samedi 30 novembre 2013

Communiqué: Le MAK se solidarise avec le peuple Mozabite victime de l'apartheid du régime algérien.

Communiqué: Le MAK se solidarise avec le peuple Mozabite victime de l'apartheid du régime algérien.

30/11/2013 - 12:51

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Le MAK condamne l'apartheid dont sont victimes les mozabites en ces termes: " Agressions raciales, passages à tabac publics, destruction des biens, arrestations arbitraires, harcèlement sexuel, humiliation et torture dans les postes de police, manipulation de l’information par une presse aux ordres. Telles sont les pratiques qui caractérisent la politique ségrégationniste du pouvoir algérien dans ce territoire amazighe contre les autochtones amazighs sous le prétexte fallacieux de préserver l’unité de la nation et de l’Islam car en vrai il s'agit bel et bien d'un ethnocide organisé comme le dénonce le militant kamel Dine Fekhar." Nous publions ci-après la déclaration de soutien du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie.


Bouaziz Ait-Chebib, président du MAK
Bouaziz Ait-Chebib, président du MAK
Solidarité avec le peuple Mozabite victime de l'apartheid du régime algérien.

Depuis que l'Algérie est passée au statut d'Etat indépendant, les mozabites subissent un véritable régime d'apartheid comme ils ne l'avaient jamais connu auparavant. Chez eux , sur la terre de leurs aïeux, ils sont traités comme des étranger indésirables par la communauté arabe châambas, assistée et soutenue en cela par les services de sécurité et le système judiciaire algériens. Régulièrement, et depuis des décennies, le peuple mozabite est victime de véritables raids qui visent à détruire l'identité amazighe des mozabites et leur particularité religieuse ibadite, toutes deux jugées non conformes aux constantes de la nation algérienne. La haine institutionnalisée des mozabites est poursuivie jusque dans les cimetières ibates profanés dans une même ferveur par les châambas et par les services de sécurités qui représentent l'Etat algérien dans la vallée du Mzab

Agressions raciales, passages à tabac publics, destruction des biens, arrestations arbitraires, harcèlement sexuel, humiliation et torture dans les postes de police, manipulation de l’information par une presse aux ordres. Telles sont les pratiques qui caractérisent la politique ségrégationniste du pouvoir algérien dans ce territoire amazighe contre les autochtones amazighs sous le prétexte fallacieux de préserver l’unité de la nation et de l’Islam car en vrai il s'agit bel et bien d'un ethnocide organisé comme le dénonce le militant kamel Dine Fekhar.

Le conflit identitaire entre arabes et mozabites à Ghardaia se manifeste de manière cyclique, des affrontements éclatent régulièrement entre les deux communautés. Le racisme anti amazighe du régime algérien appuie ouvertement la communauté arabe dans ses actes d'agression contre le peuple mozabite qui a toujours été un peuple pacifique, centré sur sa culture et son identité. Les "forces de l’ordre", parés de l'uniforme représentatif de l'Etat algérien, prennent fait et cause pour les arabes châambas et les assistent en organisant eux-mêmes des expéditions punitives sur le peuple mozabite, sur leurs personnes, sur leurs biens et leurs domiciles et s'ils ont le malheur de chercher à se défendre, ils sont arrêtés et traduits en justice.

Le peuple kabyle, qui connait bien ses pratiques racistes et criminelles pour avoir eu à les subir au cours du printemps noir où les victimes étaient pourchassées jusque dans les hôpitaux pour les achever, est scandalisé par cet apartheid organisé par le régime algérien et se porte solidaire du peuple frère du Mzab qui lutte pour sa dignité et sa sécurité. Le MAK dénonce et condamne la politique coloniale du régime algérien qui vise l’extinction pure et simple du peuple mozabite et interpelle la communauté internationale afin qu'elle assume ses responsabilités conformément à la charte des nations unies et aux diverses résolutions qu'elle a adopté en matière de protection des peuples et des minorités. Le régime algérien et ses violations constantes des principes les plus élémentaires des droits de l'homme doit être condamné par les instances internationales si celles-ci tiennent à leur crédibilité.

Kabylie, le 30 novembre 2013

Bouaziz Ait-Chebib,
Président


SIWEL 301251 NOV 13