jeudi 31 octobre 2013

Bouteflika et l’ONU ou le cynisme dans sa plus belle expression pour fêter les 68 ans de la Charte des Nations Unies

Bouteflika et l’ONU ou le cynisme dans sa plus belle expression pour fêter les 68 ans de la Charte des Nations Unies

31/10/2013 - 20:18

ALGER (SIWEL) — à l’occasion de la journée des Nations Unies qui commémorait jeudi 24 octobre les 68 ans de la Charte des Nations Unies, Bouteflika a adressé un message à Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU dans lequel il a évoqué « la nécessité de mettre sur pied un nouveau programme de développement pour l'après-2015 afin de répondre aux attentes des peuples pour un mieux-être » a-t-il dit le plus sérieusement du monde oubliant que charité bien ordonnée commence par soi. Mais, le comble est que le message du président algérien ait mis l’accent sur un accord sur les changements climatiques, tant il est vrai que l’Etat algérien contribue concrètement au changement climatique, notamment avec la désertification active de la Kabylie par une mise à feu annuelle et systématique de milliers d’hectares de forêts en Kabylie, sans compter les décharge publiques à ciel ouvert au beau milieu de ce qu’il a daigné laisser du patrimoine forestier kabyle.


Les Nations Unies et les dictatures partagent le même amour du cynisme et de l'hypocrisie. Deux spécificité qui ont conduit tant de peuple crédules au désastre. (PH/DR)
Les Nations Unies et les dictatures partagent le même amour du cynisme et de l'hypocrisie. Deux spécificité qui ont conduit tant de peuple crédules au désastre. (PH/DR)
Le message de Bouteflika disait aussi que « L'Algérie s'honore d'être un membre actif et engagé de l'Organisation des Nations unies » et que « les contributions multiformes qu'elle n'a cessé d'apporter à l'œuvre de promotion de la paix et de relations amicales et de la coopération entre nations en font une ample démonstration ». Effectivement, l’Algérie a largement contribué à la promotion de la Paix, à commencer par la fabrication des terroristes dans ses écoles avant de les lâcher contre les civils pour ensuite les amnistier une fois la besogne bien avancée. Les terroristes ayant atteints le score très honorable de 200 000 victimes avec une bonne partie de l’intelligentsia kabyle liquidée, en particulier les Djaout, les Meqbel, les Tazrout et pour finir les Matoub, méritait amplement l’amnistie, les passes droits, les licences de commerces et les généreux pactoles octroyés aux repentis en plus de la protection de l’Etat contre les éventuelles protestations des familles des victimes. Nul doute également que l’AIS devenu GIA puis GSPC avant de prendre le nom définitif d’AQMI constituent une convaincante démonstration de la participation très active de l’Algérie officielle à « l’établissement de la paix et des relations amicales » entre les peuples.
D’autre part, c’est le plus sérieusement du monde que Bouteflika a énuméré « les actions de prévention et de résolution des conflits » auxquelles l'Algérie contribue et « son engagement contre le terrorisme et le crime transfrontalier », notamment en recevant officiellement et à plusieurs reprises les groupes terroristes du Mujao et d’Ansar Dine dans sa capitale quand le MNLA qui porte la problématique du conflit qui oppose l’Azawad au Mali depuis 50 ans est pourchassé au-delà des frontières algérienne et que les terroristes islamistes sortent du camps militaire de Bordj Badji Mokhtar pour attaquer les positions du MNLA. C’est sans doute pour œuvrer à la paix que l’Algérie a imposé aux touaregs l’organisation Ansar Dine, c’est aussi pour la établir paix qu’elle l’a amené à la table des négociations, quand celle-ci coupaient les mains et lapidait en Azawad avant d’aller attaquer la ville malienne de Kona pour justifier et donner prétexte au redéploiement français dans le Sahel.

Abdelaziz Bouteflika a également appelé à « un dialogue fécond entre religions comme entre civilisations », lui qui nie l’Histoire et la civilisation des amazighe sur leur propre territoire ou ne consent à les admettre que comme reliquats d’un lointain et irrévocable passé. Quant au dialogue fécond entre les religions, celui-ci consiste certainement à pourchasser les non jeûneurs et les chrétiens et à coller des immenses affiches sur des panneaux publicitaires rappelant que c’est l’Enfer qui attend ceux qui ne s’acquittent pas de l’obligation de prière; ou encore, enseigner dès la première année primaire comment laver les morts et comment se pratiquent les châtiments qui attendent les mécréants.

Enfin, Bouteflika n’a pas manqué de rappeler « le droit du peuple palestinien à un état indépendant et celui du Sahara Occidental à l’autodétermination » tout en passant sous silence le droits des Touaregs à vivre librement et dans la dignité sur leur territoire. Quant au droit à l’autodétermination des Kabyles, ce serait une hérésie, ne serait-ce que d’y songer bien que l’Algérie soit signataire de tous les textes qui reconnaissent ces droits à tous les peuples de la terre, y compris donc ceux de l’Algérie et du Sahel. Mais comme dirait Coluche, « on est tous égaux mais y’en a qui sont plus égaux que d'autres »

Et pour conclure, c'est la cerise sur le gâteau avec l’intervention de Mme Christine Amaral, coordinatrice résidente du système des Nations unies en Algérie. Celle-ci est revenue sur les réalisations de l’Algérie dont elle s’est dite fière. Portant le message de l’ONU, la représentante de l’ONU a déclaré que « 51 ans après son adhésion, nous pouvons être fiers et nous réjouir d’une coopération intense et qui ne cesse de se renforcer et de gagner en qualité ». Selon Mme Amara, les progrès réalisés par l’Algérie sont visibles à travers « les femmes dans les Assemblées élues », tout en omettant que les femmes en Algérie sont des sous-citoyennes régies par un infâme code de la famille.

