’opposition, les personnalités dites « nationales » et les représentants de la société civile. De ces discussions, Ahmed Ouyahia tirera les conclusions qui, une fois peaufinées, seront remises aux experts du droit constitutionnel pour qu’elles leur servent de références quant à la rédaction et la confection de la future constitution algérienne qui ne manquera certainement pas de reconfirmer une nouvelle fois le caractère arabe et islamique de la "nation algérienne" avec une vague référence à nos ancêtres les amazighs, histoire de plagier la france jusqu’au bout avec ses "ancêtres les gaulois". Celle-ci, selon le calendrier tracé par le président algérien, sera finalisée et soumise à l’approbation populaire à la fin du mois de juin prochain dans le même esprit que la réélection d’Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la république algérienne.
Le choix d’Ahmed Ouyahia pour l’exécution de cette mission « casse-tête » ne doit étonner personne. Les discussions, les négociations et les jeux de mots relèvent du profil de l’ex-patron du RND puisque sa spécialité première est avant tout la diplomatie dans la félonie.
La question qui turlupine les esprits en revanche est de savoir si Ahmed Ouyahia compte associer à ses contacts et discussions les hauts dirigeants du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) et les responsables du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) ? Car le Mouvement Culturel Berbère (MCB), en dépit des sceaux d’eau fraîche reçue sur la nuque, n’a pas pu se réveiller de sa léthargie. Certes, il y a eu des tentatives, notamment lors des journées des 20 avril et 5 mai dernier, mais les prétendus « porte-parole de la Kabylie n’ont pas tardé à déchanter. C’est bien Bouaziz Aït-Chebib qui a assumé son rôle de porte-parole de la Kabylie. Vis-à-vis des chancelleries étrangères, c’est bien Ferhat M’henni qui porte le costume de représentant politique du peuple kabyle. Quelle sera alors l’attitude de Ouyehya ? va-t-il à nouveau se tourner vers les partis traditionnels kabyles tout en sachant qu’ils ne sont représentatifs de grand chose en Kabylie ?
L’autre questionnement a trait sur ce que celui que feu Matoub Lounès avait nommé "Agugil bbwawal" compte proposer à l’abrogation et à l’amendement de la constitution qu’ils comptent proposer aux algériens. Compte-t-il proposer la suppression de l’article relatif à l’illimitation de mandats présidentiels et revenir à celui consacrant deux mandats seulement, celui-là même que Bouteflika avait modifié en 2008 ? Compte-il aussi proposer un article mentionnant la création d’un poste de vice-président de la république, comme annoncé dernièrement par Siwel à la suite d’indiscrétion du côté de certains médias ? Dans ce cas, quand est-ce que l’article en question sera mis à exécution et en sera-t-il le bénéficiaire ? Jusqu’à présent, seule la piste menant vers Ahmed Ouyahia a été avancée par les milieux informés d’Alger, et ce bien avant même la tenue des élections présidentielles, alors que l’agence Siwel, citant une source diplomatique française, avait annoncé que le gouvernement français, aurait notifié au président "réélu", Abdelaziz Bouteflika, le devoir de mettre rapidement en procédure, la création du poste de vice-président et que se serait plutôt Abdelmalek Sella qui y était pressenti...Une chose semble être certaine, c’est qu’il risque fort d’y avoir un Vice-président et que ce vice président sera de toute façon choisi parmi les KDS, les kabyles de service de premier plan, Ahmed Ouyehya ou Abdelmalek Sellal : « C’est un Kabyle qui sera le président de la république algérienne, et pour cela, il faut d’abord qu’il passe par « l’escalier y menant », c’est-à-dire par le poste de vice-président », a-t-on soufflé. Et lorsqu’on sait que les Kabyles présidentiables en Algérie ne courent pas les rues, cela ne peut être qu’un KDS. On soupçonne dès lors l’actuel ministre d’Etat et chef de cabinet de la présidence de la république algérienne
Il existe au moins deux raisons qui plaident pour cette thèse. La première : Ahmed Ouyahia est le meilleur poulain du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS). On dit même que le général Tewfik aime et protège Ahmed Ouyahia comme son propre fils. C’est déjà un atout fort considérable. Il faut reconnaître qu’être aimé et protégé par l’homme le plus puissant de l’Etat algérien, ça ouvre bien d’excellentes perspectives. 
La seconde : occuper les fonctions de chef de cabinet de la présidence de la république algérienne suggère un « entraînement et une préparation », autrement dit un lavage de cerveau efficace, pour l’occupation future du premier fauteuil de la république Algérienne
Il semble enfin qu’il n’est pas superfétatoire de rappeler dans cette page la grande question portant sur le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie. D’une façon ou d’une autre, ce dossier reste comme une épine dans la gorge du pouvoir. Quand est-ce que ce dossier sera mis sur la table ? Cette fois-ci avec le concours d’Ahmed Ouyahia ?
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Islamisation de la Kabylie 85 nouveaux Imams pour Tizi Wezzu !

Islamisation de la Kabylie

85 nouveaux Imams pour Tizi Wezzu !

Karima Oufli pour Tamurt.info
La direction des affaires religieuses a mis le paquet et investit des sommes colossales en Kabylie dans ce secteur. L’intégrisme islamiste est favorisé. Les mosquées poussent comme des champignons dans les villes et les villages de la Kabylie. _CS_SANS_GLOSSAIRE
10/05/2014 - 00:10 mis a jour le 10/05/2014 - 00:21 par Karima Oufli
La direction des affaires religieuses de la wilaya de Tizi Wezzu vient de nommer un nombre impressionnant pour cette région de Kabylie. 85 imams, tous étrangers à la Kabylie, sont appelés à seconder des imams des mosquées les plus importantes de Tizi Wezzu. Les recrues sont des Imams fraîchement diplômés des instituts islamiques de Constantine et d’Alger. La décision de la nomination de ces nouveaux imams a été adoptée depuis le mois de janvier dernier mais elle ne sera appliquée que vers le début de mois de juillet.
Tizi Wezzu est la wilaya à qui le pouvoir a envoyé le plus grand nombre de nouveaux imams. Pour d’autres wilayas, ce ne sont que les imams partis en retraite qui sont remplacés et les nouvelles mosquées récemment construites sont aussi concernés par ce recrutement.
La direction des affaires religieuses a mis le paquet et investit des sommes colossales en Kabylie dans ce secteur. L’intégrisme islamiste est favorisé. Les mosquées poussent comme des champignons dans les villes et les villages de la Kabylie. 
Dans les grandes villes, comme à la nouvelle-ville de Tizi Wezzu, des jeunes lycéens et étudiants tombent dans le piège de l’islamisme. La politique prônée par le régime algérien est une véritable bombe à retardement. Une politique destructrice de la culture Kabyle. En même temps, favoriser des lieux de débauches en Kabylie est une autre stratégie de faire basculer les jeunes Kabyles vers l’extrémisme. En face, la société Kabyle résiste à toutes ses politiques machiavéliques, mais jusqu’à quand ?
Karima Oufli