Mme Amaral n'a pas hésité à affirmer que les progrès de l’Algérie sont également visibles à travers « la présence du système des Nations unies dans les principaux chantiers de développement et de soutien humanitaire en Algérie », alors que personne n’a vu de projet de développement ni de l’Algérie seule ni de l’Algérie avec les Nations Unies. Quand au soutien humanitaire en Algérie, de telles déclaration relève tout simplement de l’indécence car, du moins en Kabylie, au cours des intempéries qui ont très durement frappé les villages les plus reculés, personne n’a vu arriver de soutien humanitaire algérien, ni d’ailleurs ceux des Nation Unies. C'est la solidarité seule des kabyles qui est venue à bout du désastre, notamment par l'organisation de la diaspora kabyle qui s'était réunie autour du GPK pour lever une aide conséquente à la Kabylie. Mais peut-être que, compte tenu d'une vision internationale pour le moins sélective, Madame Amaral ignore qu'en Kabylie, les chasses neige servent à chasser les manifestants...pas la neige. Et c'’est toute honte bue que Madame la représentante de l’Onu a fait l’éloge des efforts de l’Algérie en matière de développement économique et de préservation de l’environnement … et pour couronner le tout, Mme Amaral a fait savoir que le message de Bouteflika « la guidait dans sa mission dans le cadre de son travail pour le compte du système des Nations unie », une déclaration qui, au vu de tout ce qui est énuméré plus haut, se passera de tout commentaire...

maa,
SIWEL 312018 OCT 13

Hostilités diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie : Rabat rappelle son ambassadeur à Alger et alors ?...

Hostilités diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie : Rabat rappelle son ambassadeur à Alger et alors ?...

31/10/2013 - 18:10

RABAT (SIWEL) — C’est la reprise des hostilités ouvertes entre Alger et Rabat. Ces dernières semaines la presse marocaine s’est déchainée contre le régime algérien qui auparavant, et comble de l’indécence, n’avait éprouvé aucune gêne à exiger du Maroc qu’il respecte les droits de l’Homme au Polisario, faisant comme si lui-même était un modèle en la matière. Le Maroc rue dans les brancards et tire à boulets rouge sur l’Algérie. Mais le Maroc aurait pu avoir un semblant de crédibilité si lui-même respectait les droits de l’homme des amazighs du Maroc. Le statut « bidon » de langue officielle soi-disant accordé à la langue Tamazight ne saurait être l’arbre qui cache la forêt. Le Maroc comme l’Algérie sont des états négationnistes et usurpateurs qui n’ont pas d’autre légitimité que celle du colonisateur arabo-islamique accrédité par les puissances occidentales par pur intérêts politico-économiques.


Algérie ou Maroc, pour les amazighs, c'est " Hadj Moussa, Moussa Lhadj " (PH/DR)
Algérie ou Maroc, pour les amazighs, c'est " Hadj Moussa, Moussa Lhadj " (PH/DR)
Mais quelle est donc la pomme de discorde entre le Maroc et l’Algérie ? Ce n’est certainement pas le respect des de L’Homme car ni l’un ni l’autre ne les ont jamais respecté. La pomme de discorde n’est rien d’autre que cette prétendue « République Arabe Sahraoui Démocratique », la RSAD. Une république fantoche que l’Algérie a réussi à créer de toute pièce grâce à l’incurie de l’Occident qui colonisait auparavant les territoires amazighs d’Afrique du Nord. L’Algérie tient mordicus à un nouvel Etat Arabe dans le Sahara parce que c’est elle qui en a le contrôle absolu. Comme nul ne l'ignore, elle en a fait un réservoir de terroriste islamiste et la base arrière de l’AQMI pour faire usage de ses "hommes de mains" partout où elle en a besoin. Ansar Dine, le Mujao et l'Aqmi sont les doigts d'une même main qui trouvent régulièrement refuge dans la république Arabe Sahraoui de l'Algérie.Ce sont eux qui ont mené la guerre de terrain contre le MNLA.
En réalité, cette histoire de RASD entre l’Algérie et le Maroc, c’est juste une question de leadership sur les colonies arabes d’Afrique du Nord. Le régime arabo-islamique algérien et le régime monarchique du Maroc, qui prétend tirer sa légitimité d’une ascendance liée au prophète, n’ont tous deux aucune légitimité dans ces deux territoires nommés Maroc et Algérie. Aussi, si l’Algérie agite sous le nez du Maroc son épouvantail sahraoui, c’est uniquement pour garder le monopole du leadership arabo-islamique dans le Sahara avec tout ce que cela implique comme richesses à exploiter pour le compte de quelques privilégiés qui iront alimenter les comptes en Suisse pendant que l'écrasante majorité des habitants de ces deux pays vivra éternellement dans la misère aussi bien matérielle que morale, l'islamisme ayant été distillé à cet effet pour que nul ne soit plus jamais en mesure de se relever.

Certains crédules se sont érigé en défenseur du royaume du Maroc qui serait, selon eux, moins hostile aux amazighs que l’Algérie sous prétexte que le régime marocain ait officialisé la langue amazighe et qu’il ait demandé à ce que le Maghreb arabe soit dénommé l’Union maghrébine. Or, ces deux points ne sont que des leurres destinés à anesthésier les amazighs qui demeurent marginalisés sur leur propre territoire, quand ils ne sont pas carrément exproprié et dépouillé des richesses naturelles de leur territoire au profit exclusif des caisses du Makhzen.

Le Maroc est tout aussi englué que l’Algérie dans la culture usurpatrice de l'arabo-islamique. Et si c’est à juste titre que le Maroc souligne que l’Algérie n’a pas de leçon à donner en matière de Droits de l’Homme, il n’en demeure pas moins que lui non plus n’est pas en mesure d'en donner.

Quant à la question du Sahara occidental, elle n’est pas sensé intéresser les amazighs des deux côtés des frontières tracées par l’administration coloniale française. Les amazighs n’ont certainement pas besoin d’un Nouvel Etat Arabe sur leur territoire et feraient mieux de réfléchir à comment s'extirper d'une situation qui a fait d'eux l'ennemi commun de tous les colonialismes. Au lieu de disserter sur le Polarisation qui n'est qu'un nouvel édifice prémédité dans le but de noyer encore plus l'amazighité dans une fausse arabité en Afrique du Nord et dans le Sahel, les amazighs seraient mieux inspiré d'apporter leur soutien massif aux Touaregs de l'Azawad qui font face à une féroce coalition cumulant contre eux l'hostilité de la France, des Etats fantoches du Mali et du Niger, de l'Algérie, de l'internationale islamo-terroriste et de ses sponsors, le Qatar et l'Arabie saoudite.

zp,
SIWEL 311810 OCT 13

▶ Autonomie de la Kabylie (selon Benchicou 1) - YouTube

Depuis un certain temps les deux partis politiques kabyles sortent de leur tanière. Est-ce les élections de 2012 qui approchent (élections à caractère purement opportuniste et non de pouvoir), ou le contexte social dont lequel est plongée la société kabyle (terrorisme, kidnappings et islamisation), sinon la conjoncture politique favorable à l'expression d'un rejet total de l'Algérie, État et gouvernants, et dont le seul porte parole reste le MAK.
05/10/2010 -
18:30 mis a jour le 05/10/2010 - 19:41 par A. Mekdam
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Depuis Avril 2010 le citoyen kabyle assiste, médusé, à une agitation sans précédant des formations politiques kabyles plongées, depuis des lustres, dans une hibernation sans limite. Sadi joue à l'historien et sort un livre qui traite des tenants et aboutissants de l'assassinat du colonel de la wilaya III, Amirouche, le RCD marche à Tizi, le même jour que le mouvement autonomiste, Les Archs reviennent à la charge en instrumentalisant des parents de victimes qui seront trainés, encore une fois dans la boue, par la police algérienne, le 26 Mai à Tizi-Ouzou et enfin le FFS organise des conférences et Ait Ahmed envoie une missive a son conseil national, reprise en boucle par la presse inféodée.

Le citoyen kabyle n'a pas omis de constater que Ferhat Mehenni a parlé à New York devant l'instance onusienne des Peuples Autochtones, en kabyle et du Peuple Kabyle, que le MAK a drainé des dizaines de milliers de marcheurs à la marche de la Liberté, le 20 avril et qu'un Gouvernement Provisoire Kabyle GPK GPK Gouvernement Provisoire Kabyle est né, à Paris le 01 juin 2010.

Nourdine Ait Hamouda, député de son état et émissaire des « éradicateurs » algériens, parle de « guerre contre le Kabylie » dans une conférence à Tizi-Ouzou. Selon l'orateur Bouteflika et Ouyahia sont les pires ennemis de la Kabylie, un secret de polichinelle, et ils sont déterminés à faire disparaître la Kabylie. Merci Ferhat, cela fait 10 ans que tu nous le dis.

Tiregwa, une fondation née pour la promotion de Tamazight à partir du Canada | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Plusieurs autres projets sont à l’étape de conception, de recherche de ressources humaines et financières et de partenaires. Les domaines visés en priorité sont l’édition de livres en langue Amazighe et l’attribution de prix et bourses culturels, éducatifs et littéraires. En somme, toute initiative de production qui valorise la langue, culture et identité Amazighes.
31/10/2013 - 15:19 mis a jour le 30/10/2013 - 15:19 par Rachid

La fondation Tiregwa est une organisation à but non lucratif enregistrée au Canada au niveau fédéral. Sa mission principale est la promotion de Tamazight en tant que langue, culture, littérature, identité et civilisation sous forme de projets. Ses missions secondaires se résument en deux points. D’abord l’organisation des conférences à Ottawa et à Montréal avec des femmes et des hommes de savoir Amazighs ou non Amazighs mais qui travaillent pour ou sur Tamazight.
Ensuite Tiregwa rend hommage à des hommes et femmes qui, de par leurs œuvres et réalisations, ont contribué à faire connaitre les différentes facettes de l’Amazighité. Il convient de signaler entre autres le chercheur-professeur Mohamed Chafik, le chanteur Idir, le fondateur de la première chaine de TV Amazigh (Berbère TV) Mohamed Saadi, …
Il est important de signaler que Tiregwa, n’est pas une association mais plutôt une fondation qui a pour mission de lever des fonds et de coordonner des compétences pour mener à bien des projets culturels concrets qui vont dans le sens de la promotion de Tamazight au Canada et à l’étranger. Elle n’a donc pas de membres au sens associatif du terme, mais elle collabore avec toutes les autres associations qui œuvrent pour Tamazight. En d’autres termes toute personne ou association qui contribue de près ou de loin, financièrement, matériellement ou moralement par une idée, un conseil ou une expertise, à la réalisation d’un projet donné, est considérée comme partenaire ou membre de Tiregwa.
Ainsi le choix donné à la fondation n’est pas fortuit. En effet Tiregwa, pluriel de Targa (rigole), sont un ensemble de chemins synergiques qui mènent droit vers la réalisation d’un projet culturel pour Tamazight. En d’autres termes il s’agit de créer une synergie au sein de notre communauté pour l’aboutissement d’un projet. Le but suprême est en effet de regrouper le maximum de bonnes volontés à coopérer ensemble autour du projet en question.
Les projets de Tiregwa sont de deux sortes : ceux qui sont initiés par elle, et ceux qui sont initiés par d’autres auxquels Tiregwa prend part. A titre d’exemple pour la première catégorie, la réalisation d’un projet que Tiregwa initie, celle-ci cherche la collaboration avec des partenaires ayant l’expertise adéquate au Canada et à l’étranger afin de créer le cadre nécessaire pour mener à bien une telle entreprise. Un bel exemple de ce type de projet est la prise en charge de Monsieur Samir Ait Belkacem, responsable du Studio double Voice pour le doublage des films vers la langue de Mammeri, pour une formation au Conservatoire National d’Art Dramatique de Montréal durant la période mai/juin 2012. Tiregwa a initié le projet tout en créant un cadre de collaboration avec nos partenaires et collaborateurs aussi bien à Montréal, avec des individus ou des associations, à Ottawa avec l’ACAOH (www.acaoh.ca), ou encore les USA avec l’ACAA (www.tamazgha.org).
Parmi les projets auxquels Tiregwa prend part en participant financièrement, il convient de citer entre autres :
- L’édition d’un Amawal (lexique) du berbère libyen de la région de Ghadames, et d’un numéro de FDB (Fichiers de Documentation Berbère) par les éditions Achab.
- Une application android nommée Amawal Tamazight-Tafransist-Tamazight, et ce en collaboration avec l’institution Tawalt de la Libye.
- Contribution à la réalisation d’un film documentaire sur le forum des droits constitutionnels des Amazighs de Libye qui a eu lieu au congrès national général à Tripoli le 12 Janvier 2013.
- L’édition d’un livre écrit en Tamazight : Timucuha n temnadt n Leqbayel par l’auteur Yahia Yanès.
Après presque deux années d’activité intense, Tiregwa peut se targuer d’un bilan très encourageant. D’abord, elle a contribué à la concrétisation d’un certain nombre de projets comme l’édition de livres, contribution au financement de la réalisation de films, la formation d’acteur dans le domaine du doublage de films en Tamazight, ... Ensuite, Tiregwa a organisé presque une vingtaine dizaine de conférences aussi bien à Ottawa qu’à Montréal sur divers sujets culturels et intellectuels. Enfin, Tiregwa a rendu hommage à certaine grandes figures intellectuels et artistes invités, de passage au Canada ou en se déplaçant chez elles. Il convient de citer : Ahmed Assid, Dr. Youcef Allioui, Dr. Belaid Abane, Meryem Demnati, Farid Ferragui, Dr. Makilam, Dr. Hacene Hireche, Lounis Ait Menguellat, Nouara, Zedek Mouloud, Slimane Benaissa, Madghis Umadi, …
Dans un autre registre, en janvier 2013 la fondation Tiregwa a organisé un hommage à Montréal et à Bgayet au grand maitre de la chanson Kabyle Slimane Azem pour marquer la commémoration de sa mort, il y’a 30 années : 28 janvier 1983-2013. D’abord à Montréal le 26 janvier 2013 avec un programme riche qui comprend une exposition photos, une projection d’un nouveau documentaire sur Slimane Azem, une conférence intitulée Clin d’œil à Slimane Azem, grand poète Si Muhendien, avec Dr. Hacene Hireche, enseignant de langue et civilisation berbères à l’université de Paris VIII. Enfin un spectacle avec une dizaine d’artistes et des chorales d’enfants des écoles de Tamazight au Canada ont chanté et dit Slimane Azem à leurs manières.
A Bgayet, le 27 janvier 2013 c’est avec l’association Culturelle Tadukli de la résidence universitaire Aamriw de l’université de Bgayet que la fondation Tiregwa a coordonnée un tel hommage avec non moins riche programme qui comprend une exposition de photos/CD/livres, une projection d’un reportage de Ahmed Djenadi avec Nna Hadjila, la sœur de Slimane Azem dans son village natal Agouni Gueghrane, une conférence donnée par Mr. Abdenour Abdeslam, et enfin une soirée artistique avec l’orchestre Tilania sous la direction du Atmane Belaid. Des chanteurs de la région de Bgayet, à l’instar de Yacine Zouaoui, Abdelakader Bouhi, Ferhat Hamdi et Souad Hanniz ont chanté Dda Sliman.
Ce riche bilan des activités de Tiregwa est devenu possible grâce à la conviction et au dévouement de ses partenaires et collaborateurs, que ce soit des individus ou des associations qui l’ont accompagné dans ses projets. Tiregwa tient à les remercier profondément pour leurs gestes de solidarité et de fraternité pour l’intérêt de la promotion de la culture et la langue Amazighe.
Plusieurs autres projets sont à l’étape de conception, de recherche de ressources humaines et financières et de partenaires. Les domaines visés en priorité sont l’édition de livres en langue Amazighe et l’attribution de prix et bourses culturels, éducatifs et littéraires. En somme, toute initiative de production qui valorise la langue, culture et identité Amazighes. A titre d’exemple, pour l’année 2014, Tiregwa a lancé un certain nombre de projets sous forme de concours et bourse que sont :
- Le concours de nouvelles Belɛid At Aɛli dans le but d’inciter et d’encourager les auteurs Amazighs à écrire dans leur langue. L’instauration de ce prix est également une manière de rendre hommage à cet illustre écrivain, pionnier dans le passage de la littérature kabyle de l’oral à l’écrit. Belɛid, destiné à écrire, a fait le choix de le faire dans sa langue maternelle, plutôt qu’en langue française. Nous lui devons aussi l’écriture du premier roman en Kabyle. Voir le site dédié à ce concours : www.belaid.tiregwa.com.
- Bourse d’études Masin Uharun à l’université de Bgayet (Bejaia). Bourse d’études Bessawd Muḥend-Aɛrab à l’université de Tizi Wezzu. Bourse d’études Muḥend-Saɛid-Amlikec à l’université de Tubirett (Bouira). Voir les pages web dédiés à ces bourses à partir du site de Tiregwa (www.tiregwa.org), rubrique Arrazen-bourses.
Il est important de signaler qu’une fois ou deux par an la fondation Tiregwa s’investie en temps et en énergie dans l’organisation de concerts bénéfice avec des chanteurs talentueux qu’elle invite. Le but est double ; d’abord l’initiative est considérée comme des opérations levée de fonds, pour aider Tiregwa à financer ses nombreux projets. Ensuite pour promouvoir le chanteur ou la chanteuse invité(e), non seulement auprès de la diaspora Amazighe du Canada, mais aussi auprès du public non amazigh résidant au pays d’érable. C’est ainsi qu’en cette soirée du Samedi 03 Novembre 2012, le talentueux Ali Amran, accompagné par de grands noms de la musique à l’instar de Yasmin Shah au piano, Daniel Largent aux drums mais surtout le spécial Guest Chris Birkett, ont fait vivre au public des moments inoubliables, dans un concert acoustique, le premier au Canada, donné par un artiste Kabyle/Amazigh.
Presque une année après, la fondation Tiregwa donnera rendez-vous au public le 09 novembre 2013 à 19h00 au théâtre le Château, sis 6956, rue St-Denis, Montréal (Metro Jean Talon) pour un deuxième concert-bénéfice avec le non moins talentueux artiste Si Moh, qui nous viendra de France avec sa troupe musical. Si Moh va certainement subjuguer son public Montréalais avec sa belle poésie et son beau verbe, ou il aura a revisiter quelques chansons de son riche répertoire mais aussi offrir à son nouveau public d’outre-Atlantique des morceaux nouveaux aux tendances jazz tirés à partir de son tout dernier album sorti le 14 octobre 2013. En plus de ces concerts bénéfices, la fondation Tiregwa compte énormément sur ses donateurs pour réaliser ses nombreux projets actuels et ceux à venir. Pour faire un don pour Tiregwa, utiliser l’une des solutions proposées dans ce lien :
http://belaid.tiregwa.com/1/partenaires/
Pour contacter Tiregwa :
Info : 1(855) TIREGWA / +1(613)519-1112
E-mail : tasbeddit@tiregwa.org
URL : www.tiregwa.org
At Bucnac

L’Armée algérienne face aux nouveaux enjeux géostratégiques mondiaux | Analyse

L’Armée algérienne face aux nouveaux enjeux géostratégiques mondiaux

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Par Le Matin | 29/10/2013 09:52:00 | 8891 lecture(s) | Réactions (9)
Les menaces qui pèsent sur les peuples et leurs Etats et les défis collectifs qui leur sont lancés doit amener l’Algérie à se doter d’une politique de défense, d’une politique extérieure et d’une politique socio-économique globale afin de répondre aux nouveaux enjeux.
L'armée algérienne se doit de développer ses capacités de projection notamment dans l'immense espace saharien. L'armée algérienne se doit de développer ses capacités de projection notamment dans l'immense espace saharien.
Dans ce cadre, "l'Armée Nationale Populaire a pour mission permanente la sauvegarde de l'indépendance nationale et la défense de la souveraineté nationale. Elle est chargée d'assurer la défense de l'unité et de l'intégrité territoriale du pays, ainsi que la protection de son espace terrestre, de son espace aérien et des différentes zones de son domaine maritime".(Article 25 de la Constitution algérienne). L’objet de cette contribution modeste, d'une brûlante actualité, sur un sujet souvent tabou, que j’aurai l’occasion de développer en détail dans la revue Défense française dans sa série de décembre 2013, est d’essayer modestement d’y répondre en axant l’analyse sur les problèmes de défense et de sécurité. 
1.-Quel est le montant de la dépense militaire mondiale ? 
Selon Wikipedia, via le Stockholm International Peace Research Institute pour la période 2000/2010, nous avons le classement suivant pour la vente d’armes : États-Unis (30% du marché mondial d'exportation d'armement sur les 10 dernières années -Russie (26% du marché).-Allemagne (8% du marché) -France (7% du marché) -Chine (4% du marché) -Royaume-Uni (4% du marché) - Italie (2% du marché) -Israël (2% du marché) -Suède (2% du marché) - Ukraine (2% du marché). - Reste du monde (13% du marché). Mais d’'après les dernières évaluations des budgets de défense, publiées le 15 avril 2013 par le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), les dépenses militaires mondiales avaient atteint 1 753 milliards de dollars en 2012, soit une baisse de 0,5 % depuis 2011. L’ensemble des Etats membres de l'OTAN ayant dépensé près de 1 000 milliards de dollars. Parmi les «G-10» (Usa, Chine, Russie, Grande-Bretagne, Japon, France, Arabie saoudite, Inde, Allemagne, Italie) dont la dépense militaire équivaut aux trois-quarts de la dépense mondiale, les États-Unis dépensent plus que les neuf autres réunis avec environ 40% du total mondial environ 682 milliards de dollars. Pourquoi cette légère baisse des dépenses miliaires ? Cette diminution est due essentiellement aux réductions importantes des dépenses imposées par la crise économique mondiale. Le secrétaire américain à la Défense Chuck HAGEL a annoncé une coupe de 41 milliards de dollars dans le budget de la défense américaines et des économies d’environ 500 milliards supplémentaires au cours de la prochaine décennie. Cela est certainement lié à à la crise d’endettement dont le montant mondial atteindra en 2014 selon le FMI, 110% du PIB mondial soit environ 78.000 milliards de dollars. Mais également la fin des opérations militaires en Irak, le retrait en cours des forces armées américaines en Afghanistan qui selon les experts militaires ont contribué à la hausse de 69% en termes réels des dépenses militaires américaines depuis le début de la guerre contre le terrorisme en 2001. Ce recul officiel, de vente d’armes est aussi annoncé en Europe qui dépense environ 286 milliards de dollars pour sa défense, où entre 2008/2012, 18 des 31 Etats membre de l’Union européenne ou de l’OTAN ont réduit leurs dépenses d’environ 10% en termes réels. Par exemple en France, le budget a baissé de 62,7 milliards de dollars en 2011 à 58,7 milliards de dollars en 2012, en attendant la publication du nouveau livre blanc où de nouvelles coupes drastiques seraient prévues notamment en termes de réduction des effectifs. Pour parer à cette baisse, en Europe, des instruments comme la mise en commun et le partage de matériel militaire, le développement et la production en commun devant permettent de réduire les coûts sans diminuer fortement la capacité d'intervention. Mais ce recul ne doit pas voiler la stratégie tant américaine qu’européenne dont l’objectif est d’alimenter leur industrie militaire. Aussi, il ne faut se faire d‘illusions, existant un réaménagement des forces armées face aux nouvelles exigences. Dans ce cadre, malgré la baisse relative des dépenses, il y a adaptation par le renforcement du renseignement, colonne vertébrale des corps armée, travaillant en symbiose, étant une même institution, tout pays détruisant ses services de renseignements ou ne les adaptant pas réduit ses capacités de faire face aux menaces. La récente expérience de écoutes téléphoniques des USA qui espionnent tout le monde (mais il ne faut pas s’en étonner, cela existe depuis que le monde est monde mais cette pratique connait avec les nouvelles technologies une expansion planétaire), en est la démonstration. Contrairement à certaines affirmations gratuites, il est reconnu que les grandes décisions tant politiques, économiques et militaires des grandes puissances, Barack Obama (USA), Vladimir Poutine (Russie), François Hollande France) se prennent suite aux rapport de la CIA, du KGB et du 2e bureau. Le Ministry of State Security, en Chine, regroupant les missions de contre-espionnage et de renseignement extérieur a pour but affiché de soutenir l'effort économique du pays au sein de la Commission for Science, Technology and Industry for National Defense- COSTIND-mise en place dès 1982.
Par ailleurs, certains pays du Golfe du fait de leur aisance financière suppléent, pour certains conflits dont ils ont des intérêts idéologiques non par philanthropie (divergence Qatar / Arabie Saoudite), au manque de financement et tout monde le sait la guerre en Irak ou en Libye ont été largement financées par les pays du Golfe. Les rivalités de pouvoir tant internes qu’au niveau géopolitiques (cas du récent conflit syrien entre le duo Russie / Chine et USA/Europe) et les conflits au niveau des quatre coins de la planète, (certains dirigeants d’Afrique par population interposée, se livrant à des guerres fratricides,) alimentent cette industrie. En tête des acheteurs d’armes, se trouvent Oman, l’Arabie saoudite, d’autres pays du Moyen Orient dont Israël et l’Iran, une grande fraction de la dépense militaire de l’Afrique du Nord, de l’Amérique latine, dont le Paraguay et le Mexique notamment. En plus il ne faut pas oublier que cette baisse des dépenses en valeur des pays occidentaux est contrebalancée par la croissance au niveau notamment de l’Asie. La Chine, arrive au deuxième rang pour atteindre en 2012 166 milliards de dollars et l’Asie de l’Est consacre 302 milliards de dollars aux dépenses militaires. La Russie arrive en troisième position, avec 90,6 milliards de dollars en 2012 avec 4,4% du PIB. Ainsi, nous assistons à ce qui pourrait être le début d'un changement dans l'équilibre des dépenses militaires mondiales, des pays riches occidentaux vers les régions émergentes. Nous assistons parallèlement au trafic florissant d’armes d’ailleurs intiment lié au trafic de drogue comme source de financement, argent déposé souvent dans des paradis fiscaux à l’instar de toutes les formes de corruption. Le Traité international sur le commerce des armes (TCA), discuté en juillet 2012 et adopté par 67 pays le 3 juin 2013 (la Russie et la Chine s’étant abstenus ) au siège des Nations unies, à New-York, ce traité devant entrer en vigueur au cours des deux années à venir, sera-t-il efficace, rien de moins sur ? Selon l'ONG Oxfam, 640 millions d'armes légères sont disséminées à travers le monde et pour certains experts il y aurait 80 000 Kalachnikovs en circulation dans la région du Sahel, à des prix compris entre 200 euros pour les Kalachs sans licence (contrefaçons) et 300 pour le Kalach russe mais également des armes sophistiquées. La récente expérience libyenne et au Sahel en est la démonstration. A titre d’exemple , pour l'année 2011, l'armée algérienne a arrêté 214 personnes accusées de contrebande d'armes dans le sud et l'est de sa frontière et démonté 10 gangs spécialisés dans la trafic d'armes et d'explosifs, ayant saisi 1 500 armes et des quantités équivalentes de munition. Début aout 2013, un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN) avait annoncé qu’une importante quantité d’armes et de munitions a été saisie mercredi à Djanet (Illizi) comprenant je cite «d’une mitrailleuse lourde 12,7mm, d’un fusil mitrailleur FM, d’un fusil à répétition ainsi que d’une importante quantité de munitions de différents calibres et un grand nombre de roquettes RPG7». A nouveau le 24 octobre 2013 nouvelle saisie d’armes près de la frontière libyenne. Où selon l’agence d’information Reuters, une vaste cache d'armes à Illizi, à environ 200 km du complexe gazier d'In Amenas comprenant notamment une centaine de missiles antiaériens, ainsi que plusieurs centaines de roquettes anti-hélicoptères, de mines terrestres et de grenades RPG. Ces achats illégaux sont réalisés souvent grâce au trafic de drogue. Selon un bilan fourni par la DGSN, près de 57 tonnes de résine de cannabis, 1 kg d’héroïne, 8 kg de cocaïne et 267.234 comprimés de psychotropes ont été saisis par les services de sécurité algériens au cours de l’année 2012, et durant les six premiers mois de 2013, 15 tonnes de résine de cannabis, rendant urgent une coopération internationale, l’Algérie ne pouvant pas supporter à elle seule l’ensemble de ces couts au détriment de son développement.
2.- Qu’en est-il de la dépense militaire algérienne ?
Selon le docteur Sam Perlo-Freeman responsable de projet au SIPRI depuis 2002, l’Algérie a augmenté ses dépenses militaires de 170%. Et dans une enquête parue à Jeune Afrique parue le 18 mars 2013, comparant le Maroc et l’Algérie, en effectifs, l’armée algérienne compterait au total 317.000 hommes dont 187.000 forces paramilitaires, 175.000 armée de terre, 14.000 armée de l’air et 6.000 de la marine. Il ne faut pas oublier d’ajouter les données lors de la dernière rencontre d’Interpol à Oran en septembre 2013 où la Direction des Ressources Humaines (DRH) de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) gèrerait actuellement un effectif global de plus de 188.865 fonctionnaires, dont 169.499 policiers parmi lesquels 10.310 femmes et 19.366 agents assimilés, nombre qui devrait dépasser les 200.000 à l’horizon l’an 2014. Ce budget est inscrit sur le compte du ùinistère de l’Intérieur avec un budget équipement, en plus du fonctionnement.A titre d’exemple, les forces aériennes de l’Armée algérienne sont "très intéressées"» par l’achat de quatre à six avions Airbus A330 MRTTs (multi-rôle transport/ravitaillement en vol), avait affirmé, le 29 mai 2012 , Rafael Tentor, directeur d’Airbus Military, à DefenceWeb. L’Algérie et Italie aurait signé un contrat militaire pour 4 milliards d’euros (4 frégates FREMM). Toujours selon El Khabar de septembre 2012, le ministère de la Défense algérienne étudie la possibilité d’acquérir de nouveaux avions français ou américains. Il s’agirait d’avions Rafale et Mirage français et de drones américains. L’objectif est de remplacer les vieux avions russes, MIG 21 et 23. La source confirme que les américains auraient donné leur feu vert pour la vente d’équipements de haute technologie dont des dispositifs de surveillance, des drones et des missiles guidés Air-Sol peuvent être utilisés sur des avions de combat ou des drones. Des experts militaires algériens, se seraient, déplacés aux Emirats arabe unis, pour y examiner une flotte émiratie de Mirage 2000-9 français mis en vente. Il est également question de l’achat d’une centaine d’hélicoptères italiens, selon SIPRI. L'Armée de l'air algérienne chercherait également auprès d’Airbus Military, de "remplacer" sa flotte de ravitailleurs, composée essentiellement d’Ilyushin IL-78. Pour la marine, l’Italie devrait fournir à l’Algérie 6 frégates ultrasophistiquées pour quelques 4 milliards d’euros. Selon Rosoboronexport, le consortium des constructions navales russes OSK aurait déjà reçu une demande émanant d'Alger concernant la commande de deux sous-marins à propulsion classique du Projet 636.3M (classe Kilo). Deux unités de ce type, le Rajs Hadi Slimane (N° 1337) et le submersible N°1336 ont déjà été livrés à l'Algérie en 2010 par le chantier naval de l'Amirauté (Saint-Pétersbourg) qui honorait ainsi un contrat d'un montant de $600 millions signé en 2006 . Le montant ainsi que la date de signature d'un éventuel contrat n'ont pour le moment pas été divulgués. Selon toujours Rosoboronexport (agence fédérale des exportations d'armements), la signature serait attendue pour 2013. L’Allemagne n’est pas en reste puisque le groupe naval allemand prévoit deux corvettes Meko armées et équipées pour 2,2 milliards d’euros. Pour l’armée de terre, selon RFI en date du 15 février 2012, citant Rosoboronexport), la Russie aurait livré à l'Algérie 120 chars T-90 pour un montant estimé à 400 millions de dollars. Ainsi, du fait de ses importantes ressources financières, mais ne l’oublions jamais dues essentiellement aux hydrocarbures et non au travail, posant la problématique urgente d’une transition hors hydrocarbures pour parer au déclin du tissu productif, l'Algérie demeure l'un des marchés de défense les plus attractifs en Afrique. Entre 2006 et 2010, le taux de croissance des dépenses militaires a été de l’ordre de 21,4%, devant se stabiliser à 6,2% au cours de la période allant de 2013 à 2017. L’Institut international des études stratégiques, basé à Washington, a classé l’Algérie parmi les 10 pays au monde qui dépensent le plus sur la Défense, et se place, ainsi, à la 8e place dans le classement, après l’Arabie saoudite, le Sultanat d’Oman, Israël, le Yémen, les États- Unis et la Jordanie. Selon un autre rapport de Strategic Defence Intelligence (SDI), une plateforme de renseignement et de veille consacrée à l’industrie de l’armement, l’Algérie est le 9ème importateur d’armes dans le monde avec 46% du total des importations d'armes en Afrique, durant la période 2006-2010. Globalement, selon une étude rendue publique SIPRI (portal.sipri.org), les dépenses militaires ont évolué ainsi : 3152 millions de dollars en 2003-(3,3% du PB) – 5712 en 2009 (3,8% du PIB) -6045 en 2010(3,5% du PIB) -8652 en 2011(4,4% du PIB)-9104 en 2012 (4,5% du PIB) et l'Algérie prévoit 10,3 milliards de dollars US de dépenses militaires en 2013 dont les fournisseurs devraient être diversifiées, autres que son fournisseur traditionnel, la Russie dont il convient de rappeler que par le passé une fraction de la dette extérieure algérienne détenue par ce pays a été reconvertie en achats militaires. L’analyse comparative fait ressortir par rapport à la part allouée au du budget global en 2010 avec 13,6% et 15,04% pour le Ministère de l’intérieur, soit au total 28,10% contre 13,7% pour l’éducation et 6,80% pour le Ministère de l’enseignement supérieur. Ce taux est de 15,69% en 2012 et 13,50% pour le Ministère de l’intérieur, au total -29,79% contre 11,81% pour l’éducation, 8,71% pour l’enseignement supérieur. Pour les prévisions, nous avons pour 2013 19,04% et 13,06% pour le Ministère de l’intérieur, au total 32,10% contre 13,06% pour l’éducation et 7,07% pour l’enseignement supérieur.
3.- Optimaliser la dépense militaire au sein d’une loi de programmation
Il en ressort que l’Algérie est une puissance militaire régionale et un pays incontournable dans la problématique de la sécurité au niveau du Sahel et d’une manière générale, un acteur important dans le contexte de la sécurité internationale en raison de son emplacement stratégique comme point de transit d'Afrique du Nord vers l'Europe. Les principaux moteurs de l'évolution du marché algérien de l’armement, de ces dernières années, sont la lutte contre le terrorisme et de contre-insurrection et le besoin urgent de moderniser les équipements de défense, dont on ne doit pas oublier la récente attaque terroriste du complexe gazier d'In Amenas qui a contraint l’Etat algérien à des coûts additionnels en matière de sécurité. Cet accroissement de la dépense répond donc au souci de la professionnalisation autour des nouvelles technologies de ses effectifs en améliorant la formation selon les standards internationaux, la base étant la ressource humaine à l’instar de toute activité. Un exemple, outre l’Académie de Cherchell, l'Ecole militaire polytechnique (EMP) située dans la commune de Bordj El-Bahri, à une vingtaine de kilomètres à l'est d'Alger est un pôle d'excellence en matière des quatre disciplines scientifiques qui y sont enseignées et dans lesquelles des élèves en post-graduation mènent des travaux de recherche à la pointe de la technologie. Il est entendu que rentre dans ces dépenses surtout le remplacement de la plupart du matériel militaire obsolète pour l'acquisition de nouveaux équipements pour l’ armée de terre, la marine et les forces aériennes, sans compter des dépenses pour l’adaptation du renseignement aux nouvelles mutations tant internes que mondiales de ses forces de sécurité et de penser d’ores et déjà la cybercriminalité enjeu du XXème siècle.
Certes, le risque des cyber-attaques en Algérie est actuellement minime car les services électroniques (e-commerce, e-santé et e-administration) sont encore quasiment inexistants, les entreprises algériennes fonctionnant encore selon les méthodes de gestion désuètes des années 1970/1980 n’étant pas encore orientées vers les transactions et autres services électroniques. Sur le court terme, les tensions dans la région notamment pour la protection de ses frontières, la situation en Libye, au Mali et accessoirement les actions terroristes à sa frontière en Tunisie ont imposé à l’Algérie des dépenses supplémentaires. Cependant il faut aller impérativement vers une minimisation des coûts. L’analyse par le professeur en stratégie à Harvard Michael Porter des "cinq forces", qui déterminent la structure concurrentielle d'une industrie de biens ou de services (le pouvoir de négociation des clients, le pouvoir de négociation des fournisseurs, la menace des produits ou services de substitution, la menace d'entrants potentiels sur le marché et l'intensité de la rivalité entre les concurrents) fait apparaître que souvent les différents acteurs algériens un faible pouvoir de négociation du fournisseur et un fort pouvoir de négociation du client, alors que les barrières d’entrées sur le marché algérien tant des entreprises économiques que de l’armement sont élevées. Devant distinguer stratégie et tactiques pour paraphraser le langage militaire, ces actions doivent donc s’inscrivent dans le cadre d’une organisation institutionnelle future en réseaux pour plus d’efficience, permise grâce aux nouvelles technologies. Aussi, ces dépenses, même nécessaires, doivent être ciblées, devant distinguer le court et le moyen terme, optimalisées en termes d’efficience s’insérant dans le cadre d’une loi de programmation militaire sur cinq ans (y compris pur la DGSN). Mais l’objectif est de ne pas réduire l’affectation des ressources financières à des fins de développement et ce autour de segments facteur de croissance durables. Dans ce cadre, l’industrie militaire à l’instar de ce qui se passe dans la majorité des pays développés peuvent contribuer au développement global. Des actions sont déjà lancées comme les projets de l’industrie mécanique lancés par l’Armée nationale populaire (ANP) en partenariat avec le géant allemand Daimler devant produire les premiers camions et bus Mercedes Benz de l’usine de Rouiba, le véhicule blindé “Nimr” pour le transport des troupes qui sera construit en Algérie, entre le Groupement pour la Promotion de l’Industrie Mécanique (GPIM) du ministère de la défense et le groupe émirati Tawazun dont on devra veiller à un taux d’intégration minimum 50%, n’existant nulle part dans le monde un taux d’intégration de 100%. Ces actions connues sous le nom "complexe militaro-industriel" ont dynamisé par le passé de l’économie sud coréenne et dynamise actuellement les firmes aux USA et de nombreux pays développés ou émergents mais rentrant dans el cadre des normes de rentabilité commerciale. Aussi l’objectif est de réduire cette importante dépense et donc la facture d’importation grâce à des co-partenariats internes ou des colocalisations, une balance devises positive et un transfert technologique et managérial revoyant toujours à al ressource humaine, bon nombre de PMI-PME facteur de valeur ajoutée et de création d’emplois pouvant être créés. Selon un responsable militaire s’exprimant en marge de la deuxième édition de l’exposition "Mémoire et Réalisations", organisée par le ministère de la Défense nationale (propos rapporté par l’agence officielle APS du 05 juillet 2013), l’industrie militaire algérienne pourrait, dans un avenir proche, se substituer à l’importation.
En résumé, aujourd’hui, les menaces sur la sécurité ont pour nom terrorisme, prolifération des armes de destruction massive, crises régionales et délitement de certains Etats. Les défis collectifs, anciens ou nouveaux sont également les ressources hydriques, la pauvreté, les épidémies, l’environnement, étant d’ordre local, régional et global. La résolution durable implique une refonte tant des relations internationales que de l’instauration d’un Etat de droit et de la démocratie tenant compte des anthropologies culturelles, l’Armée devant s’insérer dans le cadre de ce processus irréversible. Face à un monde en perpétuel mouvement, tant en matière de politique étrangère, économique que de défense, actions liées, avec les derniers événements au Sahel, aux frontières de l’Algérie, se posent l’urgence des stratégies d’adaptation et d’une coordination, internationale et régionale afin d’agir efficacement sur les événements majeurs. Ces nouveaux défis pour l’Algérie, sous segment du continent Afrique, dépassent en importance et en ampleur les défis qu’elle a eu à relever jusqu’à présent.
Abderrahmane Mebtoul, Professeur des Universités et expert International
Abderrahmane Mebtoul était président du Conseil algérien des Privatisations (rang Ministre Délégué 1996 / 1999) DG études économiques et magistrat - premier conseiller - à la Cour des Comptes (1980 / 1983), directeur d’Etudes Ministère Energie/Sonatrach (1974 / 1979-1990 / 1995-2000 / 2006), Expert au conseil Economique et Social(1995/2008)- Expert DGSN (1996/1998) Expert Présidence de la République (2006 / 2007